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    L'infiltration du crime organisé dans la construction inquiète Jean-Marc Fournier

    21 janvier 2011 | Robert Dutrisac | Québec
    Lac-Beauport — La présence présumée du crime organisé dans l'industrie de la construction, comme l'a évoquée mardi le président démissionnaire de la FTQ-Construction, Yves Mercure, inquiète le ministre de la Justice, Jean-Marc Fournier.

    «J'éprouve une bonne inquiétude à l'égard de la présomption de la présence de la mafia dans la construction», a déclaré Jean-Marc Fournier en marge du caucus présessionnel des élus libéraux.

    Cette présence présumée a justifié l'action du gouvernement. «Ce n'est pas pour rien que toutes les mesures sont prises pour essayer de mettre fin, autant que faire se peut, à tous ces éléments de collusion, de corruption et de blanchiment d'argent.»

    Mardi dernier, Yves Mercure, en annonçant qu'il quittait son poste, a affirmé que le crime organisé avait infiltré l'industrie de la construction afin de blanchir de l'argent. Il a toutefois indiqué qu'il n'avait pas été témoin d'une pareille infiltration.

    Au même diapason que le chef syndical, Jean-Marc Fournier a dit qu'il ressentait «un petit doute» quant à la présence de la mafia «quelque part». Mais pour le ministre de la Sécurité civile, Robert Dutil, les propos d'Yves Mercure sur la présence généralisée du crime organisé dans l'industrie de la construction surprennent. «C'est assez étonnant de voir des gens à ce niveau-là faire de pareilles déclarations», a-t-il dit.

    En même temps qu'Yves Mercure annonçait son départ, André Ménard, après 17 ans à la tête de la Commission de la construction du Québec (CCQ), démissionnait pour prendre sa retraite, un départ forcé par la ministre du Travail, Lise Thériault.

    Hier, la ministre n'a pas voulu établir de liens entre la démission d'André Ménard et la situation décrite par Yves Mercure. Jusqu'ici, la ministre, pour justifier le départ précipité de M. Ménard, avait invoqué les dépenses engagées ces dernières années par la CCQ pour permettre à ses dirigeants de participer à des congrès à l'étranger. Mais ces dépenses excessives ne sont pas la seule raison pour laquelle la ministre a voulu se débarrasser du président de la CCQ, a-t-elle reconnu hier. André Ménard n'était tout simplement pas la personne qu'il fallait pour mettre en oeuvre les changements que le gouvernement souhaite apporter à l'organisme.

    «Je crois que pour le bien autant des travailleurs que des gens qui oeuvrent la construction, nous devons donner un coup de barre. Nous devons apporter certains changements et ça passait également par le changement à la présidence», a-t-elle déclaré Lise Thériault avant la réunion du caucus libéral.

    «Nous avons posé des gestes pour faire en sorte qu'au niveau de la construction, on puisse faire le ménage, débusquer les gens qui posent des gestes pas corrects. Je pense notamment à l'argent qu'on a investi au niveau de la Commission de la construction du Québec et à la Régie du bâtiment. À mon avis, il est temps d'entreprendre des changements et j'ai demandé à M. Ménard de réfléchir à son avenir.»
     
     
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