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Interculturalisme - L'interculturalisme y est pour peu dans l'intégration

Daniel Baril - Journaliste et anthropologue  27 mai 2011  Québec
Peut-on penser que le port du hidjab, et la division des sexes qui vient avec lui, va faciliter l’intégration des musulmanes? Comment construire une société cohésive lorsque, pour une part importante de ses membres, c’est l’identité religieuse ou tribale qui prédomine en lieu et place d’identité nationale?<br />
Photo : Agence Reuters Rebecca Cook
Peut-on penser que le port du hidjab, et la division des sexes qui vient avec lui, va faciliter l’intégration des musulmanes? Comment construire une société cohésive lorsque, pour une part importante de ses membres, c’est l’identité religieuse ou tribale qui prédomine en lieu et place d’identité nationale?
Le Symposium international sur l'interculturalisme, une initiative lancée par le sociologue Gérard Bouchard, se tient cette semaine à Montréal. L'événement vise à faire ressortir la spécificité de l'interculturalisme comme modèle d'intégration. Selon un texte de Gérard Bouchard publié en marge de ce symposium dans Le Devoir, l'interculturalisme est différent du multiculturalisme tel que pratiqué au Canada et en Europe. Mais le professeur éprouve beaucoup de difficulté à établir une distinction nette entre les deux notions.

La principale différence serait que le multiculturalisme canadien ne tient pas compte de l'existence d'une culture majoritaire au Canada alors que l'interculturalisme québécois cherche à protéger le fait français au Québec. [...]

La confusion existant entre les deux notions serait due à son avis au fait que les gouvernements successifs à Québec «n'ont pas suffisamment aligné leurs politiques sur le modèle interculturaliste». En quoi ont-ils erré et qu'auraient-ils donc dû faire? L'auteur ne nous le dit pas.

Approche républicaine


Si le propre de l'interculturalisme est l'affirmation d'une culture majoritaire, on pourrait donc croire que c'est ce qui se pratique dans les pays pluralistes qui accordent les mêmes droits à tous tout en se souciant de préserver la culture majoritaire, comme le font les pays démocratiques et républicains. Gérard Bouchard se demande d'ailleurs s'il n'y a pas, dans l'interculturalisme, une influence républicaine française. Mais il rejette l'approche républicaine. [...]

L'interculturalisme accepte la culture majoritaire, mais à condition qu'elle ne s'exprime pas trop fortement. Les cultures qui s'imposent commettent à son avis un «abus de pouvoir»! Son interculturalisme est à ce point aseptisé qu'il ne fait qu'«inviter à reconnaître certains éléments de préséance ad hoc (ou contextuelle) à la culture majoritaire».

Au Canada et ailleurs


Si l'interculturalisme québécois se distingue du multiculturalisme canadien, comment est-il perçu dans le reste du Canada? Tout montre que les multiculturalistes canadiens n'ont rien remarqué de particulier du côté de la «société distincte».

L'un des principaux théoriciens du multiculturalisme, Will Kymlicka, professeur à l'Université Queen's à Kingston en Ontario, a dirigé, pour le compte du ministère canadien de l'Immigration et de la Citoyenneté, une vaste étude sur l'État actuel du multiculturalisme au Canada, 2008-2010. L'un des six rapports du groupe d'étude concernait le Québec, mais on ne retrouve, dans le rapport synthèse, aucune trace du soi-disant caractère particulier de l'interculturalisme québécois; le mot n'y figure même pas!

Autrement dit, l'interculturalisme québécois est perçu, à l'extérieur du Québec, ni plus ni moins comme du multiculturalisme.

Plusieurs multiculturalistes canadiens soutiennent par ailleurs que l'approche canadienne est différente du multiculturalisme tel que pratiqué en Angleterre, en Allemagne et aux Pays-Bas, où le modèle a conduit à l'isolement culturel des communautés. Les pays européens seraient-ils donc plus généreux culturellement à l'endroit des minorités que l'est le Canada? Rien ne semble le démontrer.

Respect des droits de la personne

Dans une critique d'un ouvrage de Will Kymlicka (Multicultural Odysseys, 2007), l'ex-éditeur du magazine britannique d'actualité politique Prospect, David Goodhart, n'observe aucune différence entre la philosophie multiculturaliste canadienne et celle de l'Angleterre et reproche à toutes les deux de nier l'existence d'une culture politique dominante. De l'extérieur du Canada, le multiculturalisme canadien est perçu comme du multiculturalisme tout court.

Kymlicka lui-même reconnaît qu'il est impossible de démontrer que le multiculturalisme est une réussite dans les pays développés. L'un des problèmes est que cette approche, dans sa forme légère, se confond avec toute gestion démocratique du pluralisme. Pour démontrer l'amélioration du sort des immigrants au Canada, Kymlicka doit s'en remettre aux politiques de respect des droits de la personne, politiques qu'il semble voir comme un produit du multiculturalisme. Dans son rapport au ministère de l'Immigration, Kymlicka attribue tous les cas positifs d'intégration au multiculturalisme et tous les exemples négatifs sont présentés comme des faits isolés qu'il faut éviter de généraliser.

Or, souligne David Goodhart, aucun pays démocratique n'a attendu les réflexions postmodernistes des multiculturalistes pour accorder les mêmes droits à tous. Selon l'observateur britannique, la réussite du modèle canadien tient au fait que le Canada est plus sélectif dans sa politique d'immigration que le sont l'Angleterre et les Pays-Bas. Au Canada, les immigrants sont sélectionnés en fonction de leur capacité à intégrer le marché du travail, tandis que le flot migratoire en Europe est constitué d'une population plus désavantagée économiquement.

