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Québec solidaire veut marginaliser sa «gauche radicale»

Lors de son congrès, le parti a lancé un «appel solennel» aux Québécois pour qu'ils rejettent Stephen Harper

Antoine Robitaille   28 mars 2011  Québec
Le congrès de Québec solidaire, qui avait lieu pendant la fin de semaine, avait pour objectif de définir le programme du parti en ce qui a trait à l’économie, à l’écologie et au travail.<br />
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Le congrès de Québec solidaire, qui avait lieu pendant la fin de semaine, avait pour objectif de définir le programme du parti en ce qui a trait à l’économie, à l’écologie et au travail.
Françoise David se félicite du fait que Québec solidaire reste uni après son VIe congrès tenu en fin de semaine, où la «gauche radicale» du parti a été mise plus souvent qu'à son tour en minorité. «Moi-même, ce matin, j'ai questionné certains des militants d'une gauche plus radicale», a raconté hier la coporte-parole de QS en conférence de presse. «J'ai dit à un tel, une telle: "Es-tu heureux ce matin? Es-tu content?" Ils m'ont répondu "oui".» Elle soutient que ces militants ont compris que, même si le parti a rejeté certaines de leurs positions, QS est le seul parti qui veut vraiment «dépasser le capitalisme» et «créer d'autres alternatives».

Le congrès, le VIe de la formation fondée en 2006, avait pour objectif de définir le programme du parti en ce qui a trait à l'économie, à l'écologie et au travail. Hier, les quelque 350 militants présents ont pris position contre le développement pétrolier d'Old Harry, pour l'élimination de la filière nucléaire et pour l'interdiction des lockouts. Un débat sur la nationalisation des banques a été reporté.

Samedi, les militants ont rejeté, entre autres choses, les notions de «décroissance» et d'interdiction de l'entreprise privée. Ils y ont été fortement incités par les deux porte-parole, Amir Khadir et Françoise David. Les militants ont accepté de donner «une certaine place au secteur privé» dans leur définition d'une économie solidaire, laquelle serait d'abord formée d'une «économie publique forte» et d'une «économie sociale à promouvoir (coop, communautaire, entreprise d'économie sociale)». Dans son allocution de clôture hier, Amir Khadir a souligné qu'un gouvernement QS mettrait tout en place pour éviter «l'hégémonie du grand capital». Mme David a soutenu que la notion de croissance économique ne devait plus être un objectif en soi.

Samedi après-midi, avant que les débats sur la vision de l'économie ne commencent, Amir Khadir avait déclaré: «La nouvelle gauche dont nous sommes issus se distingue quand même de la gauche radicale.» QS rejette l'autoritarisme et la «bureaucratie, qui vient d'un trop grand appareil centralisateur» à la soviétique. «On est arrivés, avec les erreurs du passé, à la conclusion que les grands plans, les grands soirs, les modèles tout faits d'avance se sont avérés la plupart du temps illusoires, si ce n'est pas complètement contre-productifs», a-t-il affirmé. Au micro, une militante a alors rétorqué au député de Mercier que QS était radical «dans le vrai sens du terme: on va à la racine des problèmes». Lors d'un «6 à 8» qui a ponctué la journée, des dizaines de militants ont entonné l'hymne révolutionnaire L'Internationale. «Il y a des amateurs de chants et d'histoire dans nos rangs qui nous ont fait une prestation spontanée», a commenté l'attaché de presse Christian Dubois sur Twitter, peu après que Le Devoir l'y eut souligné. «On chante aussi Du pain et des roses», a relativisé Françoise David, hier.

Dilemme des élections fédérales

Pour les élections fédérales déclenchées samedi, la direction du parti (qui compte un peu moins de 6000 membres) a décidé de ne pas donner de mot d'ordre, ni pour le Bloc (pour qui M. Khadir a été candidat en 2000) ni pour le NPD. Françoise David hier a toutefois lancé un «appel solennel» aux Québécois pour qu'ils rejettent les conservateurs de Stephen Harper «dont les orientations vont à l'encontre des valeurs largement partagées ici». Au reste, Mme David quitte jusqu'au 1er août son poste de coporte-parole de QS. Elle sera remplacée par une étudiante de l'Université Laval, Émilie Guimond-Bélanger.

Un militant connu de Québec solidaire, Alexandre Boulerice, aussi porte-parole du SCFP, est candidat du NPD dans la circonscription Rosemont-La-Petite-Patrie. Dans un échange de courriel, M. Boulerice a soutenu qu'il était toujours membre de QS et indépendantiste. «Tout le monde peut être au NPD tant qu'on défend le programme. On peut aussi faire passer au premier plan les questions sociales et environnementales, avant la question nationale», nous a-t-il écrit.
 
 
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  • Clothaire
    Inscrit
    lundi 28 mars 2011 03h45
    LE QS ET NPD DEUX PARTIS PARTIS DANS LES NUAGES
    Quand on promet un salaire minimum de 15$/heure et la gratuité de l'enseignement universitaire dans l'état actuel des finances publiques c'est qu'on est très sûr de na pas être élu et obligé d'appliquer son programme. Alors à quoi sert ce parti. À réfléchir ? Oui mais est-ce une réfléxion inteligente. Les électeurs ne sont pas des idiots après tout et on ne veut pas se retrouver avec des gens qui vont aggraver les problèmes plutôt que de les résoudre. C'est pourquoi QS n'a que 600 membres, c'est-à-dire tout ce qui compte de gauchos québécois qui n'ont pas honte de s'afficher comme tel et c'est tout ce qu'ils auront.

