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Coalition pour l'avenir du Québec - Legault veut créer une scission au sein du PQ

Marc Laviolette - Pierre Dubuc — Respectivement président et secrétaire du SPQ Libre; les auteurs s'expriment au nom du conseil d'administration du SPQ Libre  23 février 2011  Québec
Une enseignante répond à la question d’un élève dans une école de Dorchester, au Massachusetts. La réforme de l’éducation que propose la Coalition s’inspire du modèle américain avec l’introduction de la paye au mérite. Les enseignants seraient évalués et rémunérés selon les résultats de leurs élèves.<br />
Photo : Agence Reuters Adam Hunger
Une enseignante répond à la question d’un élève dans une école de Dorchester, au Massachusetts. La réforme de l’éducation que propose la Coalition s’inspire du modèle américain avec l’introduction de la paye au mérite. Les enseignants seraient évalués et rémunérés selon les résultats de leurs élèves.
C'est accompagné d'un banquier fédéraliste que François Legault a lancé sa Coalition pour l'avenir du Québec. Son programme: une nouvelle réforme de l'éducation, la décentralisation du réseau de la santé, la réduction de la dette du Québec, la création d'une économie de propriétaires et non de succursales et mettre de côté la question nationale.

Éducation: le modèle américain

Sa réforme de l'éducation s'inspire du modèle américain avec l'introduction de la paye au mérite. Les enseignants seraient évalués et rémunérés selon les résultats de leurs élèves. À la mise en place de la concurrence entre les enseignants, s'ajouterait une accentuation de la compétition entre les écoles, résultat d'un réseau scolaire encore plus décentralisé.

Cette réforme est déjà en cours. La loi 88, adoptée récemment, a modifié la Loi sur l'instruction publique pour instaurer des «conventions de partenariat» avec les commissions scolaires qui fixent des objectifs de réussite scolaire. L'adoption récente du «bulletin unique» va bientôt permettre de comparer les résultats scolaires de chaque classe au sein de l'ensemble du réseau. Il ne restera plus qu'à moduler les salaires des enseignants en fonction de ces résultats et congédier les enseignants jugés «non performants».

Aux États-Unis, une ex-sous-ministre de l'Éducation, Mme Diane Ravitch, qui avait été responsable de la mise en place d'une réforme similaire sous George W. Bush, a récemment publié un livre, The Death and Life of the Great American School System, dans lequel elle en fait un bilan extrêmement négatif.

Évaluations à répétition, rétrécissement de l'enseignement en fonction des tests d'évaluation; négation dans l'évaluation de facteurs comme la pauvreté, la monoparentalité, la maîtrise de la langue dans le cas des minorités linguistiques; explosion des «écoles à charte» pratiquant la sélection des élèves sur le modèle de nos écoles privées; tout cela a mené, selon elle, avec l'introduction des lois du marché dans le système d'éducation, au démantèlement du réseau public et au développement d'un réseau privé, réservé à l'élite, avec comme résultat un affaiblissement général du système d'éducation américain.

Santé: le modèle britannique

François Legault propose une approche similaire en santé — décentralisation, indicateurs de performance, imputabilité — empruntée cette fois au «New Labour» de Tony Blair. Là aussi, M. Legault aurait dû profiter de sa sabbatique de la politique pour lire les bilans, tous extrêmement négatifs, pour ne pas dire catastrophiques, de cette approche.

Bien entendu, aucune mention là non plus de mesures pour contrer l'extraordinaire explosion au cours des dernières années d'un réseau privé parallèle de cliniques, de laboratoires, de centres d'hébergement. M. Legault va-t-il s'attaquer aux prix des médicaments, à la rémunération des médecins, deux des principales causes de l'augmentation des coûts du système de santé? Non, bien sûr, il va plutôt pressurer davantage les travailleuses et les travailleurs du réseau avec ses «indicateurs de performance».

Économie: le modèle néolibéral

En matière d'économie, si la présence à ses côtés de Charles Sirois est un signe de l'orientation de la nouvelle Coalition, ça promet! L'ancien président de Teleglobe était une des vedettes du monde des affaires lors de la bulle technologique des années 1990. Sa chute fut aussi spectaculaire que son ascension, avec la faillite entre 2001 et 2003 de ses quatre principales entreprises.