Le succès de l'intégration des immigrants aurait donc peu à voir avec la philosophie multiculturelle et aurait tout à voir avec les politiques d'immigration. L'inter et le multiculturalisme apparaissent comme des discours construits a posteriori de la définition d'objectifs sociopolitiques à mettre en oeuvre et visant à présenter ces objectifs dans un langage politiquement acceptable à la société ambiante.

Accommodements religieux

L'inter et le multiculturalisme ont encore ceci en commun: l'une ou l'autre appellation conduisent à rejeter la laïcité de l'État qui, aux yeux des multiculturalistes, est un obstacle à l'égalité des droits et à l'intégration des minorités. De cette idée tordue découle la notion de «laïcité ouverte» et son corollaire, qui est la pratique des accommodements religieux.

Dans cette notion, ce n'est pas la laïcité qui est «ouverte», mais l'État qui s'ouvre à l'introduction du religieux dans son domaine. La «laïcité ouverte» laisse donc passer ce qu'elle est censée tenir à l'écart de l'État; c'est une laïcité chimérique. Gérard Bouchard n'emploie pas l'expression, mais épouse le concept.

Le sociologue considère par ailleurs que la pratique des accommodements est différente au Québec de ce qu'elle est en contexte multiculturaliste. Il en donne comme exemple le port du hidjab en classe qui serait motivé, selon lui, par un souci d'intégration: en autorisant le hidjab, la jeune musulmane peut fréquenter l'école publique et ainsi «s'ouvrir plus aisément aux valeurs de la société québécoise».

Pourtant, un tel argument sociologique n'est jamais pris en compte par les tribunaux ni par la Commission des droits et libertés de la personne. La notion d'accommodement raisonnable est un concept purement juridique et les tribunaux refusent de discuter de cohésion sociale.

L'idée que l'intégration est favorisée par ce genre d'accommodement est très discutable. Peut-on croire que l'autorisation du port du kirpan à l'école, en dépit des règlements de sécurité, a favorisé l'intégration des sikhs? Peut-on croire que l'établissement d'un érouv à Outremont, en dépit des règles d'usage de l'espace public, a favorisé l'intégration des hassidim? Peut-on penser que le port du hidjab, et la division des sexes qui vient avec lui, va faciliter l'intégration des musulmanes? [...]

Comment construire une société cohésive lorsque, pour une part importante de ses membres, c'est l'identité religieuse ou tribale qui prédomine en lieu et place d'identité nationale? Dans ce contexte, tout accommodement religieux dérogeant aux règles communes ne peut que renforcer l'idée que la religion est au-dessus de tout et que cette appartenance est donc celle qui doit prédominer.

Le port de symboles religieux

Le port de signes religieux dans la fonction publique est une pratique particulièrement problématique de l'accommodement. Gérard Bouchard reconnaît que ces signes devraient être interdits aux «agents qui incarnent au premier chef la neutralité de l'État et son autonomie par rapport à la religion» et aux «agents dotés d'un pouvoir de coercition».

Pourquoi uniquement à ceux-là? Pourquoi aux juges et pas aux ministres? Pourquoi aux policiers et pas aux enseignants? La neutralité de l'État s'exprime par la neutralité de l'image donnée par ses représentants; c'est par eux que passe le message que tous les citoyens sont traités de la même façon quel que soit leur sexe, leur religion ou leur appartenance ethnique. Ceux qui choisissent d'être des agents de l'État choisissent d'accepter ce message et son exigence.

L'autorisation du port de signes religieux ostensibles pour certaines religions favorise la visibilité et le prosélytisme implicite de ceux qui s'imposent ce genre d'ostentation; il en résulte un effet d'entraînement conduisant les autres à afficher leurs convictions de façon tout aussi ostensible. C'est exactement ce qui se produit dans le cas de la prière municipale à Saguenay: le maire de la ville, Jean Tremblay, justifie la récitation de sa prière par le fait que des accommodements ostentatoires sont consentis aux autres religions que la sienne.

Intégration économique

À un niveau plus pratique, l'intégration réfère à la capacité de s'insérer sur le marché du travail. Pour les défenseurs de la «laïcité ouverte», le droit de porter des signes religieux est essentiel à cet objectif. Non seulement cette idée reçue n'a jamais été ni chiffrée ni démontrée, mais une étude du Centre interuniversitaire de recherche en analyse des organisations tend à l'infirmer.

L'étude montre que le taux de chômage est plus du double chez les immigrants du Québec que chez les natifs d'ici, alors qu'il n'est que de 1,8 % de plus en Ontario et de 0,7 % de plus en Colombie-Britannique. Le principal facteur explicatif, selon les auteurs, n'est ni la langue ni la diplomation. [...] L'explication serait dans des habitudes culturelles empreintes d'attentisme et de division traditionnelle des rôles chez une partie de l'immigration québécoise. [...]

Au nom même de l'interculturalisme, on peut donc arriver à une position opposée à celle de Gérard Bouchard en matière de laïcité et d'accommodements religieux. [...]

La séparation entre le religieux et l'État est l'un des grands acquis de la modernité qui doit être réaffirmé et consolidé face à ceux qui veulent subordonner l'État à la religion. La laïcité franche et sans compromis doit être un principe non négociable dans le processus d'intégration.

