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Le rapport du BAPE sur les gaz de schiste - Une rebuffade qui laisse la porte ouverte à l'industrie

Le MRNF a reçu la plus importante baffe politique depuis 40 ans

Louis-Gilles Francoeur   12 mars 2011  Québec
Le BAPE renvoie Québec à la case départ, y compris le ministre Pierre Arcand.<br />
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Le BAPE renvoie Québec à la case départ, y compris le ministre Pierre Arcand.

À retenir

     
Le rapport du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) sur l'exploitation des gaz de schiste a réussi à imposer une rebuffade magistrale au gouvernement Charest, tout en faisant droit à l'essentiel des besoins de l'industrie et en balisant minimalement l'exploitation de cette ressource, la révision de la Loi sur les mines et l'éventuelle loi sur les hydrocarbures.

Plusieurs voient dans le rapport du BAPE une victoire citoyenne majeure. C'est sans contredit le cas, car cette mobilisation a dépassé toutes celles qui ont marqué les défaites gouvernementales successives dans les dossiers du Suroît, d'Orford et de Rabaska et plusieurs de ses projets dans les dossiers de l'énergie et des richesses naturelles comme la forêt. Le rapport du BAPE fait droit à ce nouveau rapport de force de multiples façons, mais souvent plus en apparence.

Il interdit ainsi pour deux ans — jusqu'à la fin d'une véritable évaluation environnementale stratégique (EES), sauf pour des motifs d'acquisition de connaissances scientifiques — de poursuivre la fracturation hydraulique dans les puits actuels ou futurs, soit l'activité la plus susceptible de contaminer les nappes souterraines ou les eaux de surface.

Mais surtout, il assène au ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF) la plus importante baffe politique depuis 40 ans. La commission propose ainsi d'enlever à ce ministère à vocation économique le contrôle des activités sur le terrain, comme la prospection, le forage, la fracturation hydraulique et l'exploitation du gaz. Le contrôle des activités susceptibles d'avoir des impacts environnementaux serait plutôt confié au ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDEP). Jamais, depuis la commission Legendre de 1972, n'a-t-on proposé une soustraction de cette ampleur aux responsabilités du MRNF. Et pour les mêmes raisons. La commission Legendre avait proposé de confier à un nouveau ministère de l'Environnement la protection des eaux parce que le MRNF s'était avéré incapable d'en assumer la protection au profit de l'activité économique. Cette fois-ci, le BAPE reproche explicitement au MRNF d'avoir attendu septembre dernier pour amorcer une inspection sérieuse des 31 puits en exploitation pour découvrir notamment que 19 faisaient l'objet de fuites.

L'impact de cette recommandation d'une autre commission investie des pouvoirs de la Loi sur les commissions d'enquête aura d'inévitables répercussions sur la future loi sur les mines. Le MRNF a enlevé à la fin des années 80 à l'Environnement le pouvoir de gérer la

fermeture des mines. Si ce ministère doit désormais gérer la fermeture des puits de gaz, la cohérence obligera Québec à en faire autant avec les mines.

L'ineptie de ce ministère a d'ailleurs été abondamment illustrée par sa ministre, Nathalie Normandeau, qui déclarait sans sourciller en septembre dernier que les gaz de schiste ne présentent aucun danger pour les nappes souterraines et que les substances utilisées par les industriels ne sont pas polluantes ou dangereuses. Un tel aveuglement méritait à juste titre de transférer le dossier à un ministère plus avisé.

Pour une véritable EES


En proposant une évaluation environnementale stratégique (EES) avant d'aller plus loin avec la fracturation et l'exploitation des gaz de schistes, le BAPE renvoie Québec à la case départ, y compris, contrairement aux apparences, le ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, Pierre Arcand. Ce dernier précisait ainsi le mandat du BAPE le 29 août dernier: «C'est la responsabilité du gouvernement d'encadrer le secteur gazier pour qu'il se développe selon les plus hauts standards de qualité.» Même pour le gardien de but de l'environnement, le mot d'ordre était alors le «développement». Il demandait en somme au BAPE comment il fallait réaliser ce développement, et pas s'il était nécessaire, à quel rythme et qui serait le mieux placé pour assumer ici l'intérêt public.

Le BAPE dit explicitement ici à Québec que ce n'était pas la bonne voie, un geste courageux qui restaurera certainement sa crédibilité fort malmenée dans d'autres dossiers.

Une EES, précisent les commissaires, devra carrément poser la question de la «pertinence socioéconomique» du développement de cette filière au Québec. Les commissaires vont plus loin et écrivent que toute politique gouvernementale dans ce secteur, une allusion à une éventuelle révision de la politique énergétique, devrait «décourager une exploitation trop rapide» du gaz de schiste et viser à «conserver la ressource à long terme». En clair, développer maintenant n'est peut-être pas le meilleur pari dans un marché nord-

américain saturé. Et le BAPE rappelle au ministre Arcand que dans cet exercice, l'option de faire doit être sur le même pied au départ que celle de dire non, la question fondamentale que son mandat a voulu contourner.

