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Stratégie d'économie d'eau potable - L'objectif de -20% repoussé à 2017

Québec réserve l'installation de compteurs d'eau aux industries et aux commerces

Louis-Gilles Francoeur   29 mars 2011  Québec
À Montréal, les pertes d’eau potable dues à des failles du réseau d’aqueduc représentent 40% de l’eau traitée. Le gouvernement québécois veut plafonner les pertes à 20 % dans les réseaux municipaux d’ici cinq ans. Ci-dessus, une inondation survenue dans la métropole à la suite du bris d’une conduite d’aqueduc en 2009.<br />
Photo : La Presse canadienne (photo) Graham Hughes
À Montréal, les pertes d’eau potable dues à des failles du réseau d’aqueduc représentent 40% de l’eau traitée. Le gouvernement québécois veut plafonner les pertes à 20 % dans les réseaux municipaux d’ici cinq ans. Ci-dessus, une inondation survenue dans la métropole à la suite du bris d’une conduite d’aqueduc en 2009.
Québec reporte de huit ans, soit à 2017, l'atteinte de l'objectif de réduction de la consommation d'eau potable de 20 % par personne, un objectif que la Politique nationale de l'eau de 2002 (PNE) visait en sept ans.

De plus, il repousse de cinq ans, soit toujours en 2017 plutôt qu'en 2012 cette fois, le plafonnement des fuites dans les aqueducs à 20 % de la «production» municipale et à 15 m3 par kilomètre de conduites d'eau. Ce gaspillage de l'eau traitée coûte cher aux contribuables, soit 1,51 $ pour produire, distribuer et épurer chaque mètre cube d'eau potable. Globalement, l'atteinte des objectifs de la stratégie gouvernementale devrait faire épargner aux contribuables 100 millions par année. Ce chiffre fait aussi réaliser la perte financière causée par la mise en place tardive de cette politique que les libéraux de Jean Charest s'étaient engagés à instaurer après l'élection de 2003.

Les fuites ou pertes sur les réseaux d'aqueduc atteignent en moyenne 19,1 % du volume des aqueducs au Québec comparativement à 12,8 % au Canada. À Montréal, on compte 40 % de pertes.

L'atteinte de l'objectif de réduction divulgué hier ferait passer la consommation moyenne des Québécois (2006) de 795 litres d'eau par jour, entreprises et institutions comprises, a 622 litres par personne. La moyenne ontarienne est de 491 litres et la moyenne canadienne, de 591. Le ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, Pierre Arcand, attribue cet écart au fait que les provinces canadiennes se sont attaquées beaucoup plus tôt au problème et au fait qu'au Québec, plusieurs pensent encore que la ressource est inépuisable.

Selon la stratégie d'économie d'eau, les municipalités devront produire dès 2012 un bilan annuel «public» de leur «usage» de l'eau et des mesures d'économie qu'elles auront mises en place ainsi qu'un règlement sur l'eau potable. Si en 2014, elles n'ont pas réduit la consommation moyenne par habitant de 10 %, soit la moitié de l'objectif, elles devront installer des compteurs d'eau chez les gros utilisateurs, soit dans les industries et commerces seulement, et introduire une tarification qu'il faudra élaborer. Mais si les municipalités adoptent les mesures que leur suggère Québec pour rattraper leur retard, l'atteinte de l'objectif de -20 % n'est pas obligatoire, ni réglementaire, ce qu'aurait négocié âprement le monde municipal.

Le ministre des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire, Laurent Lessard, a indiqué que Québec inclurait des «clauses d'écoconditionnalité» qui récompenseront les municipalités au moyen de subventions aux infrastructures. Quant aux retardataires, il n'a pas voulu indiquer pour le moment l'importance des pénalités qu'il pourrait leur réserver.

