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Khadir et David réfrènent les ardeurs révolutionnaires des militants de QS

La formation de gauche tient son VIe congrès en fin de semaine

Antoine Robitaille   28 mars 2011 15h03  Québec
«La nouvelle gauche dont nous sommes issus se distingue quand même de la gauche radicale», a déclaré Amir Khadir. <br />
Photo : Clément Allard - Le Devoir
«La nouvelle gauche dont nous sommes issus se distingue quand même de la gauche radicale», a déclaré Amir Khadir.
Montréal - Québec solidaire appartient à une «nouvelle gauche» qui n’est pas «radicale» et qui refuse de tomber dans les erreurs du passé et l’illusion des «grands soirs», a soutenu Amir Khadir, aujourd'hui samedi, devant quelque 300 militants réunis en congrès à l’école Jeanne-Mance de Montréal.

Le congrès, le VIe de la formation fondée en 2006, se termine demain et il a pour objectif de définir le programme du parti en ce qui a trait à l’économie, l’écologie et le travail. Cet après-midi, les militants ont, au terme d’un débat de quelques heures, rejeté les notions de «décroissance» économique et d’interdiction de l’entreprise privée. Ils y ont été fortement incités par les co-porte-paroles Amir Khadir et Françoise David. Les militants ont même accepté de concéder «une certaine place au secteur privé», dans leur définition d’une économie solidaire.

Avant le vote, Amir Khadir avait effectué une longue intervention. Celle-ci n’a pas plu à certains éléments anti-capitalistes de la formation. Devant les militants, M. Khadir a soutenu qu’il fallait «certes dépasser le capitalisme», qu’il fallait «même changer de système» puisqu’il ne respecte pas «l'environnement», les «humains» et la «vie». «Mais la nouvelle gauche dont nous sommes issus se distingue quand même de la gauche radicale», a-t-il insisté.

Il a inscrit l’origine de son parti dans les mouvements altermondialistes, communautaires et féministes.

La conséquence, selon lui : un rejet de l’autoritarisme et de la «centralisation, cette bureaucratie qui vient d’un trop grand appareil centralisateur» à la soviétique. «On est arrivés, avec les erreurs du passé, à la conclusion que les grands plans, les grands soirs, les modèles tout faits d’avance se sont avérés la plupart du temps illusoires, si ce n’est pas complètement contreproductifs», a-t-il soutenu.

Alors que certains militants anticapitalistes semblaient perplexes, M. Khadir a soutenu que ce serait une «erreur» de proposer au peuple québécois, en guise d’alternative au modèle capitaliste, «un système trop rigide, un système tout dessiné d’avance, prêt à être appliqué, trop abouti, donc trop fermé pour prendre en compte l’évolution toujours croissante des choses». La présidente de séance, l’ancienne chef syndicale de la CEQ Lorraine Pagé, a dû stopper l’unique député de la formation dans son élan. Au micro, une militante a alors rétorqué au député que QS était radical «dans le vrai sens du terme: on va à la racine des problèmes».

Lors d’un «6 à 8» qui a ponctué la journée, des dizaines de militants ont d’ailleurs entonné le chant révolutionnaire L’Internationale. «Il y a des amateurs de chants et d'histoire dans nos rangs qui nous on fait une prestation spontanée», a commenté l’attaché de presse Christian Dubois sur Twitter, peu après que Le Devoir l’ait souligné.
 
Place au privé

Militant de la «simplicité volontaire» bien connu, le fondateur des éditions Écosociété, Serge Mongeau, s’est présenté au micro pour défendre la notion de «décroissance», qu’il présentait comme essentielle au programme de QS. Une majorité de militants ont finalement choisi un libellé affirmant que «la croissance économique excessive et/ou non souhaitable devrait être limitée». Lors d’un échange où plusieurs militants ont condamné en bloc, au micro, les entreprises privées, Françoise David a rétorqué en donnant l’exemple de petites PME. Elle a réclamé un certain «respect de l'initiative personnelle et familiale, pourquoi pas ?».

