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Le navet

Michel David   31 mai 2011  Québec
À l'époque où il était le ministre des Affaires intergouvernementales de Jean Chrétien, Stéphane Dion avait le don de faire enrager Lucien Bouchard et ses ministres en leur adressant des lettres dans lesquelles il coupait les cheveux en quatre.
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  • Andre Vallee - Abonné
    31 mai 2011 04 h 36
    Arrêtons de niaiser.
    Cette fois, la phrase de Mme Marois s'applique. Votons la souveraineté et puis discutons après avec le reste du Canada du lien fédéral. Ç'est debout qu'on gagne quelque chose, pas à quatre pattes.
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  • Steven Bindley - Abonné
    31 mai 2011 04 h 53
    Question gagnante qui respecte la loi de la Clarté:
    Voulez-vous que le Québec demeure une province canadienne? Oui ou non?

    Avec une question aussi claire, non seulement la loi de la clarté est respectée pour la question elle-même, et le pourcentage de vote devra aussi être d'au moins 66%, sinon plus.

    Je serai fier membre du comité du NON pour la première fois de ma vie!

    Steven Bindley
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  • Georges Paquet - Abonné
    31 mai 2011 06 h 49
    Le navet n'est pas toujours celui qu'on pense.
    Je me souviens bien des lettres échangées entre M. Dion et MM. Bouchard et Landry. La vérité est qu'après avoir tenté certaines réponses aux lettres de M. Dion, les deux grands indépendantistes québécois se sont rendu compte qu'ils avaient de plus en plus de mal à justifier leur projet dans le détail, et ils ont cessé d'y répondre, préférant poursuivre leur propre discours publics, sans répliques. Les deux ont d'ailleurs mis fin à leur carrière politique de façon abrupte. Et certains même et surtout chez les Péquistes se demandent maintenant s'ils étaitent de vrais indépendantistes. Et plusieurs posent d'ailleurs la même question à Mme Marois.

    Où sont les navets, d'après vous?
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  • Erwan Basque - Inscrit
    31 mai 2011 07 h 33
    Entre purs,entre durs !
    Bonjour,
    À tout le moins, une exception ne confirme pas la règle dans cette épique saga. Monsieur Jacques Parizeau et le brillant, l'éminent Monsieur Stéphane Dion s'entendaient comme deux larrons en foire. De mémoire, Monsieur n'a jamais critiqué les démarches intellectuelles du Roi de la Clarté car Monsieur Jacques Parizeau voulait une question claire lui aussi. Entre purs, les grandes âmes se rencontrent dans la Clarté ! Merci beaucoup, Erwan Basque.
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  • Jean St-Jacques - Abonné
    31 mai 2011 07 h 54
    Sont-ils de vrais indépendantistes?
    Pourquoi poser cette question à des personnes qui ont milité activement au PQ? Le fait-on pour les fédéralistes?

    La lois sur la clarté est une erreur de Stépane Dion car la majorité se situe à 50% 1 qui est reconnue à travers le monde. Si le non l'emportait avec la même pondération serait-il aussi valable ou contestable?

    Allons, ce sont des discussions absurdes et les dernères élections sont un référendum envers le fédéralisme de Harper. Il suffit maintenant de passer aux actes et de rapatrier nos pouvoirs et déclarer notre souveraineté.

    Même François Legault demeure un souverainiste au fond de l'âme et pour faire plaisir à Charles Sirois, il a renié ses principes mais il demeure au fond de lui-même un indépendantiste.

    Arrêtons de poser cette question et parlons de vraies choses..
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  • Jean Lapointe - Abonné
    31 mai 2011 08 h 15
    C'est quoi les motivations de Stéphane Dion?

    Que peuvent bien être les motivations profondes de Stéphane Dion?

    Pourquoi s'acharne-t-il à ce point à vouloir écraser les souverainistes québécois?

    Il y a sûrement quelque chose de pathologique en lui pour être aussi hargneux à l'endroit de ses propres compatriotes?

    Qu'est-ce qui le conduit à sacraliser le statu quo à ce point? Je dis bien SACRALISER parce qu' on sent bien que, pour lui, son Canada est intouchable, il est sacré.

    Serait-ce à cause de son éducation religieuse ?

    Si encore il avait des arguments rationnels à mettre de l'avant. Il n'en a même pas.

    Il voue à son Canada un dévouement complet entier comme certains croyants et certains croyantes le font à l'endroit de leur dieu ou leurs dieux.

    C'est quand même pas normal.

    Et, en attendant, il est joliment emmerdant.
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  • Eugène Lapointe - Abonné
    31 mai 2011 09 h 06
    Le sophiste
    Le sophiste n'est pas celui qu'on pense.

    Eugène Lapointe
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  • Geoffroi - Abonné
    31 mai 2011 09 h 44
    Oui on en a des navots et...des poireaux
    « Quand l’printemps est arrivé il (e) commence à chanter :
    «Venez voir mes échalotes seul’ ment qu’à dix sous la botte
    Des radis pis d’la salade, des patates pis d’la rhubarbe
    J’ai du vrai sirop d’érable fait avec d’la cassonade»

    Ah! On en a des légumes!
    Des carottes pis de navots, ah! Des bett’raves pis des poireaux
    Oh! Oui! On en a des beaux choux
    Des patates pis de tomates on en a des rouges des vartes!»