***

Daniel Baril - Journaliste et anthropologue
 
 
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  • lephilosophe - Inscrit
    27 mai 2011 08 h 03
    Enseignantes et infirmières: agentes de l'État?
    Ce qui me fait franchement tiquer dans ces approches laïcistes inspirées des philosophies rationalistes du XVIIIe siècle, selon lesquelles la raison progressant dans tous les domaines de la vie publique devraient «naturellement» supplanter la place du religieux dans la société (un dogme jamais démontré et contre-factuel), c'est qu'elles prennent pour acquis que les individus travaillant pour l'État sont des agents de l'État. Cette conception éminemment bureaucratique de la société a cours dans certains milieux nationalistes qui croient au tout à l'État, au mur-à-mur. La neutralité de l'État n'est pas synonyme de la neutralisation des individus qui y travaillent. Demandez à une infirmière si elle se perçoit comme une agente de l’État parce qu’elle est employée dans la fonction publique ou parapublique.
    Cette conception «normalisatrice» de la laïcité s'appuie sur une autre fausse prémisse qui est celle de la neutralité de l'espace public. Or, l'espace public est partout marqué par la culture dominante, sa force d'attraction est cent fois plus élevée que celle des minorités. Pour avoir mené des combats aux côtés des communautés gaies et lesbiennes du Québec, je sais de quoi je parle. Ce qui est la norme, et qui se pratique quotidiennement dans l'espace public, est perçu comme «naturel». Mais si on transforme ses normes en obligations pour tous: à coup sûr le réflexe identitaire minoritaire se crispera et élèvera son niveau de revendication. Le résultat sera aux antipodes des effets recherchés.

    Bernard Gadoua
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  • Anne-Marie Bilodeau - Abonné
    27 mai 2011 08 h 07
    Vive la laïcité!
    C'est une excellente analyse. J'y ajouterai que la Loi sur la fonction publique impose un devoir de réserve à TOUT employé public:
    « 10. Le fonctionnaire doit faire preuve de neutralité politique dans l'exercice de ses fonctions.
    11. Le fonctionnaire doit faire preuve de réserve dans la manifestation publique de ses opinions politiques."

    Le port de signes religieux est souvent un geste politique.
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  • Michele - Inscrite
    27 mai 2011 08 h 29
    L'origine chrétiennne de la séparation des pouvoirs
    D'abord, l'idée de cette séparation des pouvoirs religieux et politique provient d'un mode protestant de gestion du religieux. Dès le 16e siècle, avant les lumières, Calvin à Genève a instaurer ce mode de gouvernance et parmi les dénominations calvinistes, la Basse-Église anglicane, les dénominations américaines, on fait un lien entre la raison et Dieu. La démocratie a une origine religieuse, lorsque l'on connaît les doctrines protestantes, la présence d'une référence à Dieu dans le préambule des Chartes des droits et libertés est fort pertinente. Ce serait une erreur, à mon avis de retirer cette référence puisque cela donnerait l'impression que la Charte n'est pas un héritage chrétien.

    M.Baril, propose une laïcité basée sur le modèle français, alors qu'il sait très bien que ce modèle n'est pas exportable au Québec en raison de grandes différences entres les Constitutions des deux pays. Entre-autes en France la protection des intérêts de la nation, constitue le premier article du document fondateur.

    W.KImlicka fait une différence, entre l'identité canadienne et l'identité québécoise. La majorité anglophone n'ayant pas un attachement très fort aux origines britanniques contrairement aux francophones officillement attaché à leurs origines françaises. Bref, les cultures nationales sont distinctes. C'est à mon avis, ici que le problème de référere à l'interculturalisme, se pose au Québec.

    Comment prôner un interculturalisme alors que les citoyens ne s'entendent pas sur la question de la culture nationale?

    M.Poupore
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  • J.Gabriel - Inscrit
    27 mai 2011 08 h 31
    Neutralité morbide!
    Ce que prône M. Baril n'est pas la neutralité de l'État par rapport aux religions mais le neutralisme, soit une idéologie (ou une religion séculière!!!) reposant sur une vision de l'humanité complètement désincarnée politiquement et historiquement.
    Cette idéologie faisant fi de l'histoire et reposant sur un républicanisme sans forme autre que celle des dogmes modernistes dépassés (parce que reposant sur des postulats positivistes) ne peut mener qu'à un repli des citoyens sur des identités fantasmées, soit un lieu où les symboles identitaires et leurs pourvoyeurs accumuleront du pouvoir à mesure qu'il purge les gens d'un ressentiment à l'égard d' un État sans visage (donc sans rides ni cicatrices historiques), si "neutraliste", qu'en définitive personne ne s'y reconnaîtra. Le fantasme de la pureté originelle, des fondations, voilà ce vers quoi le laïcisme à la Baril nous mène.
    Il faut repenser entièrement le rapport du religieux au politique plutôt que de calquer puérilement le modèle dépassé du laïcisme à la Française (reposant sur un romantisme hargneux cultivant la nostalgie d'un esprit républicain lui même fantasmé, car n'ayant jamais existé).
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  • Yves Lever - Abonné
    27 mai 2011 08 h 52
    Le costume et l'intégration
    Bon texte de Daniel Baril.
    Il n'y a pas longtemps encore, j'enseignais au cégep Ahuntsic, peut-être le plus multiculturel du Québec. J'ai eu beaucoup d'étudiantes avec le foulard islamique. Toujours, elles se tenaient ensemble ou seules dans leur coin. Le plus souvent : sourire, connais pas! Il faut être bien naïf pour penser que le costume religieux puis aider à l'intégration. C'est le contraire qui se passe, à cause des porteuses du foulard.
    Une fois, un an plus tard, j'ai croisé une de ces étudiantes dans le corridor, une belle jeune fille que j'ai eu peine à reconnaître parce qu'elle ne portait plus le voile. Elle rigolait avec des copains et copines...
    J'ai aussi rencontré des gars et des filles, parfois nés ici et qui n'ont jamais connu d'autres systèmes politiques que le nôtre, affirmer sans sourciller et avec le plus grand sérieux que la loi de Dieu est au-dessus de toutes les lois des hommes et que s'il y a conflit de valeurs, ça doit toujours être la religion qui prime.
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  • Charles Dubois - Inscrit
    27 mai 2011 08 h 55
    Excellent texte et constat de M. Daniel Baril!
    Daniel Baril écrit ceci à propos du chômage élevé chez certains groupes d'immigrants: «...L'explication serait dans des habitudes culturelles empreintes d'attentisme et de division traditionnelle des rôles chez une partie de l'immigration québécoise...»

