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Une journée dans la vie d'un libertarien

Jason Keays - Étudiant à la maîtrise en science politique à l'UQAM  12 mars 2011  Québec
Éric se fait réveiller à six heures par son réveille-matin alimenté par le monopole public des compagnies d'électricité, régulées depuis 1962 par Hydro-Québec, qui assure le prix le plus bas en Amérique du Nord tout en finançant des services sociaux. Il remplit sa tasse d'une eau propre et potable, parce que des maudits écolos se sont autrefois battus pour avoir un standard minimal de qualité de l'eau.

Avec sa première gorgée d'eau, il avale la pilule qu'on lui a prescrite. Il peut faire confiance à cette pilule parce que des go-gauches se sont battus pour que le gouvernement s'assure que les médicaments fonctionnent de la façon dont ils ont été annoncés. La presque totalité de ses médicaments est payée par le plan médical de son employeur, parce que des syndicats inutiles se sont assurés que le patron veille à la santé de ses employés. Éric se fait ensuite cuire du bacon bien gras et se moque des végétariens. Son bacon est bon, puisque des environnementalistes se sont battus pour l'adoption de lois qui encadrent l'industrie de la viande.

Il sort ensuite à l'extérieur et prend une bonne bouffée d'air. Celle-ci est fraîche et propre, parce que de nuisibles écolos se sont battus pour que des lois empêchent l'industrie de polluer l'air dans les zones résidentielles. Afin de se rendre au travail, il marche sur le trottoir fourni par l'État et entre dans le métro subventionné par les taxes et les impôts, ce qui lui fait épargner des sommes considérables en frais de véhicule et de stationnement, car la Clique du Plateau s'est battue pour avoir des transports publics abordables.

Au travail...

Éric commence sa journée de travail. Il a un bon emploi: une paye excellente, des pauses, des avantages médicaux, un plan de retraite, des vacances et des congés payés, tout ça parce que des syndicats ont autrefois lutté et sont même morts pour que l'employeur paye ces standards, de peur que les employés se syndicalisent. Si Éric tombe malade ou devient un sans-emploi parce que son employeur s'est délocalisé, Éric sera assuré de toucher des compensations et du chômage parce que les maudits syndicats inutiles pensent qu'on ne devrait pas perdre sa maison à cause d'une malchance temporaire.

Après le travail, il arrête à la banque pour retirer de l'argent et payer des comptes. Son compte en banque est assuré par le gouvernement fédéral, parce qu'autrefois des étatistes se sont battus contre des banquiers sans scrupule qui avaient détruit le système bancaire et ruiné des milliards de travailleurs lors de la Grande Dépression de 1929.

Au guichet, Éric dépose de l'argent pour rembourser son prêt étudiant. Éric peste contre ses 15 000 $ de dette étudiante, mais oublie qu'il est allé dans une université financée par l'État, la seule à laquelle il avait accès à cause de ses résultats médiocres. Au moment de ses études, Éric était beaucoup trop occupé à découvrir sa puberté, tout ça parce que de maudites associations étudiantes ont décidé que la société serait meilleure si nous étions plus éduqués et plus épanouis.

Visite chez papa

Éric décide d'aller voir son père à la maison familiale en campagne. Il monte dans sa voiture, une des plus sécuritaires au monde parce que de maudits gauchistes anti-voiture se sont battus pour des lois qui assurent un standard minimum de sécurité, et il prend les autoroutes, payées par ses impôts.

Il arrive à la maison paternelle, qui appartient à sa famille depuis trois générations parce que de méchants révolutionnaires se sont battus autrefois contre les gouvernements qui ne voulaient pas subventionner des maisons rurales. Il n'y avait aucune électricité dans cette maison jusqu'à ce que des étatistes comme Lesage et Lévesque décident de mettre leur nez là où ils n'avaient pas d'affaire et engendrent l'électrification des campagnes.

Éric est heureux de voir son père de bonne humeur. Ce dernier est à la retraite et, bien que tout ne soit pas toujours rose, il retire une pension du gouvernement, ainsi qu'une pension que les maudits syndicats ont imposée à son ancien employeur. Le père d'Éric a subi quatre opérations depuis deux ans, ce qui a considérablement allongé son espérance de vie, tout ça parce que les ancêtres du NPD pensaient autrefois que le père d'Éric devrait être capable de s'occuper de lui-même, et que les soins de santé devraient être gratuits pour ne pas ruiner les familles.

À la radio...

Après le souper, Éric monte à nouveau dans sa voiture et ouvre la radio. CHOI-FM, là où on parle des vraies affaires. C'est son animateur favori qui est encore en train de dénoncer les maudits syndicats qui ont trop de pouvoir et les écolos qui nuisent au développement des gaz de schiste. Après avoir cité une étude de l'Institut économique de Montréal, l'animateur radio en profite pour vanter le programme électoral des conservateurs et de l'ADQ, mais ne mentionne surtout pas que ceux-ci se battent depuis l'aube des temps afin d'empêcher tout ce qui a été décrit précédemment dans ce texte.

Éric est d'accord avec l'animateur. Il n'a pas besoin des syndicats, ni de payer des impôts et des taxes. Il veut plus d'argent dans ses poches afin de se payer le prochain gadget à la mode. C'est son choix, assuré par la Charte des droits et libertés, qui est garanti par le monopole de la violence étatique. Après tout, Éric n'arrête pas de le répéter: il est un homme libre, qui est capable de prendre soin de lui-même.

***

Jason Keays - Étudiant à la maîtrise en science politique à l'UQAM

***

Précision du 14 mars 2011

L’auteur du texte précédent souhaite apporter une précision essentielle qu’il a par inadvertance omis d’ajouter au bas de son texte. Pour le rédiger, Jason Keays s’est inspiré d’un article du genre publié par Jeff Parker en 2009, ce qu’il a clairement indiqué sur la première version publiée sur sa page Facebook. Cette omission a, à juste titre, créé une confusion dont l’auteur s’excuse.

 
 
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  • Paul Racicot
    Inscrit
    vendredi 11 mars 2011 21h50
    @Jason Keays
    Heureusement, Éric a fort probablement entre 18 et 25 ans et ne votera fort probablement pas aux prochaines élections... puisqu'il ne saurait se commettre à soutenir ainsi une institution démocratique. Ce qui vaut mieux pour ceux et celles qui y croient encore... ;-)

  • Martin Dufresne
    Abonné
    vendredi 11 mars 2011 22h46
    A quand le Rap à Jason?
    Excellent texte...
    Est-ce que quelqu'un pourrait l'endisquer avec des riffs béton pour que ça tourne à la radio et fasse réfléchir les gens à qui la droite et l'empire Péladeau tente de laver le cerveau?

  • Belphegor
    Inscrit
    samedi 12 mars 2011 01h49
    Ce texte est du pur plagiat
    Nous voyons que la maîtrise en sciences po ne comoprend pas des cours d'éthique. Ce texte est une traduction de "A Day in the Life of Joe Conservative", un texte qui tourne sur le net depuis des années. Il y en a même une version vidéo ici http://www.youtube.com/watch?v=6rFXFDpmtFE, faite en 2008.

    Ce genre d'acte immoral ne me surprend pas de la part de quelqu'un formé par une institution bidon comme l'UQAM.

  • Patrick Poirier
    Abonné
    samedi 12 mars 2011 08h52
    Il faut citer ses sources

  • Rémi Bourget
    Inscrit
    samedi 12 mars 2011 10h09
    Apparence de plagiat et inexactitudes historiques
    http://tinyurl.com/4n95vjt, pour le lien vers le texte de "Joe Conservative".

    En ce qui a trait à l'inexactitude historique, mettons que mettre l'électrification rurale comme réalisation de Lévesque et de Lesage, c'st peut-être pousser fort un peu. Lesage et Lévesque ont nationalisé l'électricité. Mais tout le monde sait que l'électrification rurale est l'une des principales réalisations de Duplessis...

  • Sylvio Le Blanc
    Abonné
    samedi 12 mars 2011 10h15
    Excellent texte !
    Le jeune Keays a de l'avenir.

  • Rémi Bourget
    Inscrit
    samedi 12 mars 2011 10h35
    À moins que...
    À moins que l'auteur ait cité ses sources, mais que Le Devoir les aient omises... Cela demeure une possibilité. Si c'était le cas, mes excuses à M. Jason Keays!

  • Diane Blaquiere
    Inscrit
    samedi 12 mars 2011 11h09
    Quelle démagogie!
    Rien n'est gratuit, l'air est pollué, les entreprises sont décadentes dans le traitement de leurs membres, les faux bilans comptables arrivent à échéance en crevant les bulles des faux administrateurs de fonds. Les enfants sont abrutis par des médicaments payés par leurs parents pour les garder à l'école. La nourriture est manipulée avec des substances illicites dont on ne contrôle pas toujours l'origine. La longévité sans emplois gruge la qualité de vie après 60 ans.
    Je veux bien que syndicats, politiciens, comptables et activistes de tout acabits aient livré de glorieux combats. Je respecte leur audace et leurs intentions. Le drame, c'est que sous des apparences de bons samaritains, ils ont joué le jeu pervers des démocraties de consommation.

    Toujours plus et toujours mieux et nous voilà perdus dans une jungle de bien pensants sans racines dans la réalité étouffante des monstres administratifs qu'ils ont créé pour se chamailler sans améliorer quoi que ce soit qui rende le monde vraiment meilleur à vivre.

  • Jean Saisrien
    Inscrit
    samedi 12 mars 2011 11h44
    @Belphegor
    Variation sur un même thème plutôt que plagiat quant à moi.

  • Lukas Lafond-Rivard
    Abonné
    samedi 12 mars 2011 11h52
    Pastiche, pas plagiat
    Bravo Mr Keays

  • Jason Keays
    Inscrit
    samedi 12 mars 2011 14h46
    Plagiat ou erreur?
    Voila mon article original posté sur mon blog jeudi que j'ai copy/paster vers le Devoir;
    http://www.facebook.com/note.php?note_id=188309961

    avec la mention a la fin que c'était une adaptation de Jeff Parker.

    Pour une raison quelconque, il a été ommis dans la publication du Devoir. Cessons de blâmer les gens pour des futilités et discuter du propos.

    Bonne journée

  • Jean-Luc Trudel
    Abonné
    samedi 12 mars 2011 20h55
    Brillant
    Article pertinent, qu'il soit adapté ou pas.
    De toute façon les imbéciles heureux de la droite libertarienne auraient trouvé un autre prétexte pour ne pas discuter du fond de la question.
    Quand ce n'est pas la corruption c'est l'envahissement de la gauche dans toute la société, quand ce n'est pas cela c'est la clique du Plateau qui stigmatise le libertarien qui sait tout, ce sont les écolofascistes qui nous terrorisent, ce sont les bien-pensants pleurnichards, etc.

    Ils sont sont très créatifs pour injurier tout le monde qui ne pense pas comme eux.

  • Boileau,Guillaume
    Abonné
    samedi 12 mars 2011 22h18
    Le fond ou la forme ?
    Je tournerais plutôt la question de l'autre côté : ceux qui supposent un plagiat devraient vérifier eux-mêmes leurs sources avant d'affirmer une telle chose. Comme M. Keays l'a mentionné, le tout est une adaptation tout-à-fait légitime, car avant même que Le Devoir publie le tout, il citait sa (ou ses) sources sur son propre site internet.

    Je laisserai donc aux adeptes de la critique le soin de critiquer. Je tenais avant tout à féliciter M. Keays pour son texte.

    Guillaume Boileau, étudiant à la soi-disant institution bidon qu'est l'UQAM.

  • reneehoude
    Inscrit
    dimanche 13 mars 2011 01h06
    Eric se réveille pour aller travailler tout heureux à la Bachant
    Suite à l'histoire d'Eric ...par l'auteur Jason Keayes

    Et...soudainement ...Eric se réveille et réalise que toutes ces merveilles dont il à rêvé à propos du Québec, étaient vraies. Tout heureux à la Bachant, il se rend à la porte en gallopant, pour prendre son journal Le Devoir qu'il va lire en prenant son petit déjeûner...et en première page, horreur!...qu'est ce qu'il voit...il apperçoit un titre menaçant:

    "Québec, la province la plus endettée du Canada, la plus corrompue, la plus taxée, près de la faillite suivant la Grèce avec un système de santé pourrit et le plus haut taux de décrochage du pays.... Totalement déprimé, il remonte à sa chambre et décide de ne pas aller travailler car il donne la moitié de sa paye au gouvernement qui dépense l'argent qu'elle n'a pas et qui en plus, bousille tout!... Il retourne alors au lit se couvrant la tête avec son édredon, pour continuer à rêver car la réalité est trop difficile à prendre!"

    Eventuellement, Eric décide de ne plus travailler, c'est trop fatiguant et trop d'ouvrage, il s'incrit au chomage qui s'appèle Assurance Emploi. Il rejoindra les 40% qui ne payent pas d'impôt et sera très heureux à la Bachant, pour le vrai cette fois.

    Il décide de canceller Le Devoir car il n'est plus intéressé à savoir ce qu'il se passe au Québec, c'est trop déprimant!

    Hoorah pour la gauche!

  • gilbert gagnon
    Inscrit
    dimanche 13 mars 2011 05h28
    libertarien
    diane blaquiere.braveaux vous avez frapper dans le mille

  • honorable
    Inscrit
    dimanche 13 mars 2011 09h19
    Une traduction partiellement sophistique
    La partie syndicale de cette traduction est basée sur le sophisme connu en anglais sous le nom de “genetic fallacy”.

    La rhétorique du genetic fallacy consiste à décrire par exemple les avantages ou les inconvénients d’une chose dans le contexte du passé (e.g. les bienfaits apportés par le syndicalisme dans le monde oppressif d’antan) pour ensuite insinuer, hors de toute logique, que ces avantages ou ces inconvénients s’appliquent nécessairement au monde et à la culture contemporains.

    Nul ne nie que le syndicalisme a été utile dans le contexte de sociétés précontemporaines dans lesquelles les droits de l’homme, des minorités, des enfants, etc. étaient peu respectés et peu protégés. La question pertinente est: avec tous les acquis présents, quelle est:

    1) la pertinence du droit de grève, et particulièrement du droit de grève dans la fonction publique?

    2) la pertinence de certains aspects du syndicalisme en général, et du syndicalisme québécois en particulier, dans la société contemporaine?

    Et surtout, quelle est la pertinence de tous ces avantages dont les syndicats bénéficient présentement mais dont ils ne bénéficiaient pas au moment où ils ont tant contribué au bien-être de notre société. (Par exemple: on menotte maintenant les employeurs en les empêchant d'engager des employés temporaires durant le temps de la grève.)

    En effet, non seulement la société a changé, mais les syndicats aussi: ils sont maintenant plus puissants que ceux qui, dans le passé, nous ont donné la fin de semaine de 2 jours, la semaine de 40 heures, les 2 semaines de vacances garanties, les congés de maladie, de maternité, de paternité, etc…


    http://en.wikipedia.org/wiki/Genetic_fallacy

  • Michel Mongeau
    Inscrit
    dimanche 13 mars 2011 09h33
    Dialectique ou insulte?
    Je suis surpris de voir ici, dans le Devoir, certains avoir recours à l'insulte plutôt qu'à la dialectique. Ces questions sont trop capitales pour qu'on gaspille l'occasion d'une discussion fructueuse.

  • Remi Beaulieu
    Abonné
    dimanche 13 mars 2011 10h23
    L'électrification des campagnes, corrections importantes à apporter
    Bon texte sauf une erreur grossière dans l'électrification des campagnes. Hydro-Québec a été créée en 1944 par Adélard Godbout qui a ainsi nationalisé la Montreal Heat Light and Power. L'électrification des campagnes s'est réalisée dans les années 40 sous le règne de Duplessis. Jean Lesage a pris le pouvoir à Québec en 1960 et réalisé l'ensemble de la nationalisation de l'électricité au Québec en 1963 avec René Lévesque, soit environ 20 ans après l'électrification des campagnes.

  • bourquenic
    Inscrit
    dimanche 13 mars 2011 13h36
    est-ce que c'est une blague ?
    franchement. le Éric en question n,a jamais dit que les syndicats n'avaient jamais eu d'utilité. il ne fait que remettre en question leur utilité dans le présent. texte emplis de sophisme et déformation a l'avantage de l'auteur. je suis décu.

    sincerement,

  • sco100
    Abonné
    dimanche 13 mars 2011 13h39
    Du grand n'importe quoi !
    Tout le monde sait bien que si le Québec est un véritable paradis sur terre, incarnation sacrée de l'efficience administrative, de la liberté citoyenne, du progrès industriel et de l'innovation scientifique, c'est bien plutôt aux capricornes qu'il le doit.

    Je manquerais ici d'espace pour procéder à l'énumération de tous ces valeureux capricornes québécois qui ont consacré leurs vies à l'élévation des masses et de leur niveau de vie.

    Mais ça, tous ces sagittaires jaloux et tous ces scorpions véreux n'oseront jamais l'admettre. C'est beaucoup plus pratique d'occulter l'apport des capricornes, seuls véritables élus du Zodiaque, en l'attribuant faussement aux syndicats opportunistes et aux activistes monomaniaques.

    Nous vaincrons!

  • Jason Keays
    Inscrit
    dimanche 13 mars 2011 14h01
    Erreur
    Effectivement, je révérifié et Duplessis a électrifié les campagnes. A noter cependant que l'électricité dans les campagnes était sous le quasi-monopole de la Shawinigan Water

  • Jean-Serge Baribeau
    Abonné
    dimanche 13 mars 2011 15h13
    INTÉRESSANT, AMUSANT ET MARQUÉ AU SCEAU D'UN HUMOUR DÉCAPANT!
    Que dire? Il fallait que de telles «vérités» soient dites avec une coloration d'humour décapant, lequel humour tranche avec l'humour insignifiant (au sens littéral du terme) de 92,7% des soi-disant humoristes québécois. Si c'est une parodie, c'est une talentueuse parodie.


    JSB, sociologue des médias

  • Joane Hurens
    Abonné
    dimanche 13 mars 2011 16h57
    Radio/télé-poubellle ignorance brutalité manipulation = libertarien
    Bravo Jason!

    Les bonnes critiques sont faites pour être empruntées, volées et répandues surtout celles qui luttent contre l’Ignorance libertarienne!
    Parce que :
    Être libertarien, c’est vouloir la fin de l’État
    Être libertarien, c’est être télécommandé par la Mafia qui remplira le Vide laissé par une société laissée sans État
    Être libertarien, c’est vouloir que le plus gros mange le plus petit même si ce sont les plus petits qui éliront ceux vont les apprêter pour être mangés grâce aux radio-poubelles
    Être libertarien, c’est se faire élire comme député «indépendant» et se faire une gloire de ne rien faire pour ses électeurs qui vont le réélire parce qu’il dit parler des «vraies affaires» bidon.
    Être libertarien, c’est ressembler aux chemises brunes allemandes qui ne croyaient qu’à l’ignorance et à la brutalité
    Être libertarien, c’est ignorer que seule l’entraide et le partage ont permis à l’être humain de survivre
    Être libertarien, c’est nier et renoncer à l’humain en chacun de nous,
    Vouloir être libertarien, c’est vouloir devenir inhumain.
    joane h

  • Philip Morgan
    Inscrit
    dimanche 13 mars 2011 17h46
    Remplissons les Églises de Gauchiste, car ils ont la foi aveugle!
    Jay, t'en a oublié des choses dans la vie d'Éric!!! Quand il a été pris dans les bouchons de débrayages de Cols Bleus qui gagnent plus que lui à dormir sur la job!? Quand il a attendu 18 heures à l'urgence pour se faire represcrire un bête médicaments parce qu'il ne peut pas voir un médecin au privé. Ah oui, et le prof de son enfant est complètement incompétent mais Éric ne peut rien y faire. Sans oublier que Eric vient de déménager et sa blonde qui avait 13 ans d'ancienneté et qui est super-compétente ne se retrouve elle-même sur la liste "B" et n'aura pas de permanence avant 4-6 ans dans cette nouvelle commission scolaire. Sans compter qu'Éric est très déprimé. En effet, il vient d'apprendre que le préposé du CHSLD qui a insulté et bousculé son père de 88 ans a été protégé par son syndicat et va réintégrer son poste sans sanction... etc etc...

    C'est un texte aussi démagogique que si j'avais donné des exemples de cas de gens qui ont profité de la libre entreprise pour se sortir de la pauvreté.

  • Jennifer Rioux
    Inscrit
    dimanche 13 mars 2011 17h50
    Mais comment est-ce possible?
    1:Qu'un étudiant de ce niveau déforme l'histoire de cette manière dans le but de servir sa cause et ce, en toute impunité, sous prétexte de vouloir un débat de fond?
    Duplessis, ce sombre droitiste, a certes fait figure d'acteur principal dans le film "La grande Noirceur" mais il a surtout réalisé une très grande production:Les lumières dans nos campagnes!!!!!!!!!!!
    (histoire secondaire 4 ch'pense)
    2.Qu'un étudiant de ce niveau considère comme une "futilité", et je cite, le fait de citer ses sources!
    3.Qu'un journal comme Le Devoir, dernier rempart contre le n'importe quoi publie, alouette, des textes sans vérifier d'abord de quoi il en retourne sous prétexte que les lecteurs sont libres de penser, anyway!?Aahhh j'oubliais...Fais ce que dois n'est plus sa devise.

    Comme au cinéma, la version originale est bien meilleure.Quoique.

  • asclepios
    Inscrit
    dimanche 13 mars 2011 18h30
    Facile! mais amusant...
    Ce texte a le mérite de mentionner le mot «libertarien», qui me semble absent du discours public au Québec. L'effet comique vient de l'énumération en un seul texte de plusieurs lieux communs attribués à tort ou à raison aux libertariens.
    Personnellement, je réfléchis depuis plusieurs mois à ce qu'est le libertarianisme et je n'arrive toujours pas à bien le cerner. Peut-être que quelqu'un de mieux informé pourrait me l'expliquer? Je l'apprécierais grandement. Merci!
    François Genest
    FGenest sur Twitter

  • Jason Keays
    Inscrit
    dimanche 13 mars 2011 21h55
    Michel Chartrand a plagié
    La journée du parfait Québecois par Michel Chartrand, écrit dans les années 60 et ressemblant beaucoup a la formule employé ici;

    http://tiny.cc/lzbp1

    « Les céréales, c'est General Foods, et l'enquête Stewart nous a démontré que le contenant valait plus cher que le contenu. Le gars mange ses céréales le matin, puis dans le milieu de l'avant-midi il a faim, et c'est parce qu'il n'a pas mangé la bébelle qui était dans la boite. Le sucre, c'est Acadia Sugar Refinery ou bien St. Lawrence Sugar, qui ont manipulé les prix jusqu'à 92 fois la même année et qui te volent à la petite cuillère. C'est généralement du sucre volé en Amérique latine, sauf à Cuba. Le café, c'est General Foods encore, et puis c'est du café volé en Amérique latine où la production a doublé depuis 1959... et les revenus ont baissé de moitié.



    « Là tu allumes une cigarette, c'est American Tobacco. Puis il va au téléphone pour appeler son ami qui doit aller le chercher, là c'est l'American Telephone and Telegraph. Il s'en va prendre la poignée de la

    porte, c'est la General Steel Wares. Il ne la ferme pas trop fort pour ne pas briser la Dominion Glass. Il tombe sur la Canada Cement, Il embarque dans General Motors, puis il va travailler pour un trust américain.

  • jean mathieu
    Inscrit
    dimanche 13 mars 2011 23h15
    @asci
    Je pense que libertarien égale vivre et laisser vivre, je ne pense pas qu'on ait besoin de réfléchir longtemps la-dessus.
    Pour ma part je crois que le texte est faussé et qu'un jour le gars va se réveiller et va continuer à prendre ses pillules et se tapper un gros joints, prendre une pillule et se tapper un gros J.....

    relisons Aldous Huxley et "Le meilleur des mondes" c'est nous.
    Pardonnez moi si je me trompe.

  • jean mathieu
    Inscrit
    dimanche 13 mars 2011 23h17
    Aldous
    "- La population optimale est sur le modèle de l'iceberg: huit neuvièmes au-dessous de la ligne de flottaison, un neuvième au-dessus.

    - Et ils sont heureux, au-dessous de la ligne de flottaison? En dépit de ce travail affreux?

    - Ils ne le trouvent pas tel, eux. Au contraire, il leur plait. Il est léger, et d'une simplicité enfantine.

    Pas d'effort excessif de l'esprit ni des muscles. Sept heures et demie d'un travail léger, nullement épuisant, et ensuite la ration de soma, les sports, la copulation sans restriction, et le Cinéma Sentant.

    Que pourraient-ils demander de plus?"

  • alen
    Inscrit
    lundi 14 mars 2011 08h33
    La cerise sur le sundé
    Vous avez oublié l'essentiel, Éric vit dans la maison que son père lui a permi d'acheter et attend patiemment d'hériter du reste de sa fortune accumulée hors taxes dans ses REER.

  • Chef
    Inscrit
    lundi 14 mars 2011 09h40
    Triste
    Quelle tristesse de voir un tel texte circuler sur le site d'un journal respectable. Un effort de démagogie afin de trouver preneur au sein d'une gauche étourdie. L'effort des générations précédentes est à souligner. Mais la société ayant atteint un niveau de confort et de sécurité acceptable, elle se doit de continuer à évoluer et non pas persister à stagner comme elle le fait depuis ''Les Échecs'' référendaires. Effectivement, le Québec fait du surplace depuis des décennies. Le Canada également. La plèbe pourra croire ce qu'elle veut, le parti conservateur du Canada n'est pas un parti de droite. L'ADQ non plus. En fait, la plèbe ne pourra pas croire ce qu'elle veut puisqu'elle croira ce que vous voulez qu'elle croit via un sublime effort de propagande.
    J'ose espérer que vous ne publierez plus de textes de la sorte. Quelle crédibilité donner à un ''maître'' en science politique qui se permet pareil blasphème face à une droite relativement calme aux deux paliers gouvernementaux.
    Sur ce, bonne journée.
    @Belphegor: Ce n'est pas l'UQAM qui est bidon, c'est ses étudiants qui perdent parfois la raison. L'UQAM est une très bonne institution qui offre un enseignement de qualité et ce, d'autant plus dans le domaine des sciences sociales. Les professeurs de l'UQAM en histoire sont excellents, ce n'est pas l'institution qu'il faut blâmer, c'est le produit qui peut parfois en sortir. Il ne faut pas oublier que les universités québécoises sont financées par le gouvernement. Pas seulement l'UQAM. Votre commentaire était pertinent jusqu'à cette stupide allusion. Comme quoi, même si vous avez étudier dans une ''meilleure'' université, le produit de celle-ci demeure, parfois, triste à voir. Allons-nous blâmer votre université de vous avoir prodigué un enseignement de qualité ? Ou devrions-nous plutôt tenir compte de votre point de vue peu importe votre origine ? Ce n'est pas parce que l'UQAM est aux prises avec une gauche étudiante

  • Jean-Philippe Simard
    Abonné
    lundi 14 mars 2011 13h16
    Non aux solutions faciles !!!
    texte falcieux et démagogique, entant qu'étudiant en science politique, défenseur de l'écologie politique dans une gauche responsable, je suis déçu qu'un quotidien comme le Devoir ait laissé passer une telle sotise, une telle «niaiserie» contre-productive. Je ne crois pas malheureusement qu'il soit pertinent et efficace pour notre cause de combattre la démagogie par la démagogie.

  • François Beaulé
    Abonné
    lundi 14 mars 2011 17h22
    La droite s'énerve mais oublie le fond de la question
    Qu'est-ce que ça peut bien faire que Jason Keays se soit inspiré d'un texte semblable publié aux États-Unis? Cela frustre-t-il l'auteur du texte original? Au contraire, puisque cela augmente la diffusion de ses idées. Sauf erreur, M.Keays n'a pas touché de rémunération pour son travail. M. Keays n'enlève rien à cet Américain. Même s'il est préférable de le citer, bien sûr.

    Une petite frange de la droite s'énerve alors qu'elle n'a de cesse de répéter le discours de l'institut économique de Montréal ou de quelqu'auteur de droite sans les nommer. En fait le texte de Keays est ironique et c'est cette ironie qui dérange. Cette ironie démolit d'un seul coup les faussetés véhiculées par la droite libertarienne. Ces faussetés que les droitistes répettent sans citer leurs sources. Ces faussetés qu'ils finissent par croirent à force de les répéter.

    Il n'y a aucune démagogie dans le texte de M.Keays, seulement de l'ironie. Une ironie salvatrice.

  • Simard Francis
    Inscrit
    lundi 14 mars 2011 18h45
    Excellente analyse de la situation
    @ Joane Hurens
    Je pense tout à fait la même chose.
    C'est de la fraude, ils sont effectivement dangereux pour nos sociétés démocratiques.
    Il faut que la gauche, et tout ce que ça veut dire, se démarque comme la droite le fait actuellement. Elle utilise les médias de Québecor comme "crachoir". Il faut que la gauche parle plus des projets qu'elle a qui ne sont pas, j'espère, tous issus du stalinisme des années 1930 ni même du marxisme-léninisme pur et dur.
    La gauche a évoluée mais n'est pas assez audacieuse. Elle doit parler d'une même voix, comme les conservateurs du "Reform Party" et de l'ex parti "progressiste-conservateur" d'où est la née la nouvelle droite au Canada.

  • LaCrapule
    Inscrit
    mardi 15 mars 2011 00h26
    Ouf
    Il y a longtemps que j'avais eu l'opportunité de lire un texte aussi bourré de sophismes. Voilà qui est quand même un peu alarmant de la part d'un élève à la maitrise. Tout ça me semble bien plus tenir du discours d'un cégépien voulant faire rire ses amis...
    Tout de même, je salue l'effort!

  • Michel Simard
    Abonné
    mardi 15 mars 2011 00h48
    En parlant de choses faciles...
    Quand j'entends ces gens de l'extrême-droite prétendre que libertarien = vivre et laisser vivre. Il faut vraiment vivre sur une autre planète pour ne pas se rendre que la moitié de la vie humaine se passe en macrosociété, même la vie économique, même dans les sociétés dites drettistes. Une société ne peut vivre sans loi ni mesures de gauche pour régir les rapports avec autrui et assurer une vie décente. L'humanité ne serait simplement pas si nous vivions dans un monde libertarien. L'humanité a avancé parce que les humains se sont mis ensemble pour progresser. Laissez vivre un individu en "libertarien", il n'ira pas loin. Ces drettistes ne voient même pas qu'ils charrient des utopies aussi grosses et aussi peu pragmatiques que le maoïsme.

  • asclepios
    Inscrit
    mercredi 16 mars 2011 19h09
    Qu'est-ce qu'un libertarien?
    @Michel Simard: Je suis d'accord avec vous que la philosophie libertarienne ne se limite pas à : «vivre et laisser vivre» et je suis sûr que Jean Mathieu, que je remercie de m'avoir répondu, n'affirmait pas une telle chose. Cependant, dire que les libertariens sont de l'extrême-droite ne tient pas la route et je trouve important d'insister là-dessus car cette affirmation est souvent utilisée par les libertariens pour se poser en victimes. La réalité est plus subtile.

    Les libertarianisme, si je comprends bien, prône l'individualisme et la responsabilisation de chaque individu. C'est sur cette base que tous les être humains sont égaux et ont le droit de s'affirmer. La seule exception étant l'affirmation nationale qui s'organise autour du partage de la propriété et des ressources présentes sur le territoire.

    Là où je m'embrouille un peu, c'est dans les notions abstraites comme la «création de la richesse» que je n'arrive pas à saisir. Cette dernière ne semble pas concorder avec ma compréhension plutôt classique de la microéconomie et de la macroéconomie. Je ne comprends pas non plus les critères qui permettent de distinguer entre des opposants ouverts à la discussion et des empêcheurs de tourner en rond. Enfin... j'espère bien un jour comprendre tout ça. En attendant, j'ai un peu l'impression d'entendre à un dialogue de sourds.

  • Charles Menard
    Inscrit
    jeudi 17 mars 2011 09h32
    Question de nuance
    Il m'apparait que ce texte n'est pas tellement une critique solide du libertarianisme qu'un boutade à l'endroit de ceux qui se réclament de cette idéologie sans tenir compte des bénéfices que nous ont apportés la social-démocratie instaurée dans les années 1960.
    Les institutions que nous ont amenées la révolution tranquille n'ont pas fait du Québec le paradis terrestre mais il faut combattre ceux qui se plaignent que le Québec est le "pire pays du monde" avec les "pires soins de santé" et les "pires routes". Le Québec d'aujourd'hui, malgré ses défauts, est un endroit où on peut bien vivre.
    Le libertarianisme suppose que la disparition presque totale de l'État amènera une liberté plus grande aux hommes. Mais en gardant la hierarchie sociale et économique de notre société, la liberté sera plus grande pour les plus riches. Pour moi, le problème du libertarianisme, c'est qu'il suppose que le succès social d'un individu tient à son mérite : que Bill Gates à nécessairement mérité d'être riche et que le B.S. a mérité d'être pauvre.
    La social-démocratie tente seulement de donner une chance égale à tout les hommes de réussir et d'être heureux.

  • JF
    Abonné
    jeudi 17 mars 2011 10h20
    Combattre le feu par le feu
    Ce texte ne vole pas bien bien plus haut que les discours des animateurs des radios-poubelles. Mais lorsque c'est la gauche qui prononce un discours "simplificateur" on diabolise. À mon avis pour aller chercher les masses il faut utiliser les mêmes armes que les RADIOS-PROPAGANDES USA telles que CHOI et le 93,3 Fm de la région de Québec. Sans compter la puissante FOX.

    En plus des discours fachos de ces centres de propagandes de bas étages, il y a l'institut économique de Montréal ou l'Institut Fraser, sous le couvert de la théorie économique biaisée, produisent des études à conclusions biaisées qui finissent toujours étrangement par servir le plus riche, la privatisation et le pouvoir.

    Étrangement, parce qu'on est de gauche, il faudrait toujours être propre, ultra-moral, des petits-jésus-catho alors que les Libertariens usent d'exemples extrêmes et d'opinions sans fondement tout le temps.

    "Ces faussetés que les droitistes répettent sans citer leurs sources. Ces faussetés qu'ils finissent par croirent à force de les répéter."

    Vite comme ça, il a été cité un bel exemple d'argument CHOI-Libertarien:
    " Il rejoindra les 40% qui ne payent pas d'impôt et sera très heureux à la Bachand, pour le vrai cette fois."

    Vite comme ça, on se dirait: ouh ! c'est révoltant ! ouh ! tout le monde "crosse" le système, nous vivons dans un système pourri !!!
    ouh ! Haro les méchants go-gauchistes syndicalistes, quelle perversion de notre système ! Vive les USA !!

    Prenez les statistiques de la population du Québec :
    http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/societe/demogra

    Additionnez les 21 ans et moins et les 65 ans et plus, vous obtiendrez un total de 3 153 910 personnes. Divisez par la population totale (7 907 375) et vous obtiendrez... X %.

    Ouh ! 40 % de la population ne paie pas d'impôt, quel scandale !

  • Jacques Boulanger
    Abonné
    jeudi 17 mars 2011 10h35
    @ Joane Hurens
    Le libertarien est le proxénète de la misère humaine et c’est pourquoi le discours démagogique de leurs porte-paroles leur sied si bien.

  • Simard Francis
    Inscrit
    jeudi 17 mars 2011 18h16
    Merci Jason Keays
    Je ne vous connais pas mais quand je vous ai lu à Montréal en fin de semaine, le 12 mars, quand je déjeunais avant la manif contre les hausses et les politiques du gouvernement Charest, j'ai bien aimé qu'un jeune prenne ainsi le crachoir et que Le Devoir le lui permette. Pas besoin de vous dire que je pense comme vous face aux libertariens (quoique les anarchistes utilisent aussi le terme pour se décrire). Il est certain que c'est une caricature et non une étude statistique du mouvement de droite au Québec. Mais du moins, il y a un avantage à appeler un chat, un chat. Ca, tout le monde le comprend. Il ne faut pas faire l'autruche, il y a un mouvement très à droite au Québec (ne faites que lire les blogues). Et il s'oppose hargneusement à la gauche séculaire au Québec. C'est un affrontement d'idées qui a court actuellement. C'est un combat à finir et le choc des cultures risque d'être pénible.

  • asclepios
    Inscrit
    jeudi 17 mars 2011 22h04
    À Charles Ménard
    Merci pour votre commentaire éclairé. Comme vous, je ne crois pas que notre système de santé est le pire au monde, et il y a clairement de l'abus lorsque des rhéteurs de pacotille clament sans relâche que tout va mal et que la seule chose à faire est de fermer les yeux et courir dans la direction qu'ils nous indiquent. Je préfère m'en remettre au sages paroles : «If it ain't broke, don't fix it». J'attends calmement qu'ils cessent de gesticuler. Un jour, ils seront peut-être plus cohérents. Mais seront-ils encore les champions de l'opinion publique? Permettez-moi d'en douter.

  • Veronique D.D.
    Inscrit
    vendredi 18 mars 2011 04h59
    Les pyramides d'Égypte
    Dans la construction des pyramides d'Égypte:

    Il y avait ceux qui les contruisaient et ceux qui en donnaient l'ordre.

    Médite .....

  • Pierre-E. Paradis
    Inscrit
    vendredi 18 mars 2011 10h33
    Les «vrais» libertariens sont contre la prohibition et contre l'industrie pétrolière
    Pourquoi ne parle-t-on jamais de ces libertariens de l'Ouest qui vivent en milieu rural, prônent l'autarcie, se retroussent les manches pour bâtir de petites entreprises et s'opposent aux politiques de criminalisation du cannabis ?

    Pourquoi ne parle-t-on jamais de ce dénommé Wiebo Ludwig, qualifié d'«éco-terroriste» pour avoir tenu tête de façon musclée aux pétrolières ?

    C'est drôle mais je vois beaucoup de parallèles entre cette frange du mouvement libertarien, et les mouvements d'extrême gauche/anarchistes urbains qui prônent l'autonomie économique, l'écologie et l'autogestion des entreprises.

    En fait, le libertarien tel qu'on le conçoit au Québec est une vision déformée et caricaturale, gracieuseté d'Eric Duhaime, Maxime Bernier et autres porte-paroles du B.S. corporatif (téter des avantages fiscaux et des subventions afin de privatiser les profits et socialiser les pertes). D'ailleurs le RLQ ne divulgue pas ses sources de financement, mais il s'agit de tout sauf un mouvement «grassroots»... Il y a probablement des dons pétroliers en-dessous.

    Enfin, le texte de M. Kays a le mérite de faire ressortir cette caricature dans le contexte québécois, mais il ne fait pas oublier de prendre du recul sur le sens du terme libertarien à plus grande échelle.

  • Louise Hurteau
    Abonnée
    samedi 19 mars 2011 08h11
    Différents types de Libertérien
    Et celui présenté dans cet article est surtout le style nord-américain. Ce style de Libertarien est qualifié de "vulgar libertarianism" (Kevin Carson) - qui utilise la rhétorique du libre marché pour défendre les intérêts corporatifs et soutenir les inégalités économiques. C'est un modèle utopique (histoire à l'appui).

    Un bon blogue sur le sujet

    Vulgar Libertarianism Watch: http://mutualist.blogspot.com/2005/01/vulgar-liber

    Kevin Carson sur Wiki : http://en.wikipedia.org/wiki/Vulgar_libertarianism

  • Jean Francois
    Inscrit
    mardi 22 mars 2011 01h56
    Merci pour ce texte.
    Sa fais du bien de lire ça !

    Bravo au Devoir pour la publication !!!

  • Denis-Émile Giasson
    Abonné
    mardi 22 mars 2011 09h18
    Ah ces moins de 21 ans et ces plus de 65...
    ... qui ne paieraient pas de taxe. Un autre mythe, Dès que que vous travaillez ou que vous réalisez des gains associés à des revenus non seulement devez-vous payez vos impôts et vos taxes diverses et multiples, mais aussi devez payez les tarifs et frais de toutes sortes associés aux services spécialisés requis par votre âge ou votre état de santé. La pauvreté fait des gains chez la population âgée qui est souvent mise à contribution par la génération qui la précède. Être parents demeure une réalité couteuse jusqu'à ce que mort s'en suive... et la mortalité frappe normalement les personnes âgées et retraitées.

    Les 40% qui ne contribueraient aux revenus directs de l'État ne seraient-ils pas ceux qui jouissent de tous les avantages fiscaux liés à l'occupation d'un emploi, d'une profession, d'un commerce ou de revenus de placement exonérés de taxes, d'impôts et de tarifs. Combien de bagnoles de luxe, de mini-châteaux urbains, de résidences secondaires et tertiaires, de «jetsetisme» et autres dépenses somptuaires donnent droits à des avantages fiscaux financés par ceux qui n'ont pas l'excuse facile d'être considérés tels les moteurs de l'économie. Un ancien premier ministre du Québec déclarait que «une entreprise qui paie des impôts a un grave problème non pas financier mais de ressource humaine; à elle de changer de comptable et de fiscaliste!

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