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Crise au PQ: trois députés quittent le parti

Antoine Robitaille   6 juin 2011 15h09  Québec
Pierre Curzi (photo d'archives), Louise Beaudoin et Lisette Lapointe ont choisi de quitter les rangs de l’opposition officielle ce matin.
Photo : Jacques Nadeau – Le Devoir
Pierre Curzi (photo d'archives), Louise Beaudoin et Lisette Lapointe ont choisi de quitter les rangs de l’opposition officielle ce matin.
Québec — Le Parti québécois implose. Fustigeant l’«autorité outrancière» de l’entourage de la chef Pauline Marois, les députés Pierre Curzi (Borduas), Louise Beaudoin (Rosemont) et Lisette Lapointe (Crémazie) ont choisi de quitter les rangs de l’opposition officielle et siéger désormais comme «souverainistes indépendants».

Comme Le Devoir l’avait pressenti samedi, c’est le projet de loi privé 204 visant à «sécuriser» l’entente Labeaume–Quebecor sur l’amphithéâtre de Québec qui a été la goutte qui a fait déborder le vase. Les députés démissionnaires reprochent notamment à la direction du parti de n'avoir aucunement averti le caucus du PQ avant d’annoncer que la député de Taschereau Agnès Maltais allait se faire la marraine du projet de loi.

«Aucune consultation, aucun préavis au caucus des députés. Je l'ai appris par la radio. […] On a eu des réunions de caucus après le dépôt de cette loi», a soutenu Lisette Lapointe, députée de Crémazie, qui a du reste exhibé une liasse de courriels d’appui à leur position. Si la manière expéditive de fonctionner a heurté les députés, le fond de l’affaire aussi leur a semblé inacceptable. «Comment pouvons-nous, par exemple, notamment en tant que parlementaires, accepter de protéger contre toute contestation judiciaire les contrats à venir découlant de l'entente de principe, contrats que personne n'a vus, puisqu'ils ne sont pas encore rédigés?», a déclaré Louise Beaudoin. «Ce doit être la fille de juge en moi qui se rebiffe», a ajouté celle qui a joint les rangs du PQ en 1970 et a été ministre sous Jacques Parizeau, Lucien Bouchard et Bernard Landry.

Reprenant une expression qu’il avait utilisée pour décrire le nouveau rôle de Lucien Bouchard comme patron de l’Association de l’industrie pétrolière et gazière, Pierre Curzi a soutenu qu’il ne pourrait «pas personnellement [se] regarder sereinement dans le miroir» s’il s’était plié à la ligne de parti. «Mon seuil de tolérance éthique personnel a été atteint», a-t-il dit.

Parizeau au parlement

Le malaise des trois députés démissionnaires est bien antérieur au dépôt de ce projet de loi. «L’atmosphère était devenu irrespirable», a soutenu Lisette Lapointe. Son mari, l’ancien chef Jacques Parizeau, était avec elle à son bureau ce matin. «Mon mari accompagne sa femme aux moments les plus difficiles.» Il s’est refusé à tout commentaire par la suite, se bornant à dire qu’il était parfaitement conscient du caractère «symbolique» de sa présence. Dans la conférence de presse Mme Lapointe a aussi dénoncé la conduite de la direction du parti, ce printemps, avant le congrès, lorsqu’elle a voulu ajouter des mesures de préparation à la souveraineté au programme du PQ. À ce moment, Jacques Parizeau avait publié dans Le Devoir une lettre condamnant le «flou artistique» de l’approche de Pauline Marois.

«Depuis un certain temps déjà, en effet, je suis très mal à l’aise avec certaines positions et orientations prises par la direction du parti et avec la façon dont elles nous sont imposées», a soutenu Mme Lapointe. Selon elle, il faudrait que le PQ soit plus clair sur la souveraineté. «Oui, quand on est clair dans ses messages. Oui, je pense qu’on devrait être plus clair.»

Pauline Marois n’aurait commencé à négocier avec les trois députés dissidents vers 10h15 ce lundi matin seulement. «Jusqu’à samedi matin c’était "se soumettre ou se démettre"», a raconté Mme Beaudoin, qui a estimé que c’était trop tard.

De la politique autrement

Les trois députés soutiennent ne pas déchirer leur carte de membre du Parti québécois. Ils n’excluent pas de retourner un jour au sein du PQ, une fois qu’il se sera «repris en main», a dit Mme Beaudoin. Ils soutiennent ne pas souhaiter la démission de Pauline Marois, mais bien que le PQ apprenne à faire de la politique «autrement». Mme Beaudoin a confié avoir fait dans le passé de la politique de l’ancienne manière. Ce serait à son retour en politique en 2008, après une pause de cinq ans, qu’elle aurait commencé à s'interroger sur «la partisanerie qui souvent rend aveugle, qui nous force à toujours être dans la certitude, jamais dans le doute, sur le ton guerrier que l'on se croit obligés d'employer, sur la manière de se comporter avec des adversaires que l'on a tendance à considérer comme des ennemis, sur l'unanimisme imposé et sur la rigidité implacable de la ligne de parti». À ses yeux, ce sont là «des maux dont la politique, je crois, est en train de mourir ici et ailleurs», a noté cette experte en politique française, en référence à un livre d’entretien publié récemment par l’ancien premier ministre Michel Rocard et le ministre Alain Juppé, La politique, telle qu'elle meurt de ne pas être, (éditions Lattès).

Réaction de Marois

Pauline Marois a réagi vers 13h30 aujourd'hui à Montréal. Elle a contredit le récit de ses dissidents, soutenant avoir tenté en vain de les joindre toute la fin de semaine pour leur offrir un compromis.

Quant à Pierre Curzi, il a dit avoir observé un certain «durcissement» des méthodes de la direction après le congrès d’avril où Mme Marois a obtenu un score historique de 93%. Selon Lisette Lapointe, l’entourage de Pauline Marois ne consultait pas suffisamment le caucus des députés. «Ça prend une direction en général qui soit plus ouverture, plus de consultation.»

Par ailleurs, le député péquiste de Bertrand Claude Cousineau a publié un communiqué ce matin: «Compte tenu des circonstances et afin de pouvoir nous exprimer en toute liberté, je demande finalement à ma chef de laisser les députés de l’opposition officielle voter sur ce projet de loi selon leurs convictions.» On sait qu’une formule du genre a été proposée par Mme Marois aux députés dissidents ce matin, mais il est impossible pour l’instant de savoir ce que le PQ décidera aujourd'hui.

 
 
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  • Leproff
    Inscrit
    lundi 6 juin 2011 12h09
    LA reine Pauline
    Voilà ce qui arrive quand on laisse entendre à une personne qu'elle est bonne au point de lui accorder un score presque parfait en terme d'appréciation globale.

    Madame marois vient d'ovrir la porte à une course à la chefferie. Si elle ne le fait pas maintenant, elle subira le sort de Gilles Duceppe, et le PQ itou.

  • camelot
    Inscrit
    lundi 6 juin 2011 12h15
    Sale histoire
    Depuis l'arrivée de ce dosier, je suis mal à l'aise avec les positions de Mme Marois. Il y a quelque chose de pourri au royaume du Québec. Que trois des plus précieux candidats quittent le navire en ce moment, annonce le pire.

    Écarter ses valeurs fondamentales pour gagner quelques votes est immiral, et peut-être illégal. Ceux qui en profitent sont les libéraux. Marois n'a pas compris.

  • LouisH
    Abonné
    lundi 6 juin 2011 12h18
    OUF!!!!
    Il y a encore des députés avec des principes! Félicitations!!!

  • PIELCHAT
    Inscrit
    lundi 6 juin 2011 12h19
    Qu’en penserait René Lévesque?
    Peut-être que les dirigeants actuels du Parti auraient avantage à faire un examen de conscience… Les racines du Parti, sa base militante, se sont nourries dès sa fondation d’idées progressistes, d’intellectuels en mal de démocratie, de justice et d’intégrité ou encore de gens plus simples qui retrouvaient dans ce Parti le bon sens qui semblait trop souvent faire défaut chez les autres Partis. C’est cette réputation, bâtie, au fil du temps qui était la force du Parti québécois; un de ses plus grands différenciateurs. Pas seulement ses aspirations souveraines, mais cette recherche permanente de justice sociale, ce haut niveau de transparence et d’intégrité autant dans son Parti que dans la gestion des institutions. Le Parti de l’époque se voulait accessible, populaire, mais pas populiste !

    À la lumière des actions récentes du Parti québécois, les frontières avec les autres Partis semblent être de moins en moins claires, de plus en plus minces. On entend de plus en plus murmurer les gens, pire, la base militante dire ‘’c’est maintenant du pareil au même’’.

