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Réflexions sur le congrès du Parti québécois - Du rêve au projet

Jacques Parizeau - Ancien premier ministre du Québec  28 mars 2011  Québec
Jacques Parizeau: «On doit transformer le rêve en projet, puis le projet en chantier.»<br />
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Jacques Parizeau: «On doit transformer le rêve en projet, puis le projet en chantier.»
Le prochain congrès du Parti québécois aura lieu les 15, 16 et 17 avril. Ce sera le premier depuis six ans. Comme il est d'usage, le Parti québécois réaffirmera, dans le programme qui sera adopté, sa foi souverainiste et esquissera les moyens envisagés pour atteindre l'objectif qu'il s'est fixé. Cela s'exprime dans ce qu'il est convenu d'appeler l'article 1 de la proposition principale, préparée par la direction du parti comme base de discussion.

Au moment où le congrès va se réunir, deux questions — à mon sens, cruciales — ne sont pas abordées dans la version actuelle de l'article 1. Il s'agit, d'une part, de la préparation du référendum sur la souveraineté et, d'autre part, de l'engagement de fonds publics pour la promotion et la réalisation de la souveraineté après la prise du pouvoir. Traiter de ces questions ou les passer sous silence, c'est toute la différence entre l'élaboration d'un projet qui permet aux électeurs de voir où on veut les amener et ce que l'humoriste français Alphonse Allais appelait «les paroles verbales». Dans un cas, on montre sa volonté de réaliser; dans l'autre, on maintient un «flou artistique» sur ses intentions et sur ses projets d'avenir.

Préparer le référendum

La première question — celle qui a trait à la préparation à la tenue d'un référendum et à la réalisation de la souveraineté — ne préjuge en rien de la date ou du moment de ce référendum. On le tient quand on est prêt et quand les circonstances s'y prêtent. Encore faut-il être prêt. On sait bien et depuis longtemps que, dès que la souveraineté revient dans le discours public, les adversaires multiplient les attaques, les journalistes veulent des réponses et de plus en plus de gens se posent et posent des questions.

Il faut pouvoir répondre, montrer les enjeux, maîtriser les chiffres, esquisser des projets et des solutions, présenter parfois des solutions de rechange et, en tout cas, montrer qu'on possède ses dossiers et qu'on n'embarque pas ses militants, d'abord, et le public, ensuite, dans des aventures improvisées. Cela nécessite beaucoup de préparation, d'études, d'analyses, de calculs. Bien sûr, tout cela ne peut remplacer l'émotion, le souffle charismatique, le lyrisme même, sans lequel aucune grande cause ne peut aboutir. Mais cela donne aux dirigeants d'abord, aux militants ensuite et petit à petit au public l'assurance qu'on sait où l'on s'en va et comment s'y rendre.

Les sujets d'étude


Les sujets d'étude sont de tous ordres; certains sont apparus en même temps que le projet souverainiste lui-même, mais doivent périodiquement être revisités. D'autres correspondent à des interrogations plus récentes. Le Québec a-t-il les moyens d'être un pays indépendant? Comment compense-t-on la suppression de la péréquation? Que deviendra le mode de vie des Québécois? Quelle sera la monnaie d'un Québec souverain? Une fois débarrassé de la tutelle de la Cour suprême d'Ottawa, comment va-t-on assurer l'avenir du français et le développement de la culture québécoise? Y aura-t-il des forces armées québécoises? Quel rôle joueront-elles? Quand le Québec récupérera tous ses impôts, quelle part sera réservée aux régions et aux municipalités? Quelles nouvelles tâches leur seront confiées à l'égard par exemple du développement économique ou de la protection de l'environnement?

En fait, la liste est très longue et elle continue de s'allonger. On pensait que la question des frontières d'un Québec souverain était réglée depuis les avis juridiques du début des années 1990, et voilà que le gouvernement fédéral et celui du Nunavut signent un «traité» au sens de la Constitution de 1982, avec une association incorporée en vertu des lois du Québec, Makivik, représentant les Inuits, pour se partager les droits et la propriété sur la baie James et la baie d'Hudson. Le gouvernement du Québec n'existe pas, n'est mentionné nulle part.