Le ministre Lessard a aussi souhaité que Montréal relance son programme d'installation des compteurs d'eau dans les industries, commerces et institutions (ICI), un programme annulé, a-t-il dit, non pas pour ses objectifs toujours valables, mais en raison de la «manière» dont il a été lancé et qui a fait scandale. À Montréal, seulement 23 % des ICI sont présentement équipés de compteurs d'eau, comparativement à 100 % à Toronto, Ottawa, Vancouver, Edmonton et Winnipeg.

Code amendé

Dès l'an prochain précise la Stratégie québécoise d'économie d'eau potable — pas un seul exemplaire n'était disponible à la conférence de presse où on la présentait, à Québec —, le Code du bâtiment sera amendé pour interdire l'installation et la vente d'équipements et d'accessoires trop gourmands en eau potable (toilettes, robinets, pommes de douche, urinoirs, etc.). Ainsi, le Code obligera les entrepreneurs à installer des toilettes débitant un maximum de six litres d'eau, ce qui réduirait de 70 000 litres d'eau par an la consommation moyenne par maison et de 175 millions de mètres cubes par année à l'échelle du Québec. Par contre, Québec entend installer dans ses immeubles des toilettes dont le débit n'est que de 4,8 litres, mais qu'il n'entend pas imposer au secteur résidentiel même si ces équipements sont en voie de s'imposer dans le monde. Québec n'entend pas non plus abaisser la norme qui limite à 9,5 litres par minute le débit des douches alors que des pommes à débit de 4 litres sont disponibles partout sur le marché.

Enfin, le Code du bâtiment interdira d'installer des refroidisseurs qui utilisent de l'eau potable pour climatiser, chauffer ou réfrigérer, ce qui permet à des entreprises et des citoyens de se chauffer et d'utiliser gratuitement plus de 30 000 mètres cubes d'eau traitée par année, automatiquement rejetée à l'égout. Québec interdira aussi aux entrepreneurs d'installer des broyeurs à déchets dans les éviers. Mais pour ces deux mesures, Québec entend laisser l'application du code à la discrétion des municipalités. Et il n'a pas de plan pour faire forcer l'enlèvement de ces équipements polluants et aquivores des maisons et commerces.

Enfin, Québec entend «donner l'exemple» en appliquant avec rigueur sa politique aux immeubles gouvernementaux ainsi qu'a ceux des réseaux de la santé et de l'éducation.

En matière de qualité de l'eau potable, les porte-parole gouvernementaux ont précisé hier qu'il reste encore une «trentaine» de municipalités dont les usines de traitement d'eau potable ne respectent pas toutes les normes réglementaires en vigueur. Mais ils ont soutenu que cela ne compromet en rien la santé publique.
 
 
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  • Bernard R - Inscrit
    29 mars 2011 07 h 06
    Ha! ce gouvernement me fait rire
    Comment on peut avoir un projet aussi idiot quand on sait qu'actuellement Mde. N. Normandeau et son beau J. Charest donnent des permis a des entreprises qui vont puiser des MILLIONS de litres d'eau potable a même nos usines de filtration payées à même nos taxes et ces entreprises gazières et minières pour ne pas nommer le gaz de schiste (Shale) ont le consentement du gouvernement. Comment on peut demander aux citoyens de réduire leur consommation au robinet. Serait ce qu'on nous demande d'économiser pour en donner plus aux entreprises gazières et minières? Un peu comme à Hydro-Québec on économise pour revendre les surplus aux USA, Ontario, etc..
    Un citoyen qui ne croit plus notre premier ministre et ses acolytes.
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  • Claude Kamps - Inscrit
    29 mars 2011 07 h 43
    Comme pour la santé
    repousse en 2016 les dossiers électroniques qui devaient être en place en 2010.

    En fait le gouvernement de Charest se place dans la catégorie « broche à foin», qui promet, re-promets et agit surtout pour avoir le bénéfice de contrat et re-contrats à des incompétents amis du pouvoir....

