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Concert de dénonciations des primes au rendement

Kathleen Lévesque   27 janvier 2011  Québec
Les trois partis d'opposition à l'Assemblée nationale ont dénoncé en chœur hier le système de primes de rendement qui a connu une croissance importante sous le règne libéral. En seulement quatre ans, les primes ont augmenté de 15 % dans six grandes organisations publiques.

Pour le Parti québécois, il s'agit d'une démonstration éloquente que le gouvernement de Jean Charest «dilapide les fonds publics». Le député Nicolas Marceau, porte-parole de l'opposition officielle en matière de finances, a réclamé une évaluation de la politique gouvernementale en ce qui concerne les primes de rendement dans ses différents secteurs d'activités. «Nous devons nous assurer que ces bonis incitent à la performance et à la productivité. Autrement, il faut mettre fin à cet octroi systématique», a affirmé M. Marceau.

Le parti Québec solidaire estime de son côté qu'il s'agit «d'un système qui favorise une culture d'irresponsabilité». Quant à l'Action démocratique du Québec, le député François Bonnardel a déploré le manque de transparence de ce système qui semble arbitraire.

Étude de l'IRIS


Les partis réagissaient à l'étude de l'Institut de recherche et d'information socio-économiques (IRIS), Les bonis dans le secteur public québécois: coûts et conséquences, publiée hier. Selon le document, les primes versées en 2009 à Hydro-Québec, à Loto-Québec, dans le secteur de la santé, à la Société de l'assurance automobile du Québec, à la Société des alcools du Québec et à la Commission des services juridiques ont totalisé 105 millions de dollars.

«On applique un peu aveuglément les principes du privé dans le secteur public. Ce que l'on constate, c'est que ça ne fonctionne pas et que ça ne donne pas de bons résultats», a dit Simon Tremblay-Pepin, coauteur du rapport de l'IRIS.

Dans le seul secteur de la santé, le gestionnaire responsable du projet de construction du CHUM, Clermont Gignac, a empoché quelque 37 000 $ entre 2005 et 2009 en primes de rendement. Or le dossier du CHUM est marqué par un manque de contrôle financier et des retards à répétition.

«Le CHUM est sûrement l'un des pires cas de mauvaise gestion des dernières années en santé. Récompenser la performance, j'en suis, mais pas des bonis sans objectif», a souligné M. Bonnardel. «C'est honteux», a tranché le député Marceau.

Notons que M. Gignac, tout comme les hauts dirigeants bénéficiaires de primes dans d'autres secteurs gouvernementaux, a vu sa prime suspendue pour deux ans avec le budget 2010. La mesure gouvernementale ne s'applique toutefois pas aux sociétés d'État de nature commerciale, comme Loto-Québec et la SAQ.

Le ministre des Finances, Raymond Bachand, a également réagi. Il a souligné que les primes ne sont pas versées de façon automatique et que cette façon de faire permet une plus grande efficacité.
 
 
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  • Mytch Andreino - Inscrit
    27 janvier 2011 06 h 58
    Prime!!!
    On a une congestion de prime pour nourrir les riches et non pour le publiques qui pays plus de taxe!!!
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  • alcibiade - Inscrit
    27 janvier 2011 07 h 20
    Primes au rendement
    Une façon détournée comme une autre de récompenser des amis.
    La composition habituelle d'un jury pour en déterminer le processus n'est pas exempte d'impartialité. Il faut être flatteur envers ceux-ci pour passer le test.
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  • Roland Berger - Abonné
    27 janvier 2011 07 h 55
    Sus à l'ex-lieutenant gouverneur ?
    On s'entend pour trouver scandaleux le conduite de l'ex-lieutenant gouverneur du Québec. En quoi la conduite des bénéficiaires des primes de rendement est-elle vraiment différente ?
    Roland Berger
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  • Francois-Xavier Jourdain - Inscrit
    27 janvier 2011 08 h 14
    Mon oeil!
    Efficacité mon œil, face à claque!
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  • Jean Peupu - Inscrit
    27 janvier 2011 08 h 49
    les primes crimes
    Grace a notre robis des bois des riches tout le petit monde libéral passe au cash ca l air d un bar open pour les amis
    pis nous on paye. Dans les faits ce sont toujours les mêmes qui payent la note et on a surtout rien a dire
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  • Marie-France Legault - Inscrit
    27 janvier 2011 08 h 52
    Les primes sont-elles
    justifiées par un rendement exceptionnel?

    Je suis certaine que la distribution des primes
    existe depuis longtemps et que les partis au pouvoir P.L.Q. et P.Q. ont utilisé ces "moyens" pour supposément
    créer un rendement hors des normes.

    Les québécois payent ces primes, qui, j'en suis certaine ne sont
    pas toujours justifiées...

