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Un budget modeste et austère

Robert Dutrisac   18 mars 2011  Québec
Le premier ministre Jean Charest félicite son ministre des Finances, Raymond Bachand, après la lecture du budget.<br />
Photo : Agence Reuters Mathieu Bélanger
Le premier ministre Jean Charest félicite son ministre des Finances, Raymond Bachand, après la lecture du budget.

À retenir

    • Québec a du mal à limiter ses dépenses
    • D'autres ponctions s'ajoutent pour les contribuables
Québec — Raymond Bachand a présenté un budget austère et modeste, marqué par des hausses de cotisations au Régime des rentes et la hausse des droits de scolarité et par l'abandon de la promesse de créer 15 000 places en garderie avant les prochaines élections. Mais le ministre des Finances a fait miroiter des possibilités d'enrichissement collectif grâce à l'éventuel Plan Nord et aux redevances tirées des ressources naturelles.

«Le Québec est une des nations riches et performantes du monde. Nous l'oublions trop facilement, a déclaré Raymond Bachand dans son discours du budget livré à l'Assemblée nationale. Ce budget est le budget des Québécois qui reconnaissent les défis et les contraintes, et qui les transcendent pour construire leur avenir plutôt que de l'attendre et de le subir.»

Raymond Bachand a présenté un budget qui est la continuité de son premier opus. Le contribuable écope. Les ponctions décrétées l'an dernier par le ministre des Finances et par Monique Jérôme-Forget l'année précédente se matérialisent: hausse de 1 % de la taxe de vente du Québec à compter de janvier et de 1 % encore à compter de janvier 2012, augmentation de la taxe sur les carburants de 1 cent, cotisation santé qui passe à 100 $ par adulte.

Le deuxième budget Bachand affiche des dépenses de 69,08 milliards pour l'année 2011-2012 et un déficit de 3,8 milliards, soit 900 millions de plus que la prévision de l'an dernier. Pour l'année qui se termine, le déficit s'élèvera à 4,2 milliards, soit 300 millions de moins que prévu. Le gouvernement n'atteint pas son objectif quant à la limitation des dépenses: elles connaissent une hausse de 3,7 %, contre une prévision de 2,8 % l'an dernier, ce qui représente près de 600 millions compensés par des revenus engendrés par une croissance économique plus vigoureuse que prévu. L'augmentation moyenne des dépenses pour les quatre prochaines années se situera à 3,1 %, a fait valoir Raymond Bachand.

La dette nette du Québec atteindra 184 milliards à la fin de la présente année, soit 55,7 % du produit intérieur brut (PIB) du Québec. Après avoir grimpé depuis 2009, la dette relative au PIB devrait recommencer à baisser à compter de 2012, a prédit le ministre des Finances. Le service de la dette bondit de 852 millions en un an à 7,83 milliards, une poussée de 1,68 milliard en deux ans. La croissance économique, qui a été de 3 % l'an dernier, sera limitée à 2 % cette année.

L'objectif du gouvernement demeure le même: l'atteinte de l'équilibre budgétaire en 2013-2014. Et ce sera au gouvernement de faire 62 % de l'effort total pour arriver au déficit zéro, soit 6,9 milliards, soutient-il encore. «Les plus récentes données confirment que nous tiendrons cet engagement», a affirmé le ministre, une prétention que conteste le Parti québécois.

C'est un budget austère puisque l'ensemble des mesures, somme toute modestes, qu'il contient entraîne un déboursé de 171 millions au total, contre 240 millions pour les mesures annoncées l'an dernier. Aux fins de comparaison, au chapitre des revenus, la seule augmentation de 1 % de la TVQ procurera 1,5 milliard à l'État cette année.

Raymond Bachand s'est donné la peine d'annoncer que le gouvernement respectera sa promesse électorale de créer 15 000 places en garderie. Or ces places ne seront pas créées au cours du présent mandat, comme promis. En consultant les documents budgétaires, on peut constater que l'essentiel de l'investissement de 558 millions ne se fera qu'à compter de 2015-2016, après les prochaines élections.