    Les raisons sont multiples, mais M. Daniel Baril a effectivement raison.

    Le rapport du vérificateur général du Québec, Renaud Lachance, était limpide et dévastateur à l'égard de la grille de sélection des immigrants. Les fonctionnaires du Québec ne vérifient pas l'authenticité des diplômes!

    «Selon M. Lachance la «grille de sélection des travailleurs qualifiés» utilisée au Québec est d'une «efficacité limitée» pour assurer un arrimage avec les besoins du marché du travail.

    Ainsi, entre 2006 et 2008, seulement neuf pour cent des candidats sélectionnés présentaient un profil répondant aux exigences dans les domaines de formation privilégiés par le Québec.

    Dans la plupart des cas - 65 pour cent - les travailleurs qualifiés sélectionnés n'ont eu aucun point en regard de la formation. Ce sont d'autres facteurs, surtout la connaissance du français, qui leur ont permis d'obtenir la note de passage pour débarquer au Québec.

    Ce sont là pour nous, des signes qu'il est nécessaire que le ministère réfléchisse à sa grille de sélection et à ses pratiques de sélection», a dit M. Lachance»

    http://www.cyberpresse.ca/le-droit/actualites/actu

    «Les probabilités de se retrouver à l'aide sociale dans les 12 mois qui suivent l'arrivée au Québec varie énormément selon l'origine. Ainsi 78% des Algériens, 60% des Marocains et 55% des Roumains passent par l'aide sociale durant leur première année. Les ressortissants français sont environ 5% à le faire, et les Chinois encore moins.»

    http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada
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  • Socrate - Inscrit
    27 mai 2011 09 h 38
    Nordiques
    Avec des gilets des Nordiques pour tout le monde, il n'y aurait plus des pôblèmes d'intégration au Québec selon toute évidence; sauf peut-être celui des cataractes perceptuelles de Mononcle Gérard, mais encore?
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  • Denis Paquette - Abonné
    27 mai 2011 10 h 27
    l'éthique, la politique et la laicité
    Monsieur ,vous dites "La séparation entre le religieux et l'État est l'un des grands acquis de la modernité qui doit etre réafirmé et consolidé face a ceux qui veulent surbordonner l'État a la religion La laicité franche et sans compromis doit etre le principe non négociable dans le processus d'intégration " mais est ce possible, faisable dans le réel. Est ce que l'humanité peut se passer de transcendances. Ce qui semble souvent juste intellectuellement, la vie, se charge, de le rejeter
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  • France Marcotte - Abonnée
    27 mai 2011 10 h 54
    Ah, lire!
    Très intéressant de constater que ceux qui approuvent cette limpide réflexion le font pour ce qu'elle contient et que ceux qui la rejettent le font pour ce qu'ils prétendent y voir.
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  • Suzanne Chabot - Inscrite
    27 mai 2011 11 h 19
    Peut-on forcer les gens a reconcer a la transcendance de Dieu dans leur vie?
    On cherche la meilleure méthode d’intégration, la meilleure des stratégies. Tantôt on promeut le multiculturalisme, tantôt l’inter-culturalisme, et ici, la laïcisation de l’espace public. Avec le multiculturalisme, on pense que les gens vont perdre leurs croyances en raison de leur immersion dans la société. Avec la laïcisation, on pense que cela ne suffit pas et qu’il faut enlever tous les signes visible de la religiosité.

    Mais, on oubli une chose, c’est que le Québec n’est pas isolé. Les musulmans qui vivent au Québec appartiennent à la communauté musulmane mondiale, ils voyagent dans les pays musulmans avec lesquels ils ont des liens très étroits, ils lisent le Coran, la Tradition prophétique et les écrits des savants, ils s’informent sur l’internet, ils discutent avec d’autres musulmans.

    Ce n’est pas en forçant les femmes musulmanes à enlever le foulard qu’elles portent sur la tête ou le voile qu’elles portent sur le visage que l’on pourra changer ce qu’elles ont dans la tête et les forcer à renoncent à la transcendance de leur Dieu dans leur vie.

    De telles mesures seront vécues comme de l’oppression par les musulmans du Québec, mais aussi par les musulmans du monde entier qui sont tous solidaires les uns des autres.