    Il est difficile de devoir payer 200.00 par an pour un système de santé plus que branlant, avec des cliniques privées qui n'attendent que les patients impatients, et on les comprends, pour leur refiler des frais de Coop de fonctionnement... un autre cas d'enrichissement illégal, comme les cigarettes des réserves.... Mais admis pour des groupes de pression qui ont plus de c.... que Charest....
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  • 54lili - Inscrit
    29 mars 2011 08 h 14
    double langage du PLQ sur l'or bleu
    Malgré le but environnemental de cette politique de l'eau, ce gouvernement qui veut paraître plus vert pour rallier la population qui selon différents sondages le place tout au bas de l'échelle

    Pendant ce temps, il permet que les compagnies gazières utilisent des millions de litres d'eau pour la fracturation des gaz de schiste,
    en plus du risque de contamination de la nappe phréatique.

    non mais quelle hypocrisie, nous prend pour des cons ou quoi !!

    utilisateur payeur pour la population, utilisation payante pour les cies

    Lise Pelletier
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  • pierre jacques - Inscrit
    29 mars 2011 08 h 47
    Tout et n'importe quoi !
    Encore une improvisation pour nous faire oublier la collusion avec les petits copains !Il faudrait bien leur trouver des petits contrats juteux ailleurs que dans la construction ! On était très heureux de gaspiller des millions de litres d'eau pour fractionner les schistes la semaine dernière mais maintenant on s'attaque aux dangereux utilisateurs des chasses d'eau ! Rien sur le monde de l' agriculture qui en utilise près de 70 % !
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  • jobin - Inscrit
    29 mars 2011 08 h 53
    action
    Ne jamais rien faire est la devise de M.Charest .Il ne faut surtout pas dérangé les citoyens irresponsable que se soie dans n'importe quel domaine.

    Gilles Teasdale
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    29 mars 2011 09 h 20
    D'où vient ce chiffre de 40%
    Il me semble que si la moitié de l'eau fuyait, on serait inondé, non?
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  • Maxdevoir - Inscrit
    29 mars 2011 09 h 22
    Le Québec INC.
    @ bernard R. : en plein dans le mile votre observation!

    Oui, il en aura créé de la saleté politique et de la contamination ce gouvernement néolibéral autocratique avec sa clique oligarchique.

    Lui, à la solde des conquistadors avec leurs armées de technocrates et de managers du monde des affaires et de la finance et tous ensembles pour le "grand et beau" projet de prédation planétaire présenté comme une manne d'opportunités d'affaires! Sous l'euphémisme fardé de la mondialisation des marchés, qui est en réalité l'impérialisation des marchés... avec tous ce que ça comporte d'ingérence et de servitude des états et de leur démocratie!

    Faut-il donc s'étonner que ce gouvernement néolibréal de la Charest-O-Petrolum Ga$
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  • Yvon Bureau - Abonné
    29 mars 2011 09 h 34
    Moins 20 % maintenant
    Alleau !

    Chaque personne québécoise peut diminuer de 20% sa consommation d'eau, maintenant. Avec un chasse-eau de 2 litres dans les toilettes (et non de 16). À la douche : bien s'arroser, fermer l'eau, se savonner et se rincer. Lavage des dents: un peu d'eau au début, fermer l'eau, brosser et se rincer.

    Et des amendes «salées» pour les laveurs d’entrées asphaltées, utilisant abondamment le boyau d’arrosage.

    Se souvenir : nos enfants et petits-enfants vont nous imiter.

    N’attendons pas la promesse gouvernementale ; elle risque de tomber à l’eau !
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  • richarlabl - Abonné
    29 mars 2011 10 h 32
    Après la forêt, le dépotoir?
    Le 7 décembre dernier, Le Devoir nous apprenait qu'une forêt avait été nommée en l'honneur de Jean Charest pour ses engagements, en fait des promesses non tenues en matière d'environnement. Comme dit le proverbe, " A beau mentir qui vient de loin". Australiens, consolez-vous, Jean Charest nous ment ici aussi! Si vous avez fait le deshonneur à une forêt de porter son nom, nous en ferons de même, mais cette fois avec un dépotoir ( Je sais, c'est quand-même insultant pour un dépotoir qui lui, sert à quelque chose...

