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Libre opinion- Finances publiques: le temps de changer de cap

Les Membres de l'Alliance sociale  24 janvier 2011  Québec
Le gouvernement du Québec s'est engagé sur une bien mauvaise pente lors des derniers budgets. C'est pourquoi il importe de donner un sérieux coup de barre cette année afin de modifier la trajectoire des finances publiques. C'est dans cet esprit que l'Alliance sociale a mis en avant un certain nombre de suggestions en vue du prochain budget.

Dans le contexte actuel, il faudrait que le gouvernement donne plus d'oxygène aux finances publiques que ce qui est prévu dans son plan de retour à l'équilibre budgétaire. La reprise économique demeure fragile. Certains de ses ressorts donnent des signes d'affaiblissement. C'est le cas de la construction résidentielle et des dépenses personnelles lourdement affectées par l'endettement croissant des ménages. Cela survient au moment où le plan de stimulation fédéral arrive à terme. En outre, l'appréciation du dollar canadien et la reprise qui tarde à s'enclencher aux États-Unis contribuent à la stagnation des exportations québécoises.

Invoquer le niveau d'endettement public pour justifier l'austérité budgétaire laisse sceptique. Le gros de l'accroissement de la dette, au cours de la dernière décennie, découle des investissements publics, auxquels correspondent des actifs. Par ailleurs, le Québec n'est pas confronté aux mêmes difficultés de financement que la Grèce ou l'Irlande. Bien au contraire. Son déficit budgétaire représentait à peine 1 % du PIB l'an dernier et il devrait s'établir à 1,5 % cette année. Quoi qu'en dise le gouvernement, la croissance économique demeure le meilleur moyen pour réduire le poids économique de la dette et c'est là-dessus qu'il devrait concentrer ses énergies.

Par ailleurs, vouloir réduire le taux de croissance des dépenses de programmes de 4,6 % en moyenne depuis 2003 à 2,2 % par année, comme le projette le gouvernement, entraînera forcément une dégradation importante des services publics. Pourtant, les mêmes besoins pressants se font sentir en ce qui a trait aux services à la petite enfance, aux personnes âgées, en matière d'investissements en éducation ainsi qu'au regard du financement public adéquat de la santé, des programmes sociaux et d'une fonction publique performante. Personne ne souhaite revivre les affres de la lutte contre le déficit des années 90.

Un meilleur partage des efforts


Voilà pourquoi nous croyons que les objectifs de dépenses de programmes doivent être relevés et que l'échéance du retour à l'équilibre budgétaire doit être repoussée au-delà de 2013-2014.

Le dernier budget a aussi changé la manière de prélever les revenus, notamment par un recours accru à la tarification. Le nouveau fonds pour le financement de la santé sert essentiellement à fournir un terreau fertile où pourront s'épanouir des modes de prélèvements différents de ceux du régime général d'imposition. Plus spécifiquement, c'est l'introduction d'une contribution uniforme de 200 $ par adulte, indépendamment du niveau de revenu, qui est visée. Le caractère régressif d'une telle mesure saute aux yeux. C'est pourquoi nous en demandons l'abolition.

Il est possible de réaliser des économies dans l'utilisation des fonds publics. Pour cela, il faudrait cesser de gonfler les coûts des contrats publics de construction, éviter les débours occasionnés par le recours excessif à la sous-traitance, à l'impartition, à la main-d'oeuvre indépendante, à la réalisation des projets en mode PPP et, de manière générale, à la privatisation des services publics qui engendrent des coûts supplémentaires pour l'État. Nous sommes convaincus qu'il est possible d'optimiser l'utilisation des fonds publics en s'appuyant davantage sur l'expertise interne. C'est pourquoi le gouvernement devrait renoncer à sa politique de non-remplacement d'un départ sur deux à la retraite.

On peut aussi penser que des économies substantielles peuvent être réalisées sur les coûts des médicaments en agissant non seulement sur les prix, mais aussi sur les pratiques de prescription.

Dans l'optique d'un meilleur partage des efforts, nous suggérons également l'introduction d'un palier supplémentaire d'imposition sur le revenu des particuliers gagnant plus de 127 000 $. Les entreprises pourraient aussi être mises à contribution de diverses manières, par exemple par le resserrement des congés fiscaux, l'application d'un taux d'imposition minimum, le versement de redevances plus substantielles sur les ressources minières. À l'opposé, nous croyons que le gouvernement doit trouver d'autres solutions aux problèmes de financement des universités que l'augmentation des droits de scolarité, afin de préserver l'accessibilité et d'encourager les études.

