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Le pigeon qui monte

Michel David   10 mars 2011  Québec
Il ne faut pas se préoccuper du pigeon qui tombe, mais du pigeon qui monte, se plaisait à dire Jacques Parizeau.

Hier, au lendemain de la publication du rapport du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement sur l'exploitation du gaz de schiste, l'opposition péquiste semblait pourtant plus pressée de s'acharner sur la vice-première ministre Nathalie Normandeau, nettement en perte de vitesse, que sur le nouveau héros des environnementalistes, Pierre Arcand.

Il n'y a rien de plus enrageant pour une opposition que de devoir adresser des félicitations à un gouvernement. Heureusement, on peut toujours déplorer qu'une bonne décision n'ait pas été prise plus vite.

Il est vrai que le rapport du BAPE constitue un désaveu cinglant de la façon dont le dossier a été géré depuis l'été dernier. Chaque page atteste de l'improvisation avec laquelle le gouvernement a agi et vient contredire les assurances que Mme Normandeau avait données avec un aplomb égal à son ignorance des conséquences possibles de l'exploitation du gaz sur l'environnement, la sécurité et la santé de la population des basses terres.

Le porte-parole péquiste en matière de mines, Scott McKay, avait raison sur ce point: «Tout le long, elle s'est complètement plantée.» Mme Normandeau a peut-être fait preuve d'une grande maladresse, mais elle a simplement appliqué la politique de son gouvernement. Peu importe, il faut bien que quelqu'un paie pour les pots cassés, et elle fait un bouc émissaire idéal.

***

Inversement, M. Arcand hérite soudainement du beau rôle. À voir le metteur en scène Dominic Champagne lui «lever [son] chapeau», force est de constater que la rapidité avec laquelle il a entrepris de donner suite au rapport du BAPE et sa promesse de ne faire «aucun compromis» sur la protection de l'environnement ont fait très bon effet.

Le mot «moratoire» n'apparaît nulle part, mais le mieux est souvent l'ennemi du bien. La retraite amorcée depuis quelques semaines est déjà suffisamment mortifiante pour le gouvernement. Il n'appartenait pas au BAPE de lui imposer une flagellation publique. Si c'est le voeu de la population, notre système politique prévoit un moyen.

On ne répétera jamais assez à quel point six mois peuvent changer le monde en politique. L'été dernier, M. Arcand a été cloué au pilori dès son arrivée à l'Environnement. On l'a dépeint comme un laquais de l'industrie qui avait laissé sa collègue Normandeau imposer au BAPE un mandat si étriqué que l'exercice ne pouvait donner lieu qu'à un simulacre de consultation.

Les sceptiques ont été confondus. À certains égards, notamment en ce qui concerne les revenus à tirer du gaz de schiste, le BAPE est allé plus loin qu'on aurait pu s'y attendre. On reconnaîtra au ministre le droit de rire un peu dans sa barbe.

Même si certains lui prêtent des ambitions, la possible candidature de M. Arcand à la succession de Jean Charest a rarement été évoquée. L'homme n'est pas très charismatique, c'est le moins qu'on puisse dire, mais le PLQ ne risque pas d'avoir l'embarras du choix. Alors, lui ou un autre...

Pour l'heure, le rapport du BAPE permet au gouvernement de sortir du bourbier gazier, mais l'effet sur les intentions de vote risque d'être marginal. Depuis huit ans, il a trop souvent fait la preuve que seule la contrainte lui inspire la vertu.

Peu importe, il vient cependant de s'assurer une denrée précieuse dans les circonstances: du temps. Il faudra au moins deux ans pour compléter l'étude environnementale stratégique (EES) annoncée par M. Arcand. On n'en connaîtra donc les conclusions qu'après les prochaines élections générales. Au bout du compte, c'est peut-être le PQ qui héritera de la patate chaude.

***

Plusieurs s'interrogent sur les possibles réactions de l'industrie pétrolière et gazière. Elle aurait évidemment préféré un feu vert, mais elle avait sans doute anticipé ce quasi-moratoire, même si son officialisation a fait chuter le cours des actions des entreprises concernées.

Tous les observateurs ont constaté la coïncidence entre les propos tenus il y a deux semaines par le nouveau président de l'Association pétrolière et gazière du Québec, Lucien Bouchard, et la recommandation du BAPE de limiter jusqu'à nouvel ordre la fracturation hydraulique et les nouveaux forages à un nombre limité de cas qui devront être justifiés par les besoins de l'ESS. Avant d'avancer lui-même une proposition semblable, M. Bouchard avait vraisemblablement consulté ses clients.

