Pétrole sur l'île d'Anticosti - Marois veut une étude du BAPE
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Pauline Marois se défend de vouloir imposer un moratoire sur l’exploitation du pétrole de schiste.
Québec — La chef de l'opposition officielle, Pauline Marois, exige que le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) se penche sur les gisements pétroliers de l'île d'Anticosti avant que Pétrolia puisse procéder à des travaux d'exploration plus poussés.
Mais la chef péquiste s'est défendue de vouloir imposer un moratoire sur l'exploitation de ces gisements non traditionnels de pétrole de schiste. «Il devrait y avoir sûrement une étude environnementale du BAPE», a déclaré Pauline Marois, qui a tenu une conférence de presse en compagnie du leader parlementaire, Stéphane Bédard. Point besoin de parler d'un moratoire — un mot dont elle a cherché à éviter l'usage — puisque l'exploration n'est pas commencée, a argué Mme Marois.
Pétrolia en est aux premières étapes de l'exploration — l'extraction de carottes — sur l'île d'Anticosti, un territoire protégé jusqu'en 2007, année où le ministre de l'Environnement de l'époque, Claude Béchard, a ordonné son dézonage. Cette opération permettait à Hydro-Québec de céder l'année suivante ses droits à Pétrolia sur 35 concessions totalisant 5000 km2 en vertu d'un contrat toujours gardé secret malgré les récentes implorations de la ministre des Ressources naturelles et de la Faune, Nathalie Normandeau. Après le refus du président de Pétrolia, André Proulx, de rendre public le contrat, Hydro-Québec lui enverra une lettre pour lui demander formellement de le faire, a-t-on indiqué, hier, à la société d'État.
Le 8 février dernier, Nathalie Normandeau a rencontré pendant une heure et demie les dirigeants de Pétrolia, qui lui ont remis un projet de communiqué de presse contenant de l'information privilégiée sur les derniers résultats de l'exploration sur l'île d'Anticosti, comme le révélait RueFrontenac.com. Ce communiqué a été diffusé le lendemain. Stéphane Bédard s'est dit «très troublé» par ces circonstances qu'il juge obscures.
L'attachée de presse de la ministre, Marie-France Bédard, a indiqué, hier, qu'à sa connaissance, il n'avait pas été question lors de cette rencontre des royautés que pourrait toucher Hydro-Québec en vertu de l'entente secrète.
À l'Assemblée nationale, Pauline Marois a repris les extrapolations du président de Pétrolia, André Proulx, en évoquant la possibilité d'extraire 3 milliards de barils de pétrole de l'île d'Anticosti pour des revenus de 240 milliards de dollars, ce que n'a pas manqué de railler le premier ministre Jean Charest. «C'est trop beau pour être vrai», a-t-il lancé. Le «gros bon sens» dit qu'«il faut se méfier».
Comme l'a fait Jean Charest, Nathalie Normandeau a critiqué, hier, Mme Marois pour avoir mis sur pied en 2001-2002 un régime de crédits d'impôt pour l'exploration minière, gazière et pétrolière, une mesure que le gouvernement Charest a pourtant décidé de maintenir.
Pauline Marois a expliqué que ces crédits d'impôt remplaçaient le programme d'actions accréditives devenu une véritable «passoire». Elle a accusé le gouvernement Charest de vendre au rabais les ressources naturelles du Québec et elle a déploré qu'il ait démantelé la filiale d'Hydro-Québec de pétrole et de gaz.
Mais la chef péquiste s'est défendue de vouloir imposer un moratoire sur l'exploitation de ces gisements non traditionnels de pétrole de schiste. «Il devrait y avoir sûrement une étude environnementale du BAPE», a déclaré Pauline Marois, qui a tenu une conférence de presse en compagnie du leader parlementaire, Stéphane Bédard. Point besoin de parler d'un moratoire — un mot dont elle a cherché à éviter l'usage — puisque l'exploration n'est pas commencée, a argué Mme Marois.
Pétrolia en est aux premières étapes de l'exploration — l'extraction de carottes — sur l'île d'Anticosti, un territoire protégé jusqu'en 2007, année où le ministre de l'Environnement de l'époque, Claude Béchard, a ordonné son dézonage. Cette opération permettait à Hydro-Québec de céder l'année suivante ses droits à Pétrolia sur 35 concessions totalisant 5000 km2 en vertu d'un contrat toujours gardé secret malgré les récentes implorations de la ministre des Ressources naturelles et de la Faune, Nathalie Normandeau. Après le refus du président de Pétrolia, André Proulx, de rendre public le contrat, Hydro-Québec lui enverra une lettre pour lui demander formellement de le faire, a-t-on indiqué, hier, à la société d'État.
Le 8 février dernier, Nathalie Normandeau a rencontré pendant une heure et demie les dirigeants de Pétrolia, qui lui ont remis un projet de communiqué de presse contenant de l'information privilégiée sur les derniers résultats de l'exploration sur l'île d'Anticosti, comme le révélait RueFrontenac.com. Ce communiqué a été diffusé le lendemain. Stéphane Bédard s'est dit «très troublé» par ces circonstances qu'il juge obscures.
L'attachée de presse de la ministre, Marie-France Bédard, a indiqué, hier, qu'à sa connaissance, il n'avait pas été question lors de cette rencontre des royautés que pourrait toucher Hydro-Québec en vertu de l'entente secrète.
À l'Assemblée nationale, Pauline Marois a repris les extrapolations du président de Pétrolia, André Proulx, en évoquant la possibilité d'extraire 3 milliards de barils de pétrole de l'île d'Anticosti pour des revenus de 240 milliards de dollars, ce que n'a pas manqué de railler le premier ministre Jean Charest. «C'est trop beau pour être vrai», a-t-il lancé. Le «gros bon sens» dit qu'«il faut se méfier».
Comme l'a fait Jean Charest, Nathalie Normandeau a critiqué, hier, Mme Marois pour avoir mis sur pied en 2001-2002 un régime de crédits d'impôt pour l'exploration minière, gazière et pétrolière, une mesure que le gouvernement Charest a pourtant décidé de maintenir.
Pauline Marois a expliqué que ces crédits d'impôt remplaçaient le programme d'actions accréditives devenu une véritable «passoire». Elle a accusé le gouvernement Charest de vendre au rabais les ressources naturelles du Québec et elle a déploré qu'il ait démantelé la filiale d'Hydro-Québec de pétrole et de gaz.
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