Le gouvernement Charest, qui a augmenté les droits de scolarité universitaire de 50 $ par semestre depuis quatre ans, ira plus loin à compter de 2012. Ils seront relevés de 325 $ par an pendant cinq ans, pour atteindre 3793 $ en 2017. C'est 30 % de moins que la moyenne dans le reste du Canada, a calculé le ministère. Le tiers des 383 millions perçus sera versé en bourses aux étudiants qui en touchent de façon à ne pas alourdir leur endettement.

Les cotisations au Régime des rentes du Québec, qui fait face à une impasse actuarielle, seront majorées de 0,15 % par an pendant six ans. Les cotisations passeront donc de 9,9 % des salaires à 10,8 %. En 2013, les rentes seront légèrement haussées pour les personnes qui prennent leur retraite après 65 ans. En revanche, à compter de 2014, les personnes qui prennent leur retraite à 60 ans seront davantage pénalisées.

Raymond Bachand a annoncé la création de nouveaux régimes volontaires d'épargne-retraite avec droit de retrait, semblables à la formule proposée mercredi par le député péquiste François Rebello et l'ancien ministre libéral Claude Castonguay. Dans son budget du 22 mars, le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, doit annoncer la mise sur pied de pareils régimes, qu'il appelle Régimes de pension agréés collectifs (RPAC), a révélé M. Bachand.

Dans son budget, Raymond Bachand a présenté une ébauche du cadre financier du Plan Nord, soit la création d'un fonds de 1,6 milliard pour les cinq prochaines années, essentiellement pour les infrastructures. Des travaux visant le prolongement de la route 167 au nord de Mistissini vers les gisements de diamants des monts Otish commenceront cette année.

Raymond Bachand a également annoncé la refonte complète du système de redevances et de droits sur les hydrocarbures, qui visent notamment l'industrie du gaz de schiste. «En comptant les impôts sur les profits des entreprises, la part des bénéfices dévolue à la collectivité québécoise pourra dépasser 50 %», a affirmé M. Bachand.

En matière d'éducation, le budget prévoit le financement des mesures annoncées dans le discours inaugural du premier ministre Jean Charest. Ainsi, il prévoit des investissements de 240 millions à terme pour des «outils pédagogiques numériques», 25 millions par an pour l'enseignement intensif de l'anglais en 6e année et 13 millions répartis sur trois ans pour le soutien des équipes sportives des écoles secondaires. Mais en y regardant de près, seulement 5,3 millions seront dépensés pour acheter des tableaux électroniques et des ordinateurs pour les écoles cette année. De fait, quatre cinquièmes des 240 millions du programme seront engagés dans les deux dernières années du programme, soit à partir de 2014-2015.

Raymond Bachand était fier de dire qu'il avait établi un cadre financier de cinq ans pour la santé — hausse de 5 % par an — et un autre de six ans pour les universités. Il a annoncé des revenus additionnels de 850 millions pour les universités à compter de 2016-2017, soit 320 millions pour pour le financement par étudiant et 530 millions pour soutenir «l'excellence de nos universités». En outre, le ministre crée Placements universités, dont l'objectif est d'accroître de 50 % les dons privés aux universités pour les porter à 165 millions. Le gouvernement versera une subvention égale à l'augmentation des dons, jusqu'à concurrence de 40 millions.

D'autres engagements contenus dans le discours inaugural se retrouvent dans le budget. C'est le cas du crédit d'impôt, qui sera introduit en janvier 2012, pour les travailleurs de 65 ans et plus, ainsi qu'un crédit d'impôt remboursable pour l'achat de véhicules électriques ou hybrides rechargeables.

Les partis d'opposition ont taillé en pièce ce dernier budget. Au PQ, le député de Rousseau, Nicolas Marceau, a calculé que les contribuables assument 59 % de l'effort pour le retour à l'équilibre budgétaire. «C'est de la fraude intellectuelle», a dit le porte-parole péquiste en matière de finances. Même s'il est un partisan de l'indexation des droits de scolarité au coût de la vie, il a dit trouver «proprement scandaleuse» la hausse imposée qui contribuera, selon lui, à réduire le nombre de diplômés. Le député de Richelieu, Sylvain Simard, a souligné que le gouvernement n'arrivait pas à limiter ses dépenses et que seulement 9 des 70 000 emplois dans la fonction publique avaient été retranchés l'an dernier.