Elle aura finalement eu gain de cause, les militants adoptant une position de «socialisation de l'économie», mais à long terme et diversifiée : «économie publique forte, économie sociale à promouvoir et une certaine place à l’entreprise privée —à baliser— particulièrement les PME».

Demain dimanche, les militants se pencheront sur les questions énergétiques, les ressources naturelles et le travail. Sur le salaire minimum, ils choisiront entre trois options : le fixer à 10,66$, 12.94$, 15.99$ de l’heure.
 
Dilemme des élections fédérales

Par ailleurs, les élections fédérales déclenchées aujourd’hui posent un dilemme à Québec solidaire, à la fois à de gauche et indépendantiste.

Mais la direction du parti (qui ne compte toutefois pas 6000 membres) a décidé de ne pas donner de mot d’ordre. «Bien sûr, on a en horreur l'idée que le Parti conservateur, dirigé par M. Harper, puisse être majoritaire au Canada», a soutenu M. Khadir.

Ce dernier a déjà été candidat du Bloc québécois dans Outremont en 2000. Il loue le travail du Bloc en matière d’intégration des immigrants à Montréal. Mais il soutient que le NPD de Jack Layton est plutôt ouvert au Québec.

D’ailleurs, un militant connu de Québec solidaire, Alexandre Boulerice, aussi porte-parole du SCFP, est candidat du NPD dans la circonscription Rosemont–La-Petite-Patrie. Dans un échange de courriel, M. Boulerice a soutenu qu’il était toujours membre de QS et indépendantiste. «Tout le monde peut être au NPD tant qu'on défend le programme. On peut aussi faire passer au premier plan les questions sociales et environnementales, avant la question nationale», nous a-t-il écrit.
 
 
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  • Paul Gagnon - Inscrit
    26 mars 2011 21 h 41
    L'ennemie de mon ennemie est mon ami
    On en est toujours là. La seule chose qui unit cette gauche ‘solitaire’, c’est la détestation commune des gros méchants capitalistes (mettez-y tous ceux qui ne sont pas gentils avec ceux qu’on vous indiquera). Pour le reste ce ne sont que slogans.
    On est pour le triomphe du prolétariat mais comme il n’y a plus de prolétariat (exit en au Mexique, au Bengladesh, en Chine, etc.), on l’a remplacé par…, par ce qui reste i.e. la fonction publique au sens large. Comme les choses sont bien faites, les syndicats de la fonction publique sont devenus l’avant-garde du nouveau prolétariat. Si je me remémore le peu dont je me rappelle de Marx, on parle là de petite bourgeoisie.
    Même si ce schéma date de longtemps, le ridicule ne la pourtant pas tué. Ce qui fait que les (petits-) bourgeois du privé vont devoir payer des pensions de luxe aux (petits-) bourgeois du secteur publique alors qu’eux-mêmes ne sont pas assurés d’en avoir une.
    C’est cela la gauche et ce ne peut être d’autre chose. Il faudrait donc changer de discours.
    Et on se demande après pourquoi la gauche est et demeurera dans un cul-de-sac.
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  • Simon-Pierre Chevarie-Cossette - Inscrit
    26 mars 2011 22 h 39
    Une gauche moins "identitaire" et plus humaniste
    La gauche aujourd'hui est moins associée à "la classe dont on fait partie" et c'est tant mieux. Être de gauche, c'est devenu être altruiste sur le plan politique - en matière d'environnement, de services sociaux, de limites -. Ce n'est pas seulement avoir une conscience plus marquée que des excès de liberté empiètent sur les libertés des autres et donc être prêt à faire attention (ex. : conduire à 40 km/h pour diminuer de 80% les chances de décès dans le cas d'une collision avec un enfant... ou tout simplement utiliser le vélo ou le transport en commun).

    C'est aussi être prêt à partager parce que notre chance est simplement contingente. Au contraire, être à droite (avec Harper en tout cas), c'est croire que chacun est tellement libre qu'il a une entière responsabilité de sa condition (d'où l'approche punitive plutôt que préventive dans le système de justice).

