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Même s'ils rentrent au travail, les procureurs refusent de se rasseoir avec Québec et demandent la démission du directeur des poursuites

Robert Dutrisac , Brian Myles   23 février 2011  Québec
À 13h pile hier, «la mort dans l’âme», les procureurs de la Couronne regagnaient leur bureau, comme le leur imposait la loi spéciale édictée par Québec.<br />
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
À 13h pile hier, «la mort dans l’âme», les procureurs de la Couronne regagnaient leur bureau, comme le leur imposait la loi spéciale édictée par Québec.
Ulcérés et humiliés par l'imposition de la loi spéciale, les procureurs ont rejeté hier l'invitation «odieuse» du gouvernement à négocier et réclament plutôt la démission du directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), Louis Dionne, qui n'a plus leur confiance.

«Les procureurs ne comprennent pas pourquoi Louis Dionne n'a pas pris la parole pour défendre l'institution et ça fait en sorte que le lien de confiance est brisé», a déclaré en matinée hier le président de l'Association des procureurs en poursuites criminelles et pénales (APPCP), Me Christian Leblanc. Quelque 90 minutes auparavant, la majorité libérale, au terme d'un débat qui a duré toute la nuit, a permis l'adoption du projet de loi 135 ordonnant le retour au travail des 450 procureurs de la Couronne et des 1000 juristes de l'État.

Au dernier décompte du DPCP hier, 6 des 14 procureurs en chef avaient envoyé une lettre de démission à Louis Dionne pour redevenir simple procureur et 25 des 36 procureurs en chef adjoints ont fait de même, soit un total de 31 cadres sur 50. Ces cadres ont perdu confiance dans le DPCP, à l'instar de leurs collègues, les procureurs en grève, estime Me Leblanc.

Les procureurs s'expliquent mal pourquoi Louis Dionne s'est retrouvé du côté du Conseil du trésor lors des négociations. Tout en rappelant que le DPCP doit préserver l'indépendance de l'institution judiciaire envers le pouvoir exécutif, l'APPCP dénonce le lien d'emploi que maintient Me Dionne avec le Conseil exécutif: quand Me Dionne décidera de quitter ses fonctions, il est assuré d'un poste au même salaire au sein du ministère du premier ministre.

Lundi, Louis Dionne a refusé d'accepter de «reclasser» les procureurs en chef qui avaient perdu confiance en lui. Hier, il a refusé de démissionner, bien qu'il reconnaisse être au centre d'une tourmente. «En pleine tempête, un capitaine ne quitte pas son navire», écrit-il dans son communiqué. Il soutient qu'il a «fait valoir avec ardeur» les «problèmes importants» de l'organisme qu'il dirige depuis quatre ans.

Tôt hier matin à l'Assemblée nationale, tant la présidente du Conseil du trésor, Michelle Courchesne, que le ministre de la Justice, Jean-Marc Fournier, ont convié les procureurs à poursuivre les négociations. Il ne s'agit pas de discuter de rattrapage salarial, a précisé plus tard Jean-Marc Fournier. On veut discuter de mesures visant à améliorer les conditions de travail, dont des primes que pourraient toucher certains procureurs.

Retour au travail

«C'est particulièrement odieux de dire aux procureurs de la Couronne, après leur avoir imposé une loi spéciale: "Maintenant qu'on vous a retiré tout moyen de pression, tout rapport de force, maintenant que vous êtes à la totale merci de l'employeur, venez vous asseoir, pour une fois, on va négocier de bonne foi"», a livré amèrement Me Leblanc, qui a donné l'assurance que les procureurs rentreront au travail à 13h, comme l'ordonne la loi, «la mort dans l'âme» toutefois.

À 13h pile, les procureurs du district judiciaire de Montréal se sont mis en rang pour regagner leur bureau en silence. «Il n'y aura pas de grève de zèle. Il n'y aura pas de ralentissement délibéré du système», a dit Sonia Lebel, porte-parole de l'APPCP.

Rappelons que les procureurs de la Couronne s'étaient réjouis de la création du DPCP en 2004. À la suite des frasques de l'ex-ministre de la Justice, Marc Bellemare, dont le zèle interventionniste avait failli provoquer l'avortement du premier mégaprocès des Hells Angels, ils avaient insisté pour que Québec sépare les fonctions de ministre de la Justice et de Procureur général.

La formule retenue par les libéraux les a vite fait déchanter. Selon John-Denis Gerols, porte-parole de l'APPCP, le Directeur des poursuites criminelles et pénales aurait dû relever de l'Assemblée nationale, comme le Vérificateur général, et non du ministre de la Justice.

«On peut donner un nom, des apparences et une façade au Directeur des poursuites criminelles et pénales, mais en réalité, il n'est pas indépendant du ministère de la Justice. Il n'est qu'un servile exécutant. Ce n'est pas dans l'intérêt de la justice qu'il continue [son mandat]», estime Me Gerols.

Hier, la chef de l'opposition officielle, Pauline Marois, n'a pas réclamé la tête de Louis Dionne, une question, selon elle, «très délicate». En revanche, la leader parlementaire de l'Action démocratique du Québec, Sylvie Roy, croit qu'il doit démissionner parce qu'«il ne comprend pas son rôle».
 
 
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  • tohi1938 - Inscrit
    23 février 2011 06 h 38
    Tant l'attitude des procureurs que leurs demandes sont déraisonnables.
    Tant pis pour eux!
    Trêve d'effets de manche, de déchirage de chemises, de ratiocinage et de placotage, et le système fonctionnera beaucoup mieux et beaucoup plus vite.
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  • Sanzalure Sanzalure - Inscrit
    23 février 2011 07 h 37
    Deux poids, deux mesures
    La population accepte sans rechigner que l'on gaspille des milliards en armements inutiles, que l'on paye des millions à des joueurs de hockey inutiles, mais rechigne à payer des travailleurs qui font un travail utile. C'est à n'y rien comprendre.

    Serge Grenier
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  • Jean_Yves - Abonné
    23 février 2011 07 h 42
    «Ulcérés» «humiliés» «odieuse»
    Le moins qu'on puisse dire c'est que les procureurs font dans l'enflure verbale, et pas a moitié!

    Ils croyaient quoi au juste? Qu'ils avaient droit a la prise d'otage a volonté de notre système judiciaire?
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  • Real Trepanier - Abonné
    23 février 2011 08 h 28
    Un de trouvé...
    Louis Dionne devrait démissioner...Charest a besoin de 15 juges.
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  • PENSONS-Y - Abonné
    23 février 2011 08 h 38
    Le juda Dionne
    Les procureurs ont pu compter sur la solidarité de leurs procureurs en chef, et logiquement ils auraient obtenu également celle du Directeur, Louis Dionne

    Mais ce dernier s'est révélé être l'homme du gouvernement Charest. Qui s'en étonnerait, après avoir vu de quel coté il s'est placé lors de la commission Bastarache...?
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  • bourgeoisgentilhomme - Inscrit
    23 février 2011 08 h 39
    Je ne peux laisser passer ce commentaire
    Quand on compare le coût des armements nécessaires à assurer notre souveraineté nationale et pour respecter les traités signés avec d'autres nations ( quoique pour certains le Canada ne soit pas leur pays ) et les salaires de vedettes payés par le revenu discrétionnaire des fans, je crois qu'on mêle les choses. Rien ne me prouve dans les articles de journaux que les procureurs avaient un réel désir de négocier. On demande du support en masse ( 200 au lieu de 120 ) et un ronflant 40% sans oublier leurs plans de retraite bonifiés. Vous savez le 70% des 5 dernières années. Adieu retraite dorée ( pour le moment).
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  • Bagheera - Inscrite
    23 février 2011 08 h 46
    La logique
    Je ne comprends pas les gens qui sont contre ce que réclame les procureurs de la couronne. Ils sont très utiles à notre système judiciaire, il faut comprendre que pour attirer des finissants à devenir procureur, le gouvernement doit les traiter avec respect, et leur accorder des conditions de travail similaire au privé ou ce qui se fait dans d'autres provinces.

    Certains procureurs tiennent à bout de bras de gros dossiers et ils ont besoin d'aide, et combien d'entre eux travaillent en dehors de leurs heures de travail pour être sur d'être bien préparé.

    Les gens qui disent qu'ils sont déjà très bien payés, vous avez raison, par contre combien d'années êtes vous restés sur les bancs d'école et dans qu'elle genre de conditions travaillez-vous?

    Je trouve dommage que l'on appuie pas la cause des procureurs, comme société nous nous devons d'avoir des avocats qualifiés et avec de l'expérience si nous voulons que les criminels soient derrière les barreaux.

    La prochaine que vous les crititiquez je vous souhaite que vous n'ayez jamais affaire avec un criminel et un procureur qui est tellement débordé qu'il n'a pas le temps de bien préparer son procès.
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  • TRIPOD - Inscrit
    23 février 2011 10 h 20
    «En pleine tempête, un capitaine ne quitte pas son navire»
    Louis Dionne a pris parti pour John James Charest et le PLQ même si sa fonction exigeait qu'il soit indépendant du ministère de la Justice !

    Malheureusement pour lui, le navire prend déjà l'eau et, à défaut de "couler" avec lui, Louis Dionne devrait être "jeté" par dessus bord !
    Il est de plus un autre bel exemple de quel côté penche la justice au Québec ! Avec des marionnettes semblables un peu partout dans la Fonction publique on comprend maintenant un peu mieux pourquoi John James Charest peut continuer impunément à prendre toutes sortes de décisions impopulaires contre les intérêts des québécois !
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  • Francois Dorion - Abonné
    23 février 2011 10 h 34
    une question d'équité
    Il est curieux de voir à quel point le gouvernement charest soigne bien financièrement les médecins et néglige à ce point les intervenants judiciaires; j'espère qu'il n'attend pas que la paix sociale soit une valeur dépassée pour intervenir.
    Ou est-il même capable de concevoir ce qu,est la paix sociale, ce batailleur de fond de ruelle qui ne pense qu'à contrôler tous les éléments de son gouvernement et à croiser le fer contre les méchants péquistes?

    François Dorion LLM
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  • homocalculus - Inscrit
    23 février 2011 11 h 22
    Négocier: trop tard.
    Comme nous sommes partie d'une "société de droits", tous les érudits de cette matière (universitaires-savants) s'entendent dans le monde pour séparer le "juridique" de l'exécutif et du politique; tout le monde sait cela...excepté nos illuminés politiciens .
    Comme les professionnels de la santé (médecins), les procureurs de la couronne sont ceux et celles qui "interviennent juridiquement" pour la défense des droits des justiciables et ainsi, protéger la démocratie; ils ne peuvent donc pas être considérés comme des "simples fonctionnaires" de l'état! Comme les juges, ils sont partie du système juridique qui veut protéger le citoyen. Si tel est le cas, leurs conditions de travail (même le salaire...) doivent être traitées différemment des fonntionnaires en général.
    Cette loi spéciale est "insultante et démotivante" pour le moins qu'on puisse penser. Que fait-on du principe en administration de ce qu'on appelle la "synergie"? Une absence de synergie coûte un bras lorsqu'on ne la favorise pas et ici, on la TUE!
    Et, comme nos politiciens ont le nez collé sur la vitre, "ben, voyons-donc Baptiste le Payeur, paie et ferme-la" !
    Où allons-nous ? Comme la RAMQ, on devrait avoir une RAJQ (Régie de l'Assurance Juridique du Québec) ; comme la santé, le citoyen aurait le droit à une assistance juridique payée par tous ! Plusieurs juristes seraient d'accord avec cela... Mais ce n'est pas demain la veille !
    Homocalculus
    maurice.bernard@videotron.ca
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  • Pierre Rousseau - Inscrit
    23 février 2011 11 h 23
    Indépendance des procureurs
    Le Canada a connu une série de problèmes majeurs d'interférence par des politiciens dans les poursuites pénales (par exemple, obliger les procureurs à poursuivre une personne dont les procureurs savaient que le preuve était insuffisante pour obtenir une condamnation, à des fins de capital politique) jusqu'au point où la plupart des provinces et le fédéral ont créé un poste de Directeur des poursuites publiques, ou criminelles et pénales ou encore du Service des poursuites pénales du Canada. L'intention était donc de s'assurer qu'il n'y aurait pas de possibilité pour un Ministre de la Justice et / ou Procureur général (un politicien élu) d'influencer les poursuites pénales.

    Ce système existe dans plusieurs autres pays de tradition de Common Law comme en Australie et, évidemment, en Grande Bretagne et le Directeur jouit de plus ou moins d'indépendance selon les modèles choisis. Le Québec a choisi un modèle qui a moins d'indépendance que d'autres et au lieu d'être complètement indépendant, le Directeur (Me Dionne) relève du Ministre de la Justice et Procureur général. C'est dans cet optique que son indépendance est mise en question.

    Ce qui est cependant aussi important c'est que le Directeur a perdu la confiance de ses troupes, y compris de ses gestionnaires, et il ne peut plus faire oeuvre utile à ce poste si ce n'est que de représenter le Ministre, un point c'est tout. Dans ces circonstances, c'est toute l'indépendance et la raison d'être de ce poste qui est aussi en question. Me Dionne est devenu une marionnette de son ministre et s'il a à coeur son service, il va démissionner car il va se rendre compte que son temps comme gestionnaire utile est passé.
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  • Pierre-Paul De Foy - Inscrit
    23 février 2011 11 h 34
    Le barreau du Québec
    Le barreau du Québec dénonce la façon de faire du gouvernement. Je dénonce la façon de faire du barreau du Québec, en protégeant des avocats très véreux qui m'ont tout simplement fraudé. Avec ces agissements le barreau enfrein l'article 141 du code criminel et il en est très concient, mais en tant que simple citoyen, je n'ai plus les moyens de me défendre. De plus dans l'article, nous citons que le gouvernement cause plus tort a l'administration de la justice, que la grève. Est-ce que les avocats véreux, menteurs et hypocrites causent un tort aux personnes lésées dans leurs droits. Je peux vous dire que oui parce que j'en souffre depuis 15 ans. L'association des juristes estime que la loi spéciale brime leurs droits fondamentaux, par contre le barreau ne se gêne pas pour brimer les droits des citoyens, en leur mentant et en abusant de leur confiance. Certains citoyens ont entamer des procédures contre le barreau du Québec tel que Mr.Éric Lavoie, Mme Christina Mc Culloch, malheureusement je n'ai pu le faire car mon handicap ne m'a pas permis de me ramasser assez de fonds pour poursuivre ce dit barreau, qui estime plus rentable de garder ses fonds d'indemnisation aux victimes, afin qu'ils puissent se permettre des soupers champagne et caviar et redistribuer le reste parmi leurs membres. L'association de juristes de l'état prendra tout les recours possibles afin de contester cette loi. Est-ce que ces fonds seront pris a même les fonds d'indemnisation des victimes du barreau et d'avocats véreux, puisqu'il semble que l'on ne veuille jamais indemniser les victimes. Au Québec le criminel se nourrit de l'indulgence de la justice et la victime le paie de ses biens de sa santé et parfois même de sa vie.
    Pierre-Paul
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  • LeBlanc Andre - Inscrit
    23 février 2011 12 h 39
    Et si tous les employeurs avaient le pouvoir d'adopter une telle loi...
    Si j'étais employeur au privé j'en voudrai un pouvoir comme ça moi aussi. C'est bien plus plaisant à titre d'employeur de "jouer" le jeu du droit à l'association si on peux imposer ses règles à sa guise. Est-ce le genre de société pour laquelle les québécois se sont tant battus ? Que fait-on du droit à l'association ? Si le privé ne peut prendre ce genre d'actions, en quoi l'employeur public est-il si différent. Parce que c'est nos taxes qui payent leurs salaires ? Pourtant quand j'achète le journal de Montréal c'est mon argent qui paye leurs salaires. Procureurs de la couronne, si vous ne pouvez pas faire respecter le droit à l'association, qui pourra ? Cette loi viole votre droit protéger par la Charte des droits et libertés. En fait, elle viole le droit à l'association de tous les employés au Québec.
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  • Francois - Inscrit
    23 février 2011 12 h 42
    Manifestation
    Le 19 mars prochain grande manisfestation devant les bureaux du gouvernement à Montréal et Québec pour sa destitution. Ça va montrer que la société québécoise ne fait plus confiance au gouvernement au pouvoir et souhaite son départ.
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  •  
  • NELLIGAN2 - Inscrit
    23 février 2011 17 h 13
    Merci monsieur de Foy
    Vous avez parlé(écrit) pour moi, je suis dans la même situation que vous,
    j,aimerais bien vous rencontrer, vous semblez un homme intéressant et plein
    de bon sens.
    Merci encore monsieur Pierre-Paul de Foy
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  •  
  • PENSONS-Y - Abonné
    23 février 2011 18 h 51
    la loi spéciale, une décision "populiste"
    La fonction publique sert souvent de bouc émissaire pour tous les grands maux économiques de l'État. Quand à moi, c'est un préjugé facile et grossier.

    Devant la grogne au DPCP, Jean Charest avait 2 choix : l'un responsable, qui consistait à trouver la façon diplomatique de renforcer notre système judiciaire lequel craque maintenant au même titre que celui de l'éducation et de la santé; l'autre "populiste" qui se réduisait à asséner un grand coup de matraque à ce qu'il fait passer pour une vulgaire fonction publique gâtée. La masse des (bêtes) "anti-fonfons" ont certainement apprécié...

    Comme chaque fois qu'il a un choix politique à faire, JJC prend l'option "populiste" pour se faire du capital politique car il en sent un urgent besoin de remonter dans l'électorat. Quitte à ce que tous ceux qui ont juste un peu plus de vision que lui (ils sont de plus en plus nombreux...) ragent de tout leur corps devant si peu de responsabilité de la part d'un chef de gouvernement !
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