    Richard Labelle
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  • Bernard Gervais - Abonné
    29 mars 2011 10 h 56
    Immobilisme
    À ce que je sache, un gouvernement est habituellement élu pour agir, pour prendre des décisions (même si celles-ci peuvent mécontenter certains !), surtout quand il s'agit de dossiers urgents.

    Cependant, depuis les libéraux ont pris le pouvoir à Québec en avril 2003, les choses se passent autrement.

    On l'a vu maintes fois jusqu'ici. Souvent, si un important problème surgit, notre PM, au lieu de le régler rapidement, préfère créer une commission d'enquête pour l'étudier, ou remettre tout simplement à plus tard sa décision.

    On appelle cela de « l'immobilisme ».
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  • Francois - Inscrit
    29 mars 2011 11 h 03
    L'environnement un détail pour les Libéraux
    Assurément le gouvernement est le reflet des québécois quand à la préservation de l'eau. Oui, l'environnement c'est important mais aucune action significative est mené même par les citoyens et du gouvernement. Combien d'entre-nous modifions -nous notre mode de consommation d'eau? C'est important l'eau mais personne cherche à l'utiliser de façon responsable et économique en appréciant ça réelle valeur, et de donner un sens d'économie en geste de solidarité avec les pays en manque d'eau.

    Cessez de jouer au valeureux quand les actions sont contraires au discourt ça pour seul résultat d'être des abrutis vue de l'extérieur du pays. Des couilles molles, molles au parti Libéral pour ne pas rendre la consommation d'eau responsable. Mais c'est pas grave on en a plein d'eau. Une mentalité d'enfant gâté qui ne sait plus rien apprécié, conserver et reconnaître la réel valeur de ce qu'il possède trop aveuglé par son opulence.
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  • Malartic - Inscrit
    29 mars 2011 11 h 09
    Si j'ai mon puit personnel ?
    Si j'arrose mon asphalte avec de l'eau pompé du ruisseau derrière la maison, est-ce répréhensible? Est-ce que je pourré arroser mon gazon avec de l'eau de pluie recueillie de mon toit? Pourquoi ne pas tout simplement intaller des compteurs pour mesurer l'eau pompé des aqueducs municipaux, là ou ça vaut le coût? A-t'on besoin d'une autre convention de Rio ou de Kyoto?
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  • camelot - Inscrit
    29 mars 2011 11 h 43
    Et le schiste ?
    Comment ne pas rire de la proposition du ministre ? Il essaie de se faire du capital politique avec l'eau, autre ressource naturelle, pendant qu'il autorise l'industrie du gaz de schiste à puiser et contaminer des millions, voire des milliards de litres d'eau pure.

    Pathétique.
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  • Eric Allard - Abonné
    29 mars 2011 12 h 22
    Compteurs d'eau
    Encore une fois, des objectifs flous (repousser des objectifs supposés fermes les rend flous), aucune obligation dans la loi pour les municipalités... une conférence de presse pour annoncer des moitié de mesures qui ne seront pas respectées.

    J'aimerais bien savoir la différence entre la consommation par personne dans une ville comme Rouyn-Noranda, où les citoyens ont des compteurs d'eau et paient leur eau potable à l'utilisation, et les municipalités qui n'ont pas de compteurs d'eau. Il me semble que cette comparaison permettrait d'avoir une meilleure idée sur la solution à apporter.
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  • Alain Rioux - Inscrit
    29 mars 2011 12 h 38
    Ne pas se tromper de cible!
    Avant d'installer des compteurs d'eau, qu'on la fasse donc dépolluer par les entreprises responsables, selon le principe: consommateur/payeur, si cher à ceux qui veulent faire subventionner le Capital, par le peuple!...
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  • Jean_Yves - Abonné
    29 mars 2011 13 h 40
    On ne consomme jamais l’eau, on ne fait que l’utiliser.
    Bien sûr il est d’aucun intérêt de perdre par un réseau défectueux une importante part de l’eau traité pour la rendre potable. Mais il faut bien comprendre que la perte en question se limite à la perte des efforts pour la traité cette eau. L’eau elle même, par ces fuites, ne fait juste que retourner dans l’environnement et elle ne se <perd> pas.

