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Pauline Marois accepte les démissions de ses députés et ira de l’avant

La Presse canadienne   6 juin 2011 16h15  Québec
«Les seuls qui y gagnent sont le Parti libéral, Jean Charest et les fédéralistes» a déclaré Pauline Marois. <br />
Photo : Jacques Nadeau -Le Devoir
«Les seuls qui y gagnent sont le Parti libéral, Jean Charest et les fédéralistes» a déclaré Pauline Marois.
La chef du Parti québécois Pauline Marois se dit «triste» de la démission fracassante de trois des piliers de son parti — Louise Beaudoin, Lisette Lapointe et Pierre Curzi — mais elle choisit de maintenir le cap, y compris dans le dossier de l’amphithéâtre de Québec.

Lors d’une brève allocution, à Montréal, Mme Marois a confié qu’elle avait été «carrément, honnêtement, renversée» par la description que les trois élus démissionnaires ont faite de son leadership, ce matin.

Pour sa part, elle estime avoir fait la preuve de sa compétence pour le poste. Elle rappelle d’ailleurs qu’elle a reçu l’appui de 93 % des militants de son parti au congrès tenu à la mi-avril. Elle dit en outre avoir reçu des «témoignages d’appui considérables» au cours des dernières heures. «Mon style nous a menés là où nous sommes maintenant. Nous formerions le prochain gouvernement», a-t-elle fait valoir.

La chef souverainiste dit avoir tenté de trouver «un équilibre» entre les positions divergentes des membres de sa formation. Elle a aussi confirmé qu’elle avait tenté de retenir ses anciens collègues en leur proposant de s’absenter au moment du vote sur le projet de loi omnibus portant sur l’amphithéâtre. Ces efforts ayant été vains, elle choisit de tourner la page.

«Comme chef, j’écoute, je consulte, mais je suis capable d’en prendre et donc j’ai l’intention d’aller de l’avant», a-t-elle martelé.

Contrairement à certains ténors de son parti, dont l’ancien premier ministre Bernard Landry, Pauline Marois ne semble pas considérer le départ de trois députés comme un «tremblement de terre» ou un tsunami. Elle dit ne pas s’attendre à ce que d’autres députés quittent le bateau, mais elle n’exclut pas cette possibilité. «Nous avons prévu de toute façon un caucus demain (mardi). J’imagine que, normalement, les gens ont le courage de venir rencontrer leur caucus pour s’expliquer», a-t-elle souligné.

Selon elle, le Parti québécois possède de toute manière une équipe remarquable, «fringante, décidée, déterminée» qui va «accuser le coup» puis se retrousser les manches et se remettre à l’ouvrage, en dépit de l’absence de trois de ses têtes d’affiche.

Visiblement en colère, Pauline Marois n’a pu résister à l’envie de décocher une flèche envers Mme Beaudoin, Mme Lapointe et M. Curzi, qu’elle n’a jamais nommés pendant son point de presse. «La décision de mes collègues ne fait pas avancer d’un iota, ni les principes desquels se réclament les députés, ni la souveraineté, ni le Québec. Les seuls qui y gagnent sont le Parti libéral, Jean Charest et les fédéralistes», a-t-elle insisté.

Réactions

Le premier ministre ne s’est d’ailleurs pas privé de commenter la crise qui secoue sa principale adversaire. En marge de la Conférence de Montréal, M. Charest a attribué le «malaise» au sein du PQ aux «excès de partisanerie» que la formation a commis au cours des deux dernières années. «De toute évidence, il y a des gens qui étaient arrivés au bout de leur rouleau dans cette façon de faire de la politique du Parti québécois», a-t-il souligné.

Le porte-parole de Québec solidaire et député de Mercier, Amir Khadir, préfère réserver ses commentaires pour plus tard. Il fera un point de presse demain matin, à Québec, pour livrer ses réactions.

Celui qui dirige la Coalition pour l’avenir du Québec, l’ex-ministre péquiste François Legault, s’est abstenu de tout commentaire. Son porte-parole a indiqué que M. Legault n’avait pas prévu réagir aux démissions des députés péquistes dans les prochains jours.

Le député adéquiste Janvier Grondin n’a pas voulu s’étendre sur la question. «On a assez de problèmes. On ne règlera pas les problèmes des autres», a-t-il dit.

Le ministre des Affaires municipales, Laurent Lessard, soupçonne que les démissions ont peu à voir avec le controversé projet de loi. «Il y a un autre malaise» que celui relié à ce projet de loi, selon lui.