    Il y a une chose que l’auteur de l’article oublie, mais que beaucoup de politiciens savent mais ne disent pas. La protection du droit de religion est une des meilleurs des garanties de la paix avec les musulmans en general, et un des meilleurs des moyens de contrer les discours extrémistes des terroristes comme Al-Qaïda.
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  • Jean de Cuir - Abonné
    27 mai 2011 11 h 23
    Raison-religion
    On peut penser que l'on hésite à mettre au pas les religions : sont-elles soumises à la raison, qui a conçu le droit ainsi que les chartes, qui est "au main" de toute personne souveraine et qui se déploie dans le temps? Il est certain que des personnes peuvent choisir --à tort ou à raison -- de nier leur souveraineté au profit d'un imaginaire ou acquise par la violence ou dite ancrée dans le sang. Mais depuis la révolution française, l'État s'est constitué sur l'autorité ultime du peuple, donc des personnes. Ont été mis en place des valeurs fondamentales, comme la souveraineté, l'égalité, la liberté des personnes. En ce sens, l'État n'est pas neutre, il est "l'organe" au service de toutes les personnes, de leur bien commun et individuel. Il n'est pas non plus façonné une fois pour toute, car c'est le procès des négociations entre les personnes qui dessinent son visage et mode d'opération. Or, le procès des négociations, très complexes certes, s'appuient sur l'ouverture inhérente aux personnes, c'est-à-dire leur capacité de découvrir le monde, de l'habiter et de déterminer le sens de leur présence. Or, cette ouverture suppose que la personne ne s'est pas au préalable enchaînée à une croyance -une dogmatique- ou une idéologie totalisante; elle est responsable de la cité, citoyenne; on nomme "raison" le centre de cette ouverture et négociation. On pourrait dire que l'État est humaniste pcq il n'y a que des humains qui y sont responsables et souverains.
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  • Jean de Cuir - Abonné
    27 mai 2011 11 h 36
    Réponses
    Quelle transcendance pour les personnes? Celle inhérente à la personne, c'est d'elle qu'émane sa transcendance. Une question : est-ce possible de faire voir que les religions sont de l'ordre de l'onirique? Qui sinon une subjectivité peut proclamer être dans l'unique vérité? Et alors, de quel droit, de quel pouvoir? Le "fantasme de la pureté originelle" est inhérent aux croyances, car l'origine dans tous les mythes est normative. Quant à l'humanisme dit laïc, il se fonde sur une "raison" en mode de négociation! Prendre acte de son existence en tant que personne reliée à tant d' autres peut mener à une neuve conscience que le seul pouvoir d'exister et d'organiser l'existence de tous ( localement ou globalement ) réside en tous, d'où la nécessité de négocier.
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  • Michel Page - Inscrit
    27 mai 2011 11 h 49
    Le succès de l'intégration des immigrants aurait donc peu à voir avec la philosophie multiculturelle et aurait tout à voir avec les politiques d'immigration/intégration...
    Cette analyse pragmatique (anthropomorphique) est largement plus juste que l'approche idéologique et académique de M. G. Bouchard.

    Il presse sans doute à monsieur G. Bouchard de donner une marche à suivre au peuple québécois et de mobiliser dans le sens de ses perceptions intellectuelles. Mais s'il avait tort et que le peuple avait plus de sagesse qu'il ne le présume et que les immigrants consentaient à s'intégrer au-delà du seuil théorique supputé...

    De plus, M. G Bouchard évacue totalement le catholicisme culturel, tentant de promouvoir, sans trop de transparence, un mode de laïcisme extrême. C'est ce qui est le plus choquant, cette forme de nihilisme camouflée...

    La condition préalable à l'intégration harmonieuse, et au dialogue entre cultures, repose sur le respect d'un contrat social par lequel le nouvel arrivant s'engage à adhérer à l'ensemble des valeurs et des traditions du peuple d'accueil. L'intégration initiale incombera toujours à l'immigrant. En ce sens le recrutement, la sélection sur la base de la correspondance aux besoins du pays, au potentiel d'intégration -culturelle, sociale et linguistique - et la volonté d'intégration positive (d'où l'importance du contrat social agréé avant d'être reçu immigrant ) sont des composantes essentielles d'un intégration harmonieuse et fructueuse.


    Réf.:
    voir une critique de l‘approche M. G. Bouchard: Interculturalisme multiculturalisme: piège en l'absence de conditions préalables Des essais malheureux de désintégration : ce qui émerge de l’approche intellectuelle du pluri/intericulturalisme , sous http://www.montrealfrancais.info/node/2391#comment
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  • SusanK - Abonné
    27 mai 2011 12 h 24
    @ PHILOSOPHE
    Vous écrivez: Demandez à une infirmière si elle se perçoit comme une agente de l’État parce qu’elle est employée dans la fonction publique ou parapublique.

    Je vous répond: Demandez à un patient comment il se sentirait d'avoir une infirmière hidjabée à son lit d'hôpital alors que quelques mois avant, sa famille ou un membre de sa famille ou un de ses ami(e)s s'est fait massacré lors des tueries de plus en plus nombreuses de chrétiens dans les pays arabes au nom de l'islam.

    La même logique s'applique autant pour les professeurs d'école que pour les employés de l'état.
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  • Yves Lever - Abonné
    27 mai 2011 13 h 53
    L'habit fait le moine
    Sur ce que dit Suzanne Chabot.
    Un adage dit que l'habit ne fait pas le moine. Cela n'est vrai qu'au théâtre ou à l'halloween. Dans la réalité, l'habit fait le moine... Enlevez l'habit et le moine disparaît. Tous les défroquées le savent bien...

