dimanche 27 mai 2012 Dernière mise à jour 01h01
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Libre opinion - Pluralisme syndical oui, accréditation multiple non

Christian Lacasse - Président général de l'Union des producteurs agricoles  25 janvier 2011  Québec
Dans un texte paru le 19 janvier dans Le Devoir, l'ex-fondateur de l'Union paysanne (UP), Roméo Bouchard, réagit à un récent éditorial de la rédactrice en chef du Devoir Josée Boileau en déployant une panoplie d'acrobaties argumentaires pour expliquer sa position sur le modèle syndical des agriculteurs québécois.

On peut facilement comprendre pourquoi l'ex-président de l'UP est contre l'accréditation unique. Après dix ans d'existence, cette organisation agrico-citoyenne est en effet incapable de susciter une adhésion agricole significative (à peine une poignée de producteurs), et ce, malgré une visibilité disproportionnée depuis la publication du rapport Pronovost. Dans ce cadre, il apparaît évident que l'heure est à l'introspection pour cette organisation au regard de son leadership, des idées qu'elle véhicule et des mythes qu'elle entretient sur le régime syndical actuel.

Car il s'agit bien de mythes, quoi qu'en pensent certains éditorialistes, animateurs de radio et gérants d'estrade. Nous sommes déjà en situation de pluralisme syndical dans le secteur agricole, et chacun des 42 000 agriculteurs québécois est libre d'adhérer à l'association qu'il souhaite. Une seule d'entre elles a toutefois le mandat légal de parler au nom de tous les agriculteurs, soit celle qui obtient la majorité des appuis, comme dans n'importe quel autre régime syndical. Ce statut, validé tous les deux ans par la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec, suppose, comme ailleurs, une cotisation obligatoire (formule Rand), car tous profitent des fruits de ses actions, membres ou pas.

Soyons clairs. L'UPA ne défend pas son statut d'association accréditée lui permettant d'agir comme interlocutrice officielle. Elle défend plutôt le principe selon lequel les producteurs agricoles ont droit aux avantages syndicaux qui prévalent au Québec, à savoir la liberté d'association accompagnée d'une représentation forte et démocratique pour défendre leurs intérêts. Le jour où une autre association syndicale comptera plus d'appuis que l'UPA, cette dernière deviendra à son tour l'association accréditée.

Soulignons, à cet égard, que 95 % des agriculteurs québécois adhèrent volontairement à l'UPA et le font à chaque année au rythme des renouvellements et des nouvelles adhésions. Cet appui, fondé sur le partage de valeurs inhérentes au modèle agricole familial et la nécessaire approche collective pour rétablir l'équilibre entre le monde agricole et les grandes multinationales de l'alimentation, fait consensus chez nos agriculteurs.

Si l'UP souhaite un jour devenir l'association accréditée, elle n'a qu'à prendre le bâton du pèlerin, «faire les rangs» et vendre des cartes, comme tous les autres syndicats au Québec (y compris l'UPA).
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires  Chargement ...
  • ghislaine fortin - Inscrite
    19 février 2011 14 h 18
    La paille et la poutre.....
    L'heure est à l'introspection.....quelle vérité et il est temps pour l'UPA de voir le résultat de son leadership: plus de 50% de ses membres sont à tendances dépressive ou suicidaire selon de nombreuses études indépendantes....

    Quand une organisation a tous les pouvoirs et ne laisse aucune possiblité à d'autre, comment s'étonner que le membership n'augmente pas? Quelle hypocrisie.

    Quand une organisation poursuit ses membres par milliers, les fait condamner à des dommages énormes qui leur font tout perdre, quand une organisation ignore les mots: intégrité, honnêteté, éthique, quand une organisation poursuit tout ce qui bouge ou presque qui n'a pas l'heur de lui plaire, vivement l'obligation morale du gouvernement de remettre à l'honneur la liberté d'association inclut dans les chartes des droits canadienne et québécoise.

    Pas cette prétendue liberté galvaudée par les ténors de l'UPA. Le bâton du pélerin! ce que l'on ne peut pas entendre de ce syndicat! C'est d'un ridicule achevé.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
1 réaction
2 votes Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
éditoriaux
Idées
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012