Ce n'est qu'un exemple parmi bien d'autres. Si, pendant la campagne électorale de septembre 1994 qui a porté au pouvoir le Parti québécois, on a pu être aussi clair quant à ce qu'on voulait faire (un référendum dans les 8 à 10 mois pour réaliser la souveraineté), c'est qu'on se préparait depuis quatre ans. La victoire a été nette: 77 sièges contre 47 pour les libéraux.

Aujourd'hui, le Parti québécois et le Bloc québécois disposent d'un personnel de recherche nombreux. On peut toujours mobiliser l'aide d'experts et de spécialistes si tant est qu'ils soient certains d'être pris au sérieux.

Encore faut-il vouloir.

L'arrivée au pouvoir


La deuxième question qui n'est pas abordée dans la proposition principale a trait au rôle d'un gouvernement souverainiste dans la promotion et la réalisation de la souveraineté. À cet égard, à nouveau, deux orientations sont possibles.

En vertu de la première, en arrivant au pouvoir le gouvernement souverainiste distingue clairement deux fonctions. L'une consiste à orienter les ministères dans le sens des propositions et du programme adoptés par les nouveaux élus. La seconde consiste à préparer le référendum, les négociations avec Ottawa, la Constitution du pays à venir, la mise en place des nouvelles structures et leur mode de fonctionnement.

Peut-on s'occuper de la santé et de l'éducation en même temps que du référendum? L'exemple de 1995 est là pour le montrer. Ce fut l'année, en santé, du virage ambulatoire dans les hôpitaux, de la signature d'une entente collective avec tous les syndicats du secteur public à des conditions tout à fait raisonnables, ainsi que de la réduction de deux milliards de dollars du déficit laissé par les libéraux. Sans compter le lancement des carrefours jeunesse emploi, l'organisation des états généraux de l'éducation et le premier grand investissement minier chez les Inuits avec leur participation (Raglan), entre autres réalisations.

Pendant ce temps, la préparation du référendum prenait de plus en plus d'ampleur. La mise au point des études financières, budgétaires, administratives et juridiques nécessaires au lancement du nouveau pays, sans doute, mais aussi la clarification pour l'opinion publique de ce que le gouvernement avait l'intention de faire mobilisèrent beaucoup de ressources, aussi bien dans le secteur public qu'à l'extérieur. Le projet était prêt.

Et on consulta. Les 21 commissions régionales sur l'avenir du Québec (y compris celles des jeunes et des aînés) furent fréquentées comme jamais des commissions publiques ne l'avaient été ou ne le furent depuis. Cinquante-cinq mille personnes participèrent directement à ces réunions.

Enfin, l'avant-projet de loi sur l'avenir du Québec exposant clairement le projet d'un Québec souverain fut distribué dans tous les foyers du Québec, de façon à ce que les gens sachent où on voulait les amener.

La préparation a coûté cher. Et la prochaine fois, ce sera cher aussi. Si, cependant, on s'est fait élire pour procéder et qu'on n'a rien caché, on procède. C'est le sens de la démocratie.

Utiliser les fonds publics ?

L'autre voie, la solution de rechange, est le pendant de l'attitude qu'on a adoptée comme opposition. Au «flou artistique» succède «l'idéal» ou «l'objectif à long terme» de la campagne électorale. «Les conditions ne s'y prêtent pas, mais un jour ça viendra», «on y travaille». Évidemment, une fois arrivé au pouvoir, on découvre qu'on n'a pas le mandat de faire la souveraineté et donc qu'on ne peut pas «en conscience» utiliser des fonds publics à cette fin.

Je n'invente rien. À partir de 1996 et pendant les années qui ont suivi, on a refusé explicitement d'utiliser des fonds publics pour promouvoir la souveraineté (alors qu'on était au pouvoir). Évidemment, le mouvement s'est arrêté. Des gens se sont découragés. D'autres sont passés chez les fédéralistes. L'opinion publique reste étonnamment assez attachée à la souveraineté du Québec, mais de plus en plus de gens pensent qu'on n'y arrivera pas. En tout cas, ceux qui tiennent encore à la réalisation de l'objectif ne veulent plus qu'on emprunte la voie du «flou artistique».