    Et puis, il est souvent vrai qu'en enlevant l'habit, ce qui est dans la tête se transforme rapidement. On peut renoncer facilement à la transcendance de Dieu quand d'autres formes de transcendance plus stimulantes pour l'esprit et le coeur prennent la place.
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  • Daniel Baril - Abonné
    27 mai 2011 14 h 45
    Précisions sur mon texte
    La version de mon texte publiée par Le Devoir est amputée de plusieurs passges dont celui qui précisait à quel article de Gérard Bouchard je répond. La version intégrale, avec ses références, est publiée sur le site Tolerance.ca à l'adresse suivante: http://www.tolerance.ca/Article.aspx?ID=111322
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  • Suzanne Chabot - Inscrite
    27 mai 2011 14 h 58
    Les délices de la foi
    @ M. Yves Lever

    Lorsque l'on a goûté aux délices de la foi, M. Lever, tout le reste devient méprisable et l'on ne souhaite jamais retourner en arrière ...

    La profondeur de la foi ne disparaît pas lorsque l'on enlève ou que l'on met un bout de tissu...

    Peut-être en est-il ainsi pour des idéologies et des philosophies qui stimulent temporairement les passions et qui sont interchangeables à souhait, au gré des envies, mais il n'en n'est pas ainsi pour la foi véritable.

    La croyance en Dieu unique, Créateur du Ciel est de la Terre, remonte à la nuit des temps. Peut-on en dire de même de toute autre croyance ?
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  • Siegfried L. Mathelet - Inscrit
    27 mai 2011 16 h 21
    Les "agents de l'État" et la guerre aux religions
    @philosophe : vous n'allez pas assez loin.

    Stricto sensu, toute personne qui perçoit des taxes de vente aussi joue le rôle d'"agent de l'État".

    Soit le terme est mal choisi, soit la proposition vise très très large.

    En fait, pour l'auteur, l'État doit se lancer activement dans l'éradication des traditions religieuses.

    Dans cette argumentation, le terme "Républicain" se révèle être le contraire de "libéral", et à la protection des minorités par le droit, fait place l'exaltation de la puissance publique dans laquelle la majorité voudrait voir le magnificiant reflet de sa propre identité pour mieux se saouler d'orgueil.

    L'auteur ne se rend donc pas compte que, sous couvert de soi-disant "neutralité", il demande à l'État de s'engager envers ses propres croyances aux détriments de celles des autres et de leur expression.

    Ce faisant, l'auteur prend le pas d'une nouvelle guerre de religions, celle là même qu'appellent tous les intégristes, religieux comme laïcs, pour pouvoir mieux vendre leurs salades au bon peuple.

    Pourtant, en établissant une distinction claire entre la laïcité de l'État et celle ses représentants, la neutralité de l'État pourrait s'interprétée comme un :

    "vivre et laissez vivre"

    plutôt qu'un :

    "faite don' comme tout le monde"

    Quand à la Modernité dont se réclame l'auteur, on peut en dire bien des choses.

    Notamment qu'en remplaçant les guerres de religions par des guerres idéologiques, elle n'a pas amenée moins de tourments à l'humanité.

    Ce que nous propose maintenant M. Baril, c'est de faire un mixte des deux.

    Non merci !

    S.
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  • Nelson - Inscrit
    27 mai 2011 16 h 32
    PLUS LES IMMIGRANTS RESTENT DANS LEUR COIN, PLUS ILS SONT POUVRES ET CHÔMEURS.
    Multiculturalisme et interculturalisme sont contraires à l'intégration rapide des immigrants au marché du travail et à la société d'accueil.

    L'intégration passe pour étudier la langue du pays d'origine et gagner sa vie pour soi et ses enfants.

    Bonne accueil, bons débuts en Terre d'Accueil, pour avoir des immigrants intégrés, et plus de Paix Social parce que moins des guettos et religions.
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  • Suzanne Chabot - Inscrite
    27 mai 2011 16 h 54
    Un traité de paix implicite à préserver

    Pour ceux qui ne savent pas, car ils connaissent peu l'islam, il est convenu généralement que les musulmans en tant que nation (la Oumma) et les pays occidentaux ont entre eux un espèce de traité de paix implicite ('ahd) qui fait en sorte que les vies sont protégés des deux côté et la guerre interdite.

    Les savants de l'islam qui défendent cet avis basent leur argumentation sur le fait que les musulmans ont le droit de pratiquer leur religion et vivent en paix sans être opprimés et dans se faire tuer dans les pays occidentaux.

    Or, il y a certains groupes terroristes, notamment Al-Qaïda qui remettent en question cette interprétation de la réalité des relations internationales et qui sont plutôt d'avis que les Occidentaux sont en guerre contre l'islam et les musulmans, ce qui les autorisent à se "défendre".

    Ce qui se passe en Occident et qui va dans le sens de leurs thèses est mis de l'avant et permet de recruter de nouveaux adeptes. Quand des musulmans sont victimes d'opression et se font imposer des valeurs qui ne sont pas les leurs de force, ils disposent d'arguments supplémentaires.

    J'espère que les Québécois auront assez de jugement pour préserver l'entente implicite entre eux et les musulmans et ne pas tomber dans les excès. Les enjeux de ce débat dépassent largement les arguments qui sont évoqués ici par l'auteur de cet article.

    Je pense qu'un tel traité implicite existe également dans l'esprit des juifs qui vivent à Montréal et qui ont décidés de ne pas aller vivre en Israël mais plutôt en Occident malgré qu'ils ont été victime d'une tentative d'extermination dans le passé.

    Aller dans le sens des propos de l'auteur est dangereux pour la paix.
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  • France Marcotte - Abonnée
    27 mai 2011 17 h 13
    M.Mathelet
    "En fait, pour l'auteur, l'État doit se lancer activement dans l'éradication des traditions religieuses", dites-vous.