    Y a-t-il des balises, des critères pour attribuer ces primes???
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  • André Michaud - Inscrit
    27 janvier 2011 09 h 29
    Critères?
    En 35 ans dans la fonction publique je n'ai jamais compris quels sont les critères pour les bonus des cadres...Si il y en a, je doute du sérieux de leur application..rien à voir avec le privé ou les bonus sont vraiment au rendement, et ou les employés aussi peuvent avoir des bonus si ils trouvent des moyens d'améliorer les services. Dans la bureaucratie gouvernementale on écoute jamais les employés sur le terrain, pourtant ce sont eux qui ont les solutions. Le monde à l'envers...

    Je ne serais pas surpris que ceux qui au MELS ont détruit la qualité de l'enseignement du français avec des réformes farfelues ont eu des bonus en plus!!!
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  • Marie-France Legault - Inscrit
    27 janvier 2011 10 h 47
    Le Privé et le Public...
    @ André Michaud

    -. d'accord avec vous.

    -. même si certains piquent une CRISE quand on ose parler du Privé dans la santé, les travaux publics, il reste que certaines balises sont mieux respectées encadrées.

    -.On ne donne pas des primes pour avoir des chums...
    mais pour le rendement exceptionnel vérifié dans les faits.

    -. dans le public: personne est responsable de rien, vous avez toutes les difficultés au monde pour rejoindre la personne responsable.

    -. dans le privé, vous n'avez pas de difficulté: les personnes responsables sont déjà nommées.

    -. comme dans les chantiers de construction: vous avez le nom de l'entrepreneur, l'année du travail accompli.

    -. logement municipal: la ville est resposable de rien.
    logement privé: le propriétaire est responsable

    -. les mauvais locataires ont tous les droits,
    les bons locataires n'ont aucun droit, ils doivent supporter les poisons
    qui dérangent, font du bruit, des batailles, vendent de la "drogue", volent dans les garages, font du vandalisme: YA RIEN LÀ...
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    27 janvier 2011 12 h 07
    Prime au rendement et efficacité, selon M. Bachand.
    Dans le secteur de la santé, j'ai vu une directrice pour le secteur de la cuisine dans un CHSLD avoir une prime au rendement plus élevée que l'économie de bout de chandelle de son département, sans parlé de la diminution de la qualité de la nourriture,

    Je ne sais pas i les primes au rendement sont systématiques. Mais je sais cependant que c'est très discutable et que, pour certains de ceux et celles qui en profitent, ça peut engendrer de l'irresponsabilité flagrante. C'est-à-dire qu'on peut obéir aveuglément à ce qu'on leur demande dû au fait qu'ils voient au bout de l'exercice la prime qui les attend.

    D'un point de vue organisationnel, ça peut conduire à des gestes on ne peut plus irresponsable.
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  • Michael von Buttlar - Inscrit
    27 janvier 2011 12 h 19
    Dilapider des fonds publics
    Bien que le Parti Liberal est corrumpu si jamais il y a eu un parti qui dilapide des fonds publics c'est le Parti québécois. Ce dernier met tellement d'argent dans une cause qui n'a pas fonctionné jusqu'à maintenant alors qu'il y a moins de 50% de la population qui est pour la séparation. Le Québec a besoin de meilleurs gestionnaires et doit décider de rester ou partir du Canada pour de bon au lieu de continuer la chicane la plus longue de l'histoire des francophones en Amérique du Nord.
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  • Adass - Inscrit
    27 janvier 2011 12 h 43
    Primes/boni des employés de l'État
    Point de départ : les primes et boni doivent correspondre à des risques réellement encourus par les prétendants dans l'exécution de leurs tâches ; si ces risques n'existent pas, alors le salaire attaché au poste devrait suffire amplement ! Aucune justification de copier le privé, les conditions ne sont pas du tout comparables quand l'État garantit absolument tout i.e. "assurance tout risque" !
    Et que dire des primes de départ d'un corps publique à un autre ?
    Au fait, est-ce que les primes au rendement ont été remboursées par les joyeux lurons de la Caisse de dépot qui en ont profité pendant qu'ils nous fabriquaient une boulotte de 40 milliards ?
    On ne parlera pas de la "punition" infligée à ce pauvre M. Rousseau en l'envoyant chez Power pour qu'il apprenne comment s'y prendre dans le monde réel pour fair fructifier ses avoirs !!!
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  • homocalculus - Inscrit
    27 janvier 2011 14 h 59
    Primes au rendement dans le secteur public.
    J'ai vécu cela dans une autre vie...
    Si tu es aimé de ton (tes) patron(s), tu auras ta prime! Si tu ne l'es pas, WOW!
    Cela peut favoriser une certaine forme de "prostitution intellectuelle" dans ton comportement envers tes...BOSS, en faisant toujours ce qu'ils veulent... bien ou mal et en disant toujours ce qu'is veulent bien entendre. Ils sont souvent incompétents dans le processus d'évaluation.
    D'autre part, qu'arrive-t-il si tu es " plus qualifié" que ton patron, situations très fréquentes? Tu deviens une menace et là encore, tu auras ta prime s'il peut se servir de tes compétences à son avantage, mais, une autre chose si tu représentes pour lui une menace.
    Et puis, à la fin, si tu es très(trop) bien payé pour ce que tu dois faire de toute façon, c'est quoi l'idée d'ajouter ? Si tu n'es pas bon, tu es déjà protégé par les conventions collectives ou ton contrat et encore là , c'est quoi l'idée d'ajouter "la douleur à la misère", au fardeau des contribuables?