    D’ailleurs l’eau ne se perd jamais puisqu’elle retourne toujours dans l’environnement. On ne consomme pas l’eau, on ne fait que l’utiliser.

    Le seul problème en est donc un coût possiblement inutile. Et une bonne gestion commande d’éviter au mieux les coûts inutiles.

    Dans votre article m. Francoeur vous dites: «Ce gaspillage de l'eau traitée coûte cher aux contribuables, soit 1,51 $ pour produire, distribuer et épurer chaque mètre cube d'eau potable»

    Je ne sais pas d’où vient ce très gros chiffre mais le coût de traitement lui-même est de l’ordre de 25 a 50 sous le mètre cube, soit entre deux et cinq centièmes de cenne le litre …! C’est à ces centièmes de cenne qu’on semble vouloir s’attaquer, ce qui est plus que risible.

    Le réseau de distribution lui est un coût fixe, le volume d’eau qui y passe ne change rien son coût. En fait si vous réduisez le volume d’eau distribué vous augmentez le coût moyen du mètre cube d’eau livré puisque la même infrastructure en livre moins.

    Il faudrait expliquer clairement le but rechercher et la nature du problème, si problème il y a.
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  • P. Boutet - Abonné
    29 mars 2011 13 h 46
    La logique entrepreneuriale
    La logique entrepreneuriale est la suivante:

    Pouquoi payer pour réduire la consommation d'eau si cette eau ne coûte rien? En d'autres termes, pourquoi engendrer des coûts pour une ressource gratuite?

    On ne peut reprocher à une entreprise de penser ainsi et c'est pourquoi elle doit payer un prix bien calculé pour une ressource si on veut qu'elle en fasse une utilisation responsable.

    Si l'entreprise sauve 100 000 litres par jour à 5 sous le litre en installant des infrastructures qui lui coûtent $2500 dollars, elle sauve $2500 dollars.

    Si l'entreprise installe des infrastructures à $2500 pour une ressource qui ne lui coûte rien, elle perd $2500.

    Mais si un épée de Damoclèse lui pend au dessus de la tête concernant sa réputation, elle paiera $2500 pour l'infrastructure même si la ressource est gratuite.

    Poussons la réflexion plus loin:

    C'est la beauté du trio: groupes de pressions, média et plublic informé.

    Dans une véritable démocratie où le citoyen s'implique dans les décisions, ce citoyen est nécessairement informé. Dans un état qui déresponsabilise ses citoyens à l'aide d'une démocratie qui ne s'exprime qu'une fois aux quatres ans, on se retrouve avec la situation actuelle où on est pris avec un gouvernement qui fait la plue et le beau temps entre deux élections.

    Vive la démocratie participative.

    Les chantres de la mondialisation voient dans leur doctrine des états qui s'autorégulent grâce aux bienfaits de l'argent. Une doctrine destructrice du tissus social où l'utilisateur payeur ne pense qu'en fonction de sa petite personne et non pas en fonction de la société dans laquelle il vit.

    Dans la doctrine de la démocratie participative, l'état s'autorégule par la volonté du plus grand nombre qui par définition renforce le tissus social.

    Deux doctrines, deux résultats sociaux pour un même résultat d'autorégulation.

    Que voulons-nous?

