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    Sondage Léger Marketing-Le Devoir - L'appui à la souveraineté ne fléchit pas

    14 mai 2011 | Robert Dutrisac | Québec
    • Le PQ formerait un gouvernement majoritaire
    • L'ADQ gagne quatre points pour atteindre 18 %
    Pour lire le sondage (version PDF)
    Québec — Même si les Québécois ont voté en masse à la dernière élection pour un parti fédéraliste, le Nouveau Parti démocratique, donnant une dégelée au Bloc québécois, leur appui à la souveraineté n'a pas fléchi d'un iota.

    C'est ce que montre le dernier sondage Léger Marketing-Le Devoir. Ainsi, 41 % des répondants après répartition voteraient pour la souveraineté du Québec si un référendum avait lieu, un appui semblable à celui reflété dans un sondage effectué par la même firme juste avant les élections fédérales du 2 mai, soit 43 %.

    Le sondage a été réalisé par Internet entre le 9 et le 11 mai auprès de 1000 personnes. Un sondage probabiliste avec un tel échantillon aurait une marge d'erreur de plus ou moins 3,1 % dans 19 cas sur 20.

    «Le facteur le plus haut dans le sondage, c'est la souveraineté à 41 %. Et le Parti québécois comme le Bloc n'arrivent pas à démontrer aux souverainistes que l'appui à leur parti est nécessaire», a commenté, hier, le président de Léger Marketing, Jean-Marc Léger.

    Ainsi, le PQ recueille 34 % des intentions de vote après répartition, soit quatre points de pourcentage de moins qu'en avril, tandis que Parti libéral fait du surplace, avec 30 % des appuis. L'Action démocratique du Québec gagne quatre points pour atteindre 18 %, alors que Québec solidaire trouve preneur chez 9 % des répondants. En raison de ses appuis chez les francophones, le PQ formerait un gouvernement majoritaire si des élections avaient eu lieu cette semaine, note le sondeur.

    À Québec, le PLQ est toujours troisième, à 20 %, et c'est le PQ et l'ADQ qui se colletaillent, à 33 % et 31 % respectivement.

    L'élection fédérale n'a donc pas imprimé de mouvements significatifs dans les appuis aux partis sur la scène politique québécoise. Mais ce que retient Jean-Marc Léger, c'est que 36 % des répondants n'optent ni pour le PLQ ni pour le PQ. «Un tiers des électeurs est d'accord avec le gouvernement, un tiers approuve le PQ et un tiers veut une troisième voie, a analysé le sondeur. Les sondages sont relativement stables, mais ça ne veut rien dire. Derrière cette stabilité, il y a un électeur mécontent qui cherche autre chose.»

    Pour une majorité de répondants (63 %), le gouvernement Harper devrait reconnaître le Québec comme société distincte dans la Constitution canadienne. Chez les francophones, ils sont 71 % à être de cet avis. Ce sont les souverainistes qui semblent appeler de leurs voeux cette reconnaissance de la société distincte, soit 87 % des sympathisants péquistes et 83 % des solidaires. Les libéraux sont partagés, tandis qu'une majorité d'adéquistes (56 %) est d'accord. «Les gens ont encore espoir dans le Canada. Ils aimeraient donc que ça fonctionne. Le NPD a un poids à porter plus lourd qu'il le pense», a avancé Jean-Marc Léger.

    Au moment où s'amorce, aujourd'hui à Trois-Rivières, le Conseil général de l'ADQ, 35 % des Québécois favoriseraient une fusion entre le parti dirigé par Gérard Deltell et la Coalition pour l'avenir du Québec de François Legault. Mais 26 % la rejetteraient, tandis que 36 % des répondants disent qu'ils ne savent pas. Parmi les sympathisants adéquistes, 47 % donneraient leur bénédiction à une telle fusion, mais le quart s'y opposerait et la même proportion ne sait pas. Sur cette question, les adéquistes sont divisés, a relevé le sondeur.

    Même si les intentions de vote pour le Parti libéral n'ont pas bougé, l'insatisfaction envers le gouvernement de Jean Charest a diminué en deux mois de 11 points de pourcentage pour s'établir à 68 %. À tout le moins, le gouvernement semble donner satisfaction aux électeurs libéraux.

    Jean Charest gagne des points comme meilleur premier ministre à 22 %, essentiellement à égalité avec Pauline Marois, dont la faveur ne bouge pas. En mars, le chef libéral croupissait à 15 %.

    «Moins on en parle, mieux c'est. Le fait qu'on n'ait pas parlé du gouvernement pendant les élections fédérales, ça lui a profité», estime Jean-Marc Léger. Quant au Plan Nord que le premier ministre a présenté lundi, «ça n'a pas eu d'influence négative», mais il est encore trop tôt pour percevoir la réaction de l'électorat.

    ***

    Pour lire le sondage
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