Il n'y a d'ailleurs personne à Québec qui respecte la procédure environnementale balisée par la loi, qui est pourtant basée sur un examen public en vertu de la Loi sur les commissions d'enquête. Dans les dossiers du Suroît, de Bécancour et de Rabaska, ministres et premier ministre n'ont respecté aucun devoir de réserve en se prononçant pour ou contre les projets, avant et pendant les audiences, sans que cela émeuve nos chroniqueurs politiques...

Une EES rigoureuse, qui pose toutes les questions d'amont soulevées par le BAPE, a plus d'importance sur le plan économique que la question plus médiatique des redevances, à l'évidence ridiculement basses au Québec. Elle vise en effet à assurer une part de cette ressource non renouvelable aux prochaines générations, une question évitée par Québec tout comme la place du gaz et des gaz de schiste dans la politique énergétique, dans celle sur les changements climatiques et le développement des énergies vertes, qui pourrait souffrir de ce nouveau concurrent plus polluant.

L'EES proposée par les commissaires présente un autre avantage non dit. Elle devrait s'étendre sur deux ans, ont-ils écrit. Or, voilà une façon de ne pas faire perdre la face au gouvernement tout en le plaçant enfin en situation d'attendre les résultats de la grande étude entreprise par l'Agence de protection environnementale (EPA) des États-Unis.

La multiplication des tours

La mise en place d'une véritable EES présuppose de nombreuses étapes comme la nomination de responsables et la définition de ses objectifs, ce qui devrait faire l'objet d'une véritable préaudience comme celles de la procédure fédérale si on veut éviter de nouveaux dérapages et recommencements. Mais ces exigences vont retarder d'autant de nouvelles opérations de fracturation hydrauliques à des fins scientifiques.

Plusieurs ont interprété cette restriction comme un «moratoire de facto». Mais rien n'est plus faux. La mise en place d'une réglementation qui conférera à l'Environnement le contrôle de toutes les activités de prospection et de forage sur le terrain n'est pas non plus pour demain à moins que Québec ne l'adopte d'urgence.

Mais tant que cela n'aura pas été fait, les industriels pourront continuer de forer aussi souvent, aussi profondément et aussi loin dans le sous-sol qu'ils le voudront. Ils ont des permis valides pour le faire. Seule l'opération suivante, la fracturation, sera réduite à des fins scientifiques. Mais les relevés sismiques perturbateurs, l'arrivée dans le décor des derricks, les activités de forage et de gestion des boues, le cimentage des puits à travers les nappes souterraines, tout cela pourra se poursuivre sans attendre un nouveau cadre réglementaire, à moins d'un gros coup de barre à Québec, de sorte que parler d'un moratoire relève définitivement de l'abus de langage.

En réalité, la proposition du BAPE coïncide étrangement avec les plans d'une industrie qui en est encore à tester le sous-sol pour en évaluer la valeur: «On a trois ans de travaux devant nous. Il faut prendre ces trois années pour se donner le cadre réglementaire. On pourra s'inspirer du rapport du BAPE. Si dans trois ans, toutes les données sont au rendez-vous, qu'on soit en mesure de passer en phase d'exploitation», déclarait à l'automne au Devoir le directeur général de l'Association pétrolière et gazière du Québec, Stéphane Gosselin.

Ces activités risquent toutes de se poursuivre sans que les pouvoirs des MRC et municipalités n'aient été renforcés car si on suggère de les consulter et de consolider leurs pouvoirs en matière d'aménagement, nulle part ne propose-t-on de leur conférer un veto sur l'exploration du gaz chez elles. Pire, on leur propose le modèle agricole, qui force les MRC et municipalités à favoriser cette activité souvent malgré le voeu majoritaire des populations.

Par contre, le BAPE affiche plus d'audace quand il suggère la création d'un fonds alimenté par les cotisations des industriels pour gérer les sites gaziers orphelins. Cette suggestion devrait s'avérer tout aussi valable pour le secteur minier où les contribuables n'ont de cesse de payer pour l'incurie historique de cette industrie.
 
 
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  • François Ricard - Abonné
    12 mars 2011 06 h 02
    Demeurons vigilants
    Ce gouvernement, c'est l'évidence même, depuis sa première instauration aux rênes de l'état, a pour but ultime de brader les ressources du Québec au profit d'amis affairistes.
    En ce qui a trait au gaz de schiste, le BAPE lui cause quelques soucis. Mais on reviendra à la tâche. On essaiera d'atteindre le but fixé par d'autres moyens. gardons les yeux ouverts.
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  • 54lili - Inscrit
    12 mars 2011 06 h 48
    Merci M.Francoeur
    Comme toujours, une analyse complète et objective du dossier de votre part. Le rapport du BAPE, même s'il est plus étoffé, que celui attendu, n'en demeure pas moins une porte ouverte pour l'industrie avec la mise sur pied d'une équipe EES.

