Le vérificateur général doit enquêter sur la gestion d'Hydro-Québec, réclame l'opposition
Québec — Les partis de l'opposition ont réclamé hier un élargissement du mandat du vérificateur général afin qu'il puisse enquêter sur la gestion d'Hydro-Québec.
Le Parti québécois a déposé un projet pour modifier la Loi sur le vérificateur général, en Chambre, tout comme l'avait fait l'Action démocratique du Québec, en 2009.
Le député péquiste Sylvain Gaudreault a soutenu que la société d'État entretient une culture du manque de transparence. «Hydro-Québec, on le dit souvent, c'est un État dans l'État qui a tendance à se voir complètement indépendant du gouvernement, a-t-il dit lors d'un point de presse. Il y a un manque de transparence chronique chez Hydro-Québec.»
Le député adéquiste François Bonnardel est revenu à la charge, quant à lui, en dénonçant qu'Hydro-Québec a distribué à ses employés, en 2009, des primes totalisant 80 millions.
Selon M. Bonnardel, il est impossible d'obtenir les informations permettant de comprendre ce qui a justifié l'octroi de ces primes. L'ADQ croit que cet exemple démontre la nécessité de donner au vérificateur général des pouvoirs accrus. «Je pense qu'il est primordial que le vérificateur général puisse aller mettre son nez là-dedans», a-t-il dit.
Vérificateur interne
Mais la ministre des Ressources naturelles, Nathalie Normandeau, a affirmé que plusieurs mécanismes sont déjà en place au sein de la société d'État.
Mme Normandeau a fait valoir qu'il existe un vérificateur interne, à Hydro-Québec, doté d'un effectif de 45 personnes.
La ministre a aussi insisté sur le fait que depuis des modifications législatives, il y a cinq ans, le vérificateur général cosigne désormais les états financiers de la société d'État. «Hydro-Québec s'est dotée de mécanismes de reddition de comptes et de contrôle très, très, très serrés et très performants», a-t-elle répondu aux journalistes, en se rendant à la période des questions, à l'Assemblée nationale.
Quelques minutes plus tôt, M. Gaudreault avait soutenu que les événements des derniers mois militent pour l'instauration de mesures de surveillance plus étroite d'Hydro-Québec. Le député péquiste a rappelé les difficultés qui ont dû être surmontées afin d'obtenir des contrats accordés par la société d'État, où l'opposition a relevé des dépassements de coûts. «Hydro-Québec appartient à tous les Québécois, et c'est pour ça qu'on croit que c'est maintenant le temps que le vérificateur général fasse un examen intégré, complet des livres d'Hydro-Québec», a-t-il dit.
De passage à l'Assemblée nationale à l'occasion du dépôt d'un rapport du commissaire au développement durable, le vérificateur général, Renaud Lachance, a affirmé qu'il s'est déjà avéré impossible d'effectuer une vérification à Hydro-Québec. Le conseil d'administration de la société d'État avait opposé une fin de non-recevoir, a expliqué M. Lachance. «Dans le passé, l'obtention d'un accord a été servie comme contrainte pour empêcher le vérificateur général de faire de tels travaux», a-t-il dit.
Cette contrainte, qui peut être invoquée par d'autres sociétés d'État telles que la Caisse de dépôt et placement, Loto-Québec ou la Société des alcools du Québec, avait alors été exposée aux parlementaires. «Ça me prend une entente avec le conseil d'administration et en pratique, ça ne fonctionne pas, a-t-il dit. Donc, c'est une façon d'empêcher le vérificateur général d'aller faire de tels travaux.»
Le Parti québécois a déposé un projet pour modifier la Loi sur le vérificateur général, en Chambre, tout comme l'avait fait l'Action démocratique du Québec, en 2009.
Le député péquiste Sylvain Gaudreault a soutenu que la société d'État entretient une culture du manque de transparence. «Hydro-Québec, on le dit souvent, c'est un État dans l'État qui a tendance à se voir complètement indépendant du gouvernement, a-t-il dit lors d'un point de presse. Il y a un manque de transparence chronique chez Hydro-Québec.»
Le député adéquiste François Bonnardel est revenu à la charge, quant à lui, en dénonçant qu'Hydro-Québec a distribué à ses employés, en 2009, des primes totalisant 80 millions.
Selon M. Bonnardel, il est impossible d'obtenir les informations permettant de comprendre ce qui a justifié l'octroi de ces primes. L'ADQ croit que cet exemple démontre la nécessité de donner au vérificateur général des pouvoirs accrus. «Je pense qu'il est primordial que le vérificateur général puisse aller mettre son nez là-dedans», a-t-il dit.
Vérificateur interne
Mais la ministre des Ressources naturelles, Nathalie Normandeau, a affirmé que plusieurs mécanismes sont déjà en place au sein de la société d'État.
Mme Normandeau a fait valoir qu'il existe un vérificateur interne, à Hydro-Québec, doté d'un effectif de 45 personnes.
La ministre a aussi insisté sur le fait que depuis des modifications législatives, il y a cinq ans, le vérificateur général cosigne désormais les états financiers de la société d'État. «Hydro-Québec s'est dotée de mécanismes de reddition de comptes et de contrôle très, très, très serrés et très performants», a-t-elle répondu aux journalistes, en se rendant à la période des questions, à l'Assemblée nationale.
Quelques minutes plus tôt, M. Gaudreault avait soutenu que les événements des derniers mois militent pour l'instauration de mesures de surveillance plus étroite d'Hydro-Québec. Le député péquiste a rappelé les difficultés qui ont dû être surmontées afin d'obtenir des contrats accordés par la société d'État, où l'opposition a relevé des dépassements de coûts. «Hydro-Québec appartient à tous les Québécois, et c'est pour ça qu'on croit que c'est maintenant le temps que le vérificateur général fasse un examen intégré, complet des livres d'Hydro-Québec», a-t-il dit.
De passage à l'Assemblée nationale à l'occasion du dépôt d'un rapport du commissaire au développement durable, le vérificateur général, Renaud Lachance, a affirmé qu'il s'est déjà avéré impossible d'effectuer une vérification à Hydro-Québec. Le conseil d'administration de la société d'État avait opposé une fin de non-recevoir, a expliqué M. Lachance. «Dans le passé, l'obtention d'un accord a été servie comme contrainte pour empêcher le vérificateur général de faire de tels travaux», a-t-il dit.
Cette contrainte, qui peut être invoquée par d'autres sociétés d'État telles que la Caisse de dépôt et placement, Loto-Québec ou la Société des alcools du Québec, avait alors été exposée aux parlementaires. «Ça me prend une entente avec le conseil d'administration et en pratique, ça ne fonctionne pas, a-t-il dit. Donc, c'est une façon d'empêcher le vérificateur général d'aller faire de tels travaux.»