Pour revenir à la proposition principale et à l'article 1, depuis juin 2010 elle est muette à la fois quant à la préparation du référendum et quant à l'utilisation des fonds publics.

Silence dans les rangs !


Ce qui amena «ma députée préférée», celle de Crémazie, Lisette Lapointe, à déclarer que l'article 1 lui paraissait faible. Elle proposa un amendement en vertu duquel un comité de députés et de dirigeants (du parti) serait nommé pour diriger les études préparatoires en vue du référendum et ferait rapport périodiquement sur l'avancement des travaux. L'amendement prévoyait en outre l'engagement d'un gouvernement souverainiste à terminer les travaux de préparation et à en assurer la diffusion dans le public.

Avec un zèle intempestif, on fit pression à travers l'organisation pour que tout amendement à l'article 1 soit considéré comme attentatoire à l'autorité de la chef. Alors que s'achevaient les congrès des comtés et que commençaient les congrès régionaux, un tel ukase plaçait les militants dans une situation impossible. On voulait leur interdire de discuter de ce qui, pour la plupart, est la principale motivation de leur militantisme.

Néanmoins, la proposition Lapointe, devenue, grâce à l'appui de l'exécutif et du congrès de son comté, partie d'une résolution plus étoffée, dite proposition Crémazie, a suivi, péniblement bien sûr, son bonhomme de chemin à travers les instances depuis cinq mois. On n'a pas pu empêcher qu'elle soit présentée finalement au comité directeur du congrès national pour être incorporée au cahier des propositions à discuter au congrès. Le comité, pour en finir, l'a déclarée non recevable...

Cela n'est pas raisonnable. On doit transformer le rêve en projet, puis le projet en chantier. Bien des gens partagent le rêve mais doutent qu'on ouvre le chantier. On ne peut pas empêcher les militants de débattre de la façon dont on passera de la première étape à la deuxième, puis à la troisième. Il faut se ressaisir. Le pouvoir semble être à portée de la main. Il faut être clair quant à ce qu'on veut en faire.

***

Jacques Parizeau - Ancien premier ministre du Québec
 
 
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  • Ginette Bertrand - Inscrite
    28 mars 2011 02 h 37
    Voilà les VRAIES questions posées
    Au moment où Gilles Duceppe et consorts s'époumonent sur la scène fédérale, ils devraient plutôt travailler ici à donner des vraies réponses à ces questions.
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  • Georges Paquet - Abonné
    28 mars 2011 04 h 51
    Mais si le "flou artistique" était, comme autrefois, la meilleure façon d'espérer prendre un jour le pouvoir.
    M. Parizeau écrit:"...ceux qui tiennent encore à la réalisation de l'objectif ne veulent plus qu'on emprunte la voie du «flou artistique."

    Je crois que le principal dilemme du PQ est justement là. Si les sondages révèlent que les électeurs ne veulent pas entendre parler maintenant d'un référendum, et que vous en faîtes un élément principal de votre programme, vous n'augmentez pas vos chances de succès.

    Si vous dites clairement qu'un Québec souverain souhaiterait conserver le dollar canadien comme sa monnaie, alors que les Québécois commencent à comprendre, avec l'exemple de l'Union européenne, que partager la même monnaie implique et exige autant, sinon plus de connivences, de coordination et de contrôle par des organisme centraux, que le système canadien actuel n'en contient, vous n'augmentez pas vos chances de succès. Exemple: Les autorités de l'Union européenne viennent d'imposer, avec le nouveau mécanisme européen de stabilité (MES) l'obligation aux pays membres, qui partagent l'euro comme monnaie unique, de présenter leur projet de budget à la commission européenne avant de le présenter à leur parlement national. Est-ce qu'un Québec souverain accepterait celà facilement? Poser la question c'est y répondre, Et celà non plus n'augmente pas vos chances de succès.