    Ceci ne règle en rien, par-contre, le fait du vol de nos ressources naturelles qui ont été nationalisées en 1944 et 1962.

    "Seul ce que le peuple du Québec, seul le peuple du Québec peut
    le défaire"

    Lise Pelletier
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  • perro blanco - Inscrit
    12 mars 2011 06 h 53
    C'était à prévoir, mais...
    Point de vue intéressant.
    Bien sûr, le rapport du BAPE est encore chaud, et tous les intéressés n’ont pas encore eu le temps de l’analyser en profondeur, mais j’ai confiance que, s’il a des failles ou des omissions laissant la porte ouverte à l’industrie, les citoyens et les défenseurs de l’opinion publique de tout acabit ne cesseront point pour autant de veiller au grain et de contraindre le gouvernement, par tous les moyens possibles, d’en respecter, sinon la lettre, l’esprit, qui veut que tout soit fait dans les règles de l’art, au plus grand bénéfice de tous les citoyens et dans le plus strict respect de l’environnement, car les revendications et les actions du peuple n’ont jamais eu et n’auront jamais pour base que ce seul rapport du BAPE de toutes façons, de sorte que, s’il devait s’avérer insuffisant, la lutte n’en reprendrait que de plus belle, au plus grand dam des Caillé, Bouchard, Gosselin
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  • Normand Carrier - Abonné
    12 mars 2011 06 h 59
    D'abord se sortir du pétrin .....
    Après toutes les déclarations malheureuses de la ministre Normandeau et du premier ministre qui foncaient comme un TGV , cette concession d'une étude était la facon ultime de se sortir du pétrin devant l'opinion publique , en donnant un mandat court et resteint au BAPE ..... Cette évaluation (EES) promet d'aller en profonfeur dans l'évaluation des dangers mais les citoyens devront être très vigilant durant le processus .... Surtout durant la revision de la vieille loi des mines et de l'intégration du pouvoir réel des municipalités concernés ..... Jean Charest a déja commencé la ceuillette de ce qui fait son affaire mais n'accepte pas que que le BAPE lui demande de récupérer le $5 milliards perdus dans la bradade des permits d'exploration au vil prix de $0.10 l'hectare au lieu de $500. l'hectare ...... Ce délai permettra de comprendre tout l'enjeu des gaz de schiste et de l'impact réel sur notre avenir collectif mais demandera une VIGILANCE de tous les JOURS ....
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  • perro blanco - Inscrit
    12 mars 2011 07 h 09
    Ma plus grande crainte
    Vous faites état, dans votre article, à l'instar de M. Mulcair, de secousses sismiques provoquées par la fracturation du schiste dans le sous-sol québécois. Que dire alors de l’impact éventuel du MILLION de puits chez nos voisins du sud?
    Or, dans la foulée de ce qui se passe justement au Japon ces jours-ci, ne serait-il pas pertinent d'éveiller nos autorités «incompétentes» - leur compétence laissant tellement parfois à désirer - au fait que, après la région de Vancouver, c'est celle de Montréal et ses alentours la plus vulnérable aux tremblements de terre au Canada, précisément là où se font présentement les forages exploratoires.
    En effet, ce qui se fait sous terre est à mon avis plus déstabilisant pour notre sous-sol que du dynamitage en surface, car, en vase clos, la pression n'est pas unidirectionnelle et ne s'échappe pas dans le sens de la moindre résistance, mais s'exerce à la manière de cercles concentriques, comme des ronds dans l'eau.
    Certains m'objecteront que c'est à faible profondeur, soit de un à deux kilomètres seulement, mais sait-on jusqu'où se propagent les ondes vers le bas?
    C'est donc là un aspect des plus importants à ne pas négliger, et je compte sur les analystes qui me liront pour faire faire du chemin à mes interrogations.
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  • Sanzalure Sanzalure - Inscrit
    12 mars 2011 07 h 24
    Tout est interrelié
    On explose ici et ça provoque un tremblement de terre là-bas. Les dirigeants des corporations minières ne comprennent rien à rien. Ils sont devenus dangereux. On ne peut pas les laisser faire, ils vont tout détruire. Un moratoire ne suffit pas, il faut fermer ces compagnies et réaffecter tout leur personnel à d'autres tâches, comme par exemple à faire le ménage des dégâts qu'ils ont causé dans le grand nord.