    Soyons à gauche 1) en ayant conscience des désagréments que nous pouvons causer 2) en nous comptant chanceux de ce que nous avons et donc essentiellement en aidant ceux qui ont moins que nous.
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  • fred_slayer - Inscrit
    27 mars 2011 02 h 16
    L'envers de la médaille de la gauche:
    c'est qu'il y en a des modérés (réalistes), et des 'radicaux' (aveugles, idéalistes, déconecté de la réalité et ne connaissent pas la nature de l'homme). Ça a toujours été comme ça peut importe les pays ou l'époque, mais au moins ils réussissent à s'entendre sur des débats axés sur le Québec, et non des débats idéologiques philosophiques.

    Un autre problème au Québec, une bonne part de ceux qui vont voter QS sont des gens qui vottaient PQ, donc on va voir un léger détournement de vottes PQuistes vers QS, ce qui va affaiblir un peu le PQ, mais en revanche, le PQ va récolter des vottes des libéraux. Et puis après ya aussi l'ADQ et la coalition de Legault, eux aussi vont en prendre des vottes, mais surement des libéraux, et puis si l'ADQ perds des voix ça sera surement des voix qui iront vers la coalition Legault. Over-all, la gauche y gagne, puisque la droite risque d'être sindée en 3, la gauche en 2, et puis il y aura un peu de transfert de vottes de la droite vers la gauche. Mais évidement tout dépend de la capacité de l'ADQ et de la coalition Legault à attraper les voix des libéraux avant Pauline. Excusez les fautes il est 2h16 du matin (pas que d'ordinaire j'en fais pas, mais là j'ai pas trop envie des les chercher).
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    27 mars 2011 06 h 23
    QS
    Un Québec Solidaire trop idéologique ferait les mêmes erreurs que d'autres partis qui le sont.

    L'émotion n'explique pas toute l'ardeur d'un cheval trop fougueux; influencée par la tête parfois porteuse d'une idéologie réductrice.

    Aussi, trop de pouvoir en peu de temps, un grand risque que le cavalier perde le contrôle de sa monture. En fait, il faudrait demander à l'ADQ en son temps?

    Le sage consensus de l'écurie est primordial dans un parti, particulièrement pour Québec Solidaire. La sagesse de Khadir et David est de bon aloi.
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  • pierre savard - Inscrit
    27 mars 2011 08 h 48
    Du pareil au même
    QS est identique aux partis marxistes-léninistes des années 1960. On remarque aussi la forte présence de has been syndicalistes au sein de ce parti. On connait également la grande ouverture d'esprit des syndicalistes québécois (du secteur public je parle). Mais je suis ému devant leur proposition de "tolérer" une certaine présence du privé dans l'économie. Ce parti en est un d'illuminés politiques. On ne peut que frémir en pensant ce qui arriverait si ce parti prenait le pouvoir.
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  • perro blanco - Inscrit
    27 mars 2011 09 h 26
    Le style sovieto-cubain???
    Je me demande quelle leçon d'histoire ont retenue ceux qui prônent l'instauration d'un système politique sovieto-cubain au Québec! Plus dangereux que la droite extrême de Harper! Il faudrait peut-être que David et Khadir invitent Gorbatchov pour les convaincre que leur idéologie rétrograde, égalitariste, totalitariste et appauvrissante est une erreur qui ne lèvera jamais au Québec, pour le meilleur pour le Québec et aussi pour les militants de gauche eux-mêmes, qui gagneraient à se raviser au plus vite, à «se centrer» pour une action plus efficace.
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  • André Michaud - Inscrit
    27 mars 2011 10 h 55
    Tolérer le privé??
    C'est le privé qui crée la richesse. TOUS les systèmes communistes ont été des échecs économique !! Allez à Cuba avec un sac de linge du VIllage des Valeurs et on vous regarde avec convoitise... Depuis que la Chine a reconnu l'Importance de l'économie de marché, il a eu au moins 300 millions de pauvres de moins!!!

    Oui M.Savard, QS et le marxismje-léninisme c'est du pareil au même.