Le chef de l'Action démocratique du Québec, Gérard Deltell, a dénoncé le fait que le gouvernement n'ait pas procédé à une révision systématique des programmes de «l'État tentaculaire». Il a décrié ce budget qui «manque de courage», un budget «Brault et Martineau, achetez maintenant, payez plus tard», selon l'expression du député de Shefford, François Bonnardel.

«Au Québec, on désapprouve les coups à la tête», a illustré le député de Mercier, Amir Khadir, de Québec solidaire, en parlant de la hausse des droits de scolarité. Elle vise «ces jeunes têtes qui sont assoiffées de savoir».

***

Déficit
Le déficit sera plus important que prévu en 2011-2012: 3,8 milliards, au lieu de 2,9 milliards

Régime des rentes
La cotisation d'un employé gagnant 48 300 $ augmentera de 33,60 $ par année à compter de 2012

Droits de scolarité
Les droits annuels de scolarité passeront de 2168 $, cette année, à 3793 $ en 2017

Gaz de schiste
Le taux maximal de redevances sera variable et se situera entre 12 % et 35 %
Le premier ministre Jean Charest félicite son ministre des Finances, Raymond Bachand, après la lecture du budget.<br />
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  • Clothaire - Inscrit
    18 mars 2011 05 h 29
    MANQUE DE RIGUEUR ET DE JUSTICE
    Où trouver dans ce budget une véritable coupure ciblée dans les dépenses et les programmes. Le Québec est en déficit et il continue d'augmenter les dépenses allègrement. Quand un contribuable est dans le rouge, il commence par couper ses dépenses avant d'emprunter. Charest emprunte 200 millions pour le stade de Québec dans lequel aucune entreprise privée n'a encore promis d'investir parce que ce n'est pas rentable. On augmente les frais de scolarité parce que les universités ont commandé 600 millions au gouvernement. Elles ne disent pas comment elles vont le dépenser. Mais on voit bien que les universités font comme le privé: salaires exhorbitants aux recteurs, condo acheté à un recteur, parachutes dorés aux cadres universitaires. Elles dilapident l'argent public sans aucun contrôle externe. Quand le vérificateur général va-t-il les auditer comme les autres agences gouvernementales ?
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  • Johanne Couture - Inscrit
    18 mars 2011 07 h 48
    Couper dans la graisse.......
    Comment peut-on oser augmenter les frais de scolarité alors que d'une part on cherche par tous les moyens dans les ministères à combler les postes vacants. On encourage pas les études alors comment trouver des ressources compétentes? On dépense une fortune en recrutement de personnel (petites enveloppes dorées expédiées à des collègues professionnels pour leur offrir un poste), combien ca coûte aux contribuables tout ca? Prenez donc cet argent pour encourager les gens à aller se chercher des diplômes plutôt que de chier sur ceux qui bâtiront l'avenir? Ce n'est pas en taxant les plus pauvres qu'on les incitera à s'investir dans notre société! C'est en les sortant de leur trou une fois pour toutes et qu'ils se mettent à consommer qu'on les aidera!
    Quand j'aurai 65 ans passé qui me dit que je pourrai en profiter de cette retraite? À regarder aller les choses je pense que la réponse est évidente, je suis aussi bien de me dire que je n'en prendrai jamais!
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  • Marcel Bernier - Inscrit
    18 mars 2011 08 h 16
    Il n'y a pas de fatalités...
    Comme dirait l'autre. Ce budget est à l'image de ce gouvernement : sans imagination, axé sur les lubies des économistes décrochés de la réalité, cherchant à faire comme les Anglais et les Américains, sans soucis du bien commun, cherchant à uniformiser le système coast to coast et surtout se permettant d'emberlificoter la population par un nuage de chiffres issus de la pensée magique.
    Vivement des élections pour qu'on se débarrasse de ces deux de pique.
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  • dojinho - Inscrit
    18 mars 2011 08 h 28
    Une province comme les autres...
    De plus en plus, le Québec s'aligne avec le Canada et les USA.