    Serge Grenier
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  • 54lili - Inscrit
    12 mars 2011 08 h 47
    mon commentaire de 6h48
    lire :

    "Seul ce que le peuple du Québec a fait, seul le peuple du Québec
    peut le défaire"

    Lise Pelletier
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  • Lulustucru - Inscrit
    12 mars 2011 09 h 03
    Décourager
    Découragée je suis au désespoir.
    Je suis fâchée je ne veux plus les voir.
    Que doivent-ils faire pour se faire pardonner?
    Car j'ai souffert et je ne peux oublier non non non non. (Dixit La Terre)

    Y'a toujours une manière de contourner et ce matin vous me le prouvez encore et encore.
    Snifff
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  • Trobadorem - Inscrit
    12 mars 2011 09 h 49
    Francoeur, tu es un as! Merci, une qu'on t'a!
    Merci de nous informer de ce qui suit:

    "Mais les relevés sismiques perturbateurs, l'arrivée dans le décor des derricks, les activités de forage et de gestion des boues, le cimentage des puits à travers les nappes souterraines, tout cela pourra se poursuivre sans attendre un nouveau cadre réglementaire, à moins d'un gros coup de barre à Québec, de sorte que parler d'un moratoire relève définitivement de l'abus de langage."

    On reste vigilant!
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  • France Marcotte - Abonnée
    12 mars 2011 10 h 16
    Gouverner "à son corps défendant"
    S'il faut dicter au fur et à mesure à ce gouvernment son comportement pour qu'il fasse son travail, je commence à me demander ce qu'on a à faire de cet intermédiaire.
    De toute évidence, nous sommes mieux disposés que lui pour faire les choses efficacement, correctement, selon nos intérêts, tel qu'il se doit.
    Devra-t-on entrer directement au parlement; ce gouvernment aura-t-il la décence de nous céder sa place?
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  • Jean_Yves - Abonné
    12 mars 2011 10 h 17
    Pendant ce temps...
    Au sud de la frontière,

    «Début 2011, on compte 493 000 forages d'exploitation actifs dont 93 000 au Texas et 71 000 en Pennsylvanie»

    Question: quels sont les drames qui se son produits suite a ce demi-million de forages qui pourraient justifier le tout a fait excessif niveau de dramatisation que l'on retrouve dans nos médias?
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  • perro blanco - Inscrit
    12 mars 2011 10 h 32
    Pas parfait, mais encourageant...
    Point de vue intéressant.
    Bien sûr, le rapport du BAPE est encore chaud, et tous les intéressés n’ont pas encore eu le temps de l’analyser en profondeur, mais j’ai confiance que, s’il a des failles ou des omissions laissant la porte ouverte à l’industrie, les citoyens et les défenseurs de l’opinion publique de tout acabit ne cesseront point pour autant de veiller au grain et de contraindre le gouvernement, par tous les moyens possibles, d’en respecter, sinon la lettre, l’esprit, qui veut que tout soit fait dans les règles de l’art, au plus grand bénéfice de tous les citoyens et dans le plus strict respect de l’environnement, car les revendications et les actions du peuple n’ont jamais eu et n’auront jamais pour base que ce seul rapport du BAPE de toutes façons, de sorte que, s’il devait s’avérer insuffisant, la lutte n’en reprendrait que de plus belle, au plus grand dam des Caillé, Bouchard, Gosselin
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  • Marianne Falardeau - Abonnée
    12 mars 2011 10 h 52
    Merci de nous informer de leur manque d'information
    Les dirigeants n'ont malheureusement pas sur la conscience de prendre des décisions parfois peu concertées, et fondées sur un manque d'informations scientifiques et socio-économiques concernant la problématique. Le BAPE a par chance souligné ce point en demandant une EES. Or ce devrait être systématique dans tous les dossiers environnementaux que des groupes de spécialistes soient consultés sur les questions, et ce, avant que les pourparlers ne débutent. Les discussions ne sont que trop basées sur des spéculations, à quand des évaluations sérieuses et rigoureuses !?

    Le gouvernement de la Colombie-Britannique a une marge d'avance sur le Québec et a compris l'importance de recherches de hautes qualités en finançant le réseau Pacific Institute for Climate Solutions (PICS). Ce consortium a d'ailleurs un document sur les gaz de schistes puisqu'un puits est actif dans cette province :

    http://www.pics.uvic.ca/assets/pdf/publications/Sh Gas and Climate Targets.pdf
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  • gauthieray - Abonné
    12 mars 2011 11 h 01
    Le rapport du BAPE ne remplace pas un moratoire
    Monsieur Francoeur, vous avez tout à fait raison de dire qu’il est faux de prétendre que le rapport du BAPE, par le freinage des opérations de fractionnement hydraulique, serait une façon détournée d,accorder un moratoire.

    Malgré le rapport du BAPE, auquel je reconnais une certaine audace (celle d’avoir débordé de son mandat restreint), l’industrie va pouvoir poursuivre l’essentiel de ses activités. Rien ne l’empêche en effet d’exercer son droit aux « préambules » (tout aussi essentiels) avant de « passer à l’acte ». Au plus, les commissaires auront-il modéré une éjaculation précoce (la « petite vite » qu’on a failli se faire passer). Ce n’est pas rien, j’en conviens, mais non seulement devons-nous demeurer vigilants, mais nous devons nous prémunir EN CONTINUANT D’EXIGER CE MORATOIRE.