  • PIELCHAT
    Inscrit
    lundi 6 juin 2011 12h20
    Qu'en penserait René Lévesque ?
    Selon René Lévesque, «…Le nationalisme québécois doit grandir de façon démocratique, pour le peuple, par le peuple et non contre des gens ou des institutions». Il voulait que son Parti soit un exemple d’intégrité, au-dessus de la mêlée, investie d’une mission qui allait bien au-delà de la simple partisanerie politique et de ses influences. Le financement des Partis en est un bel exemple !

    Pas certain que René Lévesque serait fier aujourd’hui de la façon d’agir du Parti qu’il a fondé ! Durant toute sa vie, son action démocratique visait l’épuration de nos institutions des privilèges et des effets pervers que pouvaient entrainer le favoritisme et le corporatisme à outrance. Le pouvoir, oui, mais la démocratie avant tout ! Comme le disait si bien l’ancien vice-président du Parti, Fabien Béchard : «…Cette liberté de choix, nous la devons à René Lévesque, qui reste l'architecte incontestable d'une démocratie que nous avons l'obligation de protéger puisqu'elle constitue le seul rempart réel contre les assauts de groupes d'intérêts qui voudraient aller à l'encontre de la volonté du peuple québécois».

  • Eric Allard
    Abonné
    lundi 6 juin 2011 12h27
    Le vrai courage politique
    Ça prend du courage politique pour faire changer les choses, et 3 députés du PQ (je devrais écrire 3 grosses pointures) ont décidé d'y aller avec leurs convictions.

    Toute cette histoire de projet de loi privé pour asseoir une entente qui ne respecte même pas la loi, c'est une façon pour le PQ de se tirer dans le pied.

    Afin de sauver le peu de meubles qu'il lui reste, le PQ devrait retirer au plus vite ce projet de loi ridicule, et laisser les tribunaux décider ce qui devrait arriver avec l'entente Québec - Québécor.

    Autrement, si la population de Québec risque d'être reconnaissante, c'est le reste de la province qui va faire payer ce projet de loi au PQ.

  • Alain Rioux
    Inscrit
    lundi 6 juin 2011 12h28
    Après?
    Eh bien, qu'ils rejoignent vite khadir, afin de regénérer l'option souverainiste, par le projet socio-démocrate, mort au feuilleton, depuis 1985!

  • Trobadorem
    Inscrit
    lundi 6 juin 2011 12h31
    Excellente nouvelle: Que ceux qui ont des oreilles entendent : C'est le temps d'un véritable parti arc-en-ciel...
    Une assemblée constituante.....

    ....3 députés indépendants....

    .......une convergence des forces souverainistes....

    ...........le peuple devient souverain....

    .............une nation-phare voit le jour...

  • Pascal Laflamme
    Inscrit
    lundi 6 juin 2011 12h34
    L'art de se tirer dans le pied !
    Mais qu'est-ce qui se passe au PQ pour qu'on ne remarque pas à quel point cette saga complètement ridicule n'était pas nécessaire ? La perception dans le grand public en est une de 'ramassage de votes', et de récupération politique non voilée ! Les libéraux sont au bas fond des intentions de vote mais comment pourraient-ils pouvoir remonter dans les intentions ? Avec des bévues de ce genre. Voyez le résultat ! Trois députés, et tous des pointures de taille qui sortent des rangs, et tout cela pour du hockey (n'ayant pas peur des mots ici). Le hockey c'est une business. Du gros cash. Si Péladeau veut ramasser la cagnotte, ou d'autres, qu'ils allongent le pognon, un point à la ligne. Pourquoi s'emmêler politiquement les pattes là dedans ? Pourquoi se tirer ainsi dans le pied ? Jean Charest doit sourire ce matin devant tout ce cirque ...

  • Christian Montmarquette
    Inscrit
    lundi 6 juin 2011 12h48
    «Trois députés qui se tiennent debout»
    .

    Félicitations à ces trois députés pour leur honnêteté et pour s'être tenus debout face à la rigidité et l'intégrisme de la ligne de parti du PQ et à l'autoritarisme de Pauline Marois.

    Je suis d'accord avec Pierre Curzi, lorsqu'il affirme que l'indépendance n'est la propriété exclusive d'aucun parti politique.

    Pierre Curzi semble d'ailleurs très proche de mes propres convictions, en ce qui concerne la réappropriation de la question nationale par la voix citoyenne non partisane, et par l'ensemble de la société.

    Nous ne sommes pas en train de jouer dans un vieux classique, mais il est peut-être temps que l'on réécrive une autre pièce... a dit Pierre Curzi.

    Oui, il est temps de renouveler la politique au Québec Monsieur Curzi.

    Et Québec Solidaire fait pour moi clairement partie de ce renouveau.

    _____________________

    Christian Montmarquette
    Québec Solidaire
    Montréal

    Au Webmestre :

    Prière de publier cette version de mon commentaire et d'éliminer mon précédent. - Merci.

    .

  • Maryam
    Inscrite
    lundi 6 juin 2011 12h49
    Crise au PQ
    Lorsque Jean Charest a été élu majoritairement ça lui a monté à la tête.
    Pauline Marois avec le vote de confiance ça lui a monté à la tête.
    Cela ouvre la porte à Duceppe.

  • Georges Hubert
    Inscrit
    lundi 6 juin 2011 12h52
    Ayoye !! mais le prix à payer !!
    Bravo aux députés démissionnaires. Malheureusement … mais bravo tout de même.
    Ceci montre qu’il y a toujours des députés capable de lire la politique au Québec et qui puissent faire la part des choses. Je comprends aussi que ça doit être déchirant de faire un geste aussi radical et qui porte atteinte au principal parti prétendant au pouvoir.
    J’espère que cette crise sera passagère et qu’après un sérieux examen de ses orientations politiques, le PQ reviendra à la raison et à une direction plus inspirée. Je suis réellement déçu de la présente performance de ce parti qui a pourtant porté tant d’espoir … pas seulement sur le plan national, mais aussi et surtout sur le plan du débat démocratique dans notre société.
    Est-ce que le nouvel espoir se situe du côté de QS ? Les mois qui suivent me le diront.
    Pour le moment, c’est M. Charest qui s’en tire à bon compte… tout le monde l’oublie de ce temps-là … c’est sa seule planche de salut !

  • celljack
    Inscrit
    lundi 6 juin 2011 13h02
    Un bon coup de P au Q!
    Parfois le peuple agit en imbécile, avec des enjeux qui nous rendent émotionnels, les médias nous enflamment, et c'est là que les opportunistes profitent de notre faiblesse pour nous faire accepter des choses inacceptables.

    Heureusement, il reste quelques personnes intègres qui se tiennent debout devant le reste.

    Voici une citation de Mahatma Gandhi: D’abord ils vous ignorent, ensuite ils vous raillent, ensuite ils vous combattent et enfin, vous gagnez.

  • Luc Giguère
    Abonné
    lundi 6 juin 2011 13h08
    Bravo Mme Lapointe!
    J'habite la circonscription où Mme Lapointe est députée, et je suis très fier de la position prise dans ce dossier où l'on retire le droit de contester devant les tribunaux un dossier si mal mené et ficelé. Les positions électoralistes du PQ pour prendre le pouvoir sont indéfendables et méprisantes et ressemblent beaucoup à celle du Parti libéral avec les multiples dossiers (gaz de schiste, redevances lilliputiennes sur nos ressources, retrait aux riverains des pistes de motoneiges du droit de poursuivre les clubs de motoneigistes,...) Oui à la souveraineté, mais pas par des gens qui ne veulent le pouvoir que pour l'exercer. Bravo aux trois démissionnaires et à M. Khadir pour leur intégrité.

  • M. Julien
    Abonné
    lundi 6 juin 2011 13h09
    Démissions au Parti libéral et à l’ADQ
    Ces démissions fracassantes m’apparaissent tout à fait logiques dans les circonstances et la même chose pourrait bien se produire au Parti libéral et à l’ADQ s’il s’y trouvent des députés et ministres soumis à la ligne de parti qui ont des principes et qui ont à cœur le respect de la démocratie et de la règle de droit.

  • Gravelon
    Inscrit
    lundi 6 juin 2011 13h13
    vite, une vraie gauche
    voilà, la table est mise pour l'émergence d'une vraie gauche capable de réconcilier la population avec la politique. Depuis quelques années, et c'est un phénomène qui coure dans le grandes démocraties occidentales, on vote d'abord pour des gestionnaires, des professionnels de la politique, dénués de toute vision civilationnelle. Monsieur Charest lui-même, n'a jamais rien fait d'autre que de la politicaillerie. Legault , rien de plus qu'un haut fonctionnaire veut se hisser au sommet. Tous n'ont pas compris que le peuple réclame autre chose, il veut une inspiration qui va dynamiser la société, et non pas seulement sur le plan économique. D'où le tsunami provoqué par les neodémocrates, d'où la sympathie qu'inspire Khadir, il faut voir dans ces signes un message de la population, un mesage de rupture avec une politique vieillissante et dépassée.