    Les acquis sociaux foutent le camp. Étudier coûte de plus en plus cher et l'idée décourage de plus en plus. Résultat, une division en classes : l'éducation aux riches (ou aux plus audacieux), les moins nantis n'auront qu'à faire la queux pour un job chez McDo.
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  • Gilbert Talbot Gilbert Talbot - Abonné
    18 mars 2011 08 h 36
    Un budget PPP
    P1 : Pauvre.Il est pauvre en mesure sociales acceptables : garderie, logement social, transport en commun. Il est pauvre en idée nouvelle : le plan nord ne se déroule pas trop vite. Il n'aide pas les pauvres : en augmentant les frais de scolarité, la taxe de vente, les frais de permis en tout genre, ce budget va empirer la situation des plus démunis.

    P2 : Partenaire du privé : laisse une place importante au privé dans la gestion des fonds de retraite par ce nouveau plan volontaire d'épargne retraite. En plus des autres partenariats existant déjà dans le Chum et autres entreprises de construction plus ou moins légales.

    P3 : Pire en pire. Un budget qui nous éloigne de plus en plus de l'État Providence. Un budget marqué par l'orientation libérale vers la privatisation de services jusqu'ici publics
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  • Pierraud - Inscrit
    18 mars 2011 08 h 39
    Ça n'a pu d'allure... il faut faire quelque chose.
    Lorsqu'un gouvernement t'exige année après année de fouiller dans tes poches pour renflouer les coffres QU'EUX GÈRENT parce qu'il en manque tout-le-temps, y'a quelque chose qui ne va pas, sacrafice les Québécois réveillez-vous, ça n'a plus aucune sens de les laisser faire. Elle est ou la différence entre les gouvernements des autres pays qui sont tombés et notre pays. Ça commence avec le fédéral qui offre des subventions de milliard de dollars aux companies déjà méga-multi-millionnaires, ça achète des avions qui sont considéré le citron le plus cher de l'histoire de l'aviation et des machines de guerre, pour la guerre des autres pays, à des coûts dont je n'ai aucune idée à quel montant ça équivaut tellement ça va nous coûter cher, il donne aux prisons et coupe en environnement et en culture, il a prêté aux constructeurs automobiles mais elles ne sont pas capable de rembourser en plus de tout les autres monants d'argent volé par plusieurs dirigeants.

    Avec le budget de Bachand, ce sont toute les mêmes manigances maintenant reste à voir le budget de nos municipalités et bout de toute cette lignée... reste le simple petit citoyen qui doit payer pour toute cette m.....
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  • Nicole Lamarre - Inscrit
    18 mars 2011 09 h 08
    Déficit
    Nos politiciens ont de la difficulté à comprendre que les québécois ne veulent plus de déficit, ni de dette. Alors faites le ménage dans votre cour avant de taxer les contribuables.
    Il y a de quoi VOMIR à les entendre parler. Le gouvernement n'a jamais eu autant d'entrer d'argent et le déficit augmente. Imputabilité c'est pour quand?
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  • Rodrigue Tremblay - Inscrit
    18 mars 2011 09 h 06
    PIB de 334G?
    «La dette nette du Québec atteindra 184 milliards à la fin de la présente année, soit 55,7 % du produit intérieur brut (PIB) du Québec»

    ca donne 334G de PIB

    42,278$ per capita. C'est 9,000$ de plus que la Floride.

    Mais parait qu'on est pauvre, pauvre, pauvre
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  • Bernard Gervais - Abonné
    18 mars 2011 09 h 11
    Lamentable
    Non seulement Charest et Bachand n'ont-ils rien fait depuis douze mois pour dégraisser l'appareil de l'État et, ainsi, respecter l'engagement qu'ils avaient pourtant pris au moment de la présentation budget de mars 2010, mais la situation financière de leur gouvernement, au cours de cette même période, a continué de se détériorer.

    Et tout ce que trouve à dire le ministre, pour expliquer pourquoi lui et son chef n'ont pas tenu leur promesse, est qu'ils ont dû assumer des dépenses imprévues.

