Milieux humides - Pas de moratoire, dit Arcand
Photo : Annik MH De Carufel - Le Devoir
Le ministre Pierre Arcand n’a pas voulu prendre l’engagement de revoir la politique actuelle sur les milieux humides.
Le ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, Pierre Arcand, a rejeté hier l'idée d'un moratoire sur la destruction des derniers milieux humides de la région métropolitaine, laquelle a perdu jusqu'ici près de 80 % de ce patrimoine biologique.
Le ministre n'a pas non plus voulu prendre l'engagement de revoir la politique actuelle sur les milieux humides, qui autorise généralement la destruction légale des plus petits d'entre eux si l'on n'y trouve pas d'espèces menacées.
Or les petits milieux humides représentent 70 % des quelque 11 000 milieux humides de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), comme en fait foi l'inventaire cartographié par Canards illimités (CI) avec une subvention de 200 000 $ du ministère du ministre Arcand. Ce dernier participait d'ailleurs au dévoilement de ce travail réalisé par CI, qui a coûté 500 000 $.
Le ministre Arcand a toutefois entrouvert une toute petite porte à des changements:
«On est toujours en révision pour mieux faire les choses», a-t-il dit, ajoutant que «dans les prochains moins, on va voir ce qu'on peut faire».
Le porte-parole de Canards illimités, Bernard Filion, qui accompagnait le ministre, ne lui a pas adressé la moindre requête formelle pour augmenter le niveau de protection de ces milieux menacés par le développement urbain. Il s'est contenté de dire que son organisme avait décidé de «fournir l'information» au ministère. Mais il a ajouté que «lorsqu'on connaît le rôle que jouent les milieux humides sur le plan écologique, on comprend l'importance de les protéger et d'en assurer la gestion durable. Il convient donc d'agir en amont pour contrer la dégradation et la disparition de ces précieux écosystèmes».
Le directeur du Conseil régional de l'environnement de Laval, Guy Garant, un des plus ardents défenseurs des habitats humides de la région de Montréal, a pour sa part réclamé sans ambiguïté un «moratoire complet» sur ces habitats naturels, essentiels pour la filtration des eaux, la recharge des nappes souterraines et la protection de la biodiversité.
La région de Montréal, a-t-il rappelé, a perdu jusqu'ici 80 % de ses milieux humides d'origine. À Laval, le CRE a établi en 2009 que cette île avait perdu en 5 ans, avec les autorisations du ministère de l'Environnement, 40 % de ses derniers milieux humides.
Selon la cartographie de CI, le territoire de la CMM compte 11 000 milieux humides de plus de 0,3 ha, qui couvrent une superficie totale de 21 000 ha, soit l'équivalent de l'île de Laval. Cet inventaire sera suivi d'un autre dans les basses terres de la vallée du Saint-Laurent et de la région du Saguenay, un travail qui coûtera 2 millions au total.
CI et le ministre Arcand ont voulu divulguer hier ce travail en marge de la Journée mondiale des zones humides, le 2 février. Ce jour sera aussi le 40e anniversaire de la Convention de RAMSAR, qui visait à protéger les milieux humides exceptionnels à l'échelle planétaire.
Le ministre n'a pas non plus voulu prendre l'engagement de revoir la politique actuelle sur les milieux humides, qui autorise généralement la destruction légale des plus petits d'entre eux si l'on n'y trouve pas d'espèces menacées.
Or les petits milieux humides représentent 70 % des quelque 11 000 milieux humides de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), comme en fait foi l'inventaire cartographié par Canards illimités (CI) avec une subvention de 200 000 $ du ministère du ministre Arcand. Ce dernier participait d'ailleurs au dévoilement de ce travail réalisé par CI, qui a coûté 500 000 $.
Le ministre Arcand a toutefois entrouvert une toute petite porte à des changements:
«On est toujours en révision pour mieux faire les choses», a-t-il dit, ajoutant que «dans les prochains moins, on va voir ce qu'on peut faire».
Le porte-parole de Canards illimités, Bernard Filion, qui accompagnait le ministre, ne lui a pas adressé la moindre requête formelle pour augmenter le niveau de protection de ces milieux menacés par le développement urbain. Il s'est contenté de dire que son organisme avait décidé de «fournir l'information» au ministère. Mais il a ajouté que «lorsqu'on connaît le rôle que jouent les milieux humides sur le plan écologique, on comprend l'importance de les protéger et d'en assurer la gestion durable. Il convient donc d'agir en amont pour contrer la dégradation et la disparition de ces précieux écosystèmes».
Le directeur du Conseil régional de l'environnement de Laval, Guy Garant, un des plus ardents défenseurs des habitats humides de la région de Montréal, a pour sa part réclamé sans ambiguïté un «moratoire complet» sur ces habitats naturels, essentiels pour la filtration des eaux, la recharge des nappes souterraines et la protection de la biodiversité.
La région de Montréal, a-t-il rappelé, a perdu jusqu'ici 80 % de ses milieux humides d'origine. À Laval, le CRE a établi en 2009 que cette île avait perdu en 5 ans, avec les autorisations du ministère de l'Environnement, 40 % de ses derniers milieux humides.
Selon la cartographie de CI, le territoire de la CMM compte 11 000 milieux humides de plus de 0,3 ha, qui couvrent une superficie totale de 21 000 ha, soit l'équivalent de l'île de Laval. Cet inventaire sera suivi d'un autre dans les basses terres de la vallée du Saint-Laurent et de la région du Saguenay, un travail qui coûtera 2 millions au total.
CI et le ministre Arcand ont voulu divulguer hier ce travail en marge de la Journée mondiale des zones humides, le 2 février. Ce jour sera aussi le 40e anniversaire de la Convention de RAMSAR, qui visait à protéger les milieux humides exceptionnels à l'échelle planétaire.
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