***

Les Membres de l'Alliance sociale

Ce texte a été signé par les membres de l'Alliance sociale: Michel Arsenault, Claudette Carbonneau, Réjean Parent, François Vaudreuil, Lucie Martineau, Dominique Verreault, Gilles Dussault, Louis-Philippe Savoie et Léo Bureau-Blouin.
 
 
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  • Jean_Yves - Abonné
    24 janvier 2011 08 h 39
    Alliance social mon oeil...
    Alliance de corporation privés qui voient a l'intérêt privé de ses membres cotisants - point barre !
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  • Claude Archambault - Inscrit
    24 janvier 2011 08 h 51
    Les finances
    Les solutions aux problèmes des finances du gouvernement sont de base les mêmes que ceux des individus.
    1. RÉDUIRE les dépenses, il n'est absolument pas normal que les budgets augment plus que l'indice des prix. (les revenue augment en fonction de l'économie, l'indice des prix et du nombre de citoyen) Les dépenses doivent suivre les même courbe pas un sous de plus.
    2. Augmenter les revenues ou c'est possible. Ajuster la tarification de TOUS les services en accord avec ce qui ce fait d'équivalent ou que ce qui en coute pour l'équivalent au privé.
    3 NE PAS ajouter de nouveau service, une famille qui a des problème financier ne va pas se lancer dans de nouvelle dépense.
    4. Réévaluer tous les service et en évaluer leur pertinence. Et dans certain cas tout simplement les abandonner ou voir si le privé avec un petit coup de pouce pourrait faire aussi bien pur le même prix.
    5 RÉDUIRE la taille de l'état, ramener le nombre d'employé par citoyen au même niveau que la moyenne national. Il n'y a aucune raison pourquoi on aurait plus d'employé.

    Nos gouvernement antérieur on parlé d'économie d'échelle en nous imposant les fusion forcé, alors pourquoi ne pas faire de même avec certain service ou il i a duplication des tache et surtout que l'informatique simplifie tellement les chose aujourd'hui. La gestion des impôts et des rapport d’impôt pourrait comme dans les autres province être faite par le fédéral, non seulement on sauverait des millions en fonctionnaire, l'augmentation de la charge au fédéral serait minimal car l’informatique fait le gros du travail.

    Toutes les représentations du Québec à l'extérieur du pays (ceux qui pourraient exister après évaluation)pourraient être faite à partir des même locaux que les ambassades et consulats du Canada, comme pour les autres provinces, encore des million d'économie.

    Il faut changer la façon de voir l'état, passer de l'état providence à l'état de gérance.
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  • Jacques Saint-Cyr - Inscrit
    24 janvier 2011 09 h 14
    Message: nous voulons l'argent!
    Belle manière de s'assurer que les syndicats de la fonction publique continueront de voir leur membership et leurs revenus s'accroître en dépit d'une situation économique difficile. Le Québec, qu'il le veuille ou non, s'achemine vers une période de vaches maigres. Nos corporatistes n'ont qu'à lire le billet de Paul Krugman dans le New York Times d'il y a quelques jours, concernant l'Europe. Un peu de realpolitik, bon sens!

    Le temps n'est pas venu d'agrandir la social-démocratie, mais de protéger l'essentiel du modèle québécois en coupant dans les coûts de la fonction publique et en haussant la productivité, dans le secteur public comme dans celui du privé. Le privé, lui, s'y attaque, en achetant plus de machinerie (avec l'aide fortuite d'un dollar fort) et en investissant. Nos corporatistes syndicalistes, eux, s'allient pour en demander plus. C'est pas de la tarte!
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  • Franfeluche - Abonné
    24 janvier 2011 10 h 00
    Coquille vide
    En fait, ce que propose Messieurs Archambault et Saint-Jacques, c'est le rapetissement de l'état en transférant ses missions vers le privé et en se disant qu'automatiquement ça va nous coûter moins cher et que la population dans son ensemble va recevoir de meilleurs services. C'est tout un pari quand on voit ce qui se passe dans les pays où le néolibéralisme guide les décisions de l'état. On a qu'à regarder les États-Unis pourtant considérés comme le pays le plus riche au monde.
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  • alen - Inscrit
    24 janvier 2011 10 h 02
    Se dire les vraies choses d'abord!
    Arrêt! Stop! Retournons au début, Mesdames et Messieurs!