    Et, comme si ce n'était pas assez, on nous laisse entendre que, malgré les nouvelles augmentations de taxes et cotisations annoncées hier, le gouvernement s'apprêterait à venir en aide aux caisses de retraites déficitaires d'employés municipaux de plusieurs villes qui ont déjà des conditions de travail en or par rapport à celles de l'ensemble des travailleurs québécois.

    Sincèrement, je plains les jeunes qui se retrouveront avec l'horrible dette que leur auront laissée, en raison de leur irresponsabilité, les générations précédentes !
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  • kevin - Inscrit
    18 mars 2011 09 h 18
    bravo
    voila encore une fois ce ministre démontre sont manque de réflexion
    on comprend facilement que plus aucun des ses 3 enfants ne sont aux études.
    on peut donc ce dire facilement vu sont égoïsme qu il va modifié le statut des vieux quand il le sera lui aussi.
    bref bravo monsieur bachand d être le reflet de votre gouvernement,faible face au pouvoir des riches et arrogant face à la classe moyenne.
    le pouvoir d un pays riche est de permettre à tous d accéder à l ascenseur social et de pourvoir étudier mais maintenant soit pauvre et tais toi et deviens de la chaire à canon pour vos amis...
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  • Claude Archambault - Inscrit
    18 mars 2011 10 h 02
    L'état providence n'a plus les moyens.
    Gilbert Talbot se plaint: Un budget qui nous éloigne de plus en plus de l'État Providence.
    Nicole Lamarre, elle dit:Nos politiciens ont de la difficulté à comprendre que les québécois ne veulent plus de déficit, ni de dette.

    Mais les deux ne peuvent aller ensemble.

    Quand le service de la dette, les intérêts payés sur la dette occupe le troisième rang dans les dépense et que la dette augment à vue d’œil, qu'arrivera t il si les taux d’intérêt augment radicalement, comme a la fin des années 70?

    Ce que le gouvernement aurait du faire, et il n'est pas trop tard c'est réduire sa taille et il y a beaucoup d'endroit pour le faire.

    Un exemple, le BNQ, le Bureau de Normalisation du Québec. Cette organisme est rendu un monstre administratif et qu'apporte il que CSA n'apporte pas? Est-ce que cela en vaux la peine pour tous ces argents?
    Il y a plein d’exemple comme cela.

    Le gouvernement doit réduire sa taille, réduire sa dette, réduire la charge des payeurs de taxe. Les gens doivent apprendre à ne pas compter sur l’état pour toi leur besoins ils doivent devenir responsable de leur destiné.
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  • Alexis Lamy-Théberge - Inscrit
    18 mars 2011 10 h 08
    Qui se préoccupe de la dette?
    Sommes-nous devenus une nation avec l'horizon tellement bouché que tout ce qui nous intéresse est le niveau de la dette? Loin de moi l'idée de sous-estimer son importance, mais franchement, il y a peu de projets nationaux qui me semblent moins inspirants que le combat contre la dette.

    Je ne critique pas, je constate. Cette obsession me paraît être le symptôme d'un repli sur soi, de la perte de cette capacité sociale de formuler de nouveaux objectifs de vivre-ensemble. Ça me désole, même si je fais partie de ces pauvres jeunes qui paieront toute leur vie. Si au moins j'avais l'impression d'habiter une société qui me ressemble, qui ne se définit pas des abstractions, par un drapeau ou un crucifix, qui n'est pas non plus qu'un rassemblement aléatoire de clients (même les étudiants seraient des clients, qui «investissent» dans leur futur : comme si l'éducation et la liberté critique qu'elle doit procurer étaient monnayables...), qui sait articuler le rêve et la pratique. Peut-être n'est-ce qu'une question démographique?

    Simplement pour relativiser certains alarmismes, une petite liste de la dette brute de plusieurs pays :

    Suède 35% du PIB

    Royaume-Uni 42%

    États-Unis 52%

    France, 81,5%

    Italie 115%

    Japon 189%

    Ce n'est certes pas une raison de festoyer, mais pas non plus de résumer les potentialités de développement et d'épanouissement en termes de gestion.

    Alexis Lamy-Théberge
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  • alen - Inscrit
    18 mars 2011 10 h 12
    Navrant!
    Un seul mot à la suite de ce dernier budget, navrant, Tout simplement navrant!