    Qu'en pensent les baby boomers?
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  • louisg007 - Inscrit
    29 mars 2011 15 h 55
    Des mesures anémiques versus les nouvelles dispositions en Ontario !
    Je viens de terminer la lecture du bref document de 36 pages et je reste sur ma fin. Plusieurs des choix sont en infrastructure mais à peu rien en action immédiate et simple comme une campagne de distribution de douche économe ou aérateur. Et pire encore, les mesures annoncées comme efficaces sont le double des mesures ontariennes: par exemple, on préconise les pomme de douche à 9.5 litres/minute alors que l'ontario vient d'imposer les 5.7 litres/mninutes pour tout programme d'économie d'eau ou d'énergie. Les nouveaux produits sont vraiment confortables et la différence avec nos dispositifs existants est quasi nuls. Pourquoi le MAMROT a-t-il pris un si grand détour ?
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  • jobin - Inscrit
    29 mars 2011 16 h 48
    compteur d'eau
    Ici dans l'arrondissement de St.Léonard nous avions des compteurs d'eau,depuis que nous sommes avec Montréal ils ne serve plus. Croyez-vous que nous allons dans la bonne direction M.Charest.
    Gilles Teasdale
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  • Pierre Lachance - Inscrit
    29 mars 2011 18 h 23
    Tout ce me fait penser a
    Tout ce me fait penser a
    Au début ont nous envoie des études d'environnements, que l’on devrait commence a économisé, ceci est fait pour supposer nous rendre responsable (Donc coupable) de ce pourrait se passer si on ne fait pas ce qu’ils veulent.
    Quand l’idée ne passe pas assez vite, ils reculent la date d’échéance mais ils travaillent très fort.
    Pour accélérer l’idée d’entrer dans nos esprits, ils essaient de donner l’exemple, ils nous charment avec les mêmes méthodes utilisé par Hydro et loto Québec, « technique d’économie, ‘’édifices du gouvernement qui éteignent les lumières la nuit’’, technique d’arrêt du jeu compulsif ‘’diminution du nombre de licence pour les machines a $’’».
    Là, c’est l’interdiction de de l’eau embouteiller dans certain de leur bureaux et de la conscientisation, mais ils le savent trop! L’on est assis sur une fortune plus grande que le pétrole! L’eau potable. Leur but si on suit toutes les techniques utilisés pour nous faire sortir plus d’argents de nos poches est surement de nationalisé l’eau comme Hydro Québec et l’électricité, je en serais pas surpris qu’Hydro serait la dessous ou bien proche
    Et c’est sûr qu’ils vont dire comme en ce moment pour mettre de la pression qu’ils vont mettre des compteurs d’eau aux entreprises et prenant bien soins de dire qu’ils ne le feront pas au particulier? Mais ceci rend plusieurs gens nerveux et les poussent à diminuer leur consommation et les prépare à l’imposition d’un compteur.
    Par la suite, ils arriveront avec un compteur d’eau global pour tous car il ne faut pas oublier que leur but ce n’est pas sauver la planète, sinon, ils feront tout cela gratuitement, leurs but c’est faire de l’argent.
    Ils mettent de la pression pour diminuer les entreprises qui en ce moment vendent de l’eau. Pour ceux qui disent oui mais ils vendent des licences pour puiser l’eau, ils ne sont pas fou
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  • explo - Inscrit
    29 mars 2011 19 h 03
    compteurs d'eau
    Ce n'est pas avec des compteurs d'eau couteux qu'on va régler le problème. C'est dans les canalisations municipales qui fuient que la consommation se fait. L'eau se perd avant d'arriver au client.
    Quand même, l'arrrosage, les piscines et le lavage d'asphalte y sont pour quelque chose. Un très faible pourcentage de l'eau produite sert réellement comme eau potable, le reste c'est de la parte ou du lavage. Qu'on cesse de nous exiger de ménager l'eau qu'on prend pour se laver les dents et qu'on coupe dans les grands excès de consommation comme l'extraction du gaz de schiste .
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  • Pierre Lachance - Inscrit
    29 mars 2011 19 h 12
    Ceci me fait penser
    Au début ont nous envoie des études d'environnements, que l’on devrait commence a économisé, ceci est fait pour supposer nous rendre responsable de ce pourrait se passer si on ne fait pas ce qu’ils veulent.
    Quand l’idée ne passe pas assez vite, ils reculent la date d’échéance mais ils travaillent très fort.
    Pour accélérer l’idée d’entrer dans nos esprits, ils essaient de donner l’exemple, ils nous charment avec les mêmes méthodes utilisé par Hydro et loto Québec, « technique d’économie, ‘’édifices du gouvernement qui éteignent les lumières la nuit’’, technique d’arrêt du jeu compulsif ‘’diminution du nombre de licence pour les machines a $’’».
    Là, c’est l’interdiction de de l’eau embouteiller dans certain de leur bureaux et de la conscientisation, mais ils le savent trop! L’on est assis sur une fortune plus grande que le pétrole! L’eau potable. Leur but si on suit toutes les techniques utilisés pour nous faire sortir plus d’argents de nos poches est surement de nationalisé l’eau comme Hydro Québec et l’électricité, je en serais pas surpris qu’Hydro serait la dessous ou bien proche
    Et c’est sûr qu’ils vont dire comme en ce moment pour mettre de la pression qu’ils vont mettre des compteurs d’eau aux entreprises et prenant bien soins de dire qu’ils ne le feront pas au particulier? Mais ceci rend plusieurs gens nerveux et les poussent à diminuer leur consommation et les prépare à l’imposition d’un compteur.
    Par la suite, ils arriveront avec un compteur d’eau global pour tous car il ne faut pas oublier que leur but ce n’est pas sauver la planète, sinon, ils feront tout cela gratuitement, leurs but c’est faire de l’argent.
    Ils mettent de la pression pour diminuer les entreprises qui en ce moment vendent de l’eau. Pour ceux qui disent oui mais ils vendent des licences pour puiser l’eau, ils ne sont pas fou pourquoi ils se priveraient de revenu!
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  • Wilbrod Eastman - Inscrit
    29 mars 2011 23 h 12
    a la bonnre votre
    Manque d’eau potable?
    La taxe sur l’eau potable est une nouvelle taxe déguisée. Ca n’est pas demain que nous en manquerons d’eau potable, au Québec, même au Canada, pour les raisons suivantes.