  • Nestor TURCOTTE
    Inscrit
    lundi 6 juin 2011 13h16
    BRAVO !
    Mesdames,
    Monsieur,

    Je vous félicite pour votre courage.

    J'ai été candidat du PQ en 1970 et 1973 (Matane). Mon bon ami Doris Lussieur, tout à côté, dans la circonscripton de MATAPÉDIA. A cette époque, on se battait pour l'indépendance du Québec.

    En 2003, je me suis présenté dans la circonscription de MATANE comme indépendantiste indépendant.

    Vous êtes donc tous les trois premiers représentants officiels de mon option. Félicitations.

    Le Parti québécois n'a jamais été capable de tracer LA voie à prendre pour faire du Québec un pays. Il vit depuis toujours avec différentes tendances en son sein: tendance dure, tendance molle, tendance ni dure ni molle. il n'y a qu'une voie pour aller vers l'indépendance du Québec: la voie de la clarté. La nébuleuse ne peut mener à la lumière.

  • Louis Gauthier
    Inscrit
    lundi 6 juin 2011 13h18
    Et les autres?
    J'ai évidemment hâte de connaître la suite des choses, mais la question que je me pose est la suivante: est-ce que ce geste est unique ou est-ce qu'il va faire des petits? Je ne vois le nom de M. Aussant nulle part, qu'est-ce que cela veut dire?

  • Boileau
    Abonné
    lundi 6 juin 2011 13h28
    Félicitations!
    Enfin! des députés qui parlent franchement.

    Vous devriez écouter de plus près M. Khadir. Il m'apparaît bien détenir la vraie défense du public. Son orientation de plus en plus nationaliste risque de vous plaire passablement. S'il maintient son aplomb, il risque fort de devenir le prochain PM... avec un meilleur succès que M. Layton.

    Mme Marois devrait songer à se réorienter vers ses châteaux. 2 petites questions pour vous Mme:
    1. Comment pouvez-vous "prêcher" la démocratie et museler la population? Non seulement vous ne vous êtes pas opposée à cette loi (204) outrageuse, mais vous l'avez fait marrainer par Mme Maltaie. Quelle bévue!
    2.Comment pouvez-vous exiger le respect de la ligne de partie (2e muselage) quand vous n'êtes pas sure pas l'appui de vos membres? Vous n'êtes manifestement pas politiquement mûre. C'est une erreur inacceptable et impardonnable de la part d'un chef. Avril vous a aveuglée. Les résultats furent trop forts pour vous. Pour devenir PM il faut plus de maîtrise de soi que ça. Il faut savoir mieux évaluer les résultats de votes. S'il y avait eu un vrai adversaire à la chefferie,..
    Bonnes vacances! Madame.

  • Pierre Schneider
    Abonné
    lundi 6 juin 2011 13h31
    Bravo!
    Bravo aux trois députés du Pq qui osent se tenir debout et qui constatent, comme des milliers d'indépendantistes, que le Pq-Marois va frapper le mur de l'indifférence collective avec ses valse-hésitation au sujet de l'Indépendance et de la République.
    Un grand pas vers notre libération nationale.

  • Etienne Merven
    Inscrit
    lundi 6 juin 2011 13h36
    Mais quelle naïveté
    Navrant de voir qu'un chef de parti se laisse manipuler et avoir à ce point.
    La cage à homards était à peine entrouverte que la Marois s'y est engouffrée toute seule. Elle est maintenant piégée. Le projet de loi 204 ne sera pas adopté. Donc, Charest va l'ajouter à un projet de loi omnibus de fin session et il en profitera pour y ajouter toutes sortes d'autres projets de loi que le PQ n'aime pas. Résultat, le PQ sera forcé de voter l'adoption du projet de loi omnibus, car il contient le 204. Dans la foulée, le PQ votera pour des projets de loi auxquels il a manifesté son opposition.
    Tout simplement brillant de la part de Charest... ou imbécile de la part de la Marois!
    Par la suite, le PQ subit le même sort que le Bloc. Aux prochaines élections, Charest n'a même pas besoin de faire campagne, son parti sera réélu haut la main.
    Voilà ce qui arrive quand on est trop obsédé par le pouvoir.
    À bons entendeurs, salut!

  • Yves Claudé
    Inscrit
    lundi 6 juin 2011 13h38
    Électrochoc salutaire !
    Les trois démissions ouvrent la porte à une remise en question globale de l’orientation, de l’organisation et des stratégies du PQ, et plus généralement à un débat dans lequel les citoyens devraient avoir leur place (Cap sur l’indépendance, etc.). En ce sens, c’est une note d’espoir dans une atmosphère plutôt glauque et désespérante : atomisation du mouvement indépendantiste, course du PQ vers la défaite, orientations doctrinaires et stratégies opportunistes de Québec solidaire, etc.

    Il y a déjà pas mal de temps qu’un nombre significatif de souverainistes a pris des distances avec le PQ, et ce à travers divers regroupements. Ce clivage s’est fait en raison de dérives droitières, et à cause de la rigidité de la structure du PQ. Notons aussi le passage de certains élus ou personnalités du PQ dans un camp pro-sioniste (d’ailleurs majoritairement fédéraliste …) qui nie en pratique le droit à l’autodétermination de la nation palestinienne, ce qui est plutôt paradoxal lorsque l’on revendique l’exercice du même droit pour le Québec.

    Au risque de me répéter, une stratégie difficile mais essentielle devra être mise en œuvre par le PQ : il s’agit de la proposition d’une entente avec QS pour des candidatures uniques laissant le champ libre à ce parti dans quelques circonscriptions, avec une plateforme basée entre autres sur la défense et la promotion des acquis sociaux, de la culture québécoise, des droits linguistiques, du développement économique, et sur une réelle laïcité (sans compromis avec le multiculturalisme sexiste de QS).

    En l’absence d’une claivoyance élémentaire de ses dirigeants, c’est aux membres du PQ à reprendre en main le parti !

    Yves Claudé – sociologue
    ycsocio[arobas]yahoo.ca

  • Robert Libersan
    Abonné
    lundi 6 juin 2011 13h45
    Grands bébés péquistes !
    Je l'ai toujours dit : l'adversaire le plus coriace du Parti québécois, c'est le Parti québécois.

    On ne fera jamais l'Indépendance avec de tels grands bébés intellectuels que sont mesdames Beaudoin, Lapointe et monsieur Curzi, tous de la région de Montréal en passant, Ils pleurnichent pour ne pas avoir été consulté par la chef. Hoooon !

    Je vous rappelle à l'ordre. Cessez donc de jouer aux purs et aux fondamentalistes en vous en tenant au pied de la lettre. On a un pays à se donner.

  • Bernard Gervais
    Abonné
    lundi 6 juin 2011 13h52
    Changer la manière de faire de la politique
    Ce qui arrive au PQ n'est pas nouveau. On a déjà vu ça sous René Lévesque.

    Louise Beaudoin, Lisette Lapointe et Pierre Curzi ne quittent pas le PQ comme militants (ils conservent chacun leur carte de parti) mais préfèrent siéger comme indépendants afin d'avoir une plus grande liberté de parole et d'agir selon leurs convictions - un peu comme Khadir peut se le permettre de le faire, puisque qu'il est le seul élu de QS -, afin donc de ne plus avoir à suivre la ligne de parti qu'ils soient d'accord ou non, comme c'est presque toujours la règle dans notre système parlementaire britannique.

    On pourrait bien entendu abolir ou modifier cette règle qui oblige tous les élus à utiliser la plupart du temps la langue de bois. Cependant, pensez-vous que Jean Charest serait d'accord, lui qui n'a jamais toléré aucune dissidence au sein de son parti ? Pensons à ses ministres qui sont partis depuis qu'il a pris le pouvoir en avril 2003 !

  • Jo Atallah
    Inscrit
    lundi 6 juin 2011 14h10
    Il y a encore du chemin à faire
    Bonjour,
    Avant Mmes Lapointe et Beaudoin et M. Curzi, que de sans grade ont décidé de voter NPD et Québec soiidaire!
    L'option souverainniste du PQ tout comme son option sociale ont regressé depuis que M Bouchard a pris la tête du Parti.
    La souverainneté telle que pronée aujourd'hui par le PQ n'est plus qu'un décorum vidé de son sens. C'est à la fois oui, non et peut-être. Son option sociale est dans le même état de délabrement que tous les partis ex de gauche du monde, sauf ceux de l'Amérique du sud.
    Le PQ vit de sa rente politique et ne cherche qu'à se perpétuer. C'était possible tant que l'électeur n'avait le choix qu'entre lui et le PLC. Aujourd'hui son héritage a été réparti sur d'autres formations auxquelles viennent s'ajouter les trois démissionnaires devenus indépendants.
    J'ai voté Québec solidaire aux dernières élections, je recommencerai sans doute ssauf si...