Vision de Pauline Marois

Il y a près de deux semaines, lors d’une allocution prononcée devant les membres de la Chambre de commerce et de l’industrie de Québec, Mme Marois avait exposé sa vision du Québec et de la Capitale-Nationale.

Elle s’était notamment attardée sur le fameux projet d’amphithéâtre, et avait dit «prendre acte de l’ambition de Québec de confirmer son statut de grande ville de sport et de grande ville de culture». «Nous voulons vivre pleinement nos ambitions internationales et attirer ici de grandes rencontres. Pour y arriver, notre ville a besoin d’un amphithéâtre multifonctionnel digne de ce nom. C’est pourquoi, dès le départ, nous avons donné notre appui au maire [Régis] Labeaume et à son projet», avait entre autres déclaré Mme Marois.

«On passe notre temps à se faire dire que "Québec ne bouge plus". Or, il y en a un projet à Québec, mené par un maire qui s’est fait élire là-dessus avec l’appui de 80 % des électeurs. [...] Ceci dit, une fois qu’on a pris une décision, il faut avoir le courage de foncer. Il faut arrêter de niaiser. Nous voulons un amphithéâtre, nous voulons des événements internationaux et culturels à Québec, nous voulons une équipe de la LNH: agissons!», avait également lancé la chef du Parti québécois.

 
 
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  • propusto - Inscrit
    6 juin 2011 14 h 59
    Capable de prendre des décisions!
    C'est ce que vous affirmez, Mme Marois.
    Mais si l'abolition des droits fondamentaux des citoyens pour l'obtention d'un amphithéâtre et d'une équipe de hockey est un bon exemple de votre capacité à prendre des décisions, vous faites peur, Mme Marois.
    Qu'allez-vous faire lors d'une situation disons un peu plus ''importante''? Imposer la loi des mesures de guerre?
    On veut un Québec souverain respectueux des droits fondamentaux. Et ce n'est pas avec vous que nous aurons cela. Si vous avez encore aujourd'hui 93% de soutien, alors je lance un appel aux souverainistes convaincus: boycottons le PQ jusqu'à un changement radical de sa direction, ou jusqu'à sa disparition de l'échiquier politique, et tournons-nous vers un autre parti, déjà présent ou nouveau.

    Michel Gagnon
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  • Etienne Merven - Inscrit
    6 juin 2011 15 h 03
    Pauline Marois accepte les démissions de ses députés et ira de l’avant..
    ... dans le mur.
    Pitoyable!
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  • Trobadorem - Inscrit
    6 juin 2011 15 h 14
    Pauline, les carottes sont cuites...
    ...soit que le PQ tombe soit que Mme. Marois démissionne.

    La présence de Claude Blanchette dans l'entourage de Marois....n'est plus acceptable, surtout depuis que l'on sait que notre démocratie est pris en otage....
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  • Louka Paradis - Inscrit
    6 juin 2011 15 h 16
    UNE CHEF COURAGEUSE ET CONGRUENTE
    Quand on dirige, il est inévitable de rencontrer de l'opposition. Tout le monde le sait : «On ne peut plaire à tout le monde et à son père.» Les députés ont le droit de défendre leur vision des choses et d'agir selon leurs principes. Ils ne tournent pas le dos complètement au parti pour autant. Le temps permettra de relativiser les choses et surtout, de les dédramatiser. Le ministre Lessard l'a bien affirmé : après les auditions de la commission parlementaire, il a conclu qu'il n'y avait pas de fraude, ni de malversation, ni de corruption. Alors ? On peut être profondément en désaccord avec un décision, une prise de position sans faire table rase de tout le reste. Attention de ne pas jeter, encore une fois, le bébé avec l'eau du bain. Bon courage à tous les militants, les citoyens de Québec et à une chef politique qui assume son leadership. Évitons de tomber dans le piège facile de juger. Il n'y a rien dans cette saga qui remet en question l'intégrité de Mme Marois. Si elle cédait aux pressions de ses députés, nombreux seraient ceux qui lui reprocheraient de manquer de leadership, notamment les journalistes... Il est temps d'aller cultiver nos jardins et d'oublier un peu l'hystérie politique qui s'empare de tout le Québec au moindre désaccord...
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  • Robert Ouellet - Abonné
    6 juin 2011 15 h 26
    100% derrière Mme Marois
    Bonne décision Mme Marois
    Idiot de remettre sa démission parce qu'on a pas la chance de s'opposer symboliquement à une loi qui va passer de toute façon...
    Prétendre qu'il y a abolition de droits fondamentaux pour les citoyens est nettement exagéré. Ce genre de loi est adoptée depuis plusieurs années sans que personne n'en fasse de cas... Les québécois sont vraiment en train de virer.....
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  • Roland Berger - Abonné
    6 juin 2011 16 h 03
    À Robert Ouellet
    « Les québécois sont vraiment en train de virer..... » à l'intégrité démocratique. Excellent virage ! Laissons la politique nébuleuse au ROC. Stephen s'y connaît.
    ROland Berger
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  • alen - Inscrit
    6 juin 2011 16 h 05
    Il faut savoir qui on représente
    Pour Jean Charest, la question est simple. Sa base, c'est les anglo-allo-francglais fédéralistes qui se foutent de tout sauf d'avoir le pouvoir. Le pouvoir s'entend de fondre la nation québécoise dans la nation canadienne. Un point c'est tout.

