Le BAPE porte un dur coup à la crédibilité de Normandeau, selon le PQ
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
En recommandant un temps d’arrêt dans les activités d’exploration des gaz de schiste, le rapport désavoue les politiques du gouvernement Charest et plus particulièrement la gestion du dossier par la ministre Normandeau, selon Scott McKay.
Québec — La ministre Nathalie Normandeau refuse de voir un quelconque blâme ou critique à son endroit dans le rapport du BAPE sur les gaz de schiste dévoilé hier (mardi). Les partis d’opposition à Québec croient au contraire que la ministre des Ressources naturelles est clairement montrée du doigt pour son improvisation dans le dossier.
En recommandant un temps d’arrêt dans les activités d’exploration des gaz de schiste, le rapport désavoue les politiques du gouvernement Charest et plus particulièrement la gestion du dossier par la ministre Normandeau, a soutenu aujourd'hui le député péquiste Scott McKay.
«Tout au long de ce dossier, Mme Normandeau s’est complètement plantée, on a constaté qu’elle était dans le champ», a fait valoir le porte-parole de l’opposition officielle en matière de mines, en point de presse à Montréal.
Depuis le début de cette saga, Mme Normandeau n’a cessé de cafouiller avec ses analyses démagogiques ou loufoques, a dit M. McKay, rappelant l’épisode lors duquel la ministre a déclaré que les flatulences de vaches émettent plus de CO2 dans l’atmosphère qu’un puits de gaz de schiste.
Des centaines d’heures de travaux du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) et des centaines de mémoires de citoyens ont été nécessaires pour freiner la «locomotive folle» lancée par Mme Normandeau, a dit le député.
Selon lui, les conclusions du BAPE donnent raison au Parti québécois en préconisant la plus grande des prudences dans l’exploitation des ressources naturelles. «Au cours des derniers mois, Mme Normandeau a tenté de ridiculiser les positions du Parti québécois, de nous camper dans un rôle d’opposants au développement alors qu’on l’a dit depuis le départ: le PQ est d’accord avec l’exploitation de nos ressources naturelles mais pas n’importe comment et pas à n’importe quel prix. Le rapport du BAPE nous donne raison», a-t-il analysé.
Accueil «sans grande surprise» de l'ADQ
De son côté, l’Action démocratique a accueilli «sans grande surprise» le rapport du BAPE. En braquant les projecteurs sur la gestion amateur et improvisée du dossier par le gouvernement Charest, l’organisme de consultation publique révèle ce que l’ADQ savait déjà, a mentionné son chef Gérard Deltell.
«Chaque fois qu’il est question d’un développement, que ce soit Rabaska, le Suroît, ou le mont Orford, on assiste toujours à une comédie d’erreurs de la part de ce gouvernement», a-t-il soulevé.
Selon M. Deltell, le rapport du BAPE mine encore un peu plus la crédibilité déjà fort amochée de la ministre Normandeau. «Mme Normandeau n’a plus la crédibilité nécessaire et je ne parle pas ici de sa déclaration burlesque sur les vaches, je parle de l’ensemble de l’oeuvre», a-t-il dit.
Bien entendu, la ministre ne voit pas les choses du même oeil. Attaquée par les partis d’opposition, Mme Normandeau a multiplié les entrevues aujourd'hui pour repousser toute critique et renvoyer la balle à ses adversaires politiques.
Le BAPE, a-t-elle rappelé, n’a pas retenu la proposition du Parti québécois d’imposer un moratoire. Par conséquent, le rapport «est une véritable rebuffade à l’endroit de Mme (Pauline) Marois et de ses troupes», a argué Mme Normandeau. Avec sa suggestion de tenir une évaluation environnementale stratégique, le BAPE a choisi la voie de la sagesse et «c’est cette voie que le gouvernement va emprunter», a-t-elle dit.
En recommandant un temps d’arrêt dans les activités d’exploration des gaz de schiste, le rapport désavoue les politiques du gouvernement Charest et plus particulièrement la gestion du dossier par la ministre Normandeau, a soutenu aujourd'hui le député péquiste Scott McKay.
«Tout au long de ce dossier, Mme Normandeau s’est complètement plantée, on a constaté qu’elle était dans le champ», a fait valoir le porte-parole de l’opposition officielle en matière de mines, en point de presse à Montréal.
Depuis le début de cette saga, Mme Normandeau n’a cessé de cafouiller avec ses analyses démagogiques ou loufoques, a dit M. McKay, rappelant l’épisode lors duquel la ministre a déclaré que les flatulences de vaches émettent plus de CO2 dans l’atmosphère qu’un puits de gaz de schiste.
Des centaines d’heures de travaux du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) et des centaines de mémoires de citoyens ont été nécessaires pour freiner la «locomotive folle» lancée par Mme Normandeau, a dit le député.
Selon lui, les conclusions du BAPE donnent raison au Parti québécois en préconisant la plus grande des prudences dans l’exploitation des ressources naturelles. «Au cours des derniers mois, Mme Normandeau a tenté de ridiculiser les positions du Parti québécois, de nous camper dans un rôle d’opposants au développement alors qu’on l’a dit depuis le départ: le PQ est d’accord avec l’exploitation de nos ressources naturelles mais pas n’importe comment et pas à n’importe quel prix. Le rapport du BAPE nous donne raison», a-t-il analysé.
Accueil «sans grande surprise» de l'ADQ
De son côté, l’Action démocratique a accueilli «sans grande surprise» le rapport du BAPE. En braquant les projecteurs sur la gestion amateur et improvisée du dossier par le gouvernement Charest, l’organisme de consultation publique révèle ce que l’ADQ savait déjà, a mentionné son chef Gérard Deltell.
«Chaque fois qu’il est question d’un développement, que ce soit Rabaska, le Suroît, ou le mont Orford, on assiste toujours à une comédie d’erreurs de la part de ce gouvernement», a-t-il soulevé.
Selon M. Deltell, le rapport du BAPE mine encore un peu plus la crédibilité déjà fort amochée de la ministre Normandeau. «Mme Normandeau n’a plus la crédibilité nécessaire et je ne parle pas ici de sa déclaration burlesque sur les vaches, je parle de l’ensemble de l’oeuvre», a-t-il dit.
Bien entendu, la ministre ne voit pas les choses du même oeil. Attaquée par les partis d’opposition, Mme Normandeau a multiplié les entrevues aujourd'hui pour repousser toute critique et renvoyer la balle à ses adversaires politiques.
Le BAPE, a-t-elle rappelé, n’a pas retenu la proposition du Parti québécois d’imposer un moratoire. Par conséquent, le rapport «est une véritable rebuffade à l’endroit de Mme (Pauline) Marois et de ses troupes», a argué Mme Normandeau. Avec sa suggestion de tenir une évaluation environnementale stratégique, le BAPE a choisi la voie de la sagesse et «c’est cette voie que le gouvernement va emprunter», a-t-elle dit.
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