Vives réactions autour du manifeste de Legault
Québec — Le gouvernement libéral n'a pas attendu le manifeste de François Legault avant de réinvestir dans l'enseignement, a fait valoir hier la ministre de l'Éducation, Line Beauchamp.
En insistant sur la nécessité de revaloriser l'éducation, l'ex-ministre péquiste enfonce une porte déjà ouverte par le gouvernement Charest, a soutenu Mme Beauchamp, appelée à commenter les points saillants du manifeste de M. Legault qui ont fait l'objet d'une fuite dans les médias.
«On a déjà fait le choix d'investir plus en éducation, ça me semble indéniable. En sept ans, le budget du ministère de l'Éducation a augmenté de 32 %», a-t-elle déclaré, en marge d'une allocution devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.
D'après les informations qui ont filtré jusqu'à présent, le manifeste met de côté la souveraineté, place l'éducation au centre des priorités nationales et plaide pour un important rehaussement salarial des enseignants.
Du côté péquiste, la discrétion était de mise hier après-midi. Néanmoins, le député de Roberval, Denis Trottier, a paru enthousiasmé par la décision de M. Legault de faire de l'éducation une priorité absolue. Attendu depuis des mois, le manifeste de M. Legault est susceptible de servir de source d'inspiration, selon le député. «Je pense que M. Legault peut participer à l'évolution du débat de société et ce qui est bon, on va le retenir», a-t-il analysé.
Quant à l'Action démocratique (ADQ), la leader parlementaire Sylvie Roy a refusé de se prononcer, préférant attendre de lire le document en entier. «Si ça ressemble à nos idées, c'est tant mieux», a-t-elle opiné.
Le milieu syndical est loin de partager cet optimisme. M. Legault a beau proposer de meilleurs salaires pour les enseignants, sa vision de l'éducation soulève les pires craintes au sein de la Centrale des syndicats du Québec. «On va mettre de la pression sur le personnel sans mettre les moyens appropriés, on va évaluer les enseignants quotidiennement. Je n'ai pas lu son manifeste, mais la première mouture est plutôt alarmante», a signifié le président de la centrale, Réjean Parent.
En insistant sur la nécessité de revaloriser l'éducation, l'ex-ministre péquiste enfonce une porte déjà ouverte par le gouvernement Charest, a soutenu Mme Beauchamp, appelée à commenter les points saillants du manifeste de M. Legault qui ont fait l'objet d'une fuite dans les médias.
«On a déjà fait le choix d'investir plus en éducation, ça me semble indéniable. En sept ans, le budget du ministère de l'Éducation a augmenté de 32 %», a-t-elle déclaré, en marge d'une allocution devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.
D'après les informations qui ont filtré jusqu'à présent, le manifeste met de côté la souveraineté, place l'éducation au centre des priorités nationales et plaide pour un important rehaussement salarial des enseignants.
Du côté péquiste, la discrétion était de mise hier après-midi. Néanmoins, le député de Roberval, Denis Trottier, a paru enthousiasmé par la décision de M. Legault de faire de l'éducation une priorité absolue. Attendu depuis des mois, le manifeste de M. Legault est susceptible de servir de source d'inspiration, selon le député. «Je pense que M. Legault peut participer à l'évolution du débat de société et ce qui est bon, on va le retenir», a-t-il analysé.
Quant à l'Action démocratique (ADQ), la leader parlementaire Sylvie Roy a refusé de se prononcer, préférant attendre de lire le document en entier. «Si ça ressemble à nos idées, c'est tant mieux», a-t-elle opiné.
Le milieu syndical est loin de partager cet optimisme. M. Legault a beau proposer de meilleurs salaires pour les enseignants, sa vision de l'éducation soulève les pires craintes au sein de la Centrale des syndicats du Québec. «On va mettre de la pression sur le personnel sans mettre les moyens appropriés, on va évaluer les enseignants quotidiennement. Je n'ai pas lu son manifeste, mais la première mouture est plutôt alarmante», a signifié le président de la centrale, Réjean Parent.
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