    JAMAIS les citoyens ne mettront QS au pouvoir, ce parti n'a aucun avenir, c'est presque une religion..d,ailleurs on prêche l'ascèse dans la décroissance économique..et on croit avoir une mission presque divine..
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  • Louis Renaud - Inscrit
    27 mars 2011 11 h 58
    Bande sinistres...
    À lire les commentaires, je me rend compte que beaucoup de gens ne font pas la différence entre "réalité" et "réalisme". Exemple: Quelqu'un fume 2 paquets de cigarette par jour, mange du fastfood un repas sur 3, se saoule 4 soirs sur 7, ne fait pas d'entrainement physique, baise sans condom à gauche et à droite et prend de la drogue de temps en temps. C'est la réalité de cette personne, c'est son quotidien, c'est ce qu'elle vie. Est-ce réaliste de dire qu'elle va vivre jusqu'à 90 ans? Non! La même chose avec notre société. On pollue plus que ce que la terre peut supporter, on consomme plus que qu'est-ce que notre corps peut supporter, on dépense plus que ce que notre compte peut supporter, est-ce réaliste de continuer ainsi? Non!

    QS apporte des alternatives, bon oui, peut-être certaines idées date des année 60 et alors? Les idées capitalistes datent de bien avant les années 60 et bien avant les idées de Marx. Donc, les tatas de droite (désolé pour le pléonasme) qui sortent cet argument: Bouh! Étudiez un peu votre histoire! Les idées néo-libérales datent des années 40 et 50! L'époque de Duplessis! Grande noirceur!

    L'ADQ est identique à l'Union Nationale, même idée sur l'identité québécoise, même idée économique... Donc, désolé entre des idées des années 60 ou des année 40-50, bien, je vais prendre les plus fraiches: années 60.

    En effet, QS vole des votes au PQ... En fait, est-ce vraiment ça? J'ai déjà voté PQ, quand c'était plus social-démocrate, maintenant, c'est un parti d'hypocrites qui se fait accroire d'être encore SD quand dans le fond ils sont aussi néo-libérales que PLQ. Si QS n'existerait pas, j'annulerais mon vote point.
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  • Monsieur Pogo - Inscrit
    27 mars 2011 12 h 01
    Le choeur de la GRC
    ‹‹ Des dizaines de militants ont d’ailleurs entonné le chant révolutionnaire l’Internationale. ››

    Comme à l’époque où les corpuscules d’extrêmes-gauches fleurissaient dans la Belle province, fort probablement que la GRC ainsi que de la SQ ont délégué quelques choristes à la convention, afin de donner la mesure à nos révolutionnaires du Plateau...
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  • Marc Lemieux - Inscrit
    27 mars 2011 12 h 44
    Une droite québécoise?
    Je crois qu'il faudrait surtout un véritable parti de droite au Québec, entre l'ADQ et le PQ, une vraie droite républicaine qui ne va pas trop loin, tout est de gauche! Du moins c'est ce qu'ils disent. Sauf l'ADQ.
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    27 mars 2011 12 h 51
    Le privé.
    L'été dernier, un Canadian Trie près de chez moi a tout refait l'asphalte de son stationnement. J'ai dit à une copine avec moi: " C'est d,autant plus payant pour Canadian Tire que celui-ci va mettre le prix payé dans les dépenses de leurs impôts.

    Il y aurait peut-être moyen d'équilibrer un peu plus les rapports entre les entreprises privées et les citoyens. Je ne demande pas que les citoyens puissent eux aussi déclarer leurs dépenses à l'impôt. Je voudrais qu'on tienne compte des dépenses des entreprises qui sont allouées par les gouvernements soient un peu plus appropriés quant à leur part de payer eux aussi des impôts.

    Sinon, ça devient du communisme à l'envers. C'est très cavalier de vouloir associer le communisme avec ceux qui aimeraient un peu plus d'équité. Québec Solidaire est fort probablement très loin de penser que leur parti est communiste. Juste un peu plus d'équité et aussi d'un certain sens des responsabilité, vous ne pensez pas que la recette serait d'autant meilleure au goùt?
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  • Guillaume Baillargeon - Inscrit
    27 mars 2011 13 h 09
    Sur l'idée d'être contre le secteur privé
    Le secteur privé est très diversifié.