  • Roland Berger
    Abonné
    lundi 28 mars 2011 08h16
    Cher Clothaire
    « ... l'état actuel des finances publiques », comme vous dites ne permet pas la gratuité de l'enseignement universitaire, mais s'accommode fort bien des centaines de millions de dollars versés aux entrepreneurs en construction qui, grâce à la connivence du gouvernement libéral conservateur actuel, fouillent dans le Trésor public à leur guise. Ce que QS et le NPD veulent, c'est mettre fin à cette corruption institutionnalisée pour permettre aux jeunes Québécois qui le veulent et le peuvent de poursuivre des études jusqu'au doctorat sans s'endetter pour les 10 ou 15 premières années dans le monde du travail, et ainsi leur permettre de fonder une famille en partant sur des bases financières solides. Vos préjugés contre la gauche québécoise, laquelle, soit dit en passant, a peu de choses à voir avec le radicalisme d'intellos européens. Connaissez-vous bien votre Québec ? Le reprise citoyenne du pouvoir du peuple, ça ne vous sonne aucune cloche au fond du coeur ?
    Roland Berger

  • Jacques Lafond
    Abonné
    lundi 28 mars 2011 08h24
    Non à QS
    ‘’ les militants ont rejeté, entre autres choses, les notions de «décroissance» et d'interdiction de l'entreprise privée. ‘’

    On a sérieusement discuté d’interdiction de l’entreprise privé !!! Mais les militants ont finalement rejetés l’idée.

    Simplement incroyable. Et dire que certaines personnes peuvent prendre Québec Solitaire au sérieux. C’est simplement incroyable.

    Il est primordial qu’aux prochaines élections nationales du Québec que le nombre de députés de QS à l’Assemblé Nationale passe à zéro; comme il se doit.

    J’espère sincèrement que le Québec aura bien compris ce que ces gens pensent, ce que ces gens veulent.

    Même la Chine communiste permet l’entreprise privée. À Québec Solitaire, on a sérieusement débattue de la question …

    Ouff

  • richardle
    Abonné
    lundi 28 mars 2011 08h40
    Faut pas dire n'importe quoi, monsieur Clothaire
    L'augmentation du salaire minimum s'accompagnerait d'un programme d'aide aux PME pendant un certain temps pour les aider à passer ce cap. Pas besoin d'être super comptable pour savoir qu'à raison de 40 heures par semaine et ce,pendant 52 semaines au salaire minimum actuel, on reste sous le seuil de faibles revenus donc, qu'on est pauvre en travaillant tout le temps.
    Vous avez aussi oublié un zéro au nombre de militants en règle de Québec solidaire plus... quelques centaines. J'ose espérer que ce nétait pas là de la désinformation malveillante.
    J'étais présent tout au long du Congrès et j'ai pu constater beaucoup de recherche de consensus et bien du sérieux.
    J'aurai 64 ans le mois prochain, j'ai encore l'oeil clair et l'esprit vif, je suis très actif (organisation de retraités et bénévolat) et j'ai particulièrement apprécié tout ce que j'ai vu et entendu pendant cet exercice démocratique... et je signe de mon vrai nom.
    Richard Lépine

  • Pierre Schneider
    Abonné
    lundi 28 mars 2011 08h52
    Le hic qui choque
    Comment un indépendantiste peut-il militer et être candidat du NPD, parti centralisateur fédéraliste ?

    C'est à n'y rien comprendre et ça contribue largement à entretenir la confusion des genres.

  • Normand Carrier
    Abonné
    lundi 28 mars 2011 08h56
    Viva la révolutione ........
    Khadir et David réfrènent les ardeurs révolutionnaires de leurs partisans mais en tolérant une frange importante du parti communiste , ils s'exposent a vivrent avec les notions de décroissance , d'interdiction de l'entreprise privée et a entendre le chant révolutionnaire l'Internationale .......On comprend maintenant le sagesse du PQ lorsqu'il a mis au rancart le réseau de Marc Laviolette et de Pierre Dubuc qui se servaient du réseau pour avoir plus de poids que ce qu'ils représentaient véritablement .... Constater aujourd'hui qu'ils refusèrent d'aller a QS solidaire en dit long sur l'opinion qu'ils ont de ce parti comme toute la gauche syndicale d'ailleurs ......

    Cette gauche radicale se comporte comme si le Québec était un pays du tier monde et qu'il était opprimé et bafoué comme les pays arabo-musulmans qui essaient de s'en sortir par des révolutions ou des guerres civiles comme en Libye .... Cela donne une bonne idée sur l'état de ce parti et du réalisme de ses propositions ..... Oui je sais que mes commantaires risquent que je me fasse cambronne-r par un bien pensant de ce parti .......

  • Jean_Yves
    Abonné
    lundi 28 mars 2011 09h03
    Québec Solidaire oui, mais solidaire de qui au juste?
    Si QS veux être conséquent il ne peut pas juste interdire le lockout, il lui faut aussi interdire la grève et les moyens de pressions.

    Il ne peut prôner le tout a l’état et en même temps laisser les pleins pouvoir aux syndiqués de l’état de faire de cet état l'équivalent de leur propre propriété avec droit de tout bloquer et/ou saboter a petit feu si leurs désires ne sont pas comblés.

    On ne peut réclamer plus de monopole étatique pour cause de bien-commun et en même temps laisser ce bien-commun être géré a la discrétion et au bon vouloir d’un groupe d’intérêt particulier qui ne manqueras de mettre ses propres intérêts bien en avant des intérêts communs.