  • Marc-Andre Houle
    Inscrit
    lundi 6 juin 2011 14h14
    @ Christian Montmarquette
    M. Montmarquette, parlez-vous à titre de citoyen ou à titre de porte-parole de Québec solidaire ou encore à titre de directeur-général de Québec solidaire ? Peut-être avez-vous un deuxième nom qui serait Québec solidaire ?

  • Vincent Bussière
    Abonné
    lundi 6 juin 2011 14h14
    C'est qui l'entourage de Pauline!?
    On lit souvent que dans l'entourage de Pauline Marois..... mais c'est qui donc l'entourage de Pauline Marois si ce n'est ses députés ministrables et qui et pourquoi ne les consulte t'on pas ??? Serait - ce la directrice de cabinet de madame Marois ou Agnes Maltais ou quels autres éminences grises que les journalistes ne nomment pas? Ce parti a t'il trop de chef et pas assez d'indien?

  • Roland Berger
    Abonné
    lundi 6 juin 2011 14h18
    Bravo et encore bravo !
    Mesdames Beaudoin et Lapointe et Monsieur Curzi ont une colonne vertébrale. Bravo ! Ils gagnent en liberté et à l'instar de Khadir, ils pourront s'exprimer sur les enjeux aux côtés de ce dernier. Puis de se présenter dans leur circonscription sous la bannière de Québec Solidaire. Ils contribueront ainsi à atténuer la fausse image de radicalisme que les médias de Desmarais et de Péladeau ont réussi à leur coller à la peau, image que se contentent souvent de reprendre des chroniqueurs de journaux dits libres.
    Roland Berger

  • Nunu
    Inscrit
    lundi 6 juin 2011 14h24
    Marois .
    Pauline Marois a dirt en conférence de presse que le projet de loi n'enpêche aucunement Mr Debelleval ou autre d'aller en cour puisque ce monsieur demande de l'argent pour l'aider à payer ses frais de cour.Moi je ne payerai pas un sous pour l'aider.C,est Charest qui doit tellement content il se croit et avec raison qu'il va surement être réélu.Maudit que ça m'écoeure.Les croches sont toujours les plus fort,quand ça va arrêter.

  • Caroline St-Laurent
    Inscrit
    lundi 6 juin 2011 14h45
    Le jour le plus long
    Le 6 juin, on fête partout dans le monde le "débarquement". Trois députés du PQ aussi... à leur manière.

    Caroline St-Laurent

  • Denis Bilodeau
    Inscrit
    lundi 6 juin 2011 14h47
    Une page d'histoire se tourne ce matin
    Je lis les commentaires qui me précèdent, et ils m'apparaissent formulés avec sagesse et perspicacité. Ils seront lus, sans doute et pour une fois, par plusieurs de nos représentants des deux côtés de la chambre et au-delà.

    Personnellement, ils me disent ceci: la politique future sera définie par cet enjeu majeur qui a émergé lors de la crise économique de 2007: chaque politicien doit se demander s'il est en politique pour défendre des intérêts corporatifs, ou bien plutôt pour représenter la collectivité citoyenne. Les citoyens eux, avec les nouveaux outils d'information collective, ne s'y tromperont pas.

    Lors de la dernière élection fédérale, la population Québécoise a surpris tout le monde, y compris elle-même peut-êre, en montrant ses couleurs sur cette question fondamentale. Madame Marois, que je respecte, que je ne condamne pas, que j'aurais voulu voir Première Ministre, n'a malheureusement pas su lire cet oracle électoral. Sa persistance face à l'évidence conduit ce matin au geste de trois députés courageux, geste sûrement déchirant, aux conséquences encore incertaines, mais geste inévitable, nécessaire et porteur d'histoire.

    La nouvelle donne politique est brutale, et il faut de ces gestes fermes, résolus et résolument intègres pour empêcher les porteurs de valises corporatistes à la François Legault de voler le pouvoir aux prochaines élections. Les références à l'héritage de représentation populaire de René Lévesque, avant même celui d'héritage nationaliste, ne peuvent être plus pertinents dans les circonstances.

  • hugues2
    Inscrit
    lundi 6 juin 2011 14h54
    On s'en doutait
    ...depuis un bon bout de temps Beaudoin, Curzy, dans une moindre mesure, n'intervenaient plus. On pouvait se douter d'une division rampante. Le PQ ébranlé, je ne serais pas surpris de voir d'autres députés imiter ce geste.

    À SUIVRE"...

  • Guillaume L'altermontréaliste
    Inscrit
    lundi 6 juin 2011 14h55
    vote secret sans ligne de parti
    Le moyen qu'aurait pu prendre Marois est de demander le vote secret sur le projet de loi ; notons aussi ce qu'un député du PLQ, ancien conseiller municipal de Québec-ville disait (scusez le langage de taverne) : "on a baissé nos culottes et maintenant on écarte les fesses...". Signe que ce projet de loi cause des dissensions aussi au sein du PLQ.

    Curzi, Lapointe et Beaudoin ont fait la chose honorable, mais n'allaient pas se représenter aux prochaines élections. C'est une grosse perte pour le PQ qu'ils quittent ainsi, et d'autres défections sont à prévoir si Marois continue ainsi avec la stratégie "se soumettre ou se démettre".

    PQ, parti qui reconnait le droit à la dissidence?
    pantoute...

    Guillaume Blouin-Beaudoin

  • propusto
    Inscrit
    lundi 6 juin 2011 15h06
    Merci!
    Merci aux députés démissionnaires de ne pas avoir déçu vos supporteurs.
    Content de voir qu'il y a encore des fiertés plus importantes que celle d'obtenir une équipe de hockey ou quelques votes supplémentaires.

    Michel Gagnon

  • Sebas124
    Abonné
    lundi 6 juin 2011 15h10
    Amusant
    Je suis toujours amusé par le parti Québecois et l'incapacité de ses membres et chefs à travailler en équipe. Il y a toujours eu dans ses rangs un grand nombre de personnes qui sont convaincues de leur propre importance et que seuls eux ont raison et personne d'autre.

    Les Parizeau(x), Landry, Bouchard et Marois sont tous du pareil au même, des autocrates imbus de leur personne qui se donnent des allures populistes pour se faire élire. Ça plus que n'importe quelle autre chose fait que la souveraineté du Québec n'est qu'une illusion idéologique. À quand un chef à la René Lesvesques? Un chef passioné et convaicu de sa cause mais pas de sa propre suprémacie?

    Soit dit en passant, je déteste les Libéraux avec passion (construction, Normandeau, gaz de shiste et j'en passe des chapitres) mais sérieusement, qui veux qu'un de cette gagne de caractériels deviennent un chef d'état...

    Sébastien

    Et je vous fait grace de commentaires sur les Pierre Paquette de ce monde...

  • grace
    Inscrit
    lundi 6 juin 2011 15h33
    Mon style m'a mené ou nous sommes maintenant...
    À la radio, vers 13h30 Madame Marois termine son allocution avec...

    Mon style m'a mené ou nous sommes maintenant...

    Madame Marois votre style vous a donné un taux de 93%, pourtant malgré le taux d'impopularite de Monsieur Charest vous ne réussissez pas à mener votre parti vers le dépassement d'un parti et d'un premier ministre peu populaire. En effet, Monsieur Charest et le Parti Liberal sortiront gagnants de la prochaine élection.

    Mon style m'a mené ou nous sommes maintenant...

    Madame Marois votre style vous a donné des attitudes et des stratégies électoralistes. Votre style vous a donné l'acceptation de législations allant contre la démocratie. Je n'ai rien contre la construction d'un amphitheatre, je le souhaite d'ailleurs pour cette merveilleuse ville de Quebec. Il faut cependant que cela se fasse dans le respect des lois québecoises et dans la transparence. On n'appuie pas un projet de loi de cette nature sans savoir l'integralité du contenu de ce contrat.

    Mon style m'a mené ou nous sommes maintenant...

    Madame Marois votre style mène votre parti vers un vide complet, une incohérence, vers un parti de petite envergure, vers un parti à l'ombre de ce qu'il était dans ses grandes heures, car il y en a eu (période Levesque). Ou sont les grands projets, les grandes idées... Votre style vous mène vers des politiques de petites semaines, de strategies d'improvisations....