    Pour l'instant, la clarté ne semble pas le choix stratégique le meilleur.
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  • Nestor TURCOTTE - Inscrit
    28 mars 2011 07 h 40
    Bravo à Monsieur...
    Les péquistes doivent être dans leurs petits souliers ce matin, surtout Pauline, à deux semaines du Congrès général. Ce que Monsieur dit et a toujours dit: on ne peut pas faire la souveraineté du Québec en la mettant sous le boisseau. Ce doit être un projet collectif, enlevé des mains des petits politicailleurs tels que nous en connaissons trop, et confié à des gens sérieux, des penseurs, des calculateurs, des pédagogues qui peuvent faire le travail. Les petits politiciens cherchent le pouvoir. Parizeau cherche le vrai pouvoir. Pas celui du Bloc, qui en 1997, se donnait le «vrai pouvoir» tout en promettant de rester dans l'opposition éternelle.

    Or, que voyons-nous dans la troupe (?) péquiste à l'Assemblée nationale. On voit des zigonneux, des faiseux, des gens qui brassent de la merde,etc...Il ne parle jamais (tout comme le Bloc) de leur raison d'être. Et si vous prenez le temps, comme je le fais ce matin, de brasser un peu la cage, les péquistes vont vous assommer avec leurs argumentations habituelles: on vous traitera de crypto-fédéraliste, de nuisance à la cause, de déstabilisateur du rêve, de vire capot, et j'en passe. Dans l'Église péquito-nationaliste, il ne faut pas pourfendre le clergé et les hautes instances politico-cléricales. Si vous le faites, on vous fera un concile et on vous excommunira. Pas étonnant que les salles soient vides lorsque les curés politiques du PQ descendent dans les Cegeps et Universités.

    Parizeau n'est pas dans le rêve, l'horizon, la «toile de fond» comme disait jadis Pauline. Non. Il parle franc, net et...sec. Il dit que pour gagner une bataille, il faut se préparer. Il n'est pas nécessaire de livre le plan de bataille, mais il affirme qu'il faut en avoir un et dire que la bataille aura lieu.
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  • Rodrigue Tremblay - Inscrit
    28 mars 2011 09 h 42
    L'argent public....
    Pendant que Bouchard et Landry refusaient de dépenser une cenne noire pour la promo de l'indépendance, Chrétien, Pelletier, Gagliano dépensaient 300 millions en commandites!

    Les Conservateurs viennent de dépenser 26 millions en pubs illégales. Vont être majoritaires sans doute.

    La pub en politique c'est payant puisque vous avez un 20% de la population qui vote et ne connaisse rien en politique.
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  • Bernard Morin - Abonné
    28 mars 2011 10 h 40
    L'avenir du Parti Québécois
    J'avoue ne plus trop savoir quoi penser de tous ces débats au sein du PQ sur ce que doit contenir ou pas la proposition principale concernant la marche vers la souveraineté. Le seul principe qui doit guider les instances et les militants à ce sujet c'est la nécessaire clarté et l'obligatoire honnêteté envers les membres et la population. Toute perception contraire ou apparence de manque de clarté ou d'honnêteté viennent à mon avis remettre en question à moyen et à plus long terme l'avenir même du Parti Québécois comme principal véhicule du nécessaire projet de souveraineté.
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  • Ouhgo - Inscrit
    28 mars 2011 10 h 53
    La proposition Lapointe
    La conclusion NT: "Il n'est pas nécessaire de livrer le plan de bataille, mais il affirme qu'il faut en avoir un et dire que la bataille aura lieu."

    Au point où nous en sommes, avons-nous un autre choix que de faire confiance à la chef, à l'effet qu'elle ait un plan sans vouloir le livrer à l'ennemi?