    Ce qu'il faut d'abord et avant tout, c'est de nous dire les vraies choses.

    Que le budget de dépenses réel (2010) de la province, par exemple, n'est pas de 77 G $, comme le prétend le ministre Vincent Lacroix, pardon Raymond Bachand, mais de 83 G $, lorsqu'on inclut les crédits d'impots remboursables (6 G $) déduits directement des rentrées fiscales. Voir note 4 à l'État consolidé des résultatas de fonctionnement.

    Que le budget réel augmente d'un autre 4 à 5 G $, lorsqu'on tient compte des remboursements d'impôt en vertue de l'épargne retraite des contribuables et de l'impôt reporté des entreprises, non pris en compte dans les comptes publics.

    Bref qu'on a un budget réel qui se rapproche à vitesse <Grand V> du 100 G $ par année, même si on (ministre, syndicats, etc.) fait tout pour le cacher.

    Ce qu'il faut, Mesdames, Messieurs, avant de discuter des solutions, c'est de mettre la vérité sur la table! Pour qu'on puisse jauger la situation en toute connaissance de cause!
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  • Claude Archambault - Inscrit
    24 janvier 2011 11 h 03
    @ Fanfreluche
    C'est très simple il faut faire quelque chose, il n'est pas normal que le 3 ième poste budgétaire après la santé et l'éducation soit le service de la dette. Et service veut dire juste les intérêts. Imaginez ce qui arriverait si les intérêts montait de 2 point (quasi doublé car il son autour de 2 point de base).

    Il faut à tout prix baisser la dette pour en baisser les charge, et il ne faut pas augmenter les revenue par des augmentation des %, mais l'augmentation de la production de la masse. Il faut réduire la taille du monstre qu'est l'état. Nous avons créé un ogre avec un apétit sans fin.

    Imaginé les services ou le niveau de taxation on aurais si la dette était juste de moitié? Tout l'argent économisé en payement d'intérêt!
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  • Charles Dubois - Inscrit
    24 janvier 2011 11 h 31
    Le cynisme de l'Alliance corporatiste


    Leur doctrine syndicalo-corporatiste est dépassée. Quel cynisme de ces bonzes du corporatisme qui adorent s'écouter parler au lieu d'essayer de proposer des solutions concrètes afin d'améliorer notre société. L

    Ils devraient se rebaptiser : La doctrine de l'Alliance du corporatisme syndical!
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  • PIELCHAT - Inscrit
    2 février 2011 15 h 00
    Comment accroître l'influence corporatiste des syndicats
    Il faut premièrement créer et promouvoir une organisation auquel on adhère. L’alliance sociale. Une organisation qui, si on se fie au nom, ne peut que prétendre représenter les plus hauts intérêts des Québécois.
    Après, au nom des intérêts des membres fondateurs, on fait passer tous ses messages en n’oubliant pas d’intégrer aux discours certaines revendications contre lesquelles personne ne s’opposera. ‘’Il faut aider les pauvres et les indigents’’. De cette façon, on bâtit une certaine crédibilité.
    Et puis, on utilise toutes les tribunes afin de manipuler l’opinion publique. Plutôt que d’influencer ou d’exiger sur le dos de ‘’revendications syndicales’’, ce qui est moins populaire, on le fait sous forme de ‘’revendications sociales’’. Personne n’est contre la vertu. Bon peuple, voici ce qui est bon pour vous et ce qui doit être fait; vous devez nous croire!

    Contrairement aux travailleurs non syndiqués du Québec, les syndicats sont non seulement très bien structurés, mais, sous une appellation aussi fallacieuse que manipulatrice; l'Alliance sociale, ils s’associent pour mieux manipuler l’opinion publique et les gouvernements. Évidemment, comme toute autre organisation corporatiste, le bien de la collectivité québécoise passe bien après leurs intérêts et ceux de leurs membres ! Un seul objectif; obtenir plus, tout de suite, au risque de mettre encore plus en péril l’économie québécoise et d’accroître la dette avec laquelle les générations futures devront composer. Avant d’écouter leurs propos et de donner une quelconque crédibilité à leur manifeste, il faut les démasquer, comprendre qui ils sont et pour qui ils travaillent. Quand on comprend les desseins qui animent ce regroupement de syndicats, on comprend mieux leur propagande qui ne vise que leurs propres intérêts aux dépens du reste de la société !

    Pierre Fournier
    Montréal
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