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Gaz de schiste - L'industrie profitera des millions de l'État

Le prochain rapport du Vérificateur général serait très critique de la gestion du dossier

Alexandre Shields   22 mars 2011  Québec
Le gouvernement Charest répète jour après jour que le potentiel en gaz de schiste du Québec n'a pas encore été démontré. Il investira pourtant des millions de dollars tirés à même les coffres de l'État, notamment pour récolter de l'information qui servira en bonne partie au développement de l'industrie gazière. Tout cela alors que le prochain rapport du Vérificateur général devrait être très critique à l'égard de la gestion de ce dossier par le gouvernement libéral.

Selon ce qu'a confirmé hier une porte-parole du ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, la vaste majorité des annonces contenues dans le plus récent budget provincial et touchant directement l'industrie gazière seront financées à même «le fonds de suppléance» du gouvernement, fonds qui permet de payer des dépenses imprévues des ministères et des organismes.

Ces annonces comprennent l'évaluation environnementale stratégique (EES) promise récemment par le ministre Pierre Arcand. Celle-ci sera dotée d'une enveloppe de sept millions de dollars. Il n'a toutefois pas été possible hier de préciser les éléments qui ont permis à Québec d'estimer que les sommes nécessaires se limiteront effectivement à sept millions de dollars.

Qui plus est, l'Association pétrolière et gazière du Québec a clairement indiqué la semaine dernière que les entreprises gazières et pétrolières devront être dédommagées par Québec en raison de l'EES, mais sans préciser comment. Il pourrait par exemple s'agir de prolonger la durée des permis sans frais supplémentaires pour les entreprises, ce qui ferait perdre quelques millions au trésor public.

Selon des informations obtenues par la chaîne de télévision Argent, le rapport du Vérificateur général qui sera rendu public dans quelques jours pourrait en outre offrir certaines précisions quant aux montants réellement perçus par Québec pour les permis d'exploration, actuellement cédés à 10 ¢ l'hectare. Le même document s'inquiéterait du fait que l'industrie n'investit pas le minimum requis en travaux d'exploration lors de l'obtention des permis.

Utile à l'industrie


Fait à noter, l'EES financée par Québec bénéficiera largement à l'industrie gazière. Le porte-parole du lobby des énergies fossiles l'a d'ailleurs dit la semaine dernière. Celle-ci permettra notamment «l'ajout de connaissances sur les caractéristiques des formations rocheuses d'Utica, de la nature et de la spécificité du gaz et de la circulation des eaux dont le traitement, après usage, devra s'incorporer au processus de fractionnement», a insisté Lucien Bouchard. Autant d'informations qui seront utiles pour élaborer une future loi sur les hydrocarbures, mais aussi pour déterminer les lieux les plus propices pour effectuer des forages et de la fracturation hydraulique.

À la Commission de l'agriculture, des pêcheries, de l'alimentation et des ressources naturelles, le ministre délégué aux Finances, Alain Paquet, a également souligné hier que l'EES servirait notamment à «connaître le potentiel». Selon lui, cet examen — qui se veut scientifique — contribuera aussi à «bien définir le cadre dans lequel la mise en valeur, l'exploration et éventuellement l'exploitation du gaz de schiste [pourront se faire] de façon optimale, en respectant l'environnement, en respectant la sécurité, qui n'est pas négociable, des gens et en permettant de les maximiser, les ressources».

Outre l'EES, les libéraux entendent investir cinq millions de plus pour acquérir de meilleures connaissances des eaux souterraines. L'information recueillie, encore une fois, pourrait être très utile à l'industrie pour déterminer les meilleurs sites de forages et les méthodes à employer.

Le gouvernement Charest a aussi promis une enveloppe de six millions de dollars sur trois ans afin d'«intensifier l'inspection des installations et des puits de gaz de schiste». Il semble que Québec n'a pas fait ses devoirs en matière de surveillance des forages déjà exécutés, selon ce qui ressort des informations obtenues par Argent.

Dédommager les villes

Québec a également voulu rassurer les municipalités en leur promettant une somme de 100 000 $ versée sur une période de dix ans, et ce, pour chaque puits foré sur leur territoire. Une annonce «loin d'être satisfaisante», selon la Fédération québécoise des municipalités.

La ministre Nathalie Normandeau a par ailleurs soutenu que Québec dédommagerait les municipalités qui feront «la démonstration» des coûts supplémentaires que leur imposeront les activités gazières. Il pourrait s'agir de réfections de routes, du financement des mesures d'interventions d'urgences qui devront être mises en place ou encore de l'amélioration des infrastructures d'assainissement des eaux.