    Puisque Monsieur a déjà le bras à l'intérieur, ne peut-il pas préparer en douce une "deuxième proposition Lapointe", étayée des jeunes députés dits les ABCD (Aussant, Blanchet, Cloutier, Drainville), qui sillonnnent le Québec (31 mars à Chambly) sans tambour ni trompette, pour prêcher le réveil des endormis? Ceux-ci pourraient prendre du gallon dès la victoire par éviction du grand démollisseur!

    Monsieur peut bien posséder la flamme nationale mais a-t-il toujours choisi des moments stratégiques pour intervenir? Le remords d'un retrait trop précipité ne peut justifier une imprudente impatience dans ses intrusions trop publiques.
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  • Paul Dawson - Inscrit
    28 mars 2011 11 h 58
    Soluble dans le temps, au marché.
    Le citoyen moyen qui gagne toujours ses élections est ailleurs, monsieur Parizeau. Le voici à présent à transiger à rabais sa culture, ses racines, sa langue, son héritage, son identité; le marché le lui à fait bien comprendre: suis la parade or beat it.

    Et c'est le cas partout.

    Au Québec il y a eu le rêve avant le projet. Voyez-le se dissoudre après le projet.

    Ce qui ne rend pas votre combat moins édifiant. Merci tout de même.
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  • Gilles Bertrand - Abonné
    28 mars 2011 12 h 10
    Susciter l'enthousiasme... en se préparant.
    M. Parizeau nous rappelle qu’il faut toujours être prêt à réaliser le projet qui nous tient à cœur et que de s’y préparer activement requiert une mobilisation qui passe par un exercice préparatoire exigeant.

    Mais cette mise en branle d’un grand chantier de travail visant à répondre aux mille et une questions qui précèdent toujours les grandes décisions est aussi porteur d’une flamme qui motive à l’action. En cela, il voit juste et il mérite toute notre attention et notre soutien.
    Gilles Bertrand, Québec
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  • Monsieur Pogo - Inscrit
    28 mars 2011 14 h 05
    @Rodrigue Tremblay

    ‹‹ (…) Vous avez un 20% de la population qui vote et ne connaisse rien en politique. ››


    Votre constat est amusant, parce que moi, c’est justement parce que je m’intéresse à la politique, que je ne me donne plus la peine d'aller voter…

    Par exemple, au prochain scrutin, même si 20 % des électeurs disséminés sur le territoire de la province de Québec votait pour élire un député du NPD, il n’y aura aucun député du NPD qui ira à Ottawa pour représenter ces citoyens-là…

    Parce que pour élire un tel député, il faut impérativement que ces électeurs du NPD résident dans le même comté… À ce compte-là, il n’y a pas de véritable processus démocratique au Canada.

    La démocratie, il faut bien que ça puisse signifier quelque chose : ça ne se résume pas à déposer périodiquement un bout de papier griffonné dans une boîte de carton un dimanche après-midi !

    Je songe notamment aux deux référendums volés : celui de 1980, parrainé par un agent à la solde de la GRC (i.e. Claude Morin), et celui de 1995 qui a été honteusement trafiqué par le camp du NON.

    Tant qu’à faire rire de moi, le jour du scrutin j’irai dans les bois marcher avec mon chien.

    De toute façon, je crois bien que le seul véritable indépendantiste au Parti Québécois, c’est monsieur Parizeau, qu’il me plaît de saluer au passage.
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  • Georges Paquet - Abonné
    28 mars 2011 16 h 11
    Et la cage à homards...?
    La stratégie du gouvernement du Québec, en 1995, qui invitait les citoyens à voter oui, ou si vous écoutiez bien, à entrer dans une cage à homard dont on ne sort plus... Est-ce que c'était de la clarté çà?
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    28 mars 2011 21 h 39
    Monsieur devrait passer la main à l'aube de ses 80.
    M. Parizeau est souverainiste depuis bientôt 45 ans. Il a commencé par être battu, comme candidat péquiste aux élections générales de 1970 et de 1973. Il est élu député de la circonscription de L'Assomption aux élections de novembre 1976 et devient ministre des Finances, poste qu'il occupera jusqu'en 1984.

