Une seule administration pour le réseau de la santé
Québec - Les fusions ne sont peut-être pas associées au Parti libéral, mais le gouvernement Charest entend néanmoins opérer une vague de regroupements dans le réseau de la santé. Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard, souhaite en effet procéder partout au Québec à l'intégration des conseils d'administration de centres hospitaliers, de CLSC et de CHSLD d'un même secteur et créer une série de «réseaux locaux» qui se retrouveront sous la responsabilité des agences régionales, la structure qui remplacera les régies régionales actuelles. Le ministre reconnaît que des défusionnistes pourraient bien se retrouver sur son chemin et s'opposer à cette révision des structures.
Philippe Couillard entend «resserrer» et «recentrer» les services de première et de deuxième ligne du réseau. Les conseils d'établissement actuels disparaîtront et seront fusionnés. Un centre hospitalier et la dizaine de CLSC et de CHSLD qui l'entourent, par exemple, n'auront plus qu'un seul conseil d'administration et formeront un réseau local. Une même région pourrait se retrouver avec une dizaine de réseaux locaux qui seront sous la responsabilité des agences régionales, la forme dite allégée et plus autonome que prendront les Régies régionales de la santé et des services sociaux qui relèveront du ministère. Même s'il bouleverse les structures actuelles, le ministre conserve donc les trois paliers décisionnels du réseau de la santé.
Philippe Couillard entend imposer ce type de structure à l'ensemble du Québec. «On va fortement insister pour aller dans cette direction. On va donner les orientations aux régions et ce seront elles qui devront nous proposer les modèles qui les satisfont plus localement», a-t-il affirmé hier à la sortie de la commission parlementaire qui étudie les crédits budgétaires de son ministère. Le ministre croit ainsi que les services à la population seront mieux rendus et coordonnés.
Les réseaux locaux disposeront de pouvoirs accrus dans la gestion des services et des ressources, alors que les nouvelles agences régionales en auront moins que les actuelles régies et se limiteront à faire l'arbitrage entre les réseaux locaux et à leur distribuer le financement. Les conseils d'administration des agences régionales seront composés d'infirmières, d'ordres professionnels, de médecins, de groupes sociaux et communautaires. Les citoyens siégeront aussi aux conseils d'administration des agences, mais il reste encore à déterminer comment.
Philippe Couillard souhaite assurer une certaine flexibilité dans sa révision des structures en fonction de chaque région. Le ministre ne s'opposera pas à ce qu'une région opte pour un système à deux paliers et décide d'intégrer l'ensemble des conseils d'administration des établissements sur son territoire pour former une agence régionale. Le ministre a fait valoir que 35 regroupements existent actuellement et ressemblent aux réseaux locaux qu'il entend créer.
Le ministre procède actuellement à une série de consultations avec les régies régionales et les différents conseils d'établissement. «C'est rare que les décisions difficiles fassent consensus», a-t-il reconnu. Philippe Couillard estime qu'il sera plus difficile de convaincre les médecins, les syndicats et les associations d'établissement, et que leurs objections se feront probablement entendre prochainement.
M. Couillard estime que l'abolition des régies régionales n'entraînera aucune mise à pied puisque les gestionnaires seront réaffectés au sein des agences régionales et des réseaux locaux. «Pour moi, faire ou pas des économies, c'est secondaire», a-t-il dit.
Le ministre déposera à l'automne un projet de loi qui sera suivi d'une consultation publique. Au début de 2004, les fusions devraient être réalisées. Les p.-d.g. des régies régionales resteront en place pendant un an afin d'assurer la transition.
L'opposition péquiste dénonce ce «brassage» de structures. «Pourquoi s'engager dans une réforme des structures alors qu'il y a plein de défis dans le service de première ligne?», s'est demandé en commission parlementaire la critique de l'opposition en matière de santé, Louise Harel, qui déplore l'absence d'études d'impact.
Philippe Couillard entend «resserrer» et «recentrer» les services de première et de deuxième ligne du réseau. Les conseils d'établissement actuels disparaîtront et seront fusionnés. Un centre hospitalier et la dizaine de CLSC et de CHSLD qui l'entourent, par exemple, n'auront plus qu'un seul conseil d'administration et formeront un réseau local. Une même région pourrait se retrouver avec une dizaine de réseaux locaux qui seront sous la responsabilité des agences régionales, la forme dite allégée et plus autonome que prendront les Régies régionales de la santé et des services sociaux qui relèveront du ministère. Même s'il bouleverse les structures actuelles, le ministre conserve donc les trois paliers décisionnels du réseau de la santé.
Philippe Couillard entend imposer ce type de structure à l'ensemble du Québec. «On va fortement insister pour aller dans cette direction. On va donner les orientations aux régions et ce seront elles qui devront nous proposer les modèles qui les satisfont plus localement», a-t-il affirmé hier à la sortie de la commission parlementaire qui étudie les crédits budgétaires de son ministère. Le ministre croit ainsi que les services à la population seront mieux rendus et coordonnés.
Les réseaux locaux disposeront de pouvoirs accrus dans la gestion des services et des ressources, alors que les nouvelles agences régionales en auront moins que les actuelles régies et se limiteront à faire l'arbitrage entre les réseaux locaux et à leur distribuer le financement. Les conseils d'administration des agences régionales seront composés d'infirmières, d'ordres professionnels, de médecins, de groupes sociaux et communautaires. Les citoyens siégeront aussi aux conseils d'administration des agences, mais il reste encore à déterminer comment.
Philippe Couillard souhaite assurer une certaine flexibilité dans sa révision des structures en fonction de chaque région. Le ministre ne s'opposera pas à ce qu'une région opte pour un système à deux paliers et décide d'intégrer l'ensemble des conseils d'administration des établissements sur son territoire pour former une agence régionale. Le ministre a fait valoir que 35 regroupements existent actuellement et ressemblent aux réseaux locaux qu'il entend créer.
Le ministre procède actuellement à une série de consultations avec les régies régionales et les différents conseils d'établissement. «C'est rare que les décisions difficiles fassent consensus», a-t-il reconnu. Philippe Couillard estime qu'il sera plus difficile de convaincre les médecins, les syndicats et les associations d'établissement, et que leurs objections se feront probablement entendre prochainement.
M. Couillard estime que l'abolition des régies régionales n'entraînera aucune mise à pied puisque les gestionnaires seront réaffectés au sein des agences régionales et des réseaux locaux. «Pour moi, faire ou pas des économies, c'est secondaire», a-t-il dit.
Le ministre déposera à l'automne un projet de loi qui sera suivi d'une consultation publique. Au début de 2004, les fusions devraient être réalisées. Les p.-d.g. des régies régionales resteront en place pendant un an afin d'assurer la transition.
L'opposition péquiste dénonce ce «brassage» de structures. «Pourquoi s'engager dans une réforme des structures alors qu'il y a plein de défis dans le service de première ligne?», s'est demandé en commission parlementaire la critique de l'opposition en matière de santé, Louise Harel, qui déplore l'absence d'études d'impact.
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