Aujourd'hui à la tête d'une kyrielle d'entreprises, dont Telesystem, il n'hésite pas à téter les mamelles de l'État québécois. Récemment, il a fait la manchette à l'Assemblée nationale lorsque celle-ci s'est intéressée au programme FIER (Fonds d'intervention économique régionale). Charles Sirois siégeait à trois FIERS qui ont doublé, avec des fonds publics, ses propres investissements dans ses entreprises (Anges Québec, ID Capital, iPerceptions).

Charles Sirois et François Legault nous annoncent un plan «crédible» de réduction de la dette en même temps qu'ils disent vouloir établir «un climat résolument favorable aux investisseurs privés» en revoyant «les manières d'imposer les entreprises et les individus de façon à encourager le travail, l'investissement, la productivité et l'épargne». Décodé, cela signifie qu'il veut réduire les impôts des entreprises et des mieux nantis et faire porter le fardeau fiscal sur la classe moyenne et les pauvres en recourant aux taxes à la consommation et aux tarifs.

Il n'y a pas si longtemps, M. Legault parcourait le Québec avec sa mise à jour des travaux sur le déficit fiscal pour nous expliquer que la solution aux problèmes fiscaux du Québec résidait dans l'accession à l'indépendance. Aujourd'hui, il range ses cartons constitutionnels, au grand plaisir de son acolyte, Charles Sirois, un si fervent fédéraliste qu'il a été décoré de l'Ordre du Canada et appelé à présider le conseil d'administration de la Banque canadienne impériale du commerce.

La proposition de «créer une économie de propriétaires et non de succursales» a de quoi faire sourire, venant de la bouche d'un dirigeant de la CIBC qui a été le maître d'oeuvre de la vente de l'Alcan à Rio Tinto et qui vient de se prononcer pour les investissements étrangers dans le secteur des télécommunications.

Statut politique du Québec: le modèle canadien

Quelle sera la dynamique politique de la Coalition pour l'avenir du Québec? Si la Coalition veut faire «progresser le Québec», comme elle l'affirme, son programme doit être repris par un parti politique ou elle doit elle-même se transformer en parti politique.

De toute évidence, François Legault a des ambitions plus larges que la direction de l'ADQ. De plus, la présence à ses côtés de Charles Sirois, qui a été chasseur de têtes pour le parti de Jean Charest, est garante du fait que la Coalition ne foulera pas les platebandes libérales. La cible est le Parti québécois.

Au cours des dernières années, au Parti québécois, François Legault s'était rendu compte qu'il ne pouvait rallier une majorité de membres ni à ses projets, ni à ses modèles économiques, ni à son leadership.

Lors d'un Conseil national, tenu alors qu'André Boisclair dirigeait le parti, les délégués n'avaient pas retenu ses objections, développées au micro, et avaient voté à une majorité des deux tiers pour la nationalisation de l'éolien. Sans doute à cause de cette rebuffade, sa proposition de privatisation d'Hydro-Québec était restée l'objet de discussions privées. De plus, faut-il rappeler que le modèle fiscal et économique qu'il proposait pour le Québec était l'Irlande!

Au moment où les membres du Parti québécois se prononcent dans les congrès régionaux pour une radicalisation du discours linguistique et social, au moment où la population du Québec prend acte du désintérêt croissant des partis fédéraux pour le Québec, par suite de son déclin démographique et de la possibilité prochaine, avec la réforme de la carte électorale, de former un gouvernement majoritaire sans le Québec; au moment où l'indépendance apparaît de plus en plus clairement comme la seule option pour sauver le modèle social et économique québécois, François Legault entreprend, sous l'oeil approbateur d'un membre du conseil d'administration de la Banque CIBC, une démarche pour la création d'un nouveau parti politique nationaliste-fédéraliste.

À qui profite cette démarche? Poser la question, c'est y répondre.


 
 
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  • Claude Laferriere - Inscrit
    23 février 2011 04 h 59
    Analyse pertinente.
    Le Président Obama a lancé à l'occasion de son discours de l'Union l'initiative des mathématiques et des sciences. Tel est l'objectif. Il faut s'améliorer. Quant à laa méthode, il fait confiance aux experts du terrain. Jeffrey Immelt CEO de GE abonde. GE devrait rapatrier des plans de production aux USA pour des jobs. Voilà!

    En santé, Obamacare contraint le secteur privé à assurer 30 millions d'américains de plus selon le principe d'une bourse ou pool de services. Le privé ne doit pas prendre en compte les "priors" ou antécédens médicaux pour se défiler. Ce n'est pas le public option mais c'est win win.

    Les USA s'auto-corrigent même si ce n'est pas parfait. Ils avancent.
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  • Georges Paquet - Abonné
    23 février 2011 06 h 25
    Deuxièmement...
    Coudon, MM Laviolette et Dubuc. Si, comme vous dites, le parti que fondera éventuellement François Legault serait un parti nationaliste-fédéraliste, par quel logique arrivez-vous à la conclusion qu'il divisera le vote souverainiste. Il me semble que ce serait plutôt le vote fédéraliste qui va surtout au parti Libéral, qui serait divisié
    Est-ce que vous vous faites des peurs, ou est-ce que vous êtes tellement fâchés de voir un parti qui garde la souveraineté comme une possibilité et qui avec un chef plus populaire et plus dynamique que la chef de votre parti se lancera dans l'arène politique avec de bonne chances de devancer le PQ.
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  • jereveouquoi - Inscrit
    23 février 2011 06 h 31
    Oubliez Legault et ces p'ti n'ami
    Nous devons absolument changer les gens qui nous représentent, c'est ça le vrai défi. Avec Legault ont aura encore des politcailleux... Qui ne font pas avancer le Québec. Prenez quelques minutes de votre temps pour voir comment ça se déroule a l'assemblée nationale... on dirait des enfants de 2ieme année. Pourquoi tu fais ça? Ben toi quand tu étais au pouvoir tu as fais ceci et cela... rien pour faire avancer quoi que ce soit.
    Nos petits politiciens devraient être obliger de passer au détecteur de mensonge. Lorsqu'ils sont élus il devrait afficher sur un site web leur "fortune" et la provenance de celle-ci. Deuxièmement, il devrait être obliger de poursuivre cet affichage pendant au moins 5 années pour chaque mandat. Toute fraude devrait envoyer automatiquement la personne en prison.
    Est-ce que le Québec est prêt a avoir des politiciens qui veulent le bien être de la province et qui ne mentent pas? Est-ce que nos politiciens seraient intéresses par une loi qui pour toute promesse non tenue peu engendrer des poursuites judiciaires?
    Il y a tellement de nettoyage a faire qu'il nous faudrait un petit dictateur pour 2 mandats qui ferait le ménage...
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  • Sylvio Le Blanc - Abonné
    23 février 2011 07 h 36
    C'est un bon texte
    Mais, dans la signature, ne faudrait-il pas plutôt lire: «Marc Laviolette - Pierre Dubuc — Respectivement président et secrétaire du SPQ Libre déchu; les auteurs s'expriment au nom du conseil d'administration du SPQ Libre déchu ?
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  • Jacques Saint-Cyr - Inscrit
    23 février 2011 08 h 37
    Indignation immédiate
    L'indignation soudaine de nos vieilles élites me fait rire et en même temps m'indique que F. Legault a touché un nerf sensible. La description ici bâclée de la situation de l'enseignement aux États-Unis mériterait plus d'attention de nos adeptes du "mur-à-mur". Il s'y fait un grand nombre d'expérience intéressantes et l'approche proposée par le CAQ va dans ce sens.

    Mais je sais bien qu'il n'y aura pas de "dialogue" au Québec, mais plutôt de la part du PQ et de ses affidés, un effort inouï pour procéder à un enterrement de première classe du projet de M. Legault. C'est drôle comme la "gauche" syndicaliste a toujours le mot "démocratie" à la bouche, mais ne parle jamais de délibération raisonnée.
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  • Jean-Francois Thibaud - Abonné
    23 février 2011 09 h 10
    Bravo et merci
    Bravo à Messieurs Dubuc et Laviolette.

    Merci au Devoir de les laisser s'exprimer.

    Le problème avec des gens comme Monsieur Paquet et jerevouquoi et un grand nombre lde québécois, c'est que vous réduisez la politique à un jeu de politiciens, alors que si vous aviez le moindrement un sens des perspectives historiques, vous ne diriez ni l'un ni l'autres de telles sornettes.

    @Monsieur Paquette: est-ce que le parlementarisme brittanique bipartisan, ça vous dit quelques chose ? Etes-vous assez naîf pour croire que le parti de Legault ne rentrera pas dans le corps du PQ pour laisser passer le parti libéral ou vous faites semblant ? Et si Legault est si populaire, pourquoi ne se bat-il pas pour gagner sa place au PQ ? La gauche péquiste a toujours fait toutes les concessions par esprit de discipline. Pourquoi la droite ne fait-elle pas de même ?

    @jereveouquoi, j'ose epérer que vous ne pensez pas ce que vous écrivez sur la nécessité d'avoir une dictature.

    Le triomphe de l'extrême-droite économique qui pille allègrement les états-nations depuis la crise de 2008 est tel que l'on voit les simples citoyens appeler de leur voeux l'auto-destruction. Cela s'appelle du nihilisme. Et ce scénario a déjà été vécu après la première grande dépression en 1939.

    Jean-François Thibaud
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  • Gilles Thouin - Abonné
    23 février 2011 09 h 14
    Coalition pour l'avenir du Québec - Legault veut créer une scission au sein du PQ
    Suite à la lecture du texte de messieurs Laviolette et Dubuc, Je ne comprends pas le titre qui coiffe leur commentaire. À mon avis, ils n'accusent pas monsieur Legault de vouloir créer une scission. Ils ne font qu'exprimer leur désaccord avec les positions défendues par la coalition.
    Personnellement, les propositions de la coalition m'ont grandement déçu. Proposer la paye au mérite pour améliorer le système d'éducation témoigne d'une profonde incompréhension du monde de l'éducation. Comme dans la santé ce ne sont pas les principes Toyota qui améliorent le système, en éducation ce ne sont pas les solutions des banquiers, qu'ils s'appellent Ménard ou Sirois, qui amélioreront la fréquentation scolaire.

    Gilles Thouin
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  • Claude Archambault - Inscrit
    23 février 2011 09 h 55
    le modèle social et économique québécois
    ..........au moment où l'indépendance apparaît de plus en plus clairement comme la seule option pour sauver le modèle social et économique québécois.............

    Une raison de plus de ne pas faire l'indépendance car ce modèle nous mène directement à la faillite.... MERCI pour cet éclairage.

    M. Legault a un discours qui me plait énormément et je suis un fédéraliste pur et dur.
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  • MJ - Inscrite
    23 février 2011 10 h 18
    Legault et Sirois: Des imposteurs qui se présentent comme des sauveurs de la nation québécoise
    S’enligner sur les Etats-Unis? Un calque du modèle américain? Alors lentement mais sûrement, vers un démantèlement de l’Etat et une société de plus en plus inégalitaire! Les Etats-Unis sont devenus une parodie de la démocratie et ici on veut les imiter??? Même Obama qui avait un programme progressiste s’est fait couper l’herbe sous le pied! Les Républicains aux USA sont des coupe-gorge pour toutes velléités de réformes amorcées par Obama! Quand les gens auront assez souffert comme au Maghreb de ces inégalités sociales et économiques, ils finiront bien par se révolter!

    Quand est-ce qu’on va sortir du modèle de la sélection naturelle à la Darwin et à la Thomas Hobbes, modèle appliqué à nos sociétés humaines? Modèle qui se rapproche de l’eugénisme et finalement de l’hitlérisme avec la création d’une élite et prétendue race supérieure qui gouvernera le monde! Nos sociétés capitalistes sauvages ne sont pas loin de ce modèle avec la globalisation des marchés! A quand le rétablissement de cette société “malade” et au retour des valeurs démocratiques d’égalité, de fraternité, d’entraide et de compassion? A trop vouloir écraser et dominer l’autre, on finit par s’entre-détruire! A quand le retour aux valeurs humanistes?

    Legault veut instaurer un modèle compétitif entre les écoles, alors que nous avons déjà un régime à deux vitesses: les écoles privées pour l’élite et les écoles publiques pour les autres. On vit déjà dans un régime compétitif qui favorise les inégalités sociales plutôt qu’il ne les élimine.
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  • MJ - Inscrite
    23 février 2011 10 h 23
    Serons-nous toujours une société distincte ou sommes-nous plutôt menacés d'extinction?
    Je crois que l'analyse du sociologue Marcel Rioux est plus que jamais d’actualité pour expliquer la volonté d’hégémonie politique de cette classe d’affaires québécoise et de son désir d’expansion économique sur le marché international. Les capitalistes francophones veulent, à l’instar de la grande bourgeoisie anglophone avoir leur part de pouvoir et de richesses dans la globalisation des marchés. Pour ce faire, ils ont besoin de s’installer aux commandes de l’Etat québécois pour en marquer de leur sceau les réformes dans le sens de celles amorcées par les Etats-”Nations” européens qui perdent peu à peu des plumes quant à leur souveraineté politique dans ce grand ensemble européen et qui s’enlignent davantage sur un démantèlement et un désengagement de l’Etat. Toute une batterie de réformes sont déjà en marche en Europe dans les Etats dominés par les marchés financiers qui imposent à ces derniers des compressions budgétaires ressemblant étrangement aux restructurations des grandes entreprises avec licenciement massif de travailleurs et boni en millions pour les têtes dirigeantes qui ont mis la hache dans ces emplois.
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  • MJ - Inscrite
    23 février 2011 10 h 30
    Le Québec, une société distincte, pour combien de temps encore?
    A l’émission “Huis Clos” de Télé-Qc où des sujets d’actualité sont débattus entre participants (échantillonnage représentatif de la population québécoise?), on constate que la majorité se prononce dans le sens de l’idéologie dominante néolibérale! Bon lavage de cerveaux! Les jeunes générations opteront-elles pour le modèle économique néolibéral, les valeurs américaines et la culture anglophone? Pour se fondre dans un grand tout nord-américain? N’a-t-il pas déjà été question dans l’histoire du Québec et du Canada que l’on soit annexé aux Etats-Unis?

    Les nouvelles générations qui subissent le lavage de cerveaux de l’idéologie néolibérale et qui n’entendent à la radio que de la musique anglophone ne peuvent avoir le goût du Québec, ni le goût de conserver leur langue et leur culture comme les générations précédentes. Qui de ces nouvelles générations, ayant subi les divers changements de programmes du ministère de l’Education, connaît bien ses racines, i.e. l’histoire du Québec depuis ses origines et racontée selon le point de vue de la nation québécoise? Qu’est devenue la fierté de la nation québécoise avec la trahison de ses élites?
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  • MJ - Inscrite
    23 février 2011 10 h 42
    Le Québec, une société distincte mais pour combien de temps encore? (suite et fin)
    Où désormais peut-on entendre de la chanson "engagée" francophone et québécoise des années 60 et 70 (depuis la Révolution tranquille et l’éveil de la nation québécoise), ces années de hautes luttes que ne connaissent pas les générations actuelles qui ont grandi pour la plupart dans l'ouate? La chanson québécoise a perdu sa vitalité, autant du point de vue musical que des paroles qui sont devenues vides de sens, sans contenu, reflétant peut-être cet endormissement collectif face à notre destin. Une sorte de "musak", éliminant toute réflexion, nous plongeant dans ce vide existentiel collectif!

    A Montréal, je me sens comme aliénée à ma propre culture, telle une étrangère dans une ville inconnue. Travailler en français à Montréal dans le secteur privé a toujours été un mythe plus qu’une réalité, autant avant la promulgation de la Loi 101 que depuis son démantèlement à petit feu, avec notamment l’intrusion des juges de la Cour suprême dans la sphère québécoise. Leurs jugements dénotent une fin de non-recevoir de l’existence de la nation québécoise et de sa société distincte, alors que ces mêmes juges reconnaissent sur d’autres terrains les droits et libertés des autres cultures en territoire québécois!
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  • Patrick M. Gouin - Inscrit
    23 février 2011 10 h 46
    Mégalomanie...
    M. Legault, ce «self made» millionnaire se croit né pour gouverner et non suivre et servir.
    Y a-t-il quelqu'un qui peut me rappeler les grands et bons coups de Legault à titre de ministre?
    Personnellement, je l'ai trouvé assez ordinaire.
    Compétent, sans plus.
    Aujourd'hui, n'importe quoi pour le pouvoir.
    Justement, n'importe quoi!
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  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné
    23 février 2011 12 h 17
    Quel couple mal assorti
    Le boulet

    Le COAQ a du plomb dans l'aile. il s'appelle Charles Sirois.

    Don Quichotte et Sancho Panza formaient un meilleur couple ...
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  • Gajepi - Abonné
    23 février 2011 12 h 45
    Félicitations pour votre beau programme !!!
    Le PQ comme le CAQ, les péquistes comme les caquistes nous convient à un retour tranquille à la soumission d'antan, d'avant la révolution tranquille, à une intendance coloniale du Québec, à une gouvernance servilement comptable d'une succursale qui envoie 50% de ses revenus à l'étranger, à sa maison mère qui en dispose à sa guise, comme bon lui semble.
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  • Pierre François Gagnon - Inscrit
    23 février 2011 14 h 53
    Si scission il y aurait...
    ... elle se produirait sur la droite tant du PLQ, que de l'ADQ et du PQ, de toute évidence. Car il n'y a certainement pas de place pour 4 partis politiques de droite au Québec.

    Le choix de la gauche intelligente, c'est-à-dire hétérodoxe (non-idéologique), altermondialiste, humaniste (masculinisme et féminisme enfin "harmonisés"), souverainiste et écolo-scientifique, est on ne peut plus clair et net désormais: Québec Solidaire, bravo !
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  • Naturelebo - Inscrit
    23 février 2011 17 h 56
    Ok Legault, mais Sirois ???
    Le ballon va dégonfler !!!

    Il est à côté d'un banquier, c'est à cause de cette population que le monde est tombé en crise mondiale en 2008,

    maintenant, il va venir dire quoi faire à l'État alors que ce sont les États justement qui ont sauvé, pas la gauche trop généreuse, mais la droidroite trop égoïste !!! Les banques et les riches sont encore riches aujourd'hui à cause de ceux qui travailent pour 15 000$ à 150 000$ par année qui ont sauvé pour 90% les millionnaires et milliardaires de ce monde...

    Venez pas me faire la morale M. Sirois, non MERCI !!!

    Non merci !!!
    Legault Ok, mais un banquier, on s'en passera pour tout de suite !!!
    Privatiser hydro-Québec, c'est comme dire, Wow, 2 milliards de dollars va aller dans 1000 poches au lieu de tous les Québécois-e-s et ce, avec plus de 50% des profits virés à l'étranger.

    Mon modèle à moi est la Norvège...
    S'ouvrir au monde, c'est pas seulement s'ouvrir à la Floride ou encore à l'Alberta,,, ça, c'est la voie des tenants d'un Québec province, pour eux, le monde se limite à ce qui parle anglais !!!

    Moi, mon modèle reste la Norvège !!! pis Legault, il n'est pas ben ben vers cette richesse réelle et COMMUNE !!!
    Merci beaucoup !!!
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  •  
  • Monsieur Pogo - Inscrit
    24 février 2011 02 h 14
    Je suis la nouvelle Norvège...
    « Les enseignants seraient évalués et rémunérés selon les résultats de leurs élèves. »

    Ben quin ! Tous les élèves vont passer !
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  • Gebe Tremblay - Inscrit
    24 février 2011 11 h 08
    Pas une scission
    À mon avis, les têtes dirigeantes du PQ ont collaboré avec Legault et Sirois pour créer ce nouveau groupe qui pourrait devenir un parti selon la réaction de l'opinion publique, car ces têtes dirigeantes sont associées en affaire dans les mêmes entreprises que ces messieurs, ainsi que des têtes au PLQ.

    Ces propositions corporatistes dont bénéficieraient ces entreprises, le PQ ne pouvait pas les faire car contraire à son image social-démocrate. Ce rôle revenait traditionellement au PLQ, mais celui-ci a perdu toute crédibilité, comme l'ADQ d'ailleurs. Il fallait donc créer un nouveau groupe.

    L'idée est d'en proposer le plus possible pour permettre au PQ d'en proposer moins et donc de conserver son image modérée. Ainsi ils réussissent à en faire introduire quelques unes à la fois.

    Ils font le même truc aux USA.
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