Pierre Moreau écarte les négociations constitutionnelles avec Ottawa
Québec — Le ministre responsable des Affaires intergouvernementales canadiennes, Pierre Moreau, ne tentera pas de mener des négociations constitutionnelles avec Ottawa. Selon lui, l'idée même de tenir de telles négociations est rejetée par la population du Québec.
«Il y a deux choses que les Québécois ne souhaitent pas: un référendum sur la souveraineté du Québec et des négociations constitutionnelles. Et très sincèrement, je me range pas mal [derrière] cette opinion-là», a affirmé Pierre Moreau lors de l'étude des crédits du Secrétariat des affaires intergouvernementales canadiennes (SAIC).
«Il n'y a pas de condition pour signer l'entente de 82», a ajouté Pierre Moreau, qui faisait référence à la Constitution de 1982 que tous les gouvernements du Québec ont refusé de signer depuis.
Lors du dernier colloque du Parti libéral du Québec, placé sous le thème du «Québec dans le monde», mais qui portait en partie sur les relations Québec-Canada, on proposait aux militants libéraux de discuter de «changements négociés aux dispositions de la loi fondamentale du Canada, permettant au Québec d'adhérer librement à la Constitution».
Réflexions et action
Les réflexions d'un parti, c'est une chose, l'action du gouvernement, c'en est une autre, a souligné Pierre Moreau. Selon le ministre, le «timing» n'est pas bon. «Il faut s'assurer qu'on ait une fenêtre d'ouverture. Pour quelles raisons j'irais brûler dans une négociation stérile des arguments qui pourraient rapporter lorsque la fenêtre se présente», a-t-il expliqué au Devoir.
«Fédéralisme radical»
Le député de Marie-Victorin et porte-parole en matière d'affaires intergouvernementales canadiennes, Bernard Drainville, a accusé le gouvernement Charest de pratiquer un «fédéralisme radical» après avoir renoncé «à l'héritage nationaliste de Lesage» et brisé l'équilibre qui existait. «Le gouvernement accepte la Constitution de 82 parce qu'il ne la combat pas, a avancé le député péquiste. En acceptant le statu quo constitutionnel, vous acceptez 82.» Selon lui, plusieurs libéraux ne se reconnaissent plus dans «l'espèce d'attitude mollassonne, très passive, très résignée de l'actuel gouvernement et de l'actuel premier ministre».
Pierre Moreau s'est défendu de sombrer dans «l'acceptation tranquille» de la Constitution de 1982. «C'est avec des ententes [administratives], des discussions, des contestations judiciaires parfois, que nous faisons évoluer la notion de fédéralisme et nous avons au Canada de plus en plus un fédéralisme d'ouverture», a plaidé le ministre.
«Il y a deux choses que les Québécois ne souhaitent pas: un référendum sur la souveraineté du Québec et des négociations constitutionnelles. Et très sincèrement, je me range pas mal [derrière] cette opinion-là», a affirmé Pierre Moreau lors de l'étude des crédits du Secrétariat des affaires intergouvernementales canadiennes (SAIC).
«Il n'y a pas de condition pour signer l'entente de 82», a ajouté Pierre Moreau, qui faisait référence à la Constitution de 1982 que tous les gouvernements du Québec ont refusé de signer depuis.
Lors du dernier colloque du Parti libéral du Québec, placé sous le thème du «Québec dans le monde», mais qui portait en partie sur les relations Québec-Canada, on proposait aux militants libéraux de discuter de «changements négociés aux dispositions de la loi fondamentale du Canada, permettant au Québec d'adhérer librement à la Constitution».
Réflexions et action
Les réflexions d'un parti, c'est une chose, l'action du gouvernement, c'en est une autre, a souligné Pierre Moreau. Selon le ministre, le «timing» n'est pas bon. «Il faut s'assurer qu'on ait une fenêtre d'ouverture. Pour quelles raisons j'irais brûler dans une négociation stérile des arguments qui pourraient rapporter lorsque la fenêtre se présente», a-t-il expliqué au Devoir.
«Fédéralisme radical»
Le député de Marie-Victorin et porte-parole en matière d'affaires intergouvernementales canadiennes, Bernard Drainville, a accusé le gouvernement Charest de pratiquer un «fédéralisme radical» après avoir renoncé «à l'héritage nationaliste de Lesage» et brisé l'équilibre qui existait. «Le gouvernement accepte la Constitution de 82 parce qu'il ne la combat pas, a avancé le député péquiste. En acceptant le statu quo constitutionnel, vous acceptez 82.» Selon lui, plusieurs libéraux ne se reconnaissent plus dans «l'espèce d'attitude mollassonne, très passive, très résignée de l'actuel gouvernement et de l'actuel premier ministre».
Pierre Moreau s'est défendu de sombrer dans «l'acceptation tranquille» de la Constitution de 1982. «C'est avec des ententes [administratives], des discussions, des contestations judiciaires parfois, que nous faisons évoluer la notion de fédéralisme et nous avons au Canada de plus en plus un fédéralisme d'ouverture», a plaidé le ministre.
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