    Personnellement, je n'ai vu cette assertion nulle part dans ce texte, même pas en sous-entendu. C'est vrai que je ne cherchais pas à l'y voir...
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  • Bernard La Riviere - Abonné
    27 mai 2011 17 h 54
    En effet, l'expression n'est pas dans le texte
    Les anti-laïques cherchent assez spontanément à faire peur : si l'État est laïque il y aura des ghetto, c'est de la persécution, c'est la dictature contre la liberté et, finalement, on veut «l'éradication des traditions religieuses».

    Qu'une multitude de métiers exigent un uniforme ou un tenue vestimentaire quelconque, ça ne va pas contre la liberté; il n'y a que ce qui empêche les manifestations religieuses dans les institutions d'État qui va contre la liberté.

    Finalement, il n'y a que la religiosité qui soit libre. Et l'État, est-ce qu'il est libre? Est-ce que le religieux peut le contraindre et l'obliger? Est-ce qu'on a besoin de remonter au 18e siècle pour répondre à cette question?
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  • Marie-Michelle Poisson - Inscrite
    27 mai 2011 20 h 50
    Un symposium autour d'un conept creux mais qui a coûté cher!
    Ce symposium aura fait la démonstration que l'interculturalisme est un concept creux, sans réelle application politique ou juridique, qu'aucun conférencier, à part Micheline Labelle, n'est parvenu à définir convenablement. J'ai assisté aux présentations, pour la plupart ineptes et assez ennuyantes; trop de généralités et parfois même des contresens. Comme ce M. Fleury qui affirmait que grâce aux écoles internationales de la CSDM, l'intégration interculturelle sera améliorée6! Alors qu'on sait très bien que les écoles à projets particuliers achèvent de retirer des classes régulières des écoles publiques de Montréal les derniers québécois dits "de souche" qui les fréquentes encore...
    Pendant que M. Bouchard pontifie devant une salle déjà acquise à l'idée qu'il ne faut surtout pas encadrer par des règles trop rigides le "vivre-ensemble" de peur de se montrer trop "assimilationniste", les gestionnaires publics sont toujours aux prises avec le "cas-par-cas", passent un temps fou à ménagers les susceptibilités des uns et des autres et marchent sur des oeufs dès qu'il est question d'accommodement religieux. En l'absence de législations claires pour encadrer ce que M. Bouchard désigne encore par euphémisme des "accommodement culturels", ce sont les membres des communautés culturelles, immigrants ou non, qui paient le prix d'une difficile intégration à l'emploi puisque les éventuels employeurs les soupçonne toujours d'être plus que quiconque des demandeurs d'accommodements. Et pendant que ces experts internationnaux se questionnent sur le sens à donner au mot interculturalisme, ce sont les enseignantes des écoles publiques de Montréal ainsi que les employés de première ligne de la ville de Montréal et les groupes communautaires de Mntréal qui font le gros de la job d'intégration des immigrants pour tout le reste du Québec et ce avec à peu près pas de moyens?! Mais M. Bouchard, lui, en avait des moyen$... pour continu
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  • Marie-Michelle Poisson - Inscrite
    27 mai 2011 21 h 49
    Un symposium autour d'un conept creux (suite et fin )
    Mais M. Bouchard, lui, en avait des moyen$... pour continuer de rien faire... comme le souhaitent J. Charest!
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  • lephilosophe - Inscrit
    28 mai 2011 09 h 20
    @Madame Poisson
    Vous réclamez la laïcité stricte de l'État au sens de la neutralisation des employés ET des usagers des services publics. C'est votre droit et c'est mon droit de m'opposer à votre vision autoritaire de la société et du «vivre ensemble» que vous appelez de vos vœux.
    Deux remarques:
    1) Vous voulez des règles claires quant au port des signes religieux et des accommodements religieux parce que vous trouvez que les gestionnaires publics passent un temps fou pour ménager les susceptibilités des uns et des autres. Mais je vous répondrais n'est-ce pas ça la démocratie et une société «libérale»? Bien d'autres dans votre sillage pourraient soutenir que la démocratie coûte cher, qu'elle mine le développement de projets économiques bénéfiques pour l'ensemble de la communauté. L'autoritarisme étant le choix logique du genre de philosophie que vous défendez. Les normes sociales dominantes doivent être des obligations pour tous dans votre mode de pensée. Non merci!
    2) Vous évoquez les préjugés des employeurs dans le manque d'intégration des immigrants car ils craignent de voir ces derniers réclamer des accommodements religieux. Mais si on adoptait votre philosophie politique de la laïcité stricte, et que certaines personnes ne pouvant pas en leur âme et conscience travailler pour la fonction publique, ne verrait-on pas plutôt le phénomène de rejet par les employeurs s'accroître puisque les plus religieux d'entre les immigrants se rabattraient sur le secteur privé. Et alors? Que pourriez-vous faire? Interdire à toute personne de porter le hidjab sur la voie publique (dont le poids ne reposerait que sur les femmes je vous ferais remarquer)? Étendre les restrictions de la fonction publique à tout l'espace public? Dans tous les cas de figure, la laïcité de l'État serait liberticide et discriminatoire, point à la ligne.

    Bernard Gadoua
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  • lephilosophe - Inscrit
    28 mai 2011 09 h 24
    @Susan K
    Pensez-vous que cela ferait sens d'interdire la kippa au Jewish General Hospital? Parlez-en à vos amis.