    La réalité que vive les travailleurs autonomes, les PME et les multinationales est très différente.

    Qu'y a-t-il de commun entre une orthopédagogue qui offre ses services en cabinet pour les enfants en difficulté, une PME qui offre à d'autres entreprises ses services de maintenance en système hydraulique et Bombardier, une multinationale dont les employés sont syndiqués ?

    Pas grand-chose à mon avis.

    Et c'est l'erreur de la gauche plus radicale : analyser selon un cadre bien précis et occulter certaines nuances qui ne correspondent pas à leur idéologie.

    Je suis d'accord pour le volet écologiste, croissance durable et limitée. Pour le volet féministe, j'ai mes réserves et pour l'abolition du secteur privé, je m'y oppose fortement.

    Qu'on l'encadre oui, qu'on l'abolisse non.
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  • Julie S. - Inscrit
    27 mars 2011 13 h 13
    Le prix du luxe
    Touchant! Ô comme il sera doux de voir les 6-7 milliards d'êtres humaines fringués en Gucci, n'est-ce pas André Michaud? Or, il s'avère que des gens, particulièrement juste dans leur analyse de la RÉALITÉ, conçoivent le réel prix du luxe, le vôtre M. Michaud, le mien, et préfèrent une planète village des valeurs (d'ailleurs, qu'avez-vus contre le village des valeurs), qu'un Québec aux mains de sang. Connaissez-vous le réel prix de vos achats? 60$ pour une chemise? Je vous parie la mienne que son prix est énorme, qu'il se calcule en vies aliénées dans une usine loin de chez vous. Économie 101....
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    27 mars 2011 14 h 38
    QS, des illuminés?
    Je peux comprendre qu'il y ait peut-être quelques illuminés dans le parti Québec Solidaire, un peu comme ça pourrait arriver dans d'autres partis politiques. Mais je doute que ce soit le cas pour la plupart des membres de QS. Est-ce que se poser des questions, c,est un signe que ce sont des illuminés?

    Par exemple, Monsieur Khadir et Madame David sont loin d'être ce genre de personne. Il ne serait pas du genre non plus pour accepter de prendre des membres à QS qui en soient. Je dirais même plus, ce sont des gens capables de faire la part des choses.
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  • Roland Berger - Abonné
    27 mars 2011 17 h 15
    Les autres radicaux
    Il est facile pour les esprits revanchards de tomber à bras raccourci sur la gauche en l'accusant d'être radicale. Ces mêmes esprits trouvent par ailleurs tout à fait normal que les PKP mettent des journalistes dans la misère parce qu'ils avaient un revenu décent. PKP et compagnie ne sont pas des radicaux pour ces pisse-vinaigre. Ils sont des messies.
    Roland BERGER
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  • Roland Berger - Abonné
    27 mars 2011 17 h 18
    Amir Khadir fait peur
    La droite a peur d'Amir Khadir non pas parce qu'il est à gauche, mais plutôt parce que son esprit sait faire les nuances qui s'imposent pour tenir compte de la situation des gens. La droite n'a que faire de ces nuances. Il lui faut casser les syndicats pour éliminer le dernier pouvoir à sa domination totale, du genre Harper.
    Roland BERGER
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  • Marc Donati - Abonné
    27 mars 2011 19 h 04
    QS, ou la politique autrement
    J'étais délégué à ce Congrès. J'en étais à ma deuxième expérience. Je ne suis ni un expert de Marx ni un militant de l'extrême-gauche des années 60 (je n'y étais d'ailleurs pas né). Je suis un citoyen ordinaire qui a envie de s'impliquer et mon assemblée de circonscription m'a choisi pour la représenter au congrès.