    Quant à moi, c’est un MORATOIRE D’UNE GENERATION qu’il nous faut. Pas seulement pour le gaz de schiste, mais pour toute la filière des hydrocarbures (petgaz en milieu terrestre et maritime). On a mieux à faire au Québec et on a une abondance et une diversité de ressources d’énergies naturelles renouvelables pour compléter notre extraordinaire capacité de production hydraulique.

    J’ai hâte qu’on laisse les fossiles où ils sont et qu’on exerce un leadership international, en reprenant le contrôle du développement de l’autre versant de notre patrimoine énergétique : la filière propre à préserver notre environnement et propre à nous enrichir collectivement.

    Raymond Gauthier, Îles de la Madeleine
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  • MJ - Inscrite
    12 mars 2011 11 h 40
    Le rapport du BAPE et les implications de l'EES
    “Mais tant que cela n'aura pas été fait, les industriels pourront continuer de forer aussi souvent, aussi profondément et aussi loin dans le sous-sol qu'ils le voudront. Ils ont des permis valides pour le faire. Seule l'opération suivante, la fracturation, sera réduite à des fins scientifiques. Mais les relevés sismiques perturbateurs, l'arrivée dans le décor des derricks, les activités de forage et de gestion des boues, le cimentage des puits à travers les nappes souterraines, tout cela pourra se poursuivre sans attendre un nouveau cadre réglementaire, à moins d'un gros coup de barre à Québec, de sorte que parler d'un moratoire relève définitivement de l'abus de langage.”

    Une apparence d’indépendance des commissaires du BAPE, sous le couvert d’un dirigisme gouvernemental (mandat restreint), dans le sens des intérêts actuels de l’industrie gazière?

    Stratégie gouvernementale
    Calmer la population en donnant l’apparence d’une écoute des préoccupations des citoyens à propos de cette industrie; sauf que, dans la réalité et dans les faits, le recours à l’EES permettra de continuer l’exploration des gazières dans leurs recherches des endroits les plus prometteurs (l’abondance de la ressource) pour les fins de l’exploitation des gaz de schiste d’ici environ 2 ans, alors que le gouvernement libéral de Charest - avec son préjugé favorable à cette industrie ayant exercé son lobbying - sera encore au pouvoir!
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  • MJ - Inscrite
    12 mars 2011 11 h 50
    Le rapport du BAPE et ses implications (2)
    L’un des enjeux dans la précipitation des activités par l'industrie gazière:
    S'assurer la mainmise du gaz et du pétrole en territoire québécois par les mêmes intérêts privés en présence, au détriment d'une nationalisation de ces ressources. Le développement des gaz de schiste de manière sauvage - particulièrement selon la technologie actuelle déficiente qui a déjà fait la preuve de maints accidents écologiques aux Etats-Unis - pourra-t-il être enrayé au Québec?

    Le rôle et le pouvoir des municipalités et les droits de ses citoyens (“Empowerment”) de refuser cette industrie pourront-ils se faire entendre et ne pas être relégués à l’arrière-plan?

    “(...) Ces activités risquent toutes de se poursuivre sans que les pouvoirs des MRC et municipalités n'aient été renforcés car si on suggère de les consulter et de consolider leurs pouvoirs en matière d'aménagement, nulle part ne propose-t-on de leur conférer un veto sur l'exploration du gaz chez elles. Pire, on leur propose le modèle agricole, qui force les MRC et municipalités à favoriser cette activité souvent malgré le voeu majoritaire des populations.”
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  • Christian Belisle - Inscrit
    12 mars 2011 11 h 50
    Réponse à la question M. Jean_Yves :
    Question: quels sont les drames qui se son produits suite a ce demi-million de forages qui pourraient justifier le tout a fait excessif niveau de dramatisation que l'on retrouve dans nos médias?

    Allez regarder ce vidéo M. Jean_Yves et si ça ne vous suffit pas, je désespère pour notre avenir.

    http://www.youtube.com/watch?v=IOIxesWknk0
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  • Dr Tournesol - Abonné
    12 mars 2011 12 h 32
    Pour des motifs d'acquisition de connaissances scientifiques?
    Permettez-moi d'en douter. Les scientifiques ne sont guère considérés. D'ailleurs, l'ordre des géologues du Québec, dans leur mémoire de 4 pages au BAPE (cote DM123), indicatif sans doute de grande lassitude, faisait deux recommandations. L'ordre enjoignait le public à faire appel à des géologues pour obtenir réponse à leurs questions et il enjoignait aussi les promoteurs gaziers d'utiliser l'expertise des géologues pour établir les conditions favorables d'exploitation sur chaque site de forage. La seconde recommandation était à l'effet que les géologues devraient être impliqués dans la réforme de la loi sur les Mines. Or, ces deux recommandations de l'ordre des géologues n'a trouvé aucun écho dans le rapport du BAPE.

