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Favoritisme dans les travaux routiers - L'ADQ dénonce la «culture malsaine» au PQ et au PLQ

L'Action démocratique du Québec a dénoncé hier la «culture malsaine» des libéraux et des péquistes qui favorisent les circonscriptions qui leur sont fidèles quand vient le temps d'investir dans la construction et l'entretien des routes.

«On ne doit pas définir l'aide dans une circonscription en fonction de l'allégeance politique, sur un "post-it", par exemple! C'est malsain pour la démocratie», a déclaré le député adéquiste François Bonnardel. Ce dernier réagissait à l'étude économique révélée hier par Le Devoir selon laquelle il vaut mieux voter du bon bord si une circonscription souhaite bénéficier de dépenses routières sur son territoire.

L'étude menée par le professeur Marcelin Joanis, de l'Université de Sherbrooke, démontre que les forteresses libérales, lorsque les libéraux sont au pouvoir, et celles péquistes, lorsque le Parti québécois forme le gouvernement, reçoivent une «prime à la loyauté». On compte en effet 17 % de plus d'investissements sur le réseau routier de ces circonscriptions.

«Une route, un viaduc, ça n'a pas de couleur politique. On en est encore aujourd'hui à constater que les amis du régime sont valorisés», s'est indigné M. Bonnardel.

«C'est quoi, cette affaire-là?», a lancé la ministre Monique Gagnon-Tremblay invitée à commenter. «On suit les règles. [...] On n'est pas au temps de Duplessis!», a-t-elle ajouté.

Mais pour François Bonnardel, il y a tout lieu de s'inquiéter, surtout avec le plan d'investissements de 42 milliards prévus pour les infrastructures. «C'est un gros plat de bonbons pour les firmes d'ingénierie et les constructeurs. J'ose croire que ce n'est pas la couleur d'une circonscription qui va définir l'aide, car on a tous dans nos circonscriptions des chemins à refaire», a-t-il souligné.
 
 
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  • pierre savard - Inscrit
    10 février 2011 06 h 39
    Foutaise libérale
    On n'est pas au temps de Duplessis de dire la ministre Gagnon. Non, en effet. Nous sommes au temps de Charest. Je n'ai rien de plus à dire.
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  • François Ricard - Abonné
    10 février 2011 07 h 32
    Différent avec l'ADQ
    Si l'ADQ était au pouvoir, on peut être assuré que les circonscriptions adéquistes seraient favorisées. Il va de soi.N'en déplaise à M. Bonnardel.
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  • Lise Moga - Inscrite
    10 février 2011 09 h 08
    Le culte de l'indignation
    À considérer l'espace qu'occupe l'ADQ sur la carte provinciale, l'impact serait de peu d'envergure. Le problème serait plus grand si l'on mettait les ADQuistes dans un enclave à l'intérieur de chaque circonscription de tout autre parti.
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  • bourgeoisgentilhomme - Inscrit
    10 février 2011 09 h 42
    Pas tout à fait exact...
    Lee électeurs du comté de Labelle ont élu deux péquistes qui ont occupé à peu près toute la place depuis 1976. Les travaux d'élargissement de la principale route soit la 117 ont été effectués sous un gouvernement libéral. Les péquistes, même s'ils règnent sur le comté n'ont à peu près rien investi sur les routes. Et est-ce à dire que le comté de Shefford ne reçoit aucun subside du gouvernement actuel pour ses routes? Pour y être allé récemment, il y eut plusieurs viaducs de refaits sur l'autoroute 10. Je pense que le fait qu'un gouvernement est au pouvoir n'a pas vraiment d'incidence sur l'amélioration des routes. Tous les paliers de gouvernement avaient depuis 30 ans oublié qu'il existait des routes au Québec. Avec le programme d'infrastructures, ils sont en train de tout refaire. Quel qu'ait été le parti au pouvoir, celui-ci se serait engagé dans de tels travaux car c'était la mode de se lancer dans des travaux d'infrastructures pour lutter contre la récession et éviter le chômage. C'était la même chose aux USA. Alors, je crois que votre article n'est pas très pertinent. Bonne journée.
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  • Daniel Derome - Inscrit
    10 février 2011 10 h 50
    Biais dans l'étude?
    Rien de nouveau sous le soleil, c'est la rhétorique habituelle.

    Ce que révèle l'étude du professeur Joanis est une évidence pour tous ceux qui carrossentt un peu les chemins de notre belle province.

    J'habite un comté péquiste où plusieurs routes importantes sont dans un état lamentable. Et j'ai un chalet dans un comté libéral, où des centaines de kilomètres de routes sans problèmes ont été repavés à l'été 2009.

    Sans avoir lu l'étude du professeur Joanis, je soupçonne qu'il n'a pas tenu compte d'une distorsion statistique. Car de toute évidence, lorsque le parti québécois reprendra le pouvoir, il faudrait bien réparer les routes les plus maganées qui, par le plus grand des hasards, se trouveront dans leur comté.

    On pourrait en conclure que lorsque les Libéraux seront dans la même situation que le PQ aujourd'hui lorsqu'ils reprendront le pouvoir. Mais, les centaines de kilomètres repavées, qui n'en avaient pas besoin, aux alentours de Mansonville démontrent que le problème vient du parti libéral.

    J'ajouterai une dernière chose. Mon commentaire n'est pas partisan. Pour preuve, je vous avouerai que j'ai voté une seule fois pour le parti québécois... en 76. Et que j'ai voté libéral aux dernières élections fédérales.
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  • Eric Allard - Abonné
    10 février 2011 12 h 45
    Tellement facile de critiquer...
    ...surtout quand on n'a jamais été au pouvoir. Mais comme Mario Dumont était le mini-moi de Harper, on peut s'attendre au pire du parti qu'il a fondé si celui-ci parvenait au pouvoir. Regardez seulement tous les argents que les ministre fédéraux ont détourné de l'organisation du G8 et G20 à Toronto pour les investir dans leurs circonscriptions!

    Peu importe les partis, peu importe le pays, l'humain demeurera toujours l'humain.
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