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Projets informatiques gouvernementaux : trop de contrats confiés à la sous-traitance

La ministre Courchesne resserre les règles de gestion des projets informatiques

Robert Dutrisac   9 décembre 2010  Québec
Michelle Courchesne a dévoilé hier la politique-cadre sur la gouvernance et la gestion des ressources informationnelles.<br />
Photo : Clément Allard - Le Devoir
Michelle Courchesne a dévoilé hier la politique-cadre sur la gouvernance et la gestion des ressources informationnelles.
Québec — Alors que plusieurs projets informatiques confiés à la sous-traitance par l'administration publique sont allés à vau-l'eau ou ont connu des ratés, la présidente du Conseil du trésor, Michelle Courchesne, reconnaît que l'expertise gouvernementale en la matière est défaillante et que trop de contrats sont donnés «à l'externe».

La présidente du Conseil du trésor a dévoilé, hier, la «politique-cadre sur la gouvernance et la gestion des ressources informationnelles» et déposé le projet de loi 133 qui met en oeuvre cette politique. «On a perdu trop d'expertise, il faut le reconnaître», a dit Michelle Courchesne au cours d'une conférence de presse. «Trop de contrats externes? Probablement», juge-t-elle, ajoutant qu'elle souhaite que le développement informatique se fasse davantage par des employés de l'État. «Il faudra être beaucoup, beaucoup plus, je dirais, vigilants, ou, en tout cas, plus précis dans la façon d'octroyer nos contrats», a-t-elle indiqué.

«J'ai une grande préoccupation sur le fait que l'État perde dans tout domaine son expertise et son savoir-faire. Donc, il faut le rebâtir», estime Michelle Courchesne, qui se donne deux ou trois ans pour mettre en oeuvre sa politique.

Le gouvernement dépense 2,6 milliards par an, soit 4 % de ses dépenses de programmes. La moitié de cette somme est dévolue au réseau de l'éducation et à celui de la santé et des services sociaux. Plus de 1 milliard par an est consacré à la réalisation de projets et le reste va à l'entretien et l'exploitation. La présidente du Conseil du trésor s'est fixé pour objectif d'économiser 200 millions par an à compter de 2013-2014.

Rapport critique

Le dévoilement de cette politique survient alors que le Vérificateur général du Québec vient de reporter à la prochaine session parlementaire le dépôt d'un rapport critique sur la gestion des grands projets informatiques. La liste des «fiascos», un terme que n'a pas voulu utiliser la ministre hier, est longue et les dépassements de coûts sont légion: outre l'énorme projet avorté GIRES, on relève le projet suspendu de la Commission de la santé et sécurité du travail (CSST), celui, qui s'est soldé par un échec, de la CARRA, le gestionnaire du régime de retraite des fonctionnaires, et cet autre du Réseau des services intégrés pour personnes âgées, abandonné par le ministère de la Santé et des Services sociaux. C'est sans compter le Dossier santé Québec, qui accuse un sérieux retard.

La solution avancée par Michelle Courchesne, c'est de centraliser la gestion des projets informatiques. Le Conseil du trésor imposera aux ministères et organismes une planification triennale des dépenses affectées aux «ressources informationnelles», des approbations annuelles ainsi que des approbations en trois étapes pour chacun des projets. Tout dépassement de coûts de 10 % ou plus devra être justifié auprès du Conseil du trésor. Aussi, le gouvernement préconise désormais l'utilisation du logiciel libre lorsqu'il s'avère avantageux.

Pour le député de Richelieu et porte-parole de l'opposition officielle pour l'administration publique, Sylvain Simard, ajouter «une couche de structure gouvernementale» ne suffira pas; il faudrait plutôt concentrer l'expertise informatique de l'État et améliorer la concurrence entre les grandes firmes informatiques. «Le gouvernement admet très explicitement que ça va très mal, qu'il a perdu le contrôle et qu'il n'a pas l'expertise nécessaire», juge-t-il. Le critique adéquiste François Bonnardel abonde dans le même sens. Le projet de loi 133 est «l'aveu du fiasco libéral» en matière d'informatique, croit le député de Shefford.
 