    C'est tout simplement navrant en effet de voir encore ce gouvernement investir massivement dans la construction à même la dette, dont l'amortissement et les intérêts creusent chaque jour davantage le déficit.

    À en croire les résultats, il n'y avait pas que des juges et des procureurs en 2003 qui <refoulaient aux portes> pour avoir une promotion. Il y avaient sans doute aussi quelques <constructeurs> intéressés par autre chose. Quoi? Mais le <fric> voyons donc. Et ils leurs en auront donné! Hein! Avec une augmentation de la dette de 80 milliards $.

    Et dire qu'il y a seulement le 1/4 de la population qui a voté pour ça! Regardez le tableu plus haut, Regardez combien ça vous coûte à la seconde de ne pas avoir voté!
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  • Daniel Berube - Abonné
    18 mars 2011 10 h 53
    Il ne s'agissait que d'y penser...
    Il voulait explorer et exploiter les gaz de schiste le plus rapidement possible... mais a dû relacher l'accélérateur...

    Alors, comme en publicité, il ne s'agit que de "créer le besoin" ! Alors ont dit qu'on va "essayer" de réduire les dépenses de plus de 60%... mais... pas capable... alors, il nous faut plus de revenus! simple !
    Vous voulez pas d'augmentation de taxes, d'impôts, de frais de RRQ, de frais d'étude, frais de santé, transports.... etc... etc... etc...

    Alors... y'a toujours les gaz... et le projet du nord...

    Quel pourcentage des québécois diront: "Non, pas question pour les gaz ou le nord... vient pigé dans nos poches à place...

    Il ne suffit que de "créer le besoin"... je serais curieux de savoir comment le parti libéral dépense en marketing...
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  • perro blanco - Inscrit
    18 mars 2011 10 h 55
    Raymond le jovialiste!
    Encore du pelletage par en avant, une lecture rose de la réalité socioéconomique de notre province, un manque flagrant de courage et de vision, de la condamnable irresponsabilité, une lamentable incompétence à comprendre les conséquences pourtant trop prévisibles de l’inertie et de l’incurie de son gouvernement, et enfin, une profonde injustice à l’endroit de ceux à qui il impose de se serrer la ceinture pour maintenir à flot un train de vie qu’on ne peut se permettre, une incohérence flagrante envers ceux qu’il a encouragés à coups de centaines de millions à mettre des enfants au monde à travers le programme de fertilité et de congés parentaux en les abandonnant carrément quand vient le temps de les pourvoir en places de garderies.
    Par ailleurs, savez-vous lire entre les lignes, lecteurs?
    1,6 milliards sur 5 ans pour le Plan Nord... pour se rendre aux mines de diamants.
    15000 places en garderies... repoussées au prochain mandat, comme s’il s’attendait de remporter les prochaines élections. C’est pas pour demain!
    Sur les 240 millions promis en Éducation sur 5 ans pour les tableaux intelligents, seulement 5.3 millions pour les 3 premières années, le reste dans 4 et 5 ans seulement.
    Les redevances des compagnies minières? Il les a gonflées en les jumelant aux impôts qu’elles «devraient» payer sur leurs profits. Ce qu’il ne dit pas, c’est que ces Cies sont passées maîtres dans l’art de déclarer des pertes ou d’étaler leurs gains sur d’autres années.
    Comment peut-il oser qualifier le Québec comme «une des nations les plus riches et les plus performantes au monde» quand la province est la championne toutes catégories de la péréquation canadienne, qu’elle n’arrive pas à endiguer la croissance de sa dette ni à donner quelque répit que ce soit à ses contribuables?
    Comment croire à ses 62% de réductions de dépenses au cours des 2 prochaines années alors qu’il est allé exactement dans le sens c
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  • TRIPOD - Inscrit
    18 mars 2011 11 h 32
    «Le Québec est une des nations riches et performantes du monde»
    «Le Québec est une des nations riches et performantes du monde. Nous l'oublions trop facilement, a déclaré Raymond Bachand dans son discours du budget livré à l'Assemblée nationale. Ce budget est le budget des Québécois qui reconnaissent les défis et les contraintes, et qui les transcendent pour construire leur avenir plutôt que de l'attendre et de le subir.»