    Mon style m'a mené ou nous sommes maintenant...
    Madame Marois je me souviens lors l'élection federale votre appel à la cohérence ...C'est curieux il n'y avait pas d'urgence de projets de lois lorsqu'il fallait construire le CHUM. Vous n'avez pas de cohérence Madame Marois.

    Mon style m'a mené ou nous sommes maintenant...

    Dans l'impasse ...et je ne veux pas faire de la peine à vous et et à certains membres du PQ, mais si vous continuez dans cette lancée vous subirez ...une belle vague....

    Vous êtes ou maintenant....

    Pour le bien du Québec et de l'opposit

  • Kirou
    Inscrit
    lundi 6 juin 2011 15h41
    Bravo à Pierre Curzi
    Toutes mes félicitations à mon député Pierre Curzi.
    Le PQ n'a pas à se mettre à plat ventre devant le couple Labeaume-Péladeau.
    Malgré elle, Agnès Maltais joue le jeu des libéraux et de Quebecor en affaiblissant le PQ.
    Quoiqu'en pense Mme Marois avec sa "stratégie", la région de Québec votera encore pour les partis de droite lors des prochaines élections.

  • alen
    Inscrit
    lundi 6 juin 2011 15h53
    Faute de vieillesse..?
    Il y avait bien les fautes de jeunesse, ces fautes vous savez qu'on commet par empressement (de mordre dans la vie), par étourderie ou par insoussiance quand on est jeune. Mais depuis qu'on vit plus vieux on voit de plus en plus des gestes incompréhensibles posés par des Conrad Black, Bernard Médoff, Dominis Strauss-Kahn, et bien d'autres personnes de grande réputation. Assisterait-on par hazard à la commission de <fautes d'usure ou de vieillesse>? Comme si après un certain âge le jugement s'émoussait. Dans le cas de Mme Marois, en tout cas, c'est pas la première pelure sur laquelle elle glisse. Celle-là lui aura seulement été fatale.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    lundi 6 juin 2011 16h01
    Une pièce signée Jacques Parizeau
    Jacques Parizeau a fait, en 1985, à M. Lévesque ce qui Mme Lisette Lapointe vient de faire, 26 ans plus tard, à Mme Pauline Marois avec leurs démissions en groupe, ce qui ressemble à des putschs ou à des mutineries. Même procédé et même raisons : Chefs du PQ pas assez séparatistes. M. Lévesque ne s'en est jamais relevé. Est-ce que Mme Marois pourra passer à travers ?

  • Jean Pierre Bouchard
    Inscrit
    lundi 6 juin 2011 16h26
    Une intention qui devait rester lointaine d'appuyer le Colisée
    Pauline Marois a mal compris que la base électorale péquiste est rétrécie et est ou était concentrée dans le 450 Montérégie-Laurentide- 514 Est de Montréal puis au Saguenay Lac St Jean. Que maintenant à cette heure la base électorale péquiste n'est plus qu'anémique. Le Saguenay, dernier château fort du PQ?

    Il fallait laisser les libéraux s'occuper seul du Colisée qui en dehors de toute montréalité est effectivement désuet. Au lieu de cela, au lieu d'appuyer de façon générale et distante le nouveau Colisée. La direction Marois a pris l'initiative du projet de loi en étendant à tout le Québec d'une manière, le vieux conflit social entre la Haute ville et la Basse Ville de la capitale nationale dont Denis Belleval l'opposant au maire Labeaume est un acteur direct.

    C'est un gâchis pour le PQ voire un désastre.

    Une proposition: Qu'un ancien groupe de députés bloquistes dirigé par G.Duceppe confronte directement le leadership de Pauline Marois. Duceppe a rencontré déjà la crise politique québécoise de plein fouet qui a frappé surtout le BQ mais également les libéraux fédéraux, les conservateurs. Duceppe a payé pour Charest, Harper, Ignatieff et Marois mais n'a pas été la première cible.

    Pauline Marois dispose de l'été pour réfléchir et accepter de donner sa démission volontairement et à la demande générale.

  • NL
    Inscrit
    lundi 6 juin 2011 16h31
    À-plat-ventrisme
    Pas devant le Canada, mais devant Bada-Beaume... C'est de la prostitution politique.

  • André Michaud
    Inscrit
    lundi 6 juin 2011 16h36
    Ménage au PQ ?
    L'aile pure et dure, go-gauche a t'elle compris que sa place est avec Québec Solitaire ? Eux pour qui même M.Lévesque n'était pas assez pur, et dont ils ont eu la tête..

    Le PQ deviendra t'il un parti ou le chef est vraiment le chef, et assume ses décisions ?

  • Noel Charbonnier
    Inscrit
    lundi 6 juin 2011 16h39
    Coup de grâce.
    Lorsque la ligne de parti des bonzes du PQ. l'emporte sur le respect de ses députés et militants, la marmite déjà bouillonnante, ne peut faire autre qu'exploser. Cléopâtre Marois vient de s'administrer elle-même le coup de grâce en balayant sous le tapis, la souveraineté et le français, dont se battaient pour ces trois députés d'honneur auxquels je lève mon verre.
    @Robert Libersan

  • Émile Essent
    Inscrit
    lundi 6 juin 2011 17h10
    Le PQ en passe de devenir un parti anti-démocratique
    Car c'est bien de cela qu'il s'agit : de faire voter une mise hors-la-loi officielle pour Labaume et Quebecor. Aux autres députés du PQ : fuyez tant qu'il est encore temps !

  • Hubert Larocque
    Abonné
    lundi 6 juin 2011 17h16
    Au PQ, encore la cour du roi Pétaud
    Un peu de culture nous est récemment revenu avec « la cour du roi Pétaud ». L'expression, qui est tirée du Tartuffe de Molière (Acte 1, sc. 1), sert à qualifier une anarchie où tous gouvernent sauf celui qui le devrait, -le roi. Mme Marois avait commencé à nettoyer les écuries, et les démissions d'aujourd'hui se situent dans cette continuité. On regrettera peu ceux qui quittent un navire déjà assez ballotté puisqu'ils manquaient de cet "esprit de suite" (Richelieu) si nécessaire à un parti politique, surtout s’il se propose un but aussi grave et difficile que l'indépendance du Québec.
    La victoire de M. Layton marque l’irruption d’un individualisme qui perturbe les règles du jeu politique. Cela se traduit par une dissociation entre les enjeux proprement politiques et les perceptions individuelles primaires. Désormais, le processus électoral cédera clairement le pas au sentiment de l’individu sur les décisions fondées sur la sagesse, l’intérêt national et le sens politique. Les démissionnaires, Beaudouin, Curzi et Lapointe, ont suivi cette voie en prétextant des scrupules moraux alors que leur défection affaiblit leur parti et leur cause. Nul doute que leur abandon ne soit interprété et exploité en ce sens par les adversaires d’un Québec indépendant.
    La morale privée et la morale politique sont deux choses distinctes. La politique commande parfois ce que l’on désapprouverait dans sa conduite intime. Un amphithéâtre demeure une chose secondaire et, si le thème en a été gonflé à ce point, c’est qu’il masque une querelle idéologique. Les Beaudouin, Curzi et Lapointe ont témoigné de la faiblesse de leur sens politique et de celle de leur sentiment national en plaçant au-dessus de leur cause des principes assez confus, et la morale d’Amir Khadir.
    Hubert Larocque, Gatineau.

  • Godefroy
    Abonné
    lundi 6 juin 2011 18h02
    Dehors les fauteurs de troubles
    Lorsque des majors ou des colonels d'une armée en guerre, car c'est ça la politique, boudent et critiquent publiquement et continuellement le ou la général(e) en chef. Qu'est-ce qu'il faut faire pensez-vous ?

    Enfin ils ont compris. Triste mais nécessaire pour pouvoir enfin gagner la guerre.

    Pierre Curzy: « Nous avons reçus beaucoup d'appuis».

    Les paqueteurs de blogues et d'articles provenant des PL, ADQ et QS sont morts de rire.

  • Zoe Gagnon-Paquin
    Abonnée
    lundi 6 juin 2011 18h18
    Bravo à Curzi, Lapointe et Beaudoin!
    Il était temps que le PQ commence à se redresser. J'espère que d'autres suivront, ou que Marois aura le bon sens de retourner à la table à dessin.

  • Georges Hubert
    Inscrit
    lundi 6 juin 2011 18h38
    Que reste-il de nos amours ?
    D'accord avec kirou ! Faut pas être fin stratège pour tabler sur Québec pour donner le pouvoir et la souveraineté au Québec. Il y a longtemps que Québec (je veux dire ses habitants) ont rejeté le PQ ... et c'est une folie que de vouloir gagner cette région qui est fagocitée par les radio poubelles ! Un homme comme De Belleval, qui est de la haute ville a compris ça.
    Et que Labaume ait été sympathisant péquiste... et que Péladeau soit sympathisant indépendantiste ne change rien à tout ça. Ce qu'ont compris les démissionnaires, c'est que le Québec souverain se fera avec le peuple ... pas avec les affairistes de droite que je viens de nommer !!