 
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  • François Ricard - Abonné
    9 décembre 2010 05 h 36
    La ré-ingénierie de l'état
    Depuis 10 ans, libéraux comme adéquistes, nous répètent à satiété que nous devons amincir l'État pour en confier les tâches au privé par la sous-traitance et le partenariat public-privé.
    Voilà un bon exemple où ça n'a pas donné de bons résultats.
    On ne peut pas dire non plus que le CHUM est une réussite.C'est bien plutôt le contraire.
    Et que dire des infirmières que l'on doit embaucher du privé à prix d'or?
    Par ailleurs, le SHDM de Montréal a, depuis deux ans, effectué un redressement spectaculaire.
    En fait, la qualité de la gestion n'a rien à voir avec le système, qu'il soit public ou privé. C'est l'imputabilité ou son absence qui en est la clef de voûte.
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  • alen - Inscrit
    9 décembre 2010 08 h 35
    Après moi le déluge!
    Il est tout simplement indécent de voir aller ce gouvernement. De le voir mettre en place toutes les mesures imaginables pour que ceux qui vont les suivre ne puissent plus graisser personne, après s'être tant vautré lui-même dans la graisse.
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  • Mathieu Lavallée - Abonné
    9 décembre 2010 08 h 34
    Informatique et dépassement de coûts
    Les dépassements d'échéancier et de coûts sont malheureusement des problèmes inhérents aux projets informatiques. Il faudrait plutôt voir si la performance des projets gouvernementaux est en ligne avec le reste de l'industrie. Les études du Standish Group ( http://www.standishgroup.com/newsroom/chaos_2009.p ), quoique controversées, présente un portrait des projets informatiques et logiciels.

    Dans tous les cas, le développement d'une expertise interne est probablement une bonne idée, surtout que certaines entreprises font leur argent à travers des contrats de service qui frisent le banditisme.
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  • André Michaud - Inscrit
    9 décembre 2010 09 h 15
    Charlemagne aussi
    On pourrait ajouter le système Charlemagne au MELS comme fiasco. Comme employé j'ai perdu presque la moitié de mes outils pour renseigner les citoyens.. Je suis parti a la retraite car on nous a dit que ça prendrait quelques années avant de retrouver tous nos outils..!!!

    Jamais au privé on aurait accepté de changer un systeme pour un autre avant d'avoir comparé et évalué l'impact..

    Le GROS problème c'est que les gens qui ont conçu le système ne sont jamais vraiment venus évaluer NOS besoins comme employés..

    Dans certaines institutions privées (cie assurance) les techniciens informatiques rencontre au 15 jours les employés pour adapter le système a leur besoin...et non le contraire comme au MELS ou on doit s'adapter aux technocrates..et vivre avec leurs erreurs..

    Le problème MAJEUR avec les gestionnaires du secteur public c'est qu'ils dépensent l'argent des autres et sont payés quel que soit le résultat de leurs erreurs. Au privé le boss est plus performant car c'est SON ARGENT qu'Il peut perdre..et même son entreprise..
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  • Rodrigue Tremblay - Inscrit
    9 décembre 2010 09 h 18
    A lire
    Le blogue de Dumais sur les ratés du Québec en informatique

    http://blogues.cyberpresse.ca/technaute/dumais/201
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  • Albert Descôteaux - Abonné
    9 décembre 2010 09 h 20
    Regarnir la fonction publique
    Il n'y a pas si longtemps, on pouvait être fier de la fonction publique du Québec. Ce joyau a été dilapidé par les divers gouvernements qui se sont succédés depuis Lucien Bouchard. On a cru épargner en coupant dans les postes et en se débarrassant des diverses expertises bâties au fil des ans. Quel manque de vision! Encore aujourd'hui, la politique du gouvernement du Québec est de ne remplacer qu'un départ à la retraite sur deux.

    Il est plus que temps de jeter à la poubelle cette politique absurde et de redoter le Québec d'une fonction publique qui n'aura rien à envier au privé.
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  • François Dugal - Abonné
    9 décembre 2010 09 h 22
    Enrichissons notre vocabulaire
    Collusion: du latin «colludere», signifiant «jouer avec».
    Entente secrète au préjudice d'un tiers - Petit Robert, page 467.
    Pis là, le gouvernement, y joue avec mes nerfs.
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    9 décembre 2010 09 h 40
    