    Je tiens également à mentionner aux lecteurs de cette tribune que les termes biologie ou biologiste n'apparaît pas une seule fois dans le rapport, pas plus que biochimie, biochimiste, chimie, chimiste, biophysicien ou physicien, comme quoi les chercheurs de ces sciences fondamentales ne sont aucunement considérés. On retrouve toutefois le mot ingénieur 17 fois...

    Le gouvernement du Québec n'agit qu'en fonction de certains lobbys et non pas pour les intérêts de la population du Québec. Les véritables scientifiques ne le savent que trop bien... eux qui doivent vivre avec de petites subventions ou parfois même se "recycler"...
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  • Bruno_p_33 - Inscrit
    12 mars 2011 13 h 36
    Gasland
    Question: quels sont les drames qui se son produits suite a ce demi-million de forages qui pourraient justifier le tout a fait excessif niveau de dramatisation que l'on retrouve dans nos médias?

    Le jeune réalisateur du film ''Gasland'' a déjà fait toute la job pour nous. Le problème que nous vivons actuellement a eu au lieux dans l'est des états unis il y une dizaine d'années. Bien entendu, cette industrie est riche en corruption et est loin de manifester publiquement ses défaults, aussi nombreux qu'ils le sont. Toutes les chaînes québécoises devraient diffuser ce documentaire, ce serait la moindre des choses. Oui ce film laisse quelques traces de subjectivité, mais la science y est bien présente.

    Les Gaz de shale ne sont pas une option.

    Bruno
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  • Donald Bordeleau - Inscrit
    12 mars 2011 15 h 40
    Baby Drill
    Une étape administrative parmi d'autres.

    Le ministre de l'environnement va injecté plusieurs millions en recherche avec le Baby Drill pour 100 nouveaux puits pour accompagner les compagnies privées pour obtenir une échantillonnage représentatif.

    Celà ressemble étrangement à la chasse aux baleines que font les Japonnais depuis des années sous forme d'études ( JARPA ) scientifiques malgré le moratoire de 1986. Plusieurs espèces de baleines sont déjà disparues ou en danger.

    Pour le gaz de Schiste, les expériences d'un EES Évaluation Environnementale Stratégique se nomme en définitive une Évaluation Environnementale Scientifique qui sera effectuée par l'industrie sous la surveillance du Ministère de l'Environnement sous le regard de Monsieur Bouchard.

    Il faudrait mieux donner cette évaluation et le budget à un groupe de scientifique indépendant de l'exploitation.

    Il y a des journalistes qui dorment aux gaz

    Bonne stratégie des intervenants du gaz de Schiste, Bape, gouvernement, l'industrie et l'environnement. C'est un peu la foire à l'empoule que le Bape permet les forages comme si rien n'était important.

    La mesure de précaution exige au minimum un moratoire, c'est pas négociable

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Chasse_à_la_ba
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  • Jacques Lafond - Abonné
    12 mars 2011 15 h 49
    Perro Blanco et profondeurs
    Je ne suis pas inquiet des problèmes de profondeur des gaz de schistes, mais je trouve intéressant que vous ouvriez cette porte.

    Je ne comprends pas que l’opinion publique, écologistes compris, applaudissent les efforts, entre autres, de l’Islande de fournir de l’électricité à l’Europe via sa géothermie. Écologie va. Énergie verte va. Énergie durable va. Bravo aux verts.

    La géothermie venant de l’Islande et d’ailleurs n’est rien de moins que des trous d’une profondeur totalement incroyable, et catastrophique.

    Ces hurluberlus dépassent actuellement 10 kilomètres de profondeur, et le but tant convoité est d’atteindre la discontinuité de Mohorovicié pour pénétrer la lithosphère. Rien de moins !

    Alors, bravo pour l’énergie verte.

    Si au Québec, on s’énerve avec les barrages hydroélectriques qui dévient quelques poissons et perturbent quelques maringouins, et si au Québec on s’énerve avec du perçage de roches qui risque de libérer du méthane et un peu de radioactivité; dites-vous bien qu’ailleurs dans le monde, on perce des trous qui risque de faire exploser la planète. Et, tout le monde applaudit !!