La facture devrait donc s'élever à plusieurs millions de dollars au cours des prochaines années. Les documents budgétaires ne précisent pas la répartition de cette facture. Tout au plus souligne-t-on que «le gouvernement établira, au fur et à mesure du développement de l'industrie, la manière par laquelle ces compensations seront financées par les entreprises gazières».

Par ailleurs, la réforme du régime de redevances s'accompagne du «Programme de valorisation gazière». Celui-ci est destiné aux entreprises qui ont déjà mis la main sur la quasi-totalité des permis d'exploration gazière au Québec. Ces sociétés pourront payer 2 % de redevances dans les premières années de développement d'un puits, le temps de récupérer l'ensemble de leurs investissements. Elles pourront également bénéficier d'un nouveau «crédit de redevance» de 15 % des dépenses d'exploration «admissibles» qui s'appliquera par puits à l'encontre des redevances à payer.

Interpellés hier par les péquistes sur la question des redevances, les libéraux ont souligné à plusieurs reprises que le potentiel gazier restait à démontrer. Les documents du budget dressent pourtant un portrait très précis de l'«évolution des impacts économiques du gaz de schiste au Québec».

Selon les diverses évaluations, de 3900 à 18 000 puits pourraient être forés au Québec au cours des prochaines décennies. En rythme de croisière, on évoque 250 nouveaux puits chaque année.
 
 
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  • Carole Dionne - Inscrite
    22 mars 2011 01 h 14
    ET DIRE QUE L'ON A UN VÉRIFICATEUR NOMMÉ PAR JEAN CHAREST
    Et on semble ne pas le croire. Un québécois, c'est mûle en désespoir. Est-ce que l'on peut espérer? En tout cas, moi, à toutes les fois que je rencontre une personne qui se vante d'avoir voter pour Charest, je ne me gêne pas pour lui dire en pleine face ma façon de penser. Il me reste cela pour me satisfaire.
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  • François Ricard - Abonné
    22 mars 2011 06 h 11
    Profits Privés Pertes Publiques
    Ce gouvernement est fidèle à lui-même.
    Les profits doivent aller au privé et les pertes et dépenses au public...
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  • Normand Carrier - Abonné
    22 mars 2011 06 h 38
    On donne tout a l'industrie gazière .....
    Ce gouvernement est revenu aux bonnes années Duplessis et brade nos richesses naturelles comme s'elles lui apartenaient comme on a tout donné aux minières qui ont coûté de l'argent aux contribuables ....
    Le rapport du BAPE a blamé ce gouvernement pour avoir tout distribué les permis d'exporation pour $0.10 l'hectare et nous avoir fait perdre $5 milliards .... Si le vérificateur dans son rapport critique , en vient a la même conclusion , il sera difficille pour les Charest et Bouchard de ce monde , de trouver d'autres excuses et explications bancales ......
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  • Sanzalure Sanzalure - Inscrit
    22 mars 2011 07 h 16
    De toutes façons, on n'en veut pas de ces puits
    Il n'y a aucune façon de «respecter l'environnement» en détruisant l'environnement. Et l'industrie de gaz de schiste devrait nous rembourser toutes les dépenses que nous avons faites pour les empêcher de nuire. Tous les permis devraient être non seulement annulés, mais ceux qui les ont vendus et acheté devraient être traînés devant les tribunaux : il n'avaient le droit ni de vendre ni d'acheter ce qui ne leur appartient pas.

    Serge Grenier
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  • Jean Peupu - Inscrit
    22 mars 2011 07 h 30
    magouilles
    et ca continue le peuple paie les amis encaissent on nous ment en pleine face et on vogue d entourloupettes en magouilles e vraie démocratie dictatoriale de james charest
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  • Roger Lapointe Roger Lapointe - Abonné
    22 mars 2011 07 h 35
    Beaucoup de cadeaux aux entreprises mais pas de redevances.
    Comportement de colonisés comme au temps des colonialistes Européens qui dépouillaient à qui mieux mieux les pays Africains tout en leur faisant accroire que c'était pour leur bien alors c'était plutôt pour tous leurs biens comme le PLQ au pouvoir est en train de le faire avec nos ressources naturelles.Pas de redevances dignes de ce nom et qui plus est, des menaces de l'industrie de poursuites possibles contre l'État pour bris d'engagement...quels irresponsables ou complètement idiots!
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  • Pierre Schneider - Abonné
    22 mars 2011 07 h 52
    Dés pipés

    Lucien Bouchard: 1

    Population: Zéro.