M. Arcand a sans doute raison de dire que l'acceptabilité sociale est une condition à laquelle souscrit l'industrie, qui n'a aucun intérêt à une «contestation épouvantable», mais les concessions à la protection de l'environnement et de la santé publique auront un prix qui se traduira dans le niveau des redevances.

Confier au ministère de l'Environnement plutôt qu'à celui des Ressources naturelles les permis d'exploration et d'exploitation du gaz de schiste, comme le recommande le BAPE, constituerait déjà une petite révolution. C'est comme si tout le ministère montait avec le pigeon.
 
 
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  • Normand Carrier - Abonné
    10 mars 2011 06 h 44
    Qui va réparer les dégats ?
    Depuis 2006 , ce gouvernement a mis le train en marche sur l'exploration des gaz de schiste et ce train roulait a grande vitesse avec des conséquences désastreuses .... Toute la vallée nord et sud du Saint-Laurent se trouve tapissée de permits d'exploration qui furent bradés a $0.10 l'hectare contrairement a $500. l'hectare en Alberta et a $1000. l'hectare en Colombie britannique , ce qui occasionne un manque a gagner de quelques milliards par année ....
    Toute cette opération fut exécutée avec cette vielle loi des mines qui est plus qu'archaique et permet des abus sans que les redevances soient définies ......
    En 2006 , l'Hydro-Québec se voyait forcée de laisser a Pétrolia toute l'exploration et l'exploitation des ressouces pétrolières de l'ile d'Anticosti dont ils connaissaient le potentiel et il est impossible d'en connaitre les redevances si redevances , il y a .....
    On peut conclure que beaucoup de dégats furent faits par ce gouvernement et nul ne sait comment cela va se réparer et nos ressources de notre sous-sol vont être restaurées !
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  • alen - Inscrit
    10 mars 2011 07 h 39
    Lâchez moi avec cette idée de vieille loi
    Oui, lâchez moi avec cette idée de vieille loi. La Loi sur les mines et la Loi sur les droits sur les mines, je l'ai déjà signalé, ont été revues et amandées à au moins une dizaine d'occasions depuis 1980. Elle n'est pas vieille; au contraire, elle traduit tout à fait ce qu'on a fait et voulu faire depuis quelque temps.

    La vérité est sans doute trop dure à entendre, de sorte qu'on cherche à se cacher collectivement derrière cette excuse, mais elle est ce qu'elle est, qu'on a suivi le <crédo> de la nouvelle pensée politique du <moins d'état / moins d'impôt>, du laisser faire le privé, et de l'incitation des individus et des corporations à agir plutôt que cette légitime prise en main de la Révolution tranquille.

    Le constat est dur certes, mais clair. Nous avons tous ensemble foncé têtes baissées vers le non avenir que nous réserve la droite libertarienne!
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  • Jean Claude Pomerleau - Inscrit
    10 mars 2011 07 h 59
    Ajoutons les pigeons plumés que nous sommes
    Les droits d'explorations , un cadeau des libéraux à l'industrie gazière:


    Québec aurait laissé filer 5 milliards de dollars, selon le BAPE

    http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Economie/2011

    5 milliards seulement pour les droits sur le gaz.

    En ce qui concerne le pétrole, là les pigeons que nous sommes se faisons plumer d'un potentiel de dizaines de milliards.