  • Alexis Lamy-Théberge
    Inscrit
    lundi 28 mars 2011 09h50
    Pour la cause
    La décroissance est en fait l'orientation que prendront nos sociétés de manière involontaire, lorsque la rareté des ressources et le pouvoir d'achat de pays populeux et en croissance rapide aura atteint un niveau suffisant pour entrer dans la surconsommation. Ce sera involontaire, et on fera tout ce qu'on peut, embargo, guerre, relations commerciales asymétriques, pour retarder ça.

    Je crois qu'il n'est que lucide de s'y préparer, plutôt que de croire que la croissance est infinie. Ce messianisme du progrès économique risque de nous faire déchanter assez rapidement. La solidarité s'applique donc dans ce cas-ci à l'ensemble de l'Humanité, et tente d'y intégrer les générations futures.

    Peu importe les mythes concernant la responsabilité sociale des entreprises, par essence les seuls qui doivent leur existence à l'imputabilité de leur fonction sont les élus. L'État ne peut subordonner le bien commun au profit, ce que fait l'entreprise. Certes, ce qui distingue notre société de plusieurs sociétés en développement est que la masse est confortable et jouit d'un niveau de vie élevé, ce qui, contrairement au pari libéral, la dépolitise et l'oriente vers son nombril et sa pelouse. C'est d'ailleurs ce qui freine à ce stade les vrais idées progressistes, qui ne s'appliquent plus qu'à une minorité, miséreuse mais sans voix.

    C'est à cela qu'il faut réfléchir, chers Mrs. Lafond, Carrier et Clothaire, pas en généralisant certaines propositions émises par des militants et qui ont été rejetées par le parti. Qui est « bien pensant » (encore de ces formules qui contrarient tout débat) : ceux qui cherchent à anticiper les obstacles de l'avenir proche ou ceux qui prêtent une confiance aveugle en un système qui tarde à répandre les bienfaits promis et ne produit qu'inégalités, guerres et désastres environnementaux?

    Alexis Lamy-Théberge

  • ysengrimus
    Inscrit
    lundi 28 mars 2011 09h51
    Danger de récupération
    Perso, depuis son élection, je m'inquiète fortement pour la santé... politique de Monsieur Khadir.

    http://ysengrimus.wordpress.com/2008/12/14/amir-kh

    Danger tangible de récupération. Cet article semble confirmer la tendance...

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    lundi 28 mars 2011 10h13
    Effets de Québec solidaire
    Son 8 à 10 % dans les intentions de votes, nuit au PQ et aide le PLQ mais le PQ devrait, quand même, gagner la prochaine élection générale.

  • Simard Francis
    Inscrit
    lundi 28 mars 2011 10h22
    Oui à Québec Solidaire
    C'est le seul parti de gauche crédible au Québec. Il faut qu'il gagne en popularité pour ne pas laisser toute la place à la droite (PLQ et PQ).
    Longue vie à Québec Solidaire

  • Adam Scott
    Abonné
    lundi 28 mars 2011 10h29
    Rectification de certains points
    Bonjour,
    J'étais présent cette fin de semaine au 6e congrès de Québec solidaire étant délégué d'une association de circonscription. Je tiens à rectifier certains points de cet article et répondre à certains commentaires des détracteurs de Québec solidaire.

    Ce ne sont pas les co-porte-paroles qui ont refréné les ardeurs de la gauche plus radicale du parti. Ce sont les délégués «modérés», plus nombreux. Je crois que nos positions de cette fin de semaine reflètent cette idée.

    La présence de propositions comme la décroissance et de l'interdiction de l'entreprise privée représente parfaitement les fonctionnements démocratiques à l'intérieur du parti. Ce sont les membres qui décident du programme. Notre programme ne vient pas d'un comité X.

    La proposition sur la décroissance a été battue avec une forte majorité. Je ne me rappelle même pas, pour dire, qu'on ait même débattu sur le sujet de l'interdiction des entreprise privées. Le vote était clair, le congrès de Québec solidaire est pour une présence de l'entreprise privée.

    @Normand Carrier
    Je ne suis pas un bien pensant. Cependant, je ne peux m'empêcher de vous répondre.

    Québec solidaire a des membres du parti communiste, certes.
    Est-ce que l'ADQ a des membres clairement identifiés comme libertariens? Oui.

    En fait, la dernière partie de votre commentaire ne mérite même pas d'être répondue. Vous exagérez et vous le savez.

    @Jean Yves
    Pourquoi avons-nous pris position contre les lockouts et non contre la grève? Tout simplement parce que nous considérons que les employeurs ont maintenant le gros bout du bâton. Nous voulons équilibrer les choses et forcer les deux parties à négocier.

    On ne peut pas laisser les pleins pouvoirs aux patrons, les laisser réduire les salaires des employés, bloquer et/ou saboter leurs revendications.

    Nous voulons décentraliser les pouvoirs de l'état d'une façon démocratique et paritaire. Nous croyons ainsi que nous pourrons

  • Sanzalure
    Inscrit
    lundi 28 mars 2011 10h36
    Rigoureusement démocratique
    Je suis allé faire un tour au congrès où j'ai vu Amir Khadir et Françoise David faire la queue sagement avec les autres délégués pour parler au micro. Chaque amendement au texte était discuté démocratiquement, rigoureusement et honnêtement.

