dimanche 27 mai 2012 Dernière mise à jour 01h01
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Le projet de loi 19 sera étudié

La carte électorale devra faire consensus, prévient toutefois Jacques Chagnon

Robert Dutrisac   27 mai 2011  Québec
Québec — Dans une décision rendue hier, le président de l'Assemblée nationale, Jacques Chagnon, confirme que le projet de loi 19 sur la carte électorale pourra être étudié même si tous les députés de l'opposition se sont prononcés contre son dépôt. En revanche, la présidence établit que son adoption devra faire l'objet d'un large consensus.

«Par analogie avec la notion de convention constitutionnelle [en vertu de laquelle les acteurs se jugent liés], nous pouvons affirmer que nous faisons ici face à une sorte de nouveauté, une convention parlementaire. En effet, je sens qu'il existe un fort sentiment de nécessité politique pour qu'un consensus le plus large possible se dégage en matière de représentation électorale», a déclaré Jacques Chagnon.

Pour la présidence, la Loi électorale, et, de là, le pouvoir du Directeur général des élections (DGEQ) de constituer la carte électorale, est une loi fondamentale, quasi constitutionnelle. Jacques Chagnon a d'ailleurs rappelé que les parlementaires avaient adopté à l'unanimité, le 16 mars dernier, une motion qui «réitère la primauté de l'institution qu'est le Directeur général des élections pour la délimitation de la carte électorale et [qui] confirme qu'une carte électorale délimitée par un projet de loi plutôt que le DGEQ serait illégitime».

Le 12 mai dernier, le ministre responsable de la Réforme des institutions démocratiques, Pierre Moreau, avait présenté le projet de loi 19 qui crée trois circonscriptions dans la région de Montréal mais qui en protège trois autres menacées dans l'est du Québec, une solution temporaire. Le caucus libéral venait de rejeter l'entente intervenue entre le ministre et le leader parlementaire de l'opposition officielle, Stéphane Bédard, entente qui portait sur une solution permanente où on aurait donné au DGEQ d'autres critères pour confectionner la carte électorale, notamment en fixant un nombre moyen d'électeurs moindre dans les circonscriptions rurales.

Lors de la présentation du projet de loi 19, les 53 députés de l'opposition présents ont voté contre son dépôt tandis que les 59 élus de la majorité ont voté pour.

Avec cette décision, les parlementaires reviennent à la case départ. C'est l'impasse: pas de consensus et une carte électorale que le DGEQ pourrait imposer en septembre après un débat statutaire de cinq heures en Chambre, carte qui abolit trois circonscriptions en régions.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires  Chargement ...
  • François Ricard - Abonné
    27 mai 2011 07 h 04
    Une personne- un vote
    Nous sommes en démocratie. Le vote de chacun des citoyens doit avoir une valeur égale.
    Certaines régions se dépeuplent: les jeunes doivent s'exiler à Québec ou à Montréal pour fins d'étude et de travail. Les personnes à la retraite se réfugient dans les villes pour être plus prêt des services. Le monde de l'agriculture non seulement est passé à l'ère mécanique mais entre maintenant dans l'ère numérique, ce qui diminue le nombre de travailleurs requis. C'est une situation hautement problématique. Mais ce n'est pas en faisant entorse à un principe de base de la démocratie que l'on résoudra le problème.
    En plus, nous nous sommes donné une institution impartiale pour revoir la carte électorale. Nous nous devons de respecter le travail de ce Directeur des élections.
    Le PLQ et le PQ sont prêts à bafouer ce principe de base de toute démocratie: un citoyen, un vote, à des fins purement électoralistes.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • J. Maurice Arbour - Abonné
    27 mai 2011 07 h 08
    Savoir distinguer le court terme et le long terme
    Mais nos élus, englués dans leurs intérêts patisans à court terme, en sont incapables. Et si trois circonscriptions rurales disparaissent, ce sera fatalement la faute des autres. Tout le monde est de bonne foi, naturellement...
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Roland Berger - Abonné
    27 mai 2011 07 h 23
    Développer les régions
    Il faut favoriser le développement des régions, ont répété encore et encore les dirigeants du PQ, du PLQ et de l'ADQ. Pour le moment, le moyen lumineusement ingénieux qu'ils ont trouvé est de diminuer leur représentativité à l'Assemblée nationale, les soumettant ainsi aux décisions prises par la députation des régions de grande densité démographique. Il ne faut pas se décourager toutefois. Ils trouveront sûrement autre chose pour réduire l'importance des régions, majoritairement francophones.
    Roland Berger
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Carmyn Girard - Abonné
    27 mai 2011 07 h 52
    ENCORE ET ENCORE
    Meme decoupage que le fédéral 75 circonscriptions 50 salaire sauvés 50 futur pensions sauvés et un minimum de 3,750,000 de dollars sauvé que on peut remettre dans la santé et éducation
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • François Ricard - Abonné
    27 mai 2011 10 h 02
    @ Roland Berger
    Ça donne quoi de bafouer un principe de base, (une personne= un vote) pour obtenir trois députés ruraux additionnels qui devront suivre la ligne de parti? Cette ligne de parti est établie par les financiers du parti. Parmi ces financiers, les ruraux sont une espèce très rare.
    Comme vous voyez, nous avons un système électoral très bancal et ce n'est pas en faisant entorse à l'un de ses piliers que nous allons le bonifier.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Alain M. Bergeron - Inscrit
    27 mai 2011 12 h 41
    Je me propose...
    L’omniprésente vision à court terme de nos politiciens m'exaspère !!!