    M. Parizeau est passé 2 fois du rêve au projet et au chantier, sous M. Lévesque en 1980 et sous sa propre autorité en 1995. Ses rêves se sont brisés et il continue de donner quand même des conseils pour recommencer le même processus qui devrait finir avec un résultat négatif, si nous nous fions aux sondages. Monsieur aurait avantage à se retirer sur ses terres pour ne pas amoindrir le capital de sympathie qu’il s’est mérité.
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  • spliter - Inscrit
    28 mars 2011 23 h 09
    Êtes-vous encore là?
    Je me demande aujourd'hui où sont passé les 2 308 360 de personnes qui avaient dit OUI en 1995? Où sont ces personnes qui, il y a 16 ans avaient un rêve, celui de la liberté, celui de décidé pour nous et par nous. Oui quelques-uns ne sont peut-être plus parmi nous, mais il y avait des jeunes, des moins jeunes. Je suis qu'il en reste encore BEAUCOUP.

    Vos parents, nos parents, ne nous disent pas de ne jamais abandonner, de poursuivre nos rêves jusqu'au bout? Aujourd'hui, je vois ces gens qui ont abandonné, qui n'ont pas le courage de rester debout face à cette adversité. Ces de 2 millions et plus de personnes de 1995 ont-ils simplement laissé tomber fasse à un échec. N'est-il pas là la solution facile? Ces gens qui étaient fiers de voter OUI en 1995, regrettent-ils leur choix? J'en doute et je l'espère. Évidemment, il y en a encore debout, mais beaucoup ne le sont pas.

    On voit aujourd'hui ce que le fédéralisme amène au Québec? Rien. Des conservateurs qui n'ont aucunement les mêmes idéologies que les Québécois et Québécoises. Les libéraux? Avec tout ce qu'ils ont fait contre le Québec depuis 1995, même pas besoin d'en parler. Le Québec a toujours été méprisé par le canada anglais. Oui les conservateurs nous ont reconnus comme nation distincte, mais ils l'ont dit pour nous fermer la trappe. À ce que je sache, le Québec n'a toujours pas sa signature sur la constitution qui nous a été imposée.

    Avons-nous vraiment besoin d'être aux côtés des autres provinces? Ne pouvons-nous pas nous gérer soit même. Nous avons des ressources naturelles partout aux Québec, nous sommes le plus grand producteur d'électricité. L'argent que l'on envoie au fédéral et qui est distribué aux autres Canadiens, ne pouvons-nous pas la garder pour nous et faire ce qui nous plait avec. Ne serait-il pas merveilleux de pouvoir décider par nous même de tout, sans demander la permission à Ottawa?

    Si ces personnes de 1995 ne veulent pas se relever
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  • Jean-Marc Lefebvre - Abonné
    29 mars 2011 07 h 37
    clarté
    Le PQ n'a d'autre sens qu'être un véhicule dont le mandat premier est la réalisation d'un pays souverain, la pays du Québec. C'est sa première raison d'être, ce pourquoi il existe. Je ne veux pas d'un bon gouvernement péquiste. Je veux un pays souverain. Alors oui, que le PQ soit clair. Merci monsieur Parizeau de le rappeler.
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  • Guy LeVasseur - Inscrit
    29 mars 2011 08 h 44
    Toutes les bonnes questions !!!! Sans réponses !!!!

    "Monsieur" Jacques Parizeau pose toutes les bonnes questions

    Les moyens ?
    La péréquation?
    Le mode de vie ?
    La monnaie ?
    L'avenir du français
    Les forces armées québécoises?
    L'utilisation des impôts ?
    Le développement économique ?
    L'environnement?

    Des questions dont les réponses précises et détaillées, soutenues par des études réactualisées sur une base annuelle devraient déjà toutes être disponibles sur le site internet du PQ.

    Pendant ce temps des douzaines de blogueurs fédéralistes noyautent tous les fils de discussions sur internet, notamment ceux du site de Radio-Canada, pour répondre à ces questions par la négative ! ! !
    à l'aide d'arguments de peur totalement loufoques.

    Certains de ces blogueurs oeuvrent même à temps plein pour assurer cet objectif de désinformation.