    Je trouve que les assemblées de QS sont toujours de grands moments de démocratie. Des gens ordinaires issus de milieux très variés débattent du fond des problèmes. Certains commentaires farfelus arrivent à se glisser jusqu'au micro, comme dans toute assemblée, mais la plupart des discussions volent beaucoup plus haut que ce que nous sommes habitués à entendre sur la ''place publique'' (lire télévision, journaux, internet...). D'ailleurs, la procédure dans les débats n'autorisent pas les porte-parole à davantage de privilèges que n'importe quel délégué.

    Connaissant trop bien votre opinion sur le parti, monsieur Robitaille, je ne suis pas surpris que vous n'axiez pas le topo sur la richesse des débats qui se sont tenus durant la fin de semaine. Durant la journée de dimanche, Amir n'est intervenu qu'une seule fois pour son discours qui était déjà prévu à l'ordre du jour. Outre cela, nous avons voté plus de cent fois, il y a eu des positions très radicales, des plus modérés... Bien que nous apprécions nos deux porte-parole pour la qualité de leur interventions, il s'est passé beaucoup plus de choses en deux jours que vous ne le laissez entendre.
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  • Nelson - Inscrit
    27 mars 2011 20 h 33
    CHINE, CUBA, BOLIVIA, VENEZUELA FONT DE LA PLACE AU PPP ET LE PRIVÉ...
    Pourquoi se priver des ressources financiers et les expertises technologiques du privé ??????????

    Aucun pays ou société peut se passer complétement...et le capitalisme, avec tous ses abus et magouilles, est le seul système économique qu'existe, et il faut faire avec....À CONDITION DE L'ENCADRER BEAUCOUP.
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  • Michaël Lessard (micles.biz) - Abonné
    27 mars 2011 22 h 51
    J'appuie ce discours d'Amir (du moins ce que j'ai lu dans cet article)
    Je connais bien les membres de QS et j'en suis. J'appuie ce discours où il précise que le contraire du capitalisme c'est une société plus démocratique qui n'a évidemment rien à voir avec un autoritarisme ni une centralisation du pouvoir. La véritable gauche, en toute logique, doit donner davantage de pouvoir aux gens. Les membres de QS vont dans cette direction.

    Évidemment, le problème est que le mot capitalisme, dans la culture nord-américaine et québécoise, veut tout dire et rien dire à la fois. Le capitalisme, ce n'est *pas* l'économie, ce n'est pas les entrepreneur-es en soi non plus, etc. Le plus simple est de nommer le contraire du capitalisme et de la ploutocratie: des entreprises coopératives (démocratiques) et un système politique où tout le monde intéressé peut réellement participer. La plupart des gens, avec le temps, vont adhérer naturellement à ses idées, même bon nombre de gens dit « capitalistes » aujourd'hui. Pour le moment, nous sommes encore dans une diabolisation ridicule des gens dits de gauche et de droite; ça va passer.
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  • hyde - Abonné
    27 mars 2011 23 h 25
    Altermondialisme et communisme
    @pierro blanco

    "Je me demande quelle leçon d'histoire ont retenue ceux qui prônent l'instauration d'un système politique sovieto-cubain au Québec!"

    @André Michaud
    "Oui M.Savard, QS et le marxismje-léninisme c'est du pareil au même."

    De un, QS est a mille lieux du communisme tel que pensée par Karl Marx. QS est un parti de mouvance altermondialiste. L'altermondialisme, grosso modo, est contre l'accumulation EXCESSIVE de richesse que prônent le néolibéralisme. Chez les altermondialistes, comme chez Québec solidaire, le privé à sa place.

    Je vous invite à voir ce que font Lula, au Brésil, et Chavez, au Vénézuela. Deux pays émergents où les conditions de vie s'améliore sans cesse, où l'économie va comme sur des roulettes gouvernés de la même façon que QS souhaite gouverner le Québec.

    Ah! et en passant. L'URSS, Cuba, la Chine et la Corée du Nord n'ont jamais été communistes. Karl Marx aurait craché sur ses États. Le communisme, tel que pensé par Marx, n'a jamais été tenté.

    Allez lire Marx. Il n'a pas seulement parlé de communisme. Il a décortiqué le capitalisme point par point. Peut-être trouverez-vous son idéal communiste impossible, comme moi, mais vous verrez aussi à quel point le système capitaliste est complètement absurde et que le néolibéralisme de l'ADQ et des Conservateurs nous amène directement dans un mur.