    Nous n'avons pas fini de payer....
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  • Jean-Michel Picard - Inscrit
    22 mars 2011 08 h 02
    Le Système déclare la guerre
    Le Système déclare la guerre à la société.
    Chez nous, ses armes ne sont pas militaires, mais financières.
    Les résultats seront donc permanents, générationnels et idéologiques.
    L'Entraide sera sera perçue comme une faiblesse.
    La Victoire sera totale car tout acte de contestation sera considéré comme contreproductif.

    Dormez-bien, car les heures de repos vont diminuer.
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  • France Marcotte - Abonnée
    22 mars 2011 08 h 49
    Cause toujours, peuple largué par tes élus!
    Le gouvernement Charest répète que le potentiel en gaz de schiste du Québec n'a pas encore été démontré.
    Cela a pu justifier les faibles redevances qui ont jusque là été exigées en comparaison par exemple avec l'Alberta pour les sables bitumineux, ou explique pourquoi Hydro-Québec s'en est désintéressé dans un passé récent
    Pourtant, on sort les gros sous, nos gros sous que nous n'avons pas vraiment (on nous a même assommés pendant deux jours avec les chiffres affolants de la dette galopante), pour lancer à toutes vapeurs cette filière, accommodant au passage outrageusement l'industrie qui n'en demandait pas tant, rapport du BAPE aidant, détourné à des fins décidément très créatives.
    On comprend mieux maintenant l'air satisfait de Lucien Bouchard de la semaine dernière, qui s'est même permis au passage de souligner que l'industrie qu'il représente exigerait compensation pour une certaine perte de jouissance dans l'affaire...
    Elle est où la place où hurler?
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  • B Landry - Inscrit
    22 mars 2011 09 h 12
    Tout ça pour les sables bitumineux
    Car c'est bien pour ça que les Albertains veulent notre gaz. Ils en ont besoin pour extraire le pétrole des sables bitumineux. Pensez-vous réellement que l'industrie ne veut que nous rendre autosuffisant en consommation de gaz ?
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  • Denis Miron - Inscrit
    22 mars 2011 09 h 34
    La démocratie dans la chambre à gaz de schiste et l'état de droit dans le mur
    Charest et Bouchard, en dignes représentant du privé (de sens éthique) nous disent : «Face, nous(le privé) gagnons, et pile, vous(citoyens-contribuables) perdez… Même le tapis n’est pas plus à plat ventre que ça, alors que l’on sait très bien qu’il sert à s’essuyer les pieds. Force est de constater que même la démocratie n’échappe pas au règne du faux (simili-cuir, simili-bois, simili-marbre, simili-démocratie, simili-représentants du peuple…) Que dire à tous ces citoyens qui ont abdiqué à leur droit de vote, face à cette fausse représentation qui semble faire tache d’huile dans la marre politique. À part Khadir et Q.S. qui peut proposer un ré-équilibrage des forces pour une vraie démocratie, car plus l’électorat délaisse son droit de vote et plus on laisse le champs libre à ces usurpateurs du bien commun. Pareilles «bullshitocrates» conduisent le Québec vers une tiers-mondialisation qui prend modèle chez les pays d’Afrique et d’Amérique du Sud qui débordent de richesses, et dont les populations sont parmi les plus pauvres de la terre et dont le mode de gouvernance est de type dictatorial.
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    22 mars 2011 09 h 43
    Ces investissements du gouvernement Charest, est-ce de l'ironie sur le dos de la population?
    Admettons l'opinion très favorable du gouvernement Charest vis-à-vis du gaz de schiste. Ironiquement, ces investissements du gouvernement ressemblent à un pied-de nez de ce gouvernement envers la population en désaccord avec la façon d'agir de Charest et ses larbins dans ce dossier.
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  • Odette Morin - Inscrite
    22 mars 2011 10 h 29
    Quel culot! On se paie notre tête et à nos frais en plus!
    Je suis furieuse, mais pas étonnée. Le rapport du BAPE et l'annonce de l'EES, auront été autant d'os lancés au bon peuple en espérant qu'il se rendorme.
    Offrir 100,000 $ aux municipalités, répartis sur 10 ans, s't'une joke ça! Pincez-moi quelqu'un! Ça ne paie même pas 1 kilomètre d'asphalte.

    Non, la guerre n'est pas terminée, relevons nos manches, car ils ne veulent pas lâcher le morceau, mais nous non plus d'ailleurs!
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  • MJ - Inscrite
    22 mars 2011 10 h 50
    Pourquoi le gouvernement va de l’avant avec le gaz de schiste?
    La majorité des Québécois est contre l’exploration et l’exploitation de cette énergie fossile qui représente des risques réels pour l’environnement, avec ou sans EES.