    Source : « Paroles et musiques, Madame Bolduc » de Lina Remon, page 136
    Chanson comique avec musique à bouche
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    31 mai 2011 10 h 26
    @ M. Steven Bindley
    M. Steven Bindley
    écrit sa question référendaire claire ? : « Voulez-vous que le Québec demeure une province canadienne? Oui ou non? »

    Ce n'est pas clair.,Demander ce qu'on ne veut pas n'indique pas ce que l'on veut...à la place.

    Une question vraiment claire : Voulez-vous faire du Québec un pays séparé du Canada ? OUI ou NON
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  • Jean-François Trottier - Abonné
    31 mai 2011 12 h 38
    La part du sophiste
    Stéphane Dion élevait chaque cas d'indépendance en cas particulier, comme si chaque pays n'en était pas un. Quand il "réfutait", il prétendait appliquer une sorte de "jurisprudence" en cherchant des précédents, inventait des obstacles qui n'étaient que des vues de l'esprit. Or, des vues de l'esprit, on peut en pondre tant qu'on veut. Il y a une contradiction évidente à pontifier que les pays démocratiques ne choisissent pas de se séparer et, d'un même souffle, dire qu'un pays qui le choisit ne devrait pas parce que, demain, il pourrait changer d'idée!
    L'essentiel de son argumentation n'est pas de démonter le désir souverainiste Québécois, il ne le peut pas. Il peut seulement le faire paraître fastidieux. Les technicalités deviennent des murs infranchissables, chaque cas particulier d'indépendance (tous des actes illégaux,. au demeurant) devient une jurisprudence internationale...
    Un exemple parmi tant d'autres: on ne peut accepter le 50% 1 parce que les gens pourraient changer d'idée. Sans blague? Et si, voyant la souveraineté possible, plusieurs NON décidaient de virer OUI après le vote? C'est possible, vu que l'impossibilité de l'indépendance constitue l'ESSENTIEL de l'argumentaire du NON! Il y en a qui prennent goût à une prise de pouvoir non seulement possible, mais en marche.
    Évidemment, c'est une hypothèse. Mais l'argument de M. Dion (les gens vont changer d'avis pendant les négociations suivant un OUI) en est aussi une. Il voit le futur, vous pensez? Comem chef du PLC, ça ne lui a pas trop réussi.
    Et si on allait de l'avant malgré tout? Il restera derrière, son doigt sentencieux pointé vers le ciel, pontifiant les Lois de la Démocratie alors même qu'elle lui marche dessus.
    Perdu dans ses arguties, il sera bien le dernier à s'en rendre compte.
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  • Steven Bindley - Abonné
    31 mai 2011 14 h 19
    @ Gilles Bousquet
    M. Bouquet,

    Vous comprenez avec cette boutade que je ne suis pas d'accord avec la loi de la clarté. Selon cette loi, il semble qu'il ne faut que 50% 1 pour garder le Québec au sein du Canada, mais plus pour en sortir. Un vote OUI vaut donc moins qu'un vote NON. Je retourne le sens de la question et cela inverse le résultat... et prend les fédéralistes à leur propre jeu.

    La question « Voulez-vous que le Québec demeure une province canadienne? Oui ou non? » suppose qu'en cas de NON, le Québec sort du Canada pour devenir indépendant, de la même façon que le NON à question: « Voulez-vous faire du Québec un pays séparé du Canada ? OUI ou NON » induit que le Québec reste avec le Canada...

    C'est, disons, une logique que Stéphane Dion pourrait comprendre...
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  • Andre Vallee - Abonné
    31 mai 2011 15 h 49
    Ma question
    “Voulez-vous que le Québec devienne souverain afin de pouvoir négocier le lien canadien d'égal à égal?”
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    31 mai 2011 16 h 37
    @ M. Vallée
    Excellente idée de question, la meilleure suggestion à ce jour.

    C'est clair et ça n'est pas de nature a faire trop peur aux 75 % de Québécois qui ne sont pas totalement séparatistes.
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  • Laurent Desbois - Inscrit
    31 mai 2011 23 h 56
    Une question claire pour monsieur Dion!!!!
    « Simplement, la question »

    Une question claire pour monsieur Dion de Aislin (alias Terry Mosher) en 1995.

    http://www.musee-mccord.qc.ca/scripts/viewobject.p
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  • Georges Paquet - Abonné
    1 juin 2011 03 h 25
    Mettre la charrue devant les boeufs...
    Il y en a qui sont plus forts que d'autres pour mettre la charrue devant les boeufs. Prenons la question de M. André Vallée. Elle suppose que les Québécois décideraient de devenir souverain avant de savoir sur quoi porteraient les négociations qui les rendraient souverains.

    Quant à y être, proposons de tenir un référendum sur le choix d'une question pour le prochain référendum.
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