  • Georges Hubert
    Inscrit
    lundi 6 juin 2011 18h52
    @Denis Bilodeau
    Votre commentaire est exemplaire ... et d'une très grande sagesse. Pas parce que je pense comme vous .. j'ai une nuance. Mais parce que vous êtes posé et lucide ... dans le bon sens du terme bien sûr....

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    lundi 6 juin 2011 18h55
    Les purs du PQ, font penser au Pharisien de St-Luc
    Tiré de l’Évangile selon Luc, Le pharisien et le publicain :
    Le pharisien, debout, priait ainsi en lui-même : O Dieu, je te rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, qui sont ravisseurs, injustes, adultères, ou même comme ce publicain.

    Le pharisien me fait penser aux trois mutins du PQ qui se sont aussi montrés avec une morale au-dessus des autres députés ordinaires.

  • Alain Carré
    Inscrit
    lundi 6 juin 2011 18h57
    La région de Québec en colère
    La crise au PQ me fait beaucoup de peine. Par contre il faut demeure dans la région de Québec pour comprendre les enjeux. Et si on veut gagner au prochain référendum, on a besoin de la région de Québec. Et avant toute cette histoire, l’appui du Parti Québécois dans le dossier était le Bienvenue. Les gens pensaient de plus en plus à donner leur voter au PQ lors des prochaines élections. Et on sentait moins le clivage entre Québec et Montréal. Mais la décision de ces 3 députés viennent mettre le feu aux poudres encore une fois. Les gens de Québec sentent encore une fois à tort ou à raison que Montréal chialent sur le projet du colisée tandis qu’on a donné plusieurs centaines de millions à la ville de Montréal pour l’OSM, etc. C’est ce que les gens de la région de Québec et des régions avoisinantes pensent de ce débat.
    Je m’Adresse aux souverainistes, si vous pensez sérieusement que QS a des chances de faire comme le NPD, oubliez cela. Venez faire un tour et parler d’Amir Khadir. Il n’est pas aimé du tout et même on surnomme le parti, Montréal Solidaire. Certaines personnes m’ont affirmés qu’ils voteraient pour Charest avant de voter pour Québec Solidaire. Et mêmes certaines personnes fédéralistes frustrés de la réaction de la région montréalaise sont prêts à devenir souverain et à laisser l’île de Montréal. Je sais, c’est loufoque comme projet mais c’est juste pour vous montrer la grande frustration des gens. Au Canada, il y a deux solitudes. Au Québec, malheureusement, il y les régions de Québec et Montréal. C’est une journée triste pour le mouvement souverainiste. Mme Marois n’a jamais eu autant de félicitations de la part des gens de la ville de Québec mais pour une fois que ça aurait donné quelques choses, il y une division du vote à Montréal.

  • Georges Hubert
    Inscrit
    lundi 6 juin 2011 19h06
    La suite des choses ?
    Pour dire le fin fond de ce que je pense, je crois que les Beaudoin, Curzi et Lapointe ont voulu couper un nœud gordien qui s’est noué lors des élections du 2 mai... Ils ont vu ... plus que d’autre le cul de sac dans lequel le parti s’engouffrait avec son irrésolution et ils ont fait le saut. Bravo... mais pour la suite, il faudra être sacrément rassembleur pour créer une mouvance démocratique solidaire.
    Je crois que la solution est là. Il faut un Parti québécois qui se rapproche du Parti solidaire ... c’est le moteur qui donnera l’énergie nécessaire à notre indépendance nationale et à notre solidarité sociale. Le Québec se fera à gauche (autour de Duceppe?) ou il ne se fera pas !

  • François Ricard
    Abonné
    lundi 6 juin 2011 19h14
    Une autre façon de faire de la politique
    A plusieurs reprises, les trois démissionnaires sont revenus sur ce ""thème: les maux affligent notre démocratie""
    Et c'est vrai. Le système de parlementarisme à la britannique est totalement caduc. La ligne de parti, qui s'applique aussi bien au premier ministre qu'au chef du parti de l'opposition, est une véritable camisole de force pour tous les députés. Ils ne sont que des béni-oui-oui.

    Nous nous devons de bonifier notre système démocratique. Si nous croyons véritablement en la démocratie, nous n’avons pas le choix. C’est devenu une nécessité.

    Donnons-nous une constitution qui établit une nette distinction des pouvoirs : législatif, exécutif et judiciaire.

    Élisons notre président, ou chef de l’état, au suffrage universel.

    Permettons à nos députés de voter selon leur conscience et selon les besoins de leurs commettants.

    Revoyons le financement des partis politiques afin qu’ils demeurent la propriété de la population et non des machines au service des riches.

    Donnons-nous un système électoral (à deux tours, ou une proportionnelle, ou une combinaison des deux) qui permettra d’avoir une députation vraiment représentative de toute la population.

  • dsoleil
    Abonné
    lundi 6 juin 2011 19h18
    J'ai de la peine pour le PQ
    Je salut le courage et l'intégrité des trois démissionnaires. Mais j'ai mal pour le seul parti qui peut nous amener vers notre pays.
    Ce que je vois, c'est encore un recul de ce à quoi j'aspire depuis que j'ai 20 ans.
    Que va-t-il arriver maintenant? Si c'est encore Charest qui a les deux mains sur le volant aux prochaines élections...., vraiment je suis découragée.
    Y a-t-il moyen que Marois parte comme cheffe du parti?
    Ou, un nouveau parti souverainiste peut-il être créé (pas Legault!) avant deux ans?
    Charest va en profiter pour devancer les élections, il est tellement malhonnête et n'aime pas les québécois.
    Je jette ces mots comme ça vient, sans trop de cohérence, ça fait un petit peu de bien.
    O. Lessard

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    lundi 6 juin 2011 19h39
    M. Pierre Curzi, le successeur désigné par Monsieur
    Après avoir entendu M. Curzi, interviewé par M. Lévesque et examiné la photo plus-haut, trônant "au centre des deux femmes", plus j'ai l'impression qu'il a été choisi par M. Parizeau pour succéder à Mme Marois comme il a succédé à P.M. Johnson.

    M. Curzi est populaire, il a travaillé, sous Mme Marois, à chercher des moyens pour améliorer la place du français au Québec, il semble facilement maniable et en admiration envers Monsieur et sait jouer la comédie "déchirer sa chemise juste ce qu'il faut" en public.

  • Francine Dubois
    Abonnée
    lundi 6 juin 2011 19h42
    Bravo pour votre courage!
    J'admire le courage des trois députes du PQ qui ont quitte leur parti pour défendre leurs valeurs. Le PQ n'est plus le porte-étendard de la démocratie et il était inévitable qu'une situation comme celle-ci arrive car malgré tout, ce parti est compose d'hommes et femmes de valeur, je pense qu'il y aura d'autres démissions. Bravo Mmes Beaudoin et Lapointe de même qu'à M. Curzi

  • Claude Gélinas
    Abonné
    lundi 6 juin 2011 20h04
    Il est surprenant que seulement 3 députés démissionnent .
    En soutenant le projet de Loi privé visant notamment à priver les citoyens du droit d'en contester la légalité pour des raisons électoralistes alors que peu de temps auparavant Madame Marois défendait l'éthique et la transparence, il n'est pas surprenant que seulement trois députés démissionnent pour une question de principe. Comment expliquer que la garde rapprochée de Madame Marois n'ait pas senti le vent de mécontentement qui déferlait sur le reste du Québec relativement à ce projet juridiquement mal ficelé. Que dire de l'ultimatum imposé par Messieurs Labeaume et Péladeau aux députés de l"Assemblée nationale quant au délai d'adoption de la Loi. Depuis quand les élus se font-ils dicter leur agenda législatif par des tiers ?

  • glanglais
    Inscrit
    lundi 6 juin 2011 20h07
    Vedettes "fast food" de l'académie politique
    Bonjour,

    Certaines personnes deviennent rapidement des vedettes “fast food” de l’académie politique. Ce fut le cas de Mme. Pauline Marois à ses débuts. Je crois qu’elle a depuis surestimé ses capacités dans cette discipline, au point de vouloir remplacer M. Bernard Landry. Elle a effectivement pris la place de M. Landry. Mais c’est M. Landry qui devrait être encore là. Mme Josée Verner qui, elle aussi, jouait à la petite vedette “fast food” a été moins chanceuse que Mme. Marois. Bye, bye lui ont dit les gens de son comté. Il y a peu de chance qu’elle veuille maintenant quitter le feutré et douillet sénat pour prétendre à la succession de M. Stephen Harper dans quatre ans.