    Bernard Gadoua
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  • Suzanne Chabot - Inscrite
    28 mai 2011 13 h 22
    Le vêtement n'est pas en cause, ce sont les valeurs
    @ M. Lariviere

    Vous dites : "Qu'une multitude de métiers exigent un uniforme ou un tenue vestimentaire quelconque, ça ne va pas contre la liberté; il n'y a que ce qui empêche les manifestations religieuses dans les institutions d'État qui va contre la liberté."

    Je vous réponds que l'imposition d'un uniforme ne va pas contre la liberté de religion sauf si les préceptes de la religion vont à l'encontre de cet habit, ce qui est le cas dans le cas de l'absence du hijab...

    On ne cherche pas à imposer un uniforme ici, on cherche à imposer des valeurs dans le but d'intégrer les musulmans à la société d'acceuil. On veut imposer des valeurs qui, prétend-t-on, sont celles des Québécois de souche, mais rien n'est si sûr.

    Quelles sont ces valeurs que l'on cherche à imposer. On veut imposer un concept d'égalité entre les hommes et les femmes qui passe par la libérisation de la sexualité. Les femmes doivent pouvoir se donner à voir à tous, et non pas seulement à leurs maris, comme c'est le cas pour les femmes musulmanes. La chasteté du regard est à proscrire et à éliminer par la force s'il le faut. On veut que les femmes musulmanes se donnent aussi à voir à tous dans les piscines et tous les lieux publics en interdisant le séparation des sexes.

    Ces valeurs vont clairement à l'encontre des enseignements de la religion musulmane et c'est en cela que c'est le l'opression et une atteinte à la liberté de religion.

    On a cherché par le passé, à travers l'histoire, à imposer ses valeurs aux autres et on sait à quoi cela à conduit. Aujourd'hui, on impose un vêtement, demain, ce sera quoi? Si les musulmans ne veulent pas, alors quoi?
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  • Jean de Cuir - Abonné
    28 mai 2011 14 h 26
    Titre ?
    Re : M. Gadoua

    "Dans tous les cas de figure, la laïcité de l'Éat serait liberticide et discriminatoire, point à la ligne." Et ce monsieur dénonce l'autoritarisme ! Et se donne le titre de philosophe !
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  • Suzanne Chabot - Inscrite
    28 mai 2011 16 h 45
    Est-ce la vérité absolue pour laquelle il n'y a pas de doute

    Est-ce que, dans le libéralisme, l'opinion de la majorité est considérée comme une vérité absolue et définitive pour laquelle il n'y a pas de doute et que l'on ne peut remettre en cause?

    Moi, je n'en veut pas de cette "vérité" et que j'en préfèrent une autre qui m'apparaît plus vrai.

    Moi, je considère que c'est l'islam qui a raison sur le fait que la femme se doit de cacher son coprs devant les hommes, et c'est pour moi une des preuves indubitables que l'islam est réellement une religion qui vient de Dieu le Très-haut, car c'est Lui qui connaît le mieux Sa création.

    Le regard fait partie de la sexualité, c'est un fait indéniable, et le corps de la femme est attirant pour l'homme. Si tel n'était pas le cas, il n'y aurait pas de clubs de danseuses nues et pas de magazines porno.

    Porter le voile, c'est être pudique. Ce n'est pas une soumission à l'homme, c'est pluôt un respect profond pour sa sexualité.

    Certains vont dire que les cheveux ne les exitent pas, alors pourquoi toutes les danseuses nues, tous les manequins, toutes les chanteuses de charmes, toutes les prostituées, bref toutes les femmes qui font le métier de plaire sexuellement aux hommes ont de grands cheveux longs qu'elles portent fièrement comme un ornement?
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  • Annie-Eve Collin - Inscrite
    30 mai 2011 20 h 28
    @ Madame Chabot
    Il y a des danseuses nues, des stars porno et des prostituées qui portent les cheveux courts. D'ailleurs, vous affirmez probablement ce que vous affirmez (que toutes portent les cheveux longs comme un ornement) à travers votre chapeau, car je doute que vous fréquentiez les clubs de danseuses, les prostituées, et je doute que vous regardiez des films porno. Mais ce n'est qu'un commentaire en passant.

    Vous parlez souvent de respecter la sexualité des hommes, mais vous ne semblez aucunement dérangée par le fait que votre religion ne respecte pas la sexualité des femmes (notamment parce qu'elle la réprime).
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  •  
  • Suzanne Chabot - Inscrite
    3 juin 2011 09 h 42
    @ Mme Collin

    Je m'excuse de répondre en retard mais ma connection a l'internet était coupée pour plusieurs jours.

    Ceci étant dit, comme je le disais dans un message précédent publié plus haut, la vision de l'islam concernant la sexualité est différente de la vision des Québécois en général.

    La sexualité des femmes et la sexualtié des hommes n'est pas réprimée, elle est encadrée. La sexualité entre les hommes et les femmes en islam s'exerce uniquement dans le cadre du mariage. Toute forme de sexualité en dehors de celui-ci est considérée comme impure. L'islam ne brime pas le sexualité de qui que ce soit et porte une attention particulière à la satisfaction sexuelle des époux, contrairement au christianisme qui considère toute forme de satisfaction sexuelle (même celle a l'intérieur du mariage) comme impure.

    Vous me dites qu'il y a des exceptions. Je vous réponds que rien n'est jamais 100% dans la vie. Pour toute chose vous allez trouver une exception. C'est vrai qu'il y a des prostituées qui ont les cheveux courts, et après? Ce n'est pas la norme. Moi, je vous parlais de la norme. Si vous voulez, je peux reformuler et dire "La presque totalité". On ne va pas s'enfarger dans les fleurs du tapis.
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