Des milliers de personnes ont manifesté en prévision du budget
Photo : Agence Reuters Todd Korol
Le ministre des Finances, Raymond Bachand, présentera son prochain exercice financier le 17 mars.
Des milliers de personnes — 50 000, selon les organisateurs — ont manifesté samedi à Montréal afin de dénoncer l'orientation que veut donner le gouvernement Charest au prochain budget du Québec.
Les revendications des groupes qui ont répondu à l'appel étaient diverses, mais elles visaient toutes à tenter d'infléchir les positions du ministre des Finances, Raymond Bachand, qui présentera son prochain exercice financier le 17 mars.
La hausse prévue des droits de scolarité et l'imposition d'une taxe santé de 200 $ ont été largement dénoncées par les quelque 150 groupes qui ont répondu à l'appel de l'Alliance sociale et de la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics.
Mais c'est surtout l'empressement du gouvernement Charest à rétablir l'équilibre budgétaire à tout prix qui a été attaqué de toutes parts.
Le président de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), Michel Arsenault, a abondé dans le même sens. «L'obsession du gouvernement de vouloir atteindre [l'équilibre] budgétaire en 2014, c'est trop tôt [...] On est dans une sortie de crise, et c'est très dangereux de vouloir atteindre l'équilibre budgétaire immédiatement», a-t-il indiqué.
Même son de cloche du côté de Québec solidaire, où le retour à l'équilibre «n'est pas une religion», a dénoncé Amir Khadir, qui a proposé au ministre Bachand de l'échelonner sur une période de quatre à cinq ans, mais sans succès.
En avril dernier, des milliers de personnes étaient descendues dans la rue afin de dénoncer les mesures controversées mises en avant dans le budget du gouvernement Charest. Cette fois-ci, ils ont préféré travailler en amont. Quelques-uns y sont d'ailleurs allés de suggestions de stratégies afin d'augmenter les revenus de l'État.
Ainsi, selon François Saillant, du Front d'action populaire en réaménagement urbain, il serait souhaitable d'ajouter un quatrième palier d'imposition pour les ménages les plus fortunés. «Il faut absolument revoir en profondeur la fiscalité et ajouter au moins un palier d'imposition de plus [...] pour les gens qui gagnent plus de 126 000 $ par année. Ce serait facile d'ajouter un palier sans affecter la classe moyenne», a-t-il plaidé.
Arrestations
Aucun incident majeur n'a perturbé la marche, mais dix personnes ont cependant été arrêtées, a confirmé Simon Delorme, du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).
«Il s'agit de quatre femmes et de six hommes, tous âgés dans la vingtaine, qui pourraient faire face à des accusations de complot en vue de commettre un crime», a-t-il précisé, sans toutefois donner plus de précisions sur les motifs qui ont poussé les policiers à les arrêter.
Le porte-parole de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSE), Gabriel Nadeau-Dubois, a dénoncé ces arrestations «arbitraires». «Dès le départ de la manifestation, ces personnes-là ont été arrêtées parce qu'elles portaient des vêtements noirs, a dit M. Nadeau-Dubois, selon qui cela constitue un "dérapage sécuritaire".»
Les revendications des groupes qui ont répondu à l'appel étaient diverses, mais elles visaient toutes à tenter d'infléchir les positions du ministre des Finances, Raymond Bachand, qui présentera son prochain exercice financier le 17 mars.
La hausse prévue des droits de scolarité et l'imposition d'une taxe santé de 200 $ ont été largement dénoncées par les quelque 150 groupes qui ont répondu à l'appel de l'Alliance sociale et de la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics.
Mais c'est surtout l'empressement du gouvernement Charest à rétablir l'équilibre budgétaire à tout prix qui a été attaqué de toutes parts.
Le président de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), Michel Arsenault, a abondé dans le même sens. «L'obsession du gouvernement de vouloir atteindre [l'équilibre] budgétaire en 2014, c'est trop tôt [...] On est dans une sortie de crise, et c'est très dangereux de vouloir atteindre l'équilibre budgétaire immédiatement», a-t-il indiqué.
Même son de cloche du côté de Québec solidaire, où le retour à l'équilibre «n'est pas une religion», a dénoncé Amir Khadir, qui a proposé au ministre Bachand de l'échelonner sur une période de quatre à cinq ans, mais sans succès.
En avril dernier, des milliers de personnes étaient descendues dans la rue afin de dénoncer les mesures controversées mises en avant dans le budget du gouvernement Charest. Cette fois-ci, ils ont préféré travailler en amont. Quelques-uns y sont d'ailleurs allés de suggestions de stratégies afin d'augmenter les revenus de l'État.
Ainsi, selon François Saillant, du Front d'action populaire en réaménagement urbain, il serait souhaitable d'ajouter un quatrième palier d'imposition pour les ménages les plus fortunés. «Il faut absolument revoir en profondeur la fiscalité et ajouter au moins un palier d'imposition de plus [...] pour les gens qui gagnent plus de 126 000 $ par année. Ce serait facile d'ajouter un palier sans affecter la classe moyenne», a-t-il plaidé.
Arrestations
Aucun incident majeur n'a perturbé la marche, mais dix personnes ont cependant été arrêtées, a confirmé Simon Delorme, du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).
«Il s'agit de quatre femmes et de six hommes, tous âgés dans la vingtaine, qui pourraient faire face à des accusations de complot en vue de commettre un crime», a-t-il précisé, sans toutefois donner plus de précisions sur les motifs qui ont poussé les policiers à les arrêter.
Le porte-parole de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSE), Gabriel Nadeau-Dubois, a dénoncé ces arrestations «arbitraires». «Dès le départ de la manifestation, ces personnes-là ont été arrêtées parce qu'elles portaient des vêtements noirs, a dit M. Nadeau-Dubois, selon qui cela constitue un "dérapage sécuritaire".»
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