    Mais peu importe, la vague toujours grossissante qui va déferler au Québec lors du prochain scrutin provincial va balayer le PLQ et le PQ avec respectivement comme chefs M. Jean Charest et Mme. Pauline Marois. Mme. Marois devrait se ménager tout ce tracas et prendre gentiment une aisée retraite.

    Gaston Langlais - Gaspé.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    lundi 6 juin 2011 20h17
    @ Mme Gagnon-Paquin
    Vous écrivez : «Il était temps que le PQ commence à se redresser. »

    Ce n'est pas gentils pour les 3 qui viennent de démissionner.

  • Jacques Saint-Sauveur
    Abonné
    lundi 6 juin 2011 20h18
    À Mme Beaudoin, Mme Lapointe et M Curzi,

    Je salue votre droiture et souhaite que vous serviez d'exemple au reste de la gente politique, peu importe l’allégeance.

    Le devoir premier d'un député est de représenter les citoyens de son compté.

    Chose qui , malheureusement, ne semble pas ëtre dans les mœurs.
    Si les élus prenaient en compte les opinions de leur électorat, peut-ëtre il y aurait moins de cinysme.

    Aujourd'hui, avec les moyens de communications que nous utilisons, il est si facile de consulter ses citoyens.

    Un simple citoyen.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    lundi 6 juin 2011 20h20
    @ M. André Michaud
    Probablement que la go-gauche va demeurer au PQ pour mieux nuire à ce parti, de l'intérieur. Nuire à tous leurs chefs, leur sport préféré.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    lundi 6 juin 2011 20h32
    @ M. Pierre Schneider, optimiste
    Vous appelez ça : «Un grand pas vers notre libération nationale.»

    Je crois que c'est un grand pas vers le fédéralisme après le grand pas vers le fédéralisme le 2 mai dernier avec la sévère défaite du Bloc à Ottawa.

    Une autre chicane au PQ qui ferait gagner le groupe des purs et durs de la séparation aurait comme résultat final d’enterrer cette option qui a déjà été la souveraineté-association avant la souveraineté-partenariat pour aboutir à la simple souveraineté actuelle "la sortie du Canada du Québec", ce qui irait chercher environ 25 % de OUI, le même pourcentage de votes récoltés par le Bloc le 2 mai dernier..

  • Jacques Saint-Cyr
    Inscrit
    lundi 6 juin 2011 20h35
    Trois potiches de moins, encourageant.
    Bravo à ces trois députés qui ont une conscience, quant aux autres soldats alignés aux ordres du cheuf, ils demeurent pour moi, jusqu'à nouvelle ordre, des potiches. Quant au PLQ, les potiches n'ont même pas besoin d'être alignées, elles vont dans le sens des intérêts du parti, spontanément, à l'unisson. Impressionnante, cette discipline. Et tout cela pour un maire de village.

  • Kurugari Sensei
    Inscrit
    lundi 6 juin 2011 20h39
    Deux poids, deux mesures
    Missive aux députés dissidents du Parti québécois,

    Question: Où était donc caché votre sens moral et éthique lorsque vous avez voté en faveur du projet de loi 116 qui, je vous le rappelle, soustrayait à tous le droit de contestation judiciaire contre l'entente, sans appel d'offres elle aussi, que le gouvernement a conclu avec Bombardier pour l'achat de voitures de métro pour Montréal????

    Vous avez tous invoqué l'urgence d'agir à ce moment-là et vous avez mis de côté votre idéologie et vos principes pour enlever un droit fondamental de poursuite en justice à tous les citoyens et entreprises qui auraient voulu intenter une action en justice contre le gouvernement.

    Certains pourraient dire qu'étant députés de la région de Montréal, vous avez aussi fait preuve de clientélisme effronté, ce que vous reprochez à tous vos collègue qui appuient le projet de loi 204. Certains pourraient aussi dire que vous en faites une querelle Montréal-Québec et que, parce que vos électeurs de la région de Montréal sont contre tout projet qui pourrait faire avancer la ville de Québec, vous avez tout à coup retrouvé votre morale égarée, encore une fois par clientélisme.

    Je serais enclin à être d'accord avec eux. Vous avez fait preuve de deux poids, deux mesures d'une façon flagrante. Vous n'avez fait, à grands coups de principes factis, que la joie de Jean Charest et de ses disciples qui doivent en rire un coup ce soir. Merci beaucoup, franchement, merci beaucoup.
    Je dis aux autres dissidents qui soudainement viennent de retrouver leurs principes d'y réfléchir à deux fois car il y en a d'entre nous qui avons la mémoire longue. La devise du Québec n'est-elle pas "Je me souviens"?
    Kathleen Fabi

  • Jean-François Trottier
    Abonné
    lundi 6 juin 2011 20h50
    @Godefroy: entièrement d'accord.
    "Triste mais nécessaire pour pouvoir enfin gagner la guerre."
    C'est bien beau, les questions de principe mais c'était un vote sans signification puisque la loi ne passera pas. S'ils pensent que l'indépendance ne se fera pas sans les idéologues intransigeants, faudrait peut-être leur dire qu'elle ne s'est pas faite avec eux non plus. Ils pensent quoi? Que leur parti ne fera pas un ou deux faux pas de temps en temps? Maintenant, on a une crise mineure qui devient un déchirement sur la place publique.
    Il me semble qu'en politique, ça prend deux sous de realpolitik et choisir ses batailles.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    lundi 6 juin 2011 21h02
    @ dsoleil
    M. Legault est viré fédéraliste, il ne peut pas former un parti souverainiste. Il vient même de déclarer qu'il n'accepterait pas dans son parti, à être formé avec M. Sirois, un autre fédéraliste, les 3 démissionnaires du PQ à cause du fait qu'ils sont encore souverainistes.

    Mme Marois fait très bien comme chef du PQ, parti formé avec des députés et des membres plus protestataires que la moyenne. Tous les chefs du PQ ont été mis à la porte assez rapidement sauf M. Lévesque qui a été enduré assez longtemps.

  • f.georges
    Inscrit
    lundi 6 juin 2011 21h34
    Sabordage
    Mons.Bousquet a raison,même mutinerie qu'en 1985.
    Ce n'est pas du courage mais un sabordage.
    Un cours 101 de comment nuire à la Souveraineté et détuire un parti.
    J. Charest doit être particulièrement "Satisfait"
    Quelle pitié!Allons nous finir par comprendre un de ces jours ?..

  • Michel hugues Lemay
    Inscrit
    lundi 6 juin 2011 21h41
    Les causes du cynisme identifiées et en finir avec la gueule de bois !
    «La cause plus profonde de ma démission concerne une certaine façon de faire de la politique». Louise Beaudoin, déplorant la rigidité de la ligne de parti.

    «Mon seuil de tolérance éthique personnel a été atteint» Pierre Curzi, trouvant inacceptable de «priver les citoyens du droit d'exercer leur responsabilité civique et juridique».

    «Le Parti québécois que je quitte, c'est celui de l'autorité outrancière d'une direction obsédée par le pouvoir. L'atmosphère est devenue irrespirable». Lisette Lapointe sur l'attitude de leur chef Pauline Marois et de son entourage.

    Trois citations qui ont du poids et qui résument les causes du cynisme des québécois. Le PLQ et l’ADQ devraient aussi en prendre bonne note. Les citoyens en ont assez de la politique partisane. D’autant plus que le Québec est gravement infecté par le gaspillage, le favoritisme, la collusion et même la corruption. Il est clair que l’intérêt des partis, et souvent même l’intérêt des grandes corporations, passent avant l’intérêt des citoyens. Les élus sont muselés et peu ont le courage de défendre leur convictions, de quelque parti qu’ils soient. Dans ce contexte, il est aberrant d’entendre le député St-Arnaud affirmer que le PQ est le meilleur véhicule pour réaliser l’indépendance. Pour faire un pays, cà prend d’abord de l’intégrité !
    Bravo à mesdames Lapointe et Beaudoin, bravo à monsieur Curzi ! Vous nous redonnez confiance envers la politique, quelque soit notre allégeance…

  • pilelo
    Inscrit
    lundi 6 juin 2011 21h43
    mme Beaudoin et les femmes politiques
    Oü est passé le projet de livre de mme Beaudoin sur "les femmes en politique"? On attend toujours. De toute évidence Marois, même sans cette peccadille, n'y aurait pas figuré.

  • Lasante Pierre
    Abonné
    lundi 6 juin 2011 21h53
    La vague Legault arrive!
    Les libéraux et le PQ vont subir le même sort que le Bloc lors des prochaines élections. C'est une prédiction!