    Un scandale (l'amplithéâtre) de plus (les commandites, le love-in, etc.) pour acheter des votes ça ne les dérange pas. Mais, justement, la nation québécoise veut tout le contraire.
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  • F.C. - Inscrit
    6 juin 2011 16 h 13
    BRAVO PAULINE
    Un démonstration pitoyable et égoistes de trois députés qui sont incapable de discipline, le combats a venir demande de la discipline et de la persévérence, si cela est trop durs pour vous, fermez la porte derriere vous, vous faites un grand tort au moral du parti, esperons que les autres qui sont incapables de discipline les suivres et n' agisse pas en hypocrites.
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  • Georges Paquet - Abonné
    6 juin 2011 16 h 21
    Mme Marois plonge-t-elle dans le vide... ?
    Si on posait de vraies questions sur le projet d'entente Labeaume-Quebecor est-ce qu'on ne se rendrait pas compte que tout cet exercice est une immense prestidigitation.

    Si je comprends bien, le maire de Québec aurait demandé à Bell et à Québecor de lui présenter un plan d'Affaire pour gérer l'éventuel Amphithéâtre. Or Québécor, informé du projet de Bell aurait fait une seconde proposition qui le placaitt en bonne position pour remporter la mise. Ce qui fut fait.

    Si celà est vrai, je crains que tout le projet, même bétonné par l'Assemblée nationale, ne fasse l'objet d'une contestation qui ressemblerait à ce qui est arrivé au projet de nouveaux wagons pour le métro de Montréal. Même si c'est l'Assemblée nationale qui décide, comme ce fut le cas pour Bombardier, si les règles de la concurrence ne sont pas respectées, la contestation est possible et a même des chances de gagner, comme Alstom l'a démontré.

    Or une opposition qui ne verrait pas la dimension de ce problème, ne ferait certainment pas son travail.
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  • NL - Inscrit
    6 juin 2011 16 h 28
    Sic transit gloria mundi
    93% d'appui des militants péquistes n'est pas 93% d'appui des électeurs québécois.

    Vanité des vanités, tout est vanité!
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  • propusto - Inscrit
    6 juin 2011 16 h 37
    À Robert Ouellet
    «Ce genre de loi est adoptée depuis plusieurs années sans que personne n'en fasse cas...» N'est-ce pas le PQ qui s'est opposé récemment à ce genre de loi en invoquant les principes de droits fondamentaux? Alors qui est en train de virer au juste?

    Michel Gagnon
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    6 juin 2011 16 h 59
    Mme Marois comme M. Lévesque
    Pour protester et faire pression, les démissions des 3 députés du PQ, genre Jacques Parizeau, une répétition du scénario de 1985.

    Jacques Parizeau a fait, en 1985, à M. Lévesque ce que Mme Lisette Lapointe, son épouse, vient de faire, 26 ans plus tard, à Mme Pauline Marois avec leurs démissions en groupe, ce qui ressemble à des putschs ou à des mutineries.

    Même procédés et même raisons : Chefs du PQ pas assez séparatistes à leurs goûts. M. Lévesque ne s’en est jamais relevé.