    Développer cette ressource sans l’accord des Québécois est par conséquent anti-démocratique.
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  • Christian Tremblay - Inscrit
    22 mars 2011 11 h 03
    Non mais Charest nous prend vraiment pour des cave !
    Lors du dernier budget depose il n'y a pas tres longtemp le gouvernement Charest nous dit que le gouvernement n'a plus les moyens de financer adequatement les cours de franchisation. Il nous dit qu'il n'a pas assez de sous pour l'aide a l'alphabetisation alors qu'une parti non negligeable de la population est pratiquement illetre. On annonce aux etudiants qu'ils devront debourser encore plus pour pouvoir acceder aux etudes superieur. Mais quand il est temp de delier les cordons de nos finances publique pour aider ses amis multi-milliardaire de l'industie du gaz a financer un projet dont la majorite de la population est contre... La, bien sur le gouvernement Charest trouve toujours de l'argent.
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  • Hugues Tremblay Manigouche - Inscrit
    22 mars 2011 11 h 46
    Ça donne la nausée...
    Injecter des tonnes de produits chimiques dans notre sous-sol, sans en connaître les conséquences sur l'eau qu'on boit, et ce pour faire du cash - quelle idée ingénieuse! C'est la voie du futur!
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  • Trobadorem - Inscrit
    22 mars 2011 13 h 41
    La démagogie est à la démocratie ce que la prostitution est à l'amour. [Georges Elgozy]
    Rien à redire, sinon que M. Charest fait du bon boulot pour nourrir l'ardeur des troupes. Le citoyen est lent, très lent mais une fois décollé, plus rien ne l'arrête. Sa décision est prise, pour reprendre ce qui lui appartient: sa dignité.
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  • TRIPOD - Inscrit
    22 mars 2011 14 h 17
    De toute façon, Charest s'est carrément emmêlé dans ses menteries ...
    Dans ce dossier, comme dans bien d'autres, John James Charest s'est carrément emmêlé dans ses menteries, comme à l'accoutumée !

    Outre la danger pour l'environnement que représente en soi le processus de fracturation du roc, surtout en région reconnues comme sismiquement actives, si jamais le potentiel gazier s'avérait ÉNORME, une question sur l'éthique de ce gouvernement du PLQ se poserait, pourquoi a-t-il dilapidé la section "GAZ et PÉTROLE" d'Hydro-Québec, si cétait pour continuer à investir de l'argent du contribuable québécois dans cette aventure qui ne sent vraiment pas bon ?

    D'un autre côté, si le potentiel est trop faible pour justifier une exploitation, une autre question sera soulevée, si ce gouvernement de John James Charest avait laissé, plutôt que de la détruire, à la section "GAZ et PÉTROLE" d'Hydro-Québec, qui avait déjà le mandat et le budget pour le faire, le soin de faire les études exploratoires nécessaires, la facture serait-elle sans doute moins salée pour le contribuable québécois que ce qu'il se prépare dans le moment ?

    On sait évidemment que dans ce dossier, il y a de la pression de l'Ouest canadien pour "piller" nos réserves au "plus sacrant" mais la plus grosse pression, il ne faut pas s'en cacher non plus doit venir des États-Unis ! Ce sont eux qui ont, sans aucun doute, le plus à gagner dans cette course effrénée à la recherche de pétrole !
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  • Fiat Lux - Inscrit
    22 mars 2011 14 h 46
    Dépenses imprévues qu'ils disaient
    Je crois moi, qu'elles étaient fort prévues ces dépenses... Que M. GaZ Metro est le véritable boss du Québec et que c'est depuis belle lurette qu'il avait passé cette commande à grands amis au pouvoir...et ils prennent nos dollars sans que nous bougions le petit doigt... Nous avons un protecteur du citoyen à qui nous pouvons nous plaindre, ne l'oublions pas... Et regardez bien nos lois qui sont faites pour nous protéger, nous n'avons qu'à les citer et à les envoyer à notre ancien Ministère de l'Environnement pour nous plaindre qu'en effet, elles ne sont pas respectées et de ce fait, nous non plus et qu'au bout du compte, nous encourageons les énergies sales, les gros lobbys puants l'argent à plein nez et que nous manquons l'occasion de changer le monde en infusant de l'argent pour découvrir un autre mode de locomotion que ces gaz et pétrole qui nous tuent tous à petit feu... Et dire que la loi sur l'Éthique ne sera en vigueur qu'à la fin de 2011... devinez pourquoi, je vous le donne en plein dans le mille...
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  • Dominique Collin - Abonné
    23 mars 2011 10 h 18
    gaz de schiste - compensation aux compagnies
    C’est Charest qui a bradé notre sous-sol, c’est à lui de payer, de sa poche, les compensations aux compagnies de gaz de schiste. Il en a sûrement les moyens avec toutes les enveloppes brunes qu’elles lui ont sûrement remises.
    Je ne vois pas d’autre explication que ces enveloppes à son obstination à refuser le moratoire, réclamé par la majorité de la population et par les nombreux organismes sérieux qui le réclament ce moratoire.
    D’ailleurs, il faut continuer à le réclamer car Junex sous le prétexte d’études, comparables aux études japonaises sur la baleine, affirme vouloir continuer ses activités, malgré les conclusions du Bape.
    Combien de pays, dans le monde prétendument civilisé, accepteraient d’être trahis de la sorte par ses élus? A part nous lamenter, que faisons-nous? De l’avoir élu, ce fût une bêtise, de l’endurer à nous rire à la face, c’en est une pire.