    Les jeunes qui critiquent l'entreprise privée ne sont pas des méchants, ce sont des personnes qui regardent ce qui se passe et rêvent de mieux. Si l'entreprise privée respectait davantage le bien commun, elle serait moins critiquée.

    Québec Solidaire occupe une niche importante dans le paysage politique québécois et les personnes que ça dérange devront se faire à l'idée : nous n'allons pas disparaître de sitôt.

    Serge Grenier

  • Mario Jodoin
    Inscrit
    lundi 28 mars 2011 10h46
    Alors, que fait-on ?
    Tout comme Richard Lépine, j'étais au congrès de QS en fin de semaine.

    «Quand on promet un salaire minimum de 15$/heure »

    La proposition adoptée (seuil de faible revenu, puis l’amener à 50% au-dessus du seuil de faible revenu) prévoit une hausse graduelle, pas instantanée.

    «On a sérieusement discuté d’interdiction de l’entreprise privé !!!»

    Tout était sur la table. Notre cahier de proposition contenait tout un éventail de solutions possibles. Celle-ci a été rejetée par une très forte majorité. Où est le problème ? Comme il est plus difficile de nous attaquer sur la position adoptée, on tente de nous accuser d'avoir discuté de toutes les solutions possibles... Pas fort !

    Et là, que fait-on? Le système actuel a causé une crise majeure majeure de laquelle la plupart des pays ne sont pas sortis. Ce système mène directement à l'épuisement des ressources, à la dégradation de l'environnement et à des changements climatiques majeurs dont nous commençons à peine à subir les effets déjà dévastateurs dans certains coins de la planète. Il engendre un accroissement des inégalités et ne peut survivre que par la fuite en avant : plus consommer pour faire augmenter encore plus le PIB (souvent de façon artificielle) et ainsi accentuer les problèmes actuels.

    Et, face à ce constat, on ne devrait pas se poser des questions, ni rechercher des solutions ? Après s'être fait sauver aux détriments de l'ensemble des citoyens, le système financier a repris sa business as usual, continuant à créer des produits qui ne reposent sur aucune valeur réelle et graissant ses dirigeants et courtiers toujours autant qu'avant. Et il faudrait ne rien remettre en question ?

    Qui est réaliste et qui ne l'est pas ?

  • Pierre François Gagnon
    Inscrit
    lundi 28 mars 2011 10h53
    La vraie nouvelle gauche efficace...
    ...est hétérodoxe, c'est-à-dire qu'elle n'interprète pas le monde à travers une grille dogmatique déconnectée de la réalité des faits socio-économiques et culturels.

    La vraie nouvelle gauche efficace - et non pas la prétendue des centristes de droite qui la déguise en fausse social-démocratie "revampée" - reste aussi protéiforme dans son adaptabilité que le capitalisme qui arrive toujours à renaître des cendres des crises qu'il sème sur son passage à vide, à cette différence près qu'elle défend des valeurs sociales inaliénables, basées sur le Bien commun universel.

  • Jacques Morissette
    Abonné
    lundi 28 mars 2011 11h17
    QS et le petit côté doucereux des critiques sur ce forum.
    Actuellement, il y a une petite brise qui fait avancer le voilier. Pendant ce temps, les critiques essaient de le maintenir au port, ou autrement en lui soufflant des petits vents contraires.

    Viendra peut-être un jour où le vent de sa popularité soufflera de plus en plus fort. D'un côté, ce sera plus facile pour QS de continuer d'avancer en cherchant à éviter les récifs.

    De l'autre, les vents contraires souffleront de plus en plus forts dû au fait que ceux-ci seront soufflés par de grosses machines qui y verront leurs intérêts dérangés de plus en plus par QS.

    QS maintient le cap. La brise est peut-être légère, n'empêche que le voilier continue d'avancer dans le bonne direction. Cela dit, il ne semble pas encore y avoir de cap établi.

    C'est d'autant plus agréable que celui qu'il semble avoir choisi est celui d'un certain équilibre. Les vents contraires souffleront de plus en plus forts, en passant par la propagande pour contrer ses desseins.

    Tout de même, je les encourage à maintenir le cap. Ceux qui sont de plus en plus dérangés par eux ne le savent pas, mais ils se dirigent tout droit vers un cul de sac.

    Sauf s'ils continuent de fouiller dans nos poches, pour artificiellement reculer le cul de sac dans le temps. Ils ont déjà commencé à le reculer à notre détriment.

    À lire sur ce forum, ils semblent que certains soient encore aveugles de leurs manigances. J'espère qu'un peu de lumière saura les éclairer. Pas trop en même temps tout de même, pour ne pas les aveugler.

  • Mario Jodoin
    Inscrit
    lundi 28 mars 2011 11h57
    À Adam Scott
    «La présence de propositions comme la décroissance et de l'interdiction de l'entreprise privée représente parfaitement les fonctionnements démocratiques à l'intérieur du parti. Ce sont les membres qui décident du programme. Notre programme ne vient pas d'un comité X.»

    Cela n'arriverait pas dans d'autres partis qui contrôlent les sujets qu'on peut aborder dans des congrès :

    Voir : http://www.ledevoir.com/politique/quebec/319749/re

    «Néanmoins, la proposition Lapointe, devenue, grâce à l'appui de l'exécutif et du congrès de son comté, partie d'une résolution plus étoffée, dite proposition Crémazie, a suivi, péniblement bien sûr, son bonhomme de chemin à travers les instances depuis cinq mois. On n'a pas pu empêcher qu'elle soit présentée finalement au comité directeur du congrès national pour être incorporée au cahier des propositions à discuter au congrès. Le comité, pour en finir, l'a déclarée non recevable...»