    Le Japon aussi l'était avant le tremblement de terre, le tsunami et les fusions nucléaires !

    Ici, "NOS" cataclysmes "NATURELS" sont d'un tout autre ordre : John James Charest avec SON gouvernement du PLQ, les P'tits Zamis du pouvoir qui s'en mettent plein les poches aux frais des contribuables québécois et TOUTES ces BELLES grandes entreprises (qui ne paient pas de taxes, ou alors si peu !) qui PILLENT littéralement TOUTES NOS ressources naturelles sans contrôle aucun de la part de nos "SUPPOSÉS" dirigeants politiques et surtout sans qu'AUCUNE redevance, à date, ne soit versée aux québécois !

    Mais ne vous ne faites pas, avec ce budget, le PLQ va encore trouver le moyen de venir en chercher dans NOS poches par des augmentations directes ou à peine voilées de "TAXES" ou encore par des "COUPURES" dans les services à la population ! M. Bachand a raison sur un point, on ne fait qu'ATTENDRE les effets bénifiques de ce gouvernement du PLQ et on en SUBIT allégrement TOUS les effets négatifs depuis leur arrivée au pouvoir ! Vivement des élections !
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  • Andre Lemay - Inscrit
    18 mars 2011 16 h 17
    Régimes volontaires d'épargne-retraite
    Ben quin! On va leur permettre de mettre de côté ce que pourquoi on a pas trouvé encore les justifications de le leur exiger. Mais pas gratis quand même. Des beaux sous comme ceux-là, faut voir à ce que ça profite à ceux qui le mérite. Faut pas que ça paraisse trop comme nous revenant à nous comme gouvernement, alors mettons donc ça dans le mains d'une société "neutre et indépendante" et j'ai nommé "une compagnie d'assurance".
    Ben quin! Devinez qui en possède 3... La Great-West, La London Life et Canada-Vie et ce, à 100%????
    Je ne suis pas vraiment gentil, je ne vous donne qu'une chance et pas pour trop longtemps...
    Trop tard, c'est la Financière Power, elle-même filiale de Power Corporation de mon'onc ti-Paul, le seul de che-nous, enfin pas tout à fait mais bon, qui possède ce genre d'entreprises qui sont là "pour not' bien.
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    18 mars 2011 23 h 26
    La politique et l'économie, façon Jean Charest et Raymond Bachand.
    On baisse les impôts et on augmente les coûts des services. Avec comme résultat que le petit pourcentage d'impôt qui est baissé devient de très fortes sommes à ceux qui ont des gros revenus. Tandis que les frais des servidces qui augmentent sont comme dérisires``a ces mêmes personens qui ont de très gros revenus.

    Au contraire, ceux qui ont des petits revenus ont des baisses d'impôts pour ainsi dire négligeables, ^de quelques dollars qui ne paraissent à peu près pas dans le portefeuille. Les frais de services à ces mêmes personnes augmentent de beaucoup plus que les quelques dollar d'impôt qu'ils ont reçu, au prorata de leurs bas ou moyens salaires.

    Autrement dit, moindre est ton salaire, moindre sone les impôts que tu reçois de la baisse des impôts et plus les frais des services te paraissent plus grand en comparaisons inverse des petits salaires qu'ils dont. C'est laformule de qui est riche devient plus riche et qui est d'autant plus devient encore d'autant plus pauves. Et Jean Charest et Raymond Bachand qui se bidonnent, mais sur le dos de qui?
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  • Annabella Durocher - Inscrit
    22 mars 2011 09 h 46
    Notre comptable Bachand
    J'espère que notre comptable de l'État, M. Bachand voit toutes les dépenses dans tous les postes budgétaires de l'État et avec pièces justificatives épluchées à la loupe SVP. Et qu'après vérifications, lesdites dépenses sont justifiées car elles ont servi à notre bien-être à nous simples contribuables payeurs du gros luxe de notre État. Un vieux rêve en soit de la définition d'un bon comptable pour notre État.
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