    Y aura-t-il quelqu'un qui aura la sagesse de sa clairvoyance à poser des actions concrètes et réfléchies afin de favoriser d'abord et avant tout, la pérennité de la vie et le mieux-être de nos générations futures...
    Il me semble évident qu'une fois de plus, tout ce remue-ménage se fait en considération des besoins partisans immédiats au lieu d'alléger de façon significative le fardeau qui pèse sur le simple citoyen.

    Je propose donc ci-dessous trois mission au DGE... Et vous transmets même une invitation personnelle...

    ACOMB
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Alain M. Bergeron - Inscrit
    27 mai 2011 12 h 42
    Mission 1 et 2
    La première mission que nous devons atteindre...

    S'assurer de la pérennité de la vie. Que restera-t-il de ces structures lorsque nos terres et nos eaux seront complètement atrophiés ?

    La toute première chose à considérer et à réaliser: Définir les structures administratives en fonction des bassins versants...

    Deuxième mission que nous devons atteindre...

    S'assurer de préserver nos cultures et nos particularités dans le respect de tous et chacun.

    Il est d'une importance capitale de tout mettre en œuvre afin de s'assurer de la survie du fait français au Québec. Les territoires à définir doivent obligatoirement en tenir compte.
    Cette particularité nord-américaine devrait rejoindre aussi la fierté des autres cultures intégrées aujourd'hui sur le Québec... Ce n'est que sur ce respect mutuel de l'ensemble des nations formant aujourd'hui notre territoire que nous grandirons ensemble plus harmonieusement. Prendre le temps de mieux connaître ces différentes cultures des premières comme des nouvelles nations installées sur notre territoire permet l'enrichissement collectif. Je dois ici m'en confesser, j'ai personnellement encore beaucoup à apprendre.

    Donc, définir les structures administratives dans le respect des cultures en s'assurant la pérennité de notre langue commune. Le français !

    ACOMB
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Alain M. Bergeron - Inscrit
    27 mai 2011 12 h 44
    Finalement et en bonus, une invitation
    Troisième mission que nous devons atteindre…

    Assurer l’allègement du nombre des structures administratives et des frais qui y sont rattachés.

    Le nombre de comté est actuellement beaucoup trop élever, et ce, particulièrement en milieu urbain. Il existe déjà dans nos villes nombre de service et de structures administratives qui pourraient être regroupé sans en diminuer leur efficacité. Encore faudrait-il cesser de niveler par le bas et que tous et chacun participe à l'enrichissement collectif et contribue en mettant l'épaule à la roue. Nous devrions reconsidérer de façon réaliste nos moyens.
    De ce fait, avec les moyens de communication actuel, les politiques à venir devraient favoriser l'exode vers les régions et ce pour une foule de facteurs économique et sociaux...

    Quelqu'un a perçu ici le moindre intérêt partisan ?

    En terminant, permettez-moi de vous inviter cordialement cet été dans la plus belle des régions du Québec, la mienne, celle des bassins sources de la rivière St-François, La région touristique de Adstock...
    Et surtout, ne vous gênez pas pour dire à mes amis que c'est l'Abénaquis qui vous y a invité !

    Je peux même vous y hébergez gratuitement si vous aussi avez aussi, un intérêt à bâtir un monde meilleur pour nos générations futures...

    Au plaisir de vous y rencontrez!

    ACOMB

    Alain M. Bergeron, l'Abénaquis
    alainmbergeron@hotmail.com
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
8 réactions
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
éditoriaux
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012