    HOMOCALCULUS
    maurice.bernard@videotron.ca
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  • Bouletrouge - Inscrit
    27 janvier 2011 15 h 25
    oh que oui
    À l'université McGill, une femme a quitté son emploi de son propre chef. Eh bien elle a reçu une prime de départ... Et après les recteurs viennent brailler qu'ils manquent de moyens dans les universités. Je dirais qu'il manque de bons gestionnaires.

    Les primes ont souvent été décriées par les spécialistes de la gestion, tel Henry Mintzberg.

    De plus, pourquoi des primes pour les gestionnaires et pas pour le reste des employés? Il faut arrêter de voir le gestionnaire comme un haut gradé dans l'armée. C'est un employé qui a une fonction particulière, tout comme le technicien, le professionnel, etc.
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  • TRIPOD - Inscrit
    27 janvier 2011 16 h 30
    Des primes au rendement obtenues aux dépens de quelqu'un ou de quelque chose ...
    Pour avoir vécu personnellement le phénomène je peux vous assurer que les primes au rendement sont toujours obtenues aux dépens de quelqu'un ou de quelque chose !

    Premièrement, ce ne sont que des cadres ou des pseudos-gestionnaires qui ont droit à ce genre de primes, JAMAIS un travailleur de la base n'y a droit, même s'il sauve des milliers de dollars à son secteur (ou à l'entreprise) ou qu'il trouve une façon plus performante (ou plus économique) de faire les choses !

    Deuxièmement, ça se fait toujours au détriment de quelqu'un à qui l'on va couper des heures ou du temps de travail ou, comme c'est arrivé souvent, on réduit drastiquement le matériel ou les fournitures de base du département jusqu'au jour où l'on s'aperçoit que l'on ne peut terminer un travail entamé parce soit qu'il manque du personnel entraîné ou soit que le matériel ou les fournitures requis sont insuffisants parce que l'on a été beaucoup trop chiche dans l'évaluation des besoins du secteur !
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  • jeanclro - Abonné
    27 janvier 2011 17 h 15
    Les primes
    Tu me fais une faveur ,Je t'en ferais une C'est comme cela que sa marche. Mais pour garder nos employés les plus compétant il faut des initiatives. Le secteur privé avec les octrois du gouvernement avec les surcharges de services se paie des bonis au rendement très alléchants!
    Mais en bout de ligne c'est argent provint des taxes des particuliers. Quand un jours on annonce des compression et que l'autre ont donne des bonis je trouve qu'il y a quelque chose de pernicieux.
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  • MJ - Inscrite
    27 janvier 2011 19 h 53
    Pourquoi des bonis au public?
    Je ne vois pas pourquoi, dans un contexte d’austérité économique, le gouvernement permet l’octroi de primes dans le secteur public pour des cadres et hauts fonctionnaires déjà bien rémunérés. Le public n’est pas le privé et ne pourrait pas être administré selon ses règles et critères. Etablir un climat de compétition au sein des missions des organismes et entreprises de l’Etat ne fait qu’envenimer les relations de travail entre les cadres et leurs subalternes. Ce système de primes ou de bonis n’a pas sa place au public, puisque l’Etat ou le gouvernement, via le parti politique au pouvoir, affecte les orientations et décisions de son administration publique, et pourrait être tenté de récompenser essentiellement les amis du parti!
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  • maxou3563 - Inscrit
    27 janvier 2011 22 h 05
    Il faut aussi reconnaître la bonne part des choses
    Les primes au rendement, dans un cadre organisationnel, ont leurs raisons d'être. Elles visent à soutenir l'atteinte des objectifs opérationnels.

    Les organisations publiques peuvent aussi se servir de ce levier aux objectifs, mais puisque les objectifs opérationnels sont plus liés à la société et à ses modalités, ses objectifs opérationnels sont aussi liés à des objectifs décisionnels. Raison pour laquelle, selon moi, l'octroi de ces primes peut être perçu comme étant discrétionnaire.

    Les règles régissant ces primes devrait donc êtres plus liées aux objectifs opérationnels, puisqu'eux reflètent les bonnes décisions.
    Les primes sont donc soutenues par l'atteinte des objectifs seuls, puisque sans le rendement, elles ont moins raisons d'être.

    L'évolution de l'économie étant ainsi liée à divers facteurs, il se doit de toujours garder la vision globale de ses enjeux dans une vision intégrant tous les aspects de l'environnement.
    Le contexte global est donc déterminé par la somme de l'ensemble de ses parties et son sens, en ses applications.

    La valeur d'une société tient donc de la mesure de son engagement.
    Et si l'union en fait la force, c'est bien que l'harmonie soutient toute chose en équilibre. Soyons ainsi justes, fidèles et reconnaissants!
    Et pour fin de discorde, soyons aussi miséricorde...
    merci beaucoup, maxou
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