Transport de déchets nucléaires - Pierre Arcand veut éviter les «chicanes» avec Ottawa
Québec — Bien que «vivement préoccupé» par le «précédent» que représenterait le transport de déchets nucléaires ontariens sur le Saint-Laurent, le ministre de l'Environnement Pierre Arcand veut éviter les «chicanes» avec Ottawa. Hier en Chambre, il a insisté sur l'importance de «discuter» avec le fédéral «dans le respect des institutions canadiennes», où Ottawa a compétence en matière de transport maritime.
Québec réclame qu'Ottawa révise la décision rendue par la Commission canadienne de la sûreté nucléaire (CCSN) le 4 février; celle-ci a octroyé un certificat de transport à Bruce Power inc., laquelle veut transporter de «16 générateurs de vapeur déclassés à destination de la Suède».
Selon une conversation téléphonique rapportée hier par M. Arcand, le ministre des Ressources naturelles fédéral, Christian Paradis, semble peu ouvert à la position du Québec: il soutient que le risque de l'opération est «minime». En Chambre hier, à la fin de la période de questions,
M. Arcand a réclamé l'appui de l'opposition à une motion qui demande la révision de cette décision. Le Parti québécois a quand même refusé d'appuyer la motion, jugeant qu'elle posait un «problème important»: elle aurait mis en péril la juridiction du Québec «en matière d'environnement et en matière de protection de l'eau», a précisé le leader parlementaire péquiste, Stéphane Bédard. Hier, le bureau de M. Arcand a dit vouloir revenir à la charge mardi: «Nous souhaitons travailler afin d'établir un libellé qui permette de voter de façon unanime sur cette motion pour que le Québec puisse parler d'une seule voix», a fait savoir en fin de journée l'attachée de presse du ministre, Sarah Shirley. Par ailleurs, le ministre entend demander à pouvoir assister, en mars, à un Comité national des ressources naturelles et peut-être y témoigner pour faire valoir le point de vue de Québec.
«Parle, parle, jase, jase»
Le PQ s'indigne qu'un organisme fédéral ait décidé, sans consulter le Québec, que «le fleuve Saint-Laurent serait la voie d'évacuation des déchets radioactifs de l'Ontario». La députée Martine Ouellet a déploré que le ministre se soit jusqu'à maintenant contenté de «déplorer, faire des représentations, essayer de communiquer». «C'est parle, parle, jase, jase», a raillé Mme Ouellet. Stéphane Bédard a précisé que ce que l'opposition demande au ministre, «c'est d'indiquer clairement au Canada que jamais, sans le consentement des Québécois, il n'y aura un seul bateau provenant de l'Ontario avec des déchets nucléaires qui va passer sur notre fleuve».
Le ministre a rétorqué que «contrairement au Parti québécois, qui veut générer des chicanes, qui demeure radical dans ses positions, qui est au service de la souveraineté», le gouvernement libéral était «en mode proactif» et cherche à trouver une solution: «La meilleure des solutions, en fait, pour le gouvernement du Québec, c'est de discuter avec les autorités fédérales», a-t-il affirmé.
Québec réclame qu'Ottawa révise la décision rendue par la Commission canadienne de la sûreté nucléaire (CCSN) le 4 février; celle-ci a octroyé un certificat de transport à Bruce Power inc., laquelle veut transporter de «16 générateurs de vapeur déclassés à destination de la Suède».
Selon une conversation téléphonique rapportée hier par M. Arcand, le ministre des Ressources naturelles fédéral, Christian Paradis, semble peu ouvert à la position du Québec: il soutient que le risque de l'opération est «minime». En Chambre hier, à la fin de la période de questions,
M. Arcand a réclamé l'appui de l'opposition à une motion qui demande la révision de cette décision. Le Parti québécois a quand même refusé d'appuyer la motion, jugeant qu'elle posait un «problème important»: elle aurait mis en péril la juridiction du Québec «en matière d'environnement et en matière de protection de l'eau», a précisé le leader parlementaire péquiste, Stéphane Bédard. Hier, le bureau de M. Arcand a dit vouloir revenir à la charge mardi: «Nous souhaitons travailler afin d'établir un libellé qui permette de voter de façon unanime sur cette motion pour que le Québec puisse parler d'une seule voix», a fait savoir en fin de journée l'attachée de presse du ministre, Sarah Shirley. Par ailleurs, le ministre entend demander à pouvoir assister, en mars, à un Comité national des ressources naturelles et peut-être y témoigner pour faire valoir le point de vue de Québec.
«Parle, parle, jase, jase»
Le PQ s'indigne qu'un organisme fédéral ait décidé, sans consulter le Québec, que «le fleuve Saint-Laurent serait la voie d'évacuation des déchets radioactifs de l'Ontario». La députée Martine Ouellet a déploré que le ministre se soit jusqu'à maintenant contenté de «déplorer, faire des représentations, essayer de communiquer». «C'est parle, parle, jase, jase», a raillé Mme Ouellet. Stéphane Bédard a précisé que ce que l'opposition demande au ministre, «c'est d'indiquer clairement au Canada que jamais, sans le consentement des Québécois, il n'y aura un seul bateau provenant de l'Ontario avec des déchets nucléaires qui va passer sur notre fleuve».
Le ministre a rétorqué que «contrairement au Parti québécois, qui veut générer des chicanes, qui demeure radical dans ses positions, qui est au service de la souveraineté», le gouvernement libéral était «en mode proactif» et cherche à trouver une solution: «La meilleure des solutions, en fait, pour le gouvernement du Québec, c'est de discuter avec les autorités fédérales», a-t-il affirmé.
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