    1. « Le Canada a de la chance. Sa population ne représente que 0,5 % de la population mondiale mais sa masse terrestre contient environ 7 % des ressources renouvelables en eau de la planète.
    2. On peut considérer le Canada comme un pays riche en eau douce : en moyenne, les cours d'eau canadiens déversent près de 9 % des ressources en eau renouvelables de la planète, alors que le pays abrite moins d'1% de la population mondiale. L'eau est également très présente au Canada : elle occupe une grande partie du territoire, plus que dans tout autre pays. Les Grands Lacs sont digne de mention : cet ensemble de lacs, partagé avec les États-Unis, représente la plus grande superficie d'eau douce à l'échelle mondiale 20%. Source : Gouvernement du Canada. » Qui est quand même plus a courant que nos amateurs municipaux.

    Pour ce qui est de se servir de l’eau potable pour arroser les fleurs, laver la voiture, réservoir des toilettes, etcétéra. Ont pourrais faire aussi comme dans les vieux pays d’Europe qui manquent d’eau potable, avoir deux systèmes, un pour eau potable, un autre pour eau usée. Imaginé ce que ca couterait aux contribuables.
    Les écolos ne savent plus quoi inventer, pour faire parler d’eux. C’est a croire que l’écologie est la nouvelle morale du capitalisme, du moins dans beaucoup de leurs désidératas.

    Comme dit si bien Jean_Yves
    « D’ailleurs l’eau ne se perd jamais puisqu’elle retourne toujours dans l’environnement. On ne consomme pas l’eau, on ne fait que l’utiliser ».
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  • BROMONTOIS - Inscrit
    31 mars 2011 10 h 37
    COMMENT RECUPERER CE 20% .
    Montreal en colmatant ses fuites qui comptent pour 40% de sa consommation et en utilisant des pompes et filtres de recirculation d'eau dans les fontaines des parcs municipaux , pourrait etre un premier pas vers la realisation de ce projet . En plus ces travaux d'infra-structure a prevoir , contribuerait a l'economie de Montreal metropolitain qui represente pres de 50% de la population et des emplois au Quebec .
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