    Et c’est Parizeau qui a écrit ça, pas un méchant gauchiste !

    On dirait que la démocratie dérange bien du monde...

  • Christian Montmarquette
    Inscrit
    lundi 28 mars 2011 12h07
    Diffusion de fausses informations : «Québec Solidaire à 15 %»
    .

    À Clothaire et Gilles Bousquet,

    D'abord, Québec Solidaire n'a pas «600» mais plus de 5000 membres.

    Deuxièmement,

    «Québec Solidaire n'en est pas à 8 ou 10 % des intentions de vote, mais bien à « 15% ».


    ____________________

    Christian Montmarquette

    Québec Solidaire

    Montréal

    Référence :

    «Québec solidaire passe à la caisse, avec une hausse de 3 points, à 15%» :

    http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada

    .

  • J. Hardy
    Inscrit
    lundi 28 mars 2011 12h06
    La raison d'être de QS
    Au début, les Libéraux, que ce soit au Canada ou au Québec, avaient pour raison d'être de favoriser l'économie et les entreprises de leur affiliation respective. Ainsi, un pays ou une province avec une économie forte serait florissante, autant pour le peuple que financièrement.

    Avec les années, le PLQ a fini par ne favoriser que certaines entreprises en particulier, la gang.

    Ceci détonne complètement avec un gouvernement qui se veut de défendre les intérêts du peuple. Québec Solidaire est né d'un besoin de créer une contre-balance à tout ceci.

    Il faut se rappeler qu'une coalition QS et PQ est possible. Ils sont d'accord sur bien des sujets.

    Ce n'est pas vrai que les entreprises privées sont créatrices d'emploi et de richesse. Malgré quelques exceptions, la plupart vise à maximiser leurs profits; c'est leur raison d'être. Si elles en ont l'occasion, pour optimiser leurs coûts, elles auront recours à l'automatisation pour remplacer des ouvriers. Le gouvernement créé de la richesse et de l'emploi, pas les entreprises.

    Québec Solidaire s'inscrit dans une initiative de retourner la richesse au peuple et enrailler la dilapidation tout azimut de nos ressources, nos impôts et notre financement.

  • reno defontenelle
    Inscrit
    lundi 28 mars 2011 12h09
    Il n'est pas permis de tuer le chien pour sauver la queue de la chatte.
    Proverbes Québécois (Pierre DesRuisseaux)
    Le Devoir titre : <Québec solidaire veut marginaliser sa "gauche radicale">
    Tabarouette, si on marginalise un groupe à l'intérieur d'un parti qui est déjà marginalisé, cela ne revient-il pas à les exclure hypocritement de la place publique? Et si Québec solidaire rejette ses membres communistes orthodoxes comme des pestiférés, comment se distinguera-til du Parti Québécois ? Et quelle sera alors sa raison d'être alors?

  • Roy10egen
    Inscrit
    lundi 28 mars 2011 12h16
    @Viva la revolución ou Vive un Québec Libre?
    Je me rends compte que plusieurs de mes anciens camarades sont devenus frileux et craintifs pour donner un coup de barre sur la gauche, alors que le bâteau dirigé par Harper et Charest s'en va à toute vitesse à droite!!! Pourtant, ils et elles furent de ceux et celles qui ont infléchis l'histoire du Québec des années 60 et 70 et qui n'avaient pas peur d'entonner les chants de libération? Et ce Québec libéré, ne le fut-il pas grâce à une révolution qui ne fut pas aussi tranquille que cela! Plusieurs ont oublié les campagnes de la peur, la brutalité policière, les mesures de guerre, les emprisonnements arbitraires pour des motifs politiques et idéologiques... Évidemment, lorsque l'on s'oppose aux intérêts et aux politiques de ceux qui sont aux postes de commandes (économiques et politiques), la droite montre son vrai visage et elle mord! Tu t'en souviens, Normand?
    Pourquoi cette crainte de QS? Est-ce devenu à ce point dangereux que de questionner une économie aux mains et sous le contrôle de quelques cartels et de puissants lobbies? On me dira que cela prendra une révolution pour que cette économie se démocratise et serve les besoins de la communauté et du bien commun. Sans doutes, mais entre temps, que faisons-nous? Se taire? Ne pas prendre la rue? Ne plus faire la grève? Ne plus exprimer ses idées? Se rire des plus jeunes qui ont le courage de chercher des voies alternatives et chanter à leur façon et sur des voix parfois discordantes: Debout les damnéEs de la terre... et même, vive un Québec libre! Peut-être sommes-nous devenus trop vieux et pantouflards pour partager l'espoir des lendemains qui chantent. Mais, heureusement, comme il y eut des Bourgeault et des Levesque, il y a maintenant Amir, Françoise et QS.

  • Michaël Lessard (micles.biz)
    Abonné
    lundi 28 mars 2011 13h12
    Clarifications

    Toutes les formes de gauche dénoncent le capitalisme, lié aux mots « entreprises privées », mais il y a beaucoup de confusion dans nos sociétés car nous n'avons pas les mêmes définitions de ces mots. D'où pourquoi le parti dit donc que nous allons promouvoir le modèle coopératif.