    RÉVEILLE-TOI PEUPLE ENDORMI!
    Dominique abonné
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  • Jocelyne Gauthier - Inscrit
    23 mars 2011 20 h 02
    La résistance, comme pour le Suroît
    C'est impensable que les compagnies demandent une compensation à cause du retard pour leur forage. Il est plus que temps qu'il y ait une nouvelle Loi, une vraie celle-là, qui ne permettrait plus à personne de venir prendre possession d'une ressource qui ne lui appartient pas. Les gens vont voir la valeur de leur propriété diminuer; les agriculteurs bio vont perdre leur accréditation si chèrement acquise et l'eau et la terre risquent d'être polluées advenant un accident. Qui va payer pour cela, parce qu'on peut dire avec certitude qu'un accivent va se produire à un endroit ou un autre.

    Il y a une chose extrêmement importante dont personne ne parle; pourtant après le séisme au Japon, il me semble qu'on devrait y penser. La vallée du St-Laurent est une zone sismique. On parle de risque de pollution possible, mais a-t-on parlé du risque - réel
    celui-là - de tremblement de terre qui briserait les tuyaux et permettrait au gaz de se répandre partout?

    Le site des ressources naturelles du Canade mentionne qu'«au cours d'un cycle de 10 ans, trois séismes en moyenne dépassent la magnitude 5 dans le sud du Québec. Un séisme de magnitude 3 est suffisant pour être ressenti dans la région environnante et un séisme de magnitude 5 marque, en général, le seuil pour qu'un événement provoque des dommages.» Cette description est claire, il me semble.

    On peut considérer inquiétant que cette éventualité n'a jamais été mentionnée. Quand aurons-nous un gouvernement qui saura prendre la santé publique et les intérêts des québécois avant ceux des entreprises, surtout dans une zone aussi peuplée que la Montérégie qui devrait être exclue des endroits possibles à prélever ce gaz. Manger est plus important que produire du gaz et toutes les terres agricoles importantes sont dans cette région.

    Il est temps d'agir avant qu'il soit trop tard.
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  •  
  • Marc Durand - Inscrit
    23 mars 2011 21 h 25
    Des coûts pour les décennies à venir
    La fracturation hydraulique du shale engendre un processus GÉOLOGIQUE IRRÉVERSIBLE: la migration du gaz vers les nouvelles fractures. Mais comme tout processus géologique, c'est un phénomène qui va se poursuivre sur des temps "géologiques" i.e. des siècles et des millénaires. Très rapide dans les premières années, car la migration ralentit de façon exponentielle, elle se poursuivra malgré tout. Dans les années jugées "exploitables" en terme de débit rentable, à peine 20% du gaz est récupéré. C'est "profitable" pour les Cies et l'état tirera quelques redevances. Ensuite, le puits est fermé, abandonné et transféré à l'État. Mais son débit ne tombe jamais à zéro, contrairement à ce qu'affirme le géologue de la cie Talisman. Le 80% du gaz restant continuera à se libérer. Il n'existe aucune technique capable de remettre le shale dans son état imperméable qu'il avait avant la fracturation hydraulique. Le massif fracturé va se remettre lentement en pression et les structures des puits abandonnées vont pendant ce temps là se dégrader. Un bel héritage pour les générations futures: 20 000 puits à colmater et à traiter à coup de milliards !
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