    L'argument de peur farfelu de la péréquation est notamment utilisé ad nauseam !

    Les blogueurs fédéralistes reviennent même très régulièrement avec l'argument de peur de la partition du Québec en cas d'indépendance
    ( partition de gatineau, des autochtones et même du West Island de Montréal ).

    Quand on sait que la jurisprudence en droit international favorise dans tous les cas de figure, même les plus pénibles, la non partition d'un état fédéré qui veut devenir indépendant on ne peut rester
    muet devant l'étalage de telles inepties.

    Il m'arrive donc de temps à autre de répondre à ces fédéralistes, à l'aide des mes connaissances en économie et en droit international et à l'aide parfois de ce qui fut préparé en ce sens à l'aube du référendum volé de 1995.

    Ceci dit, que fait le Parti Québecois pour répondre à tous ces arguments de peur insensés et à ces dérives imaginaires
    fédéralistes ?

    Rien ! Absolument rien !

    Je crois sincèrement qu'en voulant cacher toutes ces informations
    probablement par illusion stratégique, le PQ se tire littéralement
    dans les deux pieds !

    Guy LeVasseur
    Souverainiste Indép
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  • Xavier Tartaglia - Inscrit
    30 mars 2011 17 h 58
    Invitation
    Je vous invite à "réveiller" Mme Marois ou, du moins, son parti en lui envoyant un courriel (coordonnées disponibles sur le site du Parti Québécois).

    - D'un souverainiste espérant que la souveraineté se fasse avant qu'il ait l'âge de le faire même s'il n'hésitera pas à donner la liberté à son peuple.
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  • Marc Fortin - Abonné
    31 mars 2011 11 h 17
    Une nation intégrée dans une mondialisation
    Chaque fois que je lis monsieur Parizeau, j’ai un serrement de cœur en me disant que dans peu de temps, tous ces hommes et ces femmes qui nous ont fait avancer comme peuple seront morts et remplacés par d'autres qui n'ont malheureusement pas cette ferveur et cet engagement désintéressé. Encore plus inquiétant, le peuple ne connaît et ne veut pas pas la chose politique et avec la paupérisation des classes moyennes et la concentration des médias d’information, il le sait de moins en moins et ceux qui savent le savent pour eux, pour leur vérité à eux, sans se soucier de l’ensemble et surtout, en négligeant ce sentiment qui fait les grandes nations. Mais là encore, ne sommes-nous pas tous condamnés à suivre le roulement des tambours étasuniens et peut-être éventuellement chinois et devoir s’aligner sur des destinés qui dépassent nos frontières et s’intéressé plutôt à l’ensemble de la planète. (texte original tronqué) Il faut lire André Comte-Sponville dans son essai Le capitalisme est-il moral ? pour concevoir une mondialisation morale.
    Mais moi, je rêve toujours, sachant très bien que nous serions mieux orientés et plus épanouis si nous n’avions pas à tenir compte d’une communauté qui n’a absolument rien en commun avec la nôtre. C'est un peu comme un voisin qui vous hait, qui pue de la gueule et dont la femme est laide comme une morue; on n'a pas vraiment intérêt à faire équipe! Il faut lire Mordekai Richler et la plupart des éditorialistes des journaux du ROC pour se convaincre de nos divergences idéologiques et philosophiques. Nous sommes différents certes mais en quoi? C’est ce à quoi chacun de nous qui habitons ce territoire devrait s’investir à définir au plus vite. Sinon, le rêve sera noyé sous le tsunami de la mondialisation et nous avons toutes les chances de devenir le 53 ou 54ème état des États-Unis d’Amérique à mesure que les ressources en eau potable viendront à manquer à nos vo
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  • Paul Gagne - Abonné
    2 avril 2011 19 h 01
    Un projet signifiant présenté avec clarté
    Contrairement à ce que certaines personnes pensent et disent, la stratégie de la clarté a été bonne en 1995 et je dirais même qu'avec encore plus de pédagogie et s'il n'y avait pas eu la tricherie et le vol, nous serions dans un pays souverain aujourd'hui.
    Ce que les gens veulent savoir, c'est qu'on leur présente un projet signifiant et emballant qui soit au-dessus de la petite politique. En espérant que nous saurons faire les bons choix pour l'avenir de notre nation.
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  • Chryst - Abonné
    14 avril 2011 18 h 06
    Projet de souveraineté (1/2)
    Perte