    Le but ultime de toutes les gauches est qu'un jour les gens naturellement optent pour des entreprises coopératives et démocratiques au lieu du modèle classique antidémocratique (où le pouvoir/les votes d'entreprise appartiennent uniquement aux propriétaire$). Donc oui, un jour, il n'est pas impossible que les êtres humains considèrent le modèle capitaliste tellement non éthique qu'il sera considéré illégal. Ce n'est pas le rôle de QS d'avancer cela. C'est un changement culturel qui doit se faire par les gens un jour. Devenons d'abord coopératif et démocratique!

    Programme : orientations sur le très long terme, d'où certains débats, car finalement le parti a replacé le projet sur 10-15 ans il semblerait selon cet article.

    @Clothaire : QS a plus de 6000 membres. Les gens de gauche ne trippent pas partis politiques tant que ça. Au fait, les options de QS sont réalisables si on le veut. Je présume que vous croyez Harper par exemple qui dit manquer d'argent mais met 35 milliards pour des F-15.

    Merci,
    membre de QS à Québec

  • Pierre Vaillancourt
    Abonné
    lundi 28 mars 2011 13h34
    Une décroissance pour l'avenir de l'Humanité
    Pour que la Chine et l’Inde atteignent, d’ici 20 ans, notre niveau de vie - et cela inclut notamment l’accès aux nouvelles technologies, à Internet, à Facebook, à nos iPad, nos ordinateurs et nos belles télés HD - il nous faudrait dès maintenant commencer à construire 3 nouveaux réacteurs nucléaires à chacune des journées des 20 prochaines années. Bien entendu, il nous faudrait aussi considérer le sérieux problème de l’entreposage sécuritaire, pour au moins 100 000 ans, des résidus radio-actifs de ces 21 900 nouveaux réacteurs nucléaires, alors que nous n’avons toujours pas de solution pour les résidus des quelques 400 réacteurs présentement en fonction sur la planète.

    L’ironie de la chose, c’est que pour alimenter ces dizaines de milliers de nouveaux réacteurs nucléaires, il ne nous resterait alors des réserves de plutonium que pour moins d’une centaine d’années, un grain de sel sur l’échelle du temps de l’histoire de l’Humanité. À ce jour, il y a sur la planète Terre environ 250 000 tonnes de résidus radio-actifs dont on cherche à se débarrasser. Pour vivre un dernier siècle de luxure énergétique, qui se terminera inévitablement part des guerres dont l’enjeu sera l’énergie, nous aurons alors produit au-delà d’un million de tonnes supplémentaires de résidus radio-actifs qui seront une menace à la survie de l’Humanité pour au moins les 100 000 prochaines années, un espace-temps qui va au-delà de notre entendement.

    Peu de gens veulent considérer honnêtement et lucidement les impacts des choix actuels de l’Humanité. Ceux qui le font sont considérés comme des éco-anxieux, des alarmistes, des gens mentalement dérangés, ou des hurluberlus d’une gauche déconnectée de la réalité. Ce sont pourtant les autres, les soi-disant réalistes, qui sont irresponsables et insouciants des générations futures.


    Voir :

    http://www.intoeternitythemovie.com/

  • Jacques Morissette
    Abonné
    lundi 28 mars 2011 16h29
    Un exemple aujourd'hui, Charest et le développement du Nord
    C'est aujourd'hui! Ça se passe à huit clos entre Charest et une vingtaine de "partenaires". Tout un premier ministre qui aime le pouvoir au point de tout faire pour entretenir des doutes entre la population et ce minus.

  • Roy10egen
    Inscrit
    lundi 28 mars 2011 16h45
    La gauche radicale: qui la marginalise?
    Comme toujours, Monsieur Robitaille aime donner des titres tendancieux à ses articles lorsqu'il commente les actes publics qui concernent QS.
    Le titre affirme que QS marginalise le courant plus radical du parti. C'est gros, c'est laisser entendre que QS serait taillé sous la même mouture que ce que furent les organisations staliniennes qui n'admettent pas les divergences idéologiques. À ce que je sache, les propositions retenues ou rejetées le furent après débats et des votes. Peut-être que le journaliste a une opinion contraire concernant certaines propositions présentées au cours du congrès de QS. C'est son droit. Qu'il le dise et qu'il argumente.
    Si la gauche de toutes couleures est marginalisée, non prise en considération, ce n'est certes pas par QS qui ouvre ses portes à tout le monde. Ne vous en déplaise Monsieur Robitaille, l'internationnale communiste est un chant révolutionnaire porteur d'un projet d'avenir... qui n'a rien à voir avec le rappel d'un passé révolu, comme vous le laissiez entendre en rigolant sur les ondes de Radio-Canada. Lorsque la presse se moque ou garde silence sur le courage de ceux qui analysent, pensent et agissent pour transformer en mieux la société, ce n'est pas GS qui marginalise ces militantEs et sa propre organisation. Effectivement, avoir une perspective révolutionnaire, c'est avoir un regard qui porte plus loin que le bout de son nez et cela implique une pensée capable de regarder les étoiles.
    Jean Jacques Roy

  • Christian Montmarquette
    Inscrit
    lundi 28 mars 2011 18h43
    Malheureusement d'accord avec Jean Jacques Roy
    .

    Je ne sais pas ce qui se passe avec Monsieur Robitaille, mais il m'apparait à moi aussi que lorsqu'il écrit sur Québec Solidaire, il nous fait régulièrement des croc-en-jambes.

    Nous sommes d'ailleurs désormais plusieurs à lui avoir fait la remarque.

    Il ne s'agit pourtant pas d'un article éditorial.