    Bravo les écolos … Lâchez pas … Bon travail …

    lafond.overtime@gmail.com
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    12 mars 2011 16 h 12
    Le gaz de schiste: Petit vidéo: Gasland.
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  • marie-eve mathieu - Abonnée
    12 mars 2011 17 h 03
    de facto?
    Le BAPE recommande des choses et le gouvernement dispose... Pour l'instant, tant que la législation n'est pas changée, il n'y a pas un seul progrès vers le moratoire. Le gouvernement peut "prendre actions" (sic), ce sont des paroles en l'air. Restez méfiants! En moins de 24 heures, le premier ministre rideiculisait déjà les conclusions du BAPE et Madame Normandeau tentait de minimiser les erreurs du gouvernement. Les libéraux soufflent le chaud et le froid, ils tentent encore une fois de nous prendre pour des cons. Cette histoire n'est pas finie! Marie-Ève Mathieu
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  • homocalculus - Inscrit
    12 mars 2011 17 h 09
    le rapport du BAPE
    Bon encore une fois, les sbires du PLQ ne voulaient rien savoir d'une consultation sur le sujet. Ils viennent encore une fois "d'attraper l'air"... Ils savent bien aussi qu'une enquête sur la construction aurait le même effet., etc. etc. etc. ad infinitum !
    Tout cela pour le souverain pontife du PLQ, dans le "Gouvernement Charest"!!! Un seul homme "mène la barque" du peuple québécois, et cela n'a pas de sens. La même chose au fédéral avec "Le gouvernement Harper"... Par extension, est-ce que la religion catholique devrait être nommée " La religion Benoit XV1" ? Pourquoi pas? Pourquoi pas le "Chum PLQ" ? Alouette, Gentil Alouette !
    On se moque des citoyens en les prenant pour des "morons", et pourquoi pas? Ces systèmes politiques donnent trop de pouvoirs aux p.m.(s); ils en ont plus que M.Obama...
    Peuple du Québec et du Canada, vous êtes à la veille d'aller voter, votre seul "pouvoir"; allez-y gaiement et faites un peu de ménage, S.V.P.
    Homocalculus
    maurice.bernard@videotron.ca
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  • Marc O. Rainville - Inscrit
    12 mars 2011 17 h 17
    Vigilance !
    << les industriels pourront continuer de forer aussi souvent, aussi profondément et aussi loin dans le sous-sol qu'ils le voudront. Ils ont des permis valides pour le faire. Seule l'opération suivante, la fracturation, sera réduite à des fins scientifiques. Mais les relevés sismiques perturbateurs, l'arrivée dans le décor des derricks, les activités de forage et de gestion des boues, le cimentage des puits à travers les nappes souterraines, tout cela pourra se poursuivre sans attendre un nouveau cadre réglementaire (...)>>

    <<En réalité, la proposition du BAPE coïncide étrangement avec les plans d'une industrie qui en est encore à tester le sous-sol pour en évaluer la valeur>>

    Le depot du rapport du Bape a fait baisser l action des compagnies impliquees. C est le temps d acheteter parce qu elles vont remonter.
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    12 mars 2011 18 h 17
    Fracturation à des fins scientifiques???
    Est-ce que ça va être fait par des scientifiques ou par les entrepreneurs? Ces derniers, parce que ce sont les entrepreneurs qui vont faire la fracturation, seront à la fois juge et partie.

    Ce n,est qu'une rhétorique de mots pour que les entreprises du gaz de schiste parviennent à leur fin. C'est d,ailleurs la raison qui fait que ça ne ralentira pas la date de l'exploitation du gaz de schiste.

    Au sujet du gaz de schiste, permettez-moi de douter que le BAPE ait bien fait son travail. S'il a bien fait son travail, c'est celui de larbins à la solde du gouvernement Charest.

    Au fond, le BAPE a coulé les fondations de l'exploitation du gaz de schiste pour le moment prévu par le gouvernement. Les cartes n'ont pas toutes été mises sur la table.

    Je vous prévoie des surprises à l'encontre de ceux qui sont pour une certaine circonspection de exploitation du gaz de schiste. Les joueurs sont autour de la table.

    Mais la clique du gouvernement Charest décidera subtilement des règles opportunes à suivre pour parvenir à déjouer tout le monde. Ce n'est pas que je sois paranoïaque, mais soyons tout de même vigilant!
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  • PENSONS-Y - Abonné
    12 mars 2011 22 h 52
    le bluff par notre gouvernement Charest est partout
    Tout ce que Nathalie Normandeau a tenté de nous faire gober depuis l'an passé dans ce dossier, nous l'avons tenu en échec au moyen d'une vigilance et d'une persévérence collectives hors de l'ordinaire. À défaut de cette vigilance, nos basses terres du St-Laurent seraient devenues à très court terme un fantastique Klondike de forage en faveur d'entreprises venant de tous les coins du continent (relire Tintin en Amérique...)

    Morale : au Québec, c'est maintenant le peuple et non plus le gouvernement qui agit comme rempart contre notre exploitation au profit d'intérêts étrangers et comme défenseur du bien commun ! Tant que Charest et sa bande de voyous seront au pouvoir, il en sera ainsi.

    Et il ne faut surtout pas croire que le récent rapport du Bape représente un gain définitif au regard de nos revendications dans ce domaine; ce rapport a une odeur d'attrape-nigaud et dissimule mal une contre-offensive à venir de la part de l'industrie du gaz de schiste et de son meilleur promoteur : notre gouvernement, allié à ses anciens transfuges politiques qui s'appellent Gosselin, Gagnier, Bouchard.... etc.

    Gardons l'oeil ouvert !!
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  • Jacques Lafond - Abonné
    13 mars 2011 11 h 21
    Le peuple du Québec et le BAPE
    Le peuple du Québec. Victoire contre les gaz de schistes.

    C’est dommage que le peuple et le BAPE n’eut été là avant la construction des autoroutes Décarie et Métropolitaines. C’est dommage que le peuple et le BAPE n’ait été là avant la construction des barrages LG et Manic d’Hydro Québec. C’est dommage que le peuple et le BAPE n’ait été là avant la construction du Stade Olympique et de la Place Ville Marie.

    C’est dommage que le peuple et le BAPE n’ait été là avant la fondation de la Ville de Montréal. Le BAPE aurait pu alors sauver toute ces merveilleuses terres fertiles agricoles au lieu d’avoir cette Ville polluante.

    C’est dommage que le peuple et le BAPE il y a des millions d’années n’eut été là avant la venue de l’homme. On aurait pu faire une étude sur la pertinence et le bien-fondé de l’homme sur la terre. Le BAPE aurait surement évité la venue de l’homme sur la Terre, et on n’aurait donc pas aujourd’hui tous ces problèmes…

    HOURRA. POUVOIR AU PEUPLE.

    lafond.overtime@gmail.com
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  • PENSONS-Y - Abonné
    13 mars 2011 21 h 42
    M. Lafond, parlez-nous aussi de la Thalidomide svp, ...
    ... cette merveille de médicament administré aux innocentes femmes enceintes d'Europe entre 1957 et 1961 et qui a provoqué entre 15000 et 20000 nouveau-nés malformés, dont la moitié seulement ont survécu au-delà de 1 an.

    À vous lire ci-avant, il faudrait croire que la science et les réalisations qu'elle permet est toute-puissante pour la race humaine et qu'on doit y faire appel sans discernement; or l'histoire de l'humanité est plutôt tapissée d'erreurs et de drames, tels la mise en marché de la Thalidomide, qui auraient pu être évités si les communautés impliquées avaient fait preuve d'un meilleur discernement.

    Dans le dossier des gaz de schiste, c'est maintenant qu'un tel discernement doit être mis de l'avant, pas dans 10 ans lorsqu'on se regardera stupidement après décompte des éventuelles victimes. L'intelligence de l'homme ne le dessert-elle pas avant tout à cette fin...?

    N'en déplaise à une certaine bande de ''money-makers'' (incluant une majorité de nos élus à l'Assemblée nationale !!!) qui discréditeront toujours les bien-pensants, puisqu'ils gagnent bien évidemment à ce qu'on agisse maintenant et qu'on réfléchisse seulement plus tard.
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  • Claude Pelletier Mtl Rsmt - Inscrit
    14 mars 2011 00 h 26
    PÉTROLE / GAZ DE SCHISTE : QUI TIRE LES FICELLES
    Bonjour à tous,

    Au cas où vous ne le sauriez pas déjà, l'information qui suit vous intéressera peut-être.

    Le reportage qui suit permet de comprendre ce qui motive les interventions de plusieurs intervenants, prétenduement crédibles, des domaines privés et publics. À vous de juger.

    1) JE CROIS QUE LES QUÉBÉCOIS SE FONT LITTÉRALEMENT VOLER leurs ressources naturelles de pétrole et de gaz, en plus de financer entièrement les financiers qui tirent les ficelles, et qui ne prennent absolument aucun risque, sans oublier tous ceux qui profitent du vol le long de la chaîne.

    Il serait peut-être intéressant de savoir qui tire les ficelles dans le Pétrole et le gaz au Québec ???



    Gaz/Pétrole : QUI TIRE LES FICELLES? Reportage entièrement en français.



    Reportage fort intéressant, entièrement véridique et bien documenté, dont les sources, facilement vérifiables, y sont publiées.



    Installez-vous confortablement et vous connaîtrez enfin tout sur ce dossier de plumage en règle des québécois, préparé de longue main par certaines de ses élites financières avec la collusion et l'intéressement, il va de soi, de plusieurs de nos dirigeants institutionnels et politiques.



    (DEMANDONS-NOUS TOUJOURS À QUI PROFITE L'AFFAIRE ET SUR LE DOS ET AU DÉTRIMENT DE QUI L'AFFAIRE EST BÂTIE) :



    http://meteopolitique.com/Plan/Fiches/environ/mine



    2) Un message-vidéo clé de faits vécus récemment aux États-Unis et de résultats de recherches sérieuses sur les conséquences inévitables de l'exploration et l'exploitation des gaz de schiste.

    Ça ne prend qu'environ 5 minutes pour prendre connaissance du récent reportage GAZLAND avec sous-titres en français...
    Ça en vaut vraiment la peine.

    http://www.youtube.com/watch?v=IOIxesWknk0


    Bon visionnement,

    Claude Pelletier
    Montréal, QC
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