  • Jerry Paris
    Inscrit
    lundi 6 juin 2011 22h25
    Bon débaras
    Ces députés démissionnaires ne devraient pas avoir leur salaire de députés car ils ont été élus sous la bannière du PQ. Dehors ces députés. Ne vous en faites pas Mme.Marois car Juda a trahi Jésus et Jésus s'en est sorti grandi. Et Juda a passé pour un Bandit....

  • Denis Provencher
    Inscrit
    mardi 7 juin 2011 00h07
    suicide
    La différence fondamentale entre le suicide collectif des libéraux fédéraux et les péquiste-bloquistes: les premiers font ça en privé.

  • Jacques Lafond
    Abonné
    mardi 7 juin 2011 00h10
    Monsieur Pierre Curzi 1
    Monsieur Curzi.

    Vous aurez compris que je m’inscris en faux face à votre incroyable décision de quitter le Parti Québécois.

    Le Québec francophone agonise et est possiblement arrivé au point de non-retour. Vous qui êtes membre et militant du Mouvement Montréal français, devriez le savoir autant sinon plus que quiconque.

    Alors, dans ce contexte, l’objectif global c’est quoi ? L’objectif est de rentrer au plus sacrant à Québec un gouvernement qui saura prioriser clairement et agir concrètement pour protéger le français sur le territoire, et aussi, qui sera se dissocier de l’emprise d’Ottawa, surtout, quand il s’agit de protection de la langue.

    Dans le contexte actuel, c’est un minimum, vous ne trouvez pas ?

    Alors, votre décision de quitter le PQ, va-t-elle aider, ou nuire à cet objectif ?

    Faut pas y penser trop longtemps, n’est-ce pas ?

    Tout politicien sait très bien que souvent, on ne gagne pas les élections, c’est l’autre qui perd ! Charest est dans un contexte qu’il va perdre. En démissionnant, votre but c’est quoi ? Donner des munitions au PQ pour perdre ?

  • Jacques Lafond
    Abonné
    mardi 7 juin 2011 00h11
    Monsieur Pierre Curzi 2
    Vous n’aimez pas Marois ? Moi non plus. Mais, dans les circonstances, il y aurait un crapaud galleux comme chef du PQ, et je voterais pour sans hésiter une seconde; sans même cligner des yeux.

    Alors, il est où le problème avec la Marois ?

    Et, c’est quoi cette folie de nouvelles façon de gouverner ? De la démocratie à l’intérieur des partis politiques. Êtes-vous aussi naïf que beaucoup, beaucoup de québécois ? Que les journalistes du Devoir ? Ou, seriez-vous aussi vendu et aussi malhonnêtes que QS, Amir, et compagnie ?

    Vous n’avez pas compris, Monsieur Curzi, que la démocratie, la transparence, les consultations publiques, les enquêtes, etc., à outrance, que connait actuellement le Québec, et qui a comme effet de tout paralyser dans cette nation; c’est du communisme, Monsieur Curzi. C’est du communisme pur et dur.

    Vous ne l’avez pas compris ça ?

    La démocratie, c’est d’aller voter à tous les 4 ans, et de laisser le gouvernent élu gouverner. La ‘’nouvelle’’ gouvernance du Québec, c’est de ne pas aller voter et de ne pas laisser le gouvernement élu gouverner !!

    Il n’y a rien de neuf sous le soleil, Monsieur Curzi. La ‘’nouvelle gouvernance’’ que veut prendre le Québec a été essayé en Union Soviétique, et ailleurs. Vous aurez compris qu’elle ne marche pas. Vous aurez compris qu’elle ne passe pas proche de marcher.

    Exactement comme le Québec français qui ne passe pas proche de marcher. Il meurt le Québec français, Monsieur Curzi..

    Je vous demande, Monsieur Curzi, de réintégrer immédiatement les rangs du Parti Québécois. Vous direz que vous êtes un homme émotif, et que vous avez agi sur le coup de l’émotion. Mais, que vous avez reconsidéré, et que vous avez décidé de rejoindre immédiatement les rangs du PQ, parce que vous êtes convaincu que c’est la seule façon de sauver notre nation d’une mort certaine.

    JL

  • Godefroy
    Abonné
    mardi 7 juin 2011 00h13
    Dehors les fauteurs de troubles (fin)
    « Nous avons affaire à des hommes. Nous serions naïfs d'espérer uniquement de l'intelligence et du dévouement. C'était fatal que nous rencontrions aussi l'abjection, la sottise. »

    Rex Desmarchais
    Extrait de La Chesnaie

  • Denis Provencher
    Inscrit
    mardi 7 juin 2011 00h20
    martyrs
    Quand quelqu’un un démissionne au Québec, on les identifie comme des martyrs. C est le syndrome Lucien-Bouchard. En fait, nous sommes un peuple ingouvernable. Nos élites ont perdu leur boussole et le peuple n'en n'a jamais vraiment eu une. Et encore Wilfrid Laurier,, qui disait que les canadiens français n'avaient pas d'opinions politiques, mais seulement des émotions. Et il reste ici encore quelques dogmatiques illuminés et intégristes qui rêvent à un pays...

  • Michèle Dorais
    Abonnée
    mardi 7 juin 2011 08h27
    la résistance au changement
    À vue de nez, ce projet de loi n'est qu'un prétexte. Les 'ténors' comme on les appelle, n'ont rien fait pour le PQ que je sache, sauf de se représenter eux-mêmes au sein du cocus, Il est évident que le PQ doit changer et s'adapter, d'avaler des couleuvres comme à présent, mais Mme Marois doit tenir bon, et le cap. La souveraineté n'est plus l'affaire des 'has been' qui ont raté leur coup ! Arrêtons de nous scandaliser. Un peu de pragmatisme, donc.

  • Andrée Proulx
    Abonné
    mercredi 8 juin 2011 12h42
    Si on parlait d'éthique....
    Si on parlait d'éthique au lieu de communisme. Ceux et celles qui s'étouffent avec l'idée que proposer un programme politique animé d'un souci d'équité et de transparence s'apparenterait à une forme de communisme, tardent sans doute à réaliser qu'une autre conception de la politique est possible au 21e siècle. On en remarque de plus en plus la volonté parmi la population.

    Ces personnes apeurées et réactionnaires poussées par un vent de panique n'ont sans doute jamais envisagé l'idée que la démission des députés Beaudoin, Curzi, Lapointe pourrait justement se situer dans une vision plus large de la politique traditionnelle.

    Puisque tous les enjeux politiques sont devenus économiques ou vice-versa, aujourd'hui, rappeler qu'il existe un frein au développement qui, d'ailleurs enrichit toujours les mêmes, est une position qui, comme l'écrit Mathieu Bock-Côté dans son article de samedi, fait d'Amir Khadir «l'opposition officieuse».

    A-t-il inspiré les trois députés démissionnaires du PQ ? Pourquoi pas ? Si ceux-ci sont convaincus, qu'en plus d'avoir commis un impardonnable faux-pas en demandant à ses députés d'adopter la ligne soviétique de parti concernant le projet de Loi 204 et, si en plus, ils sont convaincus que Pauline Marois ne réussira pas à faire l'indépendance, leur principal objectif en politique.

    S'il est question d'idéologie et d'éthique, Est-ce que l'establishment politique, Jean Charest en tête, ne jouerait pas une «game» politique teintée d'idéologie présentement ? Une idéologie néo-libérale où les seuls acteurs potentiels sont les investisseurs. Dans laquelle idéologie le citoyen est devenu une nuisance au développement économique au détriment du progrès social.

    Il a beau jeu de reconnaître que le projet de Loi 204 devrait être mieux ficelé à l'automne, alors qu'il se rend compte que la résistance couvait aussi dans son parti. Il est juste meilleur stratège que la d

  • pinotte
    Inscrit
    vendredi 17 juin 2011 09h17
    Fini le PQ
    Le PQ pour moi, c'est fini !

    Je rends les armes, trop déçue par l'intolérable manque de sensibilité de ce parti envers la population. Quand entend-on parler Pauline Marois des problèmes que vivent les familles pauvres du Québec, le manque de ressources pour les assistés sociaux, la violence faite aux aînés, le manque de personnel dans les CHSLD, les enfants qui n'ont pas déjeuné avant d'aller à l'école, le décrochage scolaire, la médecine des riches et celle des pauvres? L'indépendance ? Oui, un jour... !

    Je rends les armes, et je les apporte avec moi dans le parti Québec solidaire qui a un souci des personnes et de leur bien-être. Pour moi, c'est là l l'essentiel, c'est par là qu'il faut commencer pour motiver les troupes à créer un pays.

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