    Est-ce que Mme Marois pourra réussir à passer à travers ?
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  • Etienne Merven - Inscrit
    6 juin 2011 17 h 02
    À Alen
    Vous terminez votre commentaire par « Mais, justement, la nation québécoise veut tout le contraire ».
    Que savez-vous de ce que la nation québécoise veut? L'avez-vous sondée? Pourquoi aurait-elle élu les Libéraux majoritaires?
    Vous me faites penser à un certain Duceppe Gilles qui employait à toutes les sauces les « valeurs québécoises », « ce que les Québécois veulent », etc., etc. que lui défendait supposément. Il a mordu la poussière que je sache.
    Les Québécois ont changé ces dernières années, il ne faut pas généraliser. Attendons les résultats des prochaines élections provinciales et on verra alors ce que les Québécois veulent!
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  • Georges Paquet - Abonné
    6 juin 2011 18 h 14
    À alen
    Excellent commentaire M. alen. Vous semblez déplorer que les libéraux québécois soient en train de tenter de fondre la nation québécoise dans la nation canadienne.
    Mais, si vous avez un peu de mémoire, vous aurez constaté que cette opération de fondre la nation québécoise dans le Canada a déjà été appuyée par le Bloc Québécois. En effet, en novembre 2006, les députés du Bloc ont voté à l'unanimité en faveur de la résolution du gouvernement Harper qui se lisait comme suit: Que cette Chambre reconnaisse que les Québécois forment une nation dans un Canada uni."
    Est-ce que c'est contre celà que vous protestez. Vous devriez vous adresser aux députés de ce qui reste du Bloc...
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  •  
  • jean claude gagnon - Abonné
    6 juin 2011 19 h 13
    bravo Mme marois
    A un moment donné il faut faire quelque chose au Québec...si le caucus était majoritaire il faut se ranger...à un moment donné il faut mener...pas seul,certes non, mais derrière tout ça il y sur les 3 nouveaux héros de la gauche caviar deux: Lapointe et Beaudoin attendent tout simplement de passer avec Khadir et fernandez le roi du Plateau...ça c'est exactement ce qui s'est passé avec le fameux casino condos HLM et hotel à Pte-St-Charles...et oui 9 associations s'y sont opposés regroupant...tenez-vous bien 45 individus...alors Laliberté a pris ses billes et bye bye...et avec raison il a dit jamais plus aucun investisement majeur au Québec...et ceux qui disent Marois est autoritaire et riche (à cause de son mari...) A un moment donné il faut prendre une décision et on se demande après pourquoi il y a des enfants-rois (l'expression est faible)...des parents qui discutent avec des mômes de 5 ans et parfois moins...et aussitôt qu'un professeur ose dire à un de ces chéris...assez c est assez il se fait visiter par toute une kyrielle de ses parents qui n'osent pas contrariés leurs chers petits...et oui de l'autorité...on discute...on prend le pouls de la majorité et après on y va...re Bravo Mme.Marois
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  • Claude Gélinas - Abonné
    6 juin 2011 20 h 13
    Madame Marois, un virage s'impose !
    Comment expliquer qu'après avoir défendu de façon aussi énergique l'éthique et la transparence vous ayez accepté de soutenir un projet de loi qui cautionne un projet d'entente juridiquement mal ficelé si bien que le projet prive les citoyens de pouvoir en contester la légalité. Cet appui du PQ au projet de Loi privé pour des raisons électoralistes vous privera du soutien d'un grand nombre d'électeurs hors de la Capitale régionale. Dès le départ le projet était hasardeux. Au lieu de soutenir le projet de Loi privé, Madame Maltais aurait bien avisé de ne pas le soutenir avant d'avoir entendu les parties et surtout, surtout, de ne pas entraîné le PQ dans ce bourbier. Il est surprenant que pour des raisons de principe seulement trois députés démissionnent. D'autres doivent sérieusement réfléchir à leur avenir au sein du PQ. Les prochains jours seront cruciaux .
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  • lephilosophe - Inscrit
    6 juin 2011 21 h 54
    La Labeaumisation du PQ
    Voilà bien le produit de la transformation du chef du Parti Québécois en Secrétaire général du Parti, façon soviétique. Le PQ ne se perçoit-il pas comme le Parti unique de la souveraineté? Or, ces façons de gouverner appartiennent à un autre âge. C'est cela le message que les députés, mais aussi un grand nombre de souverainistes envoient au PQ et au Bloc. Les valeurs défendues sont plus importantes que les intérêts électoraux à courte vue, les machines électorales n'y changeront rien.
    Madame Marois et sa marraine adjointe, Madame Maltais incarnent l'autoritarisme de parti auquel presque plus personne n'accorde de crédibilité au Québec sauf peut-être à Québec. C'est une «démocratie» toujours au service des mêmes puissants (économiquement) et des mêmes élites politiques. On contourne les lois, on crée des lois d'exception, on avalise l'illégalité au nom du big business qu'ils soient des médias ou de la construction, c'est du pareil au même. Et à force de se centrer sur la conquête de Québec, on finit par se mettre à dos tout le reste du Québec.

    Bernard Gadoua
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