    Kevin Charron
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    28 mars 2011 08 h 59
    À hyde, suis d'accord avec vous...
    Je vous cite: «... comme moi, mais vous verrez aussi à quel point le système capitaliste est complètement absurde et que le néolibéralisme de l'ADQ et des Conservateurs nous amène directement dans un mur. »

    Je suis absolument d'accord avec vos affirmations. Le capitalisme conduit à un cul de sac, point final.

    Il ne faudrait pas s'attendre à ce que des pays capitaliste se mettent à vanter des pays altermondialistes. À chacun sa propagande!

    Un pays capitaliste qui parle des "autres" sera porté à décrire les choses qui ne vont pas bien dans ces pays, en sous-entendant dans le langage que tout va mal dans ces pays.

    Que l'on vive n'importe où dans le monde, rien n'est totalement rose, ni non plus totalement sombre. Nous sommes portés à prendre beaucoup de raccourcis quand on parle des autres.

    L'un de ceux-ci est de dire qu'ailleurs, là où l'approche des choses de la vie est un peu différent de la nôtre, tout est sombre.

    Et les gens qui lisent ou entendent des propos de ce genre, par le voie des raccourcis eux aussi, sont enclins à croire qu'ils ont absolument raison. Un peu plus de réflexion ferait grand bien à tout le monde.
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  • Louis Marion - Inscrit
    28 mars 2011 11 h 34
    correction a propos de la décroissance
    M Robitaille

    Je réponds à votre article d’hier. Il y a un malentendu évident à propos de la notion de décroissance.

    La décroissance ce n’est pas la décroissance économique, c’est plutôt la décroissance de l’économie, c'est-à-dire que ce n’est pas la récession, ce n’est pas une baisse du PIB, mais c’est la décroissance de l’économie en tant que représentation idéologique dominante qui légitime son autonomie désastreuse à l’abri de toutes attaches et de toutes responsabilités normatives et collectives. La décroissance comme projet politique suit le chemin d’un débat politique sur les fins de la vie collective, ce qui implique d'abord que l'on reconnaisse la légitimité et la possibilité d'une régulation normative de l'économique par le politique dans le monde contemporain.

    Face aux défis gigantesques que pose désormais l’intervention de Gaia à nos manières de vivre, (voir Fukoshima) les réponses de la « gauche » ne sont pas du tout adaptées. La « gauche » qui devrait normalement incarner une espèce de révolte a encore moins de problèmes que la droite avec le futur étant donné son besoin d’espérer, de croire au progrès et au bienfait cumulatifs de la recherche et de la science. Nous avons pourtant été alertés depuis longtemps, à propos de notre idéologie effective. Depuis longtemps nous aurions dû comprendre que le progrès scientifique n’était pas la panacée, le règlement de notre finitude et la solution à tous nos emmerdements industriels. Au contraire d’une prise en charge responsable des problèmes, on entend plutôt les syndicats réclamer une augmentation de leur pouvoir d’achat, ou des groupes politiques écologistes défendre la croissance et le développement durable, dans la communion de l’esprit technologique.

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  • Louis Marion - Inscrit
    28 mars 2011 15 h 24
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    La décroissance comme projet politique suit le chemin d’un « débat politique sur les fins de la vie collective, ce qui implique d'abord que l'on reconnaisse la légitimité et la possibilité d'une régulation normative de l'économique par le politique dans le monde contemporain. L’objection de croissance ne se résume pas à des arguments d’émancipation liés à la crise écologique, des arguments liés à la crise sociale, elle actualise des arguments pour s’attaquer à l’aliénation du mode actuel de reproduction sociale

    La décroissance n’a rien à voir avec les dinosaures de la gauche marxiste « radicale» et productiviste qui survit encore péniblement au sein de QS.

    Il s’agit bien d’idées neuves n’ayant jamais été discuté au sein de la gauche ou de parti politique au Québec.

    Louis Marion
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