    Ce serait une perte considérable que de rejeter le tout ou de ne pas prendre cette voie qui est celle de l’avenir. D’ailleurs sur le numérique :

    Comme au fédéral où le gouvernement a mis fin au caractère obligatoire du formulaire long du recensement et est allé devant les tribunaux pour nous garder dans l’ignorance et gagner des votes.

    Préparation du référendum sur la souveraineté

    D’autant plus que les technologies satellitaire et informatique (base de données) peuvent nous réunir tous autour d’une même option, majorité comme minorité.

    Pourquoi ? Parce que c’est trop intéressant pour tout le monde. Impossible de refuser.

    Les moyens de ses ambitions

    Avec nos connaissances, le flou artistique peut être évité facilement.

    Il faudra cependant que nos aspirants députés travaillent fort pour convaincre la population des avantages de leur option. Qu’ils commencent par avoir la foi dans les possibilités des satellites et de l’informatique.

    Certaines de nos actions peuvent aider la population. Aussi, que l’on arrête de mettre l’accent sur la seule image qui peut jouer de mauvais tours! Mon syndrome le prouve chaque jour.

    Démonstration de la méthode

    Nos méthodes ont été appliquées antérieurement à l’estimation du potentiel productif de la forêt boréale et présentées à Baie-Comeau en octobre 2004.

    Un CD du colloque et des présentations a d’ailleurs été fait sur le sujet.

    Situation actuelle de la société

    Ayant aussi été aux cours supérieure et d’appel, et ayant vu les fonctionnements des systèmes juridiques, économiques, ainsi que les éternelles chicanes avec le ROC, le Québec serait plus en sécurité quant à sa langue et à sa culture et plus prospère s’il volait de ses propres ailes.


    Michel Thibault ing. f. m. sc
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    14 avril 2011 18 h 13
    Projet de souveraineté (2/2)
    Perte

    Ce serait une perte considérable que de rejeter le tout ou de ne pas prendre cette voie qui est celle de l’avenir. D’ailleurs sur le numérique :

    Comme au fédéral où le gouvernement a mis fin au caractère obligatoire du formulaire long du recensement et est allé devant les tribunaux pour nous garder dans l’ignorance et gagner des votes.

    Préparation du référendum sur la souveraineté

    D’autant plus que les technologies satellitaire et informatique (base de données) peuvent nous réunir tous autour d’une même option, majorité comme minorité.

    Pourquoi ? Parce que c’est trop intéressant pour tout le monde. Impossible de refuser.

    Les moyens de ses ambitions

    Avec nos connaissances, le flou artistique peut être évité facilement.

    Il faudra cependant que nos aspirants députés travaillent fort pour convaincre la population des avantages de leur option. Qu’ils commencent par avoir la foi dans les possibilités des satellites et de l’informatique.

    Certaines de nos actions peuvent aider la population. Aussi, que l’on arrête de mettre l’accent sur la seule image qui peut jouer de mauvais tours! Mon syndrome le prouve chaque jour.

    Démonstration de la méthode

    Nos méthodes ont été appliquées antérieurement à l’estimation du potentiel productif de la forêt boréale et présentées à Baie-Comeau en octobre 2004.

    Un CD du colloque et des présentations a d’ailleurs été fait sur le sujet.

    Situation actuelle de la société

    Ayant aussi été aux cours supérieure et d’appel, et ayant vu les fonctionnements des systèmes juridiques, économiques, ainsi que les éternelles chicanes avec le ROC, le Québec serait plus en sécurité quant à sa langue et à sa culture et plus prospère s’il volait de ses propres ailes.

    Michel Thibault ing. f. m. sc
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