    Espérons que cela change pour plus d'objectivité.


    Merci de votre attention,


    _____________________

    Christian Montmarquette

    Québec Solidaire

    Montréal

    .

  • Jean Pierre Bouchard
    Inscrit
    lundi 28 mars 2011 18h46
    QS:souverainiste?
    Plusieurs sujets ont été traités dans les réactions et l'article.

    Une chose qui n'est pas mentionnée ou presque, la souveraineté qu'envisage QS de ce côté? À croire que bien davantage que le PQ, QS s'abstient de penser de faire du Québec un pays. QS élabore son programme et ce pire encore comme si le Québec était un pays et non une province du Canada. Le Canada qui absorbe le Québec entretient l'anglosphère qui consiste à faire opérer le programme d'espionnage des télécommunications d'Échelon avec les É.U, la G.B, l'Australie et la NZ, intégration dans l'Otan, le libre échange continental É.U-Canada, etc..

    Québec Solidaire ne sera pas épargné non plus par la critique.

  • André Loiselet
    Abonné
    lundi 28 mars 2011 18h57
    Beaux témoignages!
    Toutes les lettres appuyant QS témoignent d'une lucidité à toute épreuve et d'un bel esprit de réflexion. Ces beaux témoignages donnent espoir qu'un jour, un système politique vraiment démocratique, sans magouilles ni carriérisme, viennent vaincre pour le peuple et fasse prédominer l'humanisme sur le dollar. Le capital est notre serviteur, non pas le contraire. Je n'ai jamais lu autant de bons témoignages dans cette colonne, concernant QS et Khadir que l'on clonera à la prochaine car il faudra le multiplier par dix.
    Bon compte-rendu de M. Robitaille.

  • Mario Jodoin
    Inscrit
    lundi 28 mars 2011 20h34
    QS et l'indépendance
    «QS s'abstient de penser de faire du Québec un pays»

    L'indépendance faisait partie des résolutions adoptées au congrès précédent, celui de la fin de semaine dernière ayant porté sur l'économie, l'écologie et le travail. Cela dit, toutes les propositions étaient débattues en fonction d'un Québec indépendant, cela était bien clair dans la documentation et dans les débats.

  • Michelle Bergeron
    Abonné
    lundi 28 mars 2011 21h59
    Utopique de croire
    que sous la domination d'une majorité aux valeurs qui ne sont pas nôtre pourvoir changer à ce point les choses qui nous irritent tous. Le peu de pouvoir il est en grand epartie à Ottawa.
    De plus l'aspect de la mondialisation entre en ligne de compte dans les choix possible de réaliser.
    Étant issus de la classe moyenne basse, sans jamais de répis de payer, du pauvre cochon qui n'a plus les moyens de payer et pour qui on en demandera encore plus.
    Les représentations des lobbys sont beaucoup trop écoutés.

  • Sarah Charland-Faucher
    Inscrit
    mardi 29 mars 2011 09h21
    Du mauvais journalisme
    Ce titre est malhonnête, le contenu près de l'éditorial et les sous-entendus fallacieux présents dans les 2 textes de Robitaille sont indignes du Devoir. "QS veut marginaliser", c'est qui QS? C'est les gens qui étaient, entre autres au congrès, je ne savais pas qu'on pouvait vouloir se marginaliser soi-même...

    Et sérieusement, en tant qu'observatrice indépendante, j'ai été impressionnée par le respect de cette diversité dans les débats et par les processus démocratiques mis en place. Même si les positions plus "radicales" (et on pourrait discuter longtemps de qu'est-ce qui est vraiment radical...) n'ont pas toujours passé, les gens étaient à l'aise avec ce qui se passait. Ils continueront selon moi les débats loin du sectarisme et de la marginalisation. J'ai observé une réelle volonté de partager des idées différentes pour trouver ce qu'on considère être les bonnes solutions pour répondre aux défis du monde d'aujourd'hui en alliant les forces de ceux et celles qui ont plus d'expérience terrain et de ceux qui font de l'analyse historique et théorique leur principale force. QS grandit, les positions vont se diversifier, c'est inévitable... Après c'est la responsabilité de chacun de peaufiner ses arguments et analyses pour convaincre les autres du bien fondé de ses idées, ce n'est pas une question de marginalisation. Les processus démocratiques observés à l'interne tout comme les consultations populaires à l'externe ont été longuement réfléchis, bien intégrés et continueront d'être en mouvement. On est loin du carcan idéologique.

  • Lorraine Dubé
    Abonnée
    mardi 29 mars 2011 13h50
    Ajout à certains commentaires de lecteurs
    Les délégués de congrès savent pertinemment que la couverture médiatique ne rend pas toujours justice à l'évènement. Encore plus avec un titre assassin comme celui de monsieur Robitaille : Québec solidaire veut marginaliser sa «gauche radicale»

    Les termes "radicaux" et "durs de durs" sont
    employés à outrance pour qualifier les divergences au sein du mouvement souverainiste. De remettre en question l’allégeance souverainiste de QS, le PQ a subi le même traitement. En revanche, pourquoi ne place-t-on pas les politiciens fédéralistes devant leur mutisme, devant leur résignation d’immobilisme quant à la cause nationale, leur immuable statu quo ? Cette question est toujours en suspens…

    Un congrès de parti est la tribune pour débattre d'enjeux, d'opinions divergentes. Des débats d’idées qui semblent parfois bisbilles ! N'est-ce pas préférable au mutisme des délégués du PLQ devant une simple proposition de volonté de débattre d’une commission d'enquête exigée par une majorité de la population? Personne ne s’est démarqué du manque d’éthique, ligne de partie oblige ! Le malaise était palpable dans l’assistance. Censure ! Sans aucun appui de ses collègues, monsieur Drapeau devait se sentir bien solitaire et exclu du groupe. Du jamais vu !

    Vive le mouvement, la démocratie, l’échange d’idées au sein d’un parti. C’est de loin préférable aux troupeaux libéraux (PLQ-PLC) et conservateur qui maîtrisent avec brio l'art de la dissimulation et des manoeuvres frauduleuses. C'est viscéral!

    Je termine en spécifiant que je ne suis pas membre de QS.

  • Lise Moga
    Inscrit
    mercredi 30 mars 2011 08h49
    QS et son intrusion dans la campagne fédérale
    "Françoise David hier a toutefois lancé un «appel solennel» aux Québécois pour qu'ils rejettent les conservateurs de Stephen Harper «dont les orientations vont à l'encontre des valeurs largement partagées ici».

    Merci F. David, mais un vote c'est personnel. Le mien n'est pas à vendre et je suis capable de juger par moi-même des valeurs qui me rejoignent.

  • Alexandre Reney
    Inscrit
    samedi 2 avril 2011 10h22
    Les Rouges recyclés
    @ J Hardy

    "Ce n'est pas vrai que les entreprises privées sont créatrices d'emploi et de richesse. Malgré quelques exceptions, la plupart vise à maximiser leurs profits; c'est leur raison d'être. Si elles en ont l'occasion, pour optimiser leurs coûts, elles auront recours à l'automatisation pour remplacer des ouvriers. Le gouvernement créé de la richesse et de l'emploi, pas les entreprises."

    Le Gouvernement ne crée rien du tout. Il ne fait que payer les salaires des ronds de cuir avec l'argent de nos taxes. Ce sont les entreprises qui fabriquent les biens et services dont nous avons besoin. Quand un ouvrier est remplacé par une machine, c'est que son emploi devait être vraiment routinier et monotone. C'est n'est pas nécessairement une mauvaise nouvelle que ce genre d'emplois abrutissants disparaissent.

    Le simple fait que QS discute de la disparition de l'entreprise privée et de la décroissance le discrédite totalement. QS veut bonifier les programmes sociaux, donc dépenser plus, et diminuer la taille de l'économie du Québec, donc diminuer les revenus de l'État. Chercher l'erreur...

    En passant, tous ceux et celles qui pensent qu'un régime socialiste ne peut amener que la paix, l'amour, un environnement sain devraient regarder du côté de l'URSS. Le pire dépotoir chimique de la Terre s'y trouve et à ce que je sache l'URSS était un État militariste et guerrier.
    La seule façon d'éliminer la guerre est de diminuer les ressources de l'État.

  • mcamus
    Abonné
    samedi 2 avril 2011 22h57
    Titre accrocheur qui désinforme, Monsieur Robitaille
    Monsieur Robitaille, vous faite habituellement preuve d'un esprit plus perspicace et d'une perspective plus équilibrée. Les deux versions de votre article sur le congrès sont tendancieuses et mettent l'accent sur le secondaire et le marginal. Pourquoi?
    Vous donnez la fallacieuse impression que l'élaboration et l'adoption de notre programme opposent les porte-parole de QS et une «extrême-gauche» partisane de la décroissance et d'une économie totalement socialisée. En fait, il y a dans QS une grande diversité de points de vue et de nuances sur ces questions et sur bien d'autres. En outre, la plupart des membres n'ont pas des idées arrêtés sur plusieurs sujets et évoluent.
    Par souci de démocratie et donc pour permettre aux délégué-e-s de d'exprimer sur des points de vue significativement différents, les résolutions retenues par le comité de synthèse proposaient des positions qui s'excluaient et qui avaient été retenues par au moins une association locale, couvrant pratiquement tout l'éventail des possibilités. Il n'y avait pas nécessairement un appui important à chaque proposition retenue. Il y avait des positions alternatives réelles mais pas de grandes tensions. Il y avait des interventions dans tous les sens et les votes étaient clairs avec de fortes majorités le plus souvent, en général conformes à ce que les assemblées locales avaient déjà préféré comme options. Il n'y a pas eu besoin d'interventions d'Amir Khadir ou de Françoise "contre" une gauche radicale bien qu'ils aient forcément des points de vue bien réfléchis à faire valoir, et qu'ils aient tenté de réconcilier ou de calmer des points de vue ou des arguments divergents.
    Il ne s'est rien passé au Congrès qui ne s'était déjà manifesté par les votes des assemblées locales. Alors, vous avez grossi et déformé l'enjeu avec les plus radicaux.

  • mcamus
    Abonné
    samedi 2 avril 2011 22h58
    ...biais de l'article de Monsieurs Rioux - (suite et fin)
    Vous avez insisté, Monsieur Rioux, sur ce qui ne s'est pas passé (décroissance, bannissement du privé, etc.) comme si cela avait été un enjeu important, tendu et révélateur dans QS mais vous n'avez pas souligné l'essentiel: l'adoption d'un programme économique et de structure sociale progressiste ou de gauche, équilibré avec des débats sereins malgré les points de vue très différents parfois. Vous n'avez pas parlé d'un programme écologiste original et très avant-gardiste adopté presque entièrement à l'unanimité. Vous avez peu insisté sur le programme des questions de travail... Dommage!

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