Pourquoi se «priver du privé»?, demande l'ADQ
Gérard Deltell s'oppose à ce que Québec investisse 200 millions dans le nouveau Colisée
Québec — Déçu que l'entreprise privée n'ait pas sa place dans le financement du projet d'amphithéâtre du maire Labeaume, Gérard Deltell s'oppose à ce que Québec y investisse 200 millions pour sa construction.
Le chef de l'Action démocratique réagissait hier à Québec à l'annonce conjointe faite jeudi matin par Jean Charest et Régis Labeaume. «Nous ne comprenons toujours pas pourquoi on doit "se priver du privé"», formule qu'il a répétée comme un mantra en soulignant que, dès 2007, l'ADQ proposait un nouveau Colisée financé à la fois par le public et le privé. À ses yeux, «le plan A de l'automne dernier, c'était 100 % public et le plan B d'hier, c'est 100 % public. C'est ça, la gestion de Jean Charest», a-t-il déploré, soulignant au passage que la chef péquiste Pauline Marois s'est dite d'accord avec la décision gouvernementale. «Ce qu'on a vu hier, tant du côté du gouvernement que de l'opposition officielle, c'est une abdication complète de cette responsabilité» de bonne gestion des finances publiques.
M. Deltell a dit ne pas comprendre pourquoi la Ville et le gouvernement du Québec n'ont pas sauté sur l'«occasion en or» qu'aurait représentée une participation de Quebecor. «Pourquoi avoir écarté l'offre de Pierre Karl Péladeau, qui, le 23 janvier dernier, affirmait avoir déposé une offre substantielle de plusieurs dizaines de millions de dollars pour la construction de l'amphithéâtre, ce qui aurait réduit d'autant la part des contribuables?»
M. Deltell croit que l'annonce de Jean Charest envoie un drôle de message aux autres municipalités du Québec. D'ailleurs, certains d'entre eux ont commencé à invoquer l'exemple de Québec pour réclamer une aide similaire du gouvernement du Québec chez eux.
Quant à une éventuelle participation du fédéral, Gérard Deltell a dit la souhaiter, mais sans pour autant enjoindre au gouvernement Harper de plonger. Lorsqu'on lui a fait remarquer que sa position était similaire à celle de la ministre fédérale Josée Verner, M. Deltell a répondu: «Je ne négocie pas au nom du gouvernement fédéral, c'est elle qui est sollicitée là-dessus.»
Du reste, le gouvernement fédéral a exclu hier l'idée d'utiliser les revenus de quelque 2 milliards de la taxe sur l'essence pour aider des villes à construire de nouveaux arénas. Cette possibilité avait été évoquée cette semaine par un député conservateur ontarien. De passage à Montréal hier, le ministre fédéral des Transports et de l'Infrastructure, Chuck Strahl, a tenu à rejeter clairement cette possibilité. Ottawa ne ferme toutefois pas totalement la porte au financement partiel de l'amphithéâtre annoncé jeudi, ce qui pourrait être fait par d'autres moyens, a fait savoir un porte-parole de M. Strahl.
Selon Radio-Canada, les compagnies Bell et Evenko pensent à participer au projet de nouvel amphithéâtre, une fois construit. Bell songe à donner son nom au complexe et à s'impliquer dans la gestion des spectacles, ce qui intéresse aussi Quebecor. Evenko souhaiterait seulement participer à la gestion de la salle.
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Avec La Presse canadienne
Le chef de l'Action démocratique réagissait hier à Québec à l'annonce conjointe faite jeudi matin par Jean Charest et Régis Labeaume. «Nous ne comprenons toujours pas pourquoi on doit "se priver du privé"», formule qu'il a répétée comme un mantra en soulignant que, dès 2007, l'ADQ proposait un nouveau Colisée financé à la fois par le public et le privé. À ses yeux, «le plan A de l'automne dernier, c'était 100 % public et le plan B d'hier, c'est 100 % public. C'est ça, la gestion de Jean Charest», a-t-il déploré, soulignant au passage que la chef péquiste Pauline Marois s'est dite d'accord avec la décision gouvernementale. «Ce qu'on a vu hier, tant du côté du gouvernement que de l'opposition officielle, c'est une abdication complète de cette responsabilité» de bonne gestion des finances publiques.
M. Deltell a dit ne pas comprendre pourquoi la Ville et le gouvernement du Québec n'ont pas sauté sur l'«occasion en or» qu'aurait représentée une participation de Quebecor. «Pourquoi avoir écarté l'offre de Pierre Karl Péladeau, qui, le 23 janvier dernier, affirmait avoir déposé une offre substantielle de plusieurs dizaines de millions de dollars pour la construction de l'amphithéâtre, ce qui aurait réduit d'autant la part des contribuables?»
M. Deltell croit que l'annonce de Jean Charest envoie un drôle de message aux autres municipalités du Québec. D'ailleurs, certains d'entre eux ont commencé à invoquer l'exemple de Québec pour réclamer une aide similaire du gouvernement du Québec chez eux.
Quant à une éventuelle participation du fédéral, Gérard Deltell a dit la souhaiter, mais sans pour autant enjoindre au gouvernement Harper de plonger. Lorsqu'on lui a fait remarquer que sa position était similaire à celle de la ministre fédérale Josée Verner, M. Deltell a répondu: «Je ne négocie pas au nom du gouvernement fédéral, c'est elle qui est sollicitée là-dessus.»
Du reste, le gouvernement fédéral a exclu hier l'idée d'utiliser les revenus de quelque 2 milliards de la taxe sur l'essence pour aider des villes à construire de nouveaux arénas. Cette possibilité avait été évoquée cette semaine par un député conservateur ontarien. De passage à Montréal hier, le ministre fédéral des Transports et de l'Infrastructure, Chuck Strahl, a tenu à rejeter clairement cette possibilité. Ottawa ne ferme toutefois pas totalement la porte au financement partiel de l'amphithéâtre annoncé jeudi, ce qui pourrait être fait par d'autres moyens, a fait savoir un porte-parole de M. Strahl.
Selon Radio-Canada, les compagnies Bell et Evenko pensent à participer au projet de nouvel amphithéâtre, une fois construit. Bell songe à donner son nom au complexe et à s'impliquer dans la gestion des spectacles, ce qui intéresse aussi Quebecor. Evenko souhaiterait seulement participer à la gestion de la salle.
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