    Le débat de fond ne porte pas sur les facéties des ministres pour masquer la dépossession de nos ressources, mais bien sur la reprise en mains du contrôle de la propriété collective de ses ressources.
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  • Erwan Basque - Inscrit
    10 mars 2011 08 h 26
    Le communicateur.
    Bonjour,
    Sapristi qu'il ne faut surtout pas s'étonner que nos amis les péquistes en étant déroutés s'en prennent à cette ministre qu'est Madame Nathalie Normandeau. Ce rapport du BAPE et l'assurance que les libéraux vont le respecter intégralement permet également au gouvernement libéral de revisiter les vieilles lois poussiéreuses concernant les mines. Ces lois datant de l'Union Nationale où les nationalistes québécois donnaient littéralement le fer à ½ cent la tonne à leurs amis les Yankees. Pas étonnant que différentes compagnie minières avec leurs batteries d'experts de toutes sortes voient tout de suite les failles pour s'y infiltrer doucereusement. Ma foi, qui avait entendu parles des gaz de schistes ici au Québec avant les dernières années ? Les québécois étant beaucoup plus friands de faits divers, de human interest et surtout du merveilleux monde du sport, il ne faut pas s'étonner que Talisman arriva en catimini dans le décor.
    Finalement, Monsieur Pierre Arcand, ce frère de l'autre, est un atout incomparable pour le gouvernement libéral. Tout comme son illustre frère, il est du merveilleux monde des communications ayant été cadre dans cette sphère. Monsieur Pierre Arcand possède une assurance tranquille et sait très bien communiquer. En plus d'une présence imposante de par son gabarit, Monsieur Pierre Arcand n'élève jamais la voix pour se faire entendre . Pas étonnant que tous les députés du Parti Québécois avec leurs petits cris d'orfraies n'osent même pas s'en prendre à ce géant des communications car ceux ci ne savent même pas en tant tant que péquistes s'ils s'en viennent ou bien s'ils s'en vont, n'ayant plus aucune crédibilité sur bien des plans. Tout juste bons à brasser de la m... comme l'avait si bien dit la cheftaine le soir du 8 Décembre 2008. Et toutes les attaques montées en épingle pour tout démolir en font foi depuis ce temps avec ce Québec de la terre brûlée. Merci beaucoup, Erwan
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  • Jacques Saint-Cyr - Inscrit
    10 mars 2011 08 h 30
    Constats
    Ceux qui à grands cris dénonçaient le BAPE, son mandat trop court, le complot PLQ, doivent en rabattre. La démonstration est faite que le Québec dispose des institutions indépendantes qui font la démocratie moderne. Mais c'est insuffisant.

    Mon deuxième constat, c'est que la défiance des citoyens envers le gouvernement est non seulement légitime, mais bienvenue, parce que cette vigilance citoyenne est doublement requise en raison de l'incurie devenue permanente de nos fonctions publiques.

    Un jour on comprendra que la centralisation excessive des pouvoirs au sein des ministères est contre productive et qu'il serait temps de jeter du lest. Des organismes autonomes, des tribunaux, des commissions permanentes, des autorités locales feraient beaucoup mieux le travail qu'une aéropage de sous-ministres à la botte du politique. Vive la diversité et .... la concurrence. L'émulation, si vous voulez. L'ex-ministre Legault, là-dessus, est sur la bonne voie.
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  • Rodrigue Guimont - Abonné
    10 mars 2011 09 h 11
    Cervelle d’oiseau

    Qu’il monte ou qu’il descende, un pigeon reste un pigeon i.e. un oiseau pas très brillant et une nuisance certaine en milieu urbain. Par ses déjections hautement acides ils dégradent son milieu (et le nôtre) et souillent tout où ils se posent y compris le Parlement.

    Distribution des claims, morcellement du territoire québécois, tout a été fait en cachette depuis des années afin de cacher aux Québécois que leurs richesses naturelles on s’apprêtaient en fait à les donner aux autres. Pour quelques sous, pour presque rien, le gouvernement se préparait à dé-posséder les Québécois, en d’autres mots à céder ce qui appartient de droit à toute la collectivité.

    Quelles félicitations à faire à ce gouvernement… celui de reculer dans un mauvais dossier ou celui d’arrêter les dommages annoncées? Je n’ai aucune compliments à faire à des vauriens qui s’apprêtaient à voler dans un centre communautaire et qui y renoncèrent à la dernière minute se sachant pris en flagrant délit de conspiration…
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  • Charles F. Labrecque - Abonné
    10 mars 2011 09 h 28
    Pigeons déplumés.
    Vos propos me porte à croire, que votre tendance péquiste vous font oublier de voir un peu plus loin que votre nez. Aussi, vous auriez eu le courage au moins de féliciter le gouvernement pour avoir eu le courage de rendre public se rapport même si il était dévastateur pour ses prises de positions antérieurs.
    Par contre, si le parti de l'opposition, avait lui aussi le même courage de dire publiquement que son option de séparation du Canada étant refusé par la majorité des québécois depuis 50 ans, il accepte de reconnaître cette volonté du peuple.
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  • perro blanco - Inscrit
    10 mars 2011 09 h 51
    Pardon, votre honneur!
    Partie 1
    Désolé, M. David, mais ce n'est pas là votre meilleure analyse. Si Mme Normandeau, en effet, obéit aux ordres du chef, ne pensez pas qu'il en soit autrement de M. Arcand. Il obéit au même chef. Donc, pour la gloire personnelle, on repassera.
    M. Arcand n'a aucune crédibilité. Il n'a fait qu'endosser la volonté de son chef et du caucus libéral au sortir du Congrès du Lac Beauport en janvier. Le credo de ce gouvernement n'a pas changé et M. Arcand n'est pas plus foutu de résister à la langue de bois que les autres, répétant ad nauseam que son gouvernement a toujours dit que...
    Devant Sébastien Bovet qui lui demandait si le rapport du BAPE n'était pas un désaveu de la façon dont son gouvernement avait mené le dossier jusqu'à maintenant, il a été incapable de répondre par oui ou par non, mais s'est empêtré dans le dédale du n'importe quoi.
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  • Franfeluche - Abonné
    10 mars 2011 10 h 13
    Le courage de rendre public ?
    M. Labrecque, il ne s'agit pas de courage puisque ce gouvernement n'avait pas le choix de le rendre public. Quant au courage du PQ à dire publiquement que son option de séparation a été refusée par la majorité, vous oubliez d'avoir le courage de dire que le dernier référendum a été volé par un gouvernement fédéral qui n'a pas respecté la loi référendaire votée par notre assemblée nationale.
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  • Normand Carrier - Abonné
    10 mars 2011 10 h 14
    Entre le passé et le futur .......
    Comme l'écrivait Henri Lacordaire : <Entre le passé ou sont nos souvenirs et le futur ou sont nos espérences , il y a le présent ou sont nos devoirs > . Il faut être de mauvaises foi pour ne pas réaliser que le gouvernement de Jean Charest a manqué a ses devoirs dans tous les dossiers des richesses naturelles et du sous-sol Québécois . Tous ces dossiers furent des aventures rocambolesques et un fiasco pout tous les contribuables que ce soitent le Suroit , Rabaska , Orford , Anticosti et les gaz de schiste et ne pas le reconnaitre de la part de certains relèvent de la mauvaise foi et d'un aveuglement volontaire ..... Les Basque , John Bull et Rioux de ce monde n'y changeront pas grand chose .....
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    10 mars 2011 10 h 59
    Poursuite des compagnies
    Les compagnies ont reçu des droits d'exploration, donc d'exploitation du gaz, pour, à peu près tout le territoire du Québec à 10 sous l'arpent. Maintenant que, sous l'avis du BAPE, ils sont retardés, elles pourraient bien se tourner le dos contre leur "bienfaiteur" le Québec et le faire payer chèrement ce qu'ils ont reçu chichement.
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    10 mars 2011 12 h 46
    Erreur
    Je crois m'être trompé, à la place de 10 sous l'arpent, je crois que c'est 10 sous du kilomêtre carré ou du mille carré. D'une façon ou d'une autre c'est full-donné.
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  • Rodrigue Guimont - Abonné
    10 mars 2011 12 h 59
    M. Bouchard et les compensations des gazières
    @Gilles Bousquet
    N’oublions pas que la rémunération de M. Bouchard lui vient principalement des compagnies gazières.

    Prévoyant l'avenir, je pense que M. Bouchard s’est (ou fut) présenté à l’industrie gazière afin de négocier les compensations financières dans le cas d’abandon de l’exploitation de ce gaz sale.

    En d'autres mots, les Québécois vont de plus débourser des dédommagements aux compagnies gazières pour le non profit de celles-ci. Beau dégât…
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  • Trobadorem - Inscrit
    10 mars 2011 14 h 03
    Parce que vous croyez vraiment à la bonne foi de Bouchard, Charest, Normandeau et cie ?
    C'est du délire cette affaire là!

    Nous avons entre les mains une grenade que l'on a décidé de dégoupiller très très lentement au lieu de tout de suite, question de calmer le jeu.

    L'astuce est pourtant simple: on calme le jeu, on prépare mieux notre approche de communication et au temps venu, on reprend de la vitesse. Croyez vous pour une seconde que Desmarais et sa gang sont disposés à perdre leur argent placés dans cette filière ?

    Quant à la décision de réaliser une Évaluation environnementale stratégique (EES) au lieu d'imposer un moratoire, question de sauver la face, j'espère de tout coeur que M. David et certains lecteurs aient raison mais j'en doute énormément car Charest, Bouchard Desmarais et leur clique ont perdu la boussole: leur soif d'argent a détraqué leur jugement. Comme l'écrivait Gandhi "Il y a assez de tout dans le monde pour satisfaire aux besoins de l'homme, mais pas assez pour assouvir son avidité."
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  • perro blanco - Inscrit
    10 mars 2011 14 h 06
    à Gilles Bousquet
    C'est 10 sous l'hectare, soit 100 ares, ou 2.5 âcres, ou 108160 pi. carrés.
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  • Jean-François Trottier - Abonné
    10 mars 2011 18 h 40
    Le leadership du pigeon
    Est-ce un ministre qui affiche un leadership ou un rapport du BAPE qu'on voulait complaisant qui a fait un retour de flamme à l'expéditeur? Un ministre qui prend un ton résolu avec le pistolet se l'opinion populaire sur la tempe, je n'appelle pas ça une "colombe qui monte" mais une colombe qui sauve ses plumes.
    Et puis bon, ce n'est pas l'EES en soi qui permettra de juger de l'Action de ce gouvernement mais bien les décisions qu'il prendra par la suite. Ce pourrait bien être une procrastination de plus au crédit de cette administration. Alors bon, avant d'encenser qui que ce soit, même à reculons, faudrait attendre la chair autour de l'os.
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  • Jean-François Trottier - Abonné
    10 mars 2011 18 h 42
    @Charels F. Labrecque
    "Aussi, vous auriez eu le courage au moins de féliciter le gouvernement pour avoir eu le courage de rendre public se rapport même si il était dévastateur pour ses prises de positions antérieurs. "

    Vous pensez qu'un rapport du BAPE rendu public, c'est une FAVEUR? Savez-vous que le BAPE signifie Bureau d'audiences PUBLIQUES sur l'environnement?!?
    Au fait, je vous signale qu'on parle de mine, pas de séparation. Dites-le aux copains enregistrés sur votre serveur.
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  • Jean-François Trottier - Abonné
    10 mars 2011 18 h 49
    @Erwan Basque et son nationalisme
    La loi sur les mines date de 1979. C'est 20 ans après la mort de Duplessis. Je dis ça parce que, pendant que vous pérorez sur le Québécois qui écoute trop de sport, vous mélangez vos dates.
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  • Jean-Renaud Dubois - Abonné
    10 mars 2011 20 h 17
    6 semaines suffisent maintenant à découvrir...un courageux premier ministre. Ça alors...
    J'aime ça quand vous parlez de forme ; ça nous permet de revenir sur le fond, donc sur le plancher réel du pigeon qui s'appelle Pierre Arcand.

    Aujourd'hui vous glorifiez un pigeon (maintenant voyageur) qui virevolte dans le firmament que depuis très peu de temps.

    Aujourd'hui M.David nous parle d'un pigeon qui a pris enfin son envol, après près de six mois à attendre... je ne sais trop quoi. Peut-être le signal de départ (de JJC).

    Comme disait la fourmi de LaFontaine : "que faisait-il au temps chaud ?

    Sur quoi se base-t-on pour glorifier tout à coup un pigeon qui est devenu voyageur que depuis à peine 7 semaines ?

    Je rappelle ici que M.Arcand avait été nommé "ministre du Développement durable, le 11 août 2010 ; donc il y a près de 30 semaines !

    Il se base probablement (?) -- après avoir été pendant 5 longs mois le faire-valoir de Charest-Normandeau -- sur la première vraie déclaration de Pierre Arcand, du 22 janvier dernier - il y a à peine 6 semaines :

    .......« Il va falloir que l'industrie se comporte correctement et qu'elle ait des techniques qui soient valables, sinon il n'y en aura pas de gaz de schiste au Québec». Le Devoir - L.G.Francoeur.

    Qu'est-ce que vous penseriez de se garder une petite gène quand à l'avenir de ce pigeon, en tant que premier ministre?

    JRD
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  • chat58 - Inscrit
    10 mars 2011 20 h 54
    Gaz de schiste.
    Bonjour.
    Pensez vous que Jean Charest travaille pour nous?, Il travaille pour sa poche tout comme Lucien Bouchard. Il aurait bc d' argent a aller chercher ailleurs mais son plat préféré ce sont les gagne petit. Je n' ai jamais vu un politicien si hypocrite, exemple: Enquête sur l' industrie de la construction, juste ca c' est la preuve qu' il est la dedant jusqu' au cou. J' aurais honte être député de son parti mais comme c' est l' argent qui mene le monde, tous les moutons suivent. Au Québec on a pas le courage comme les Arabes de mettre ces bandits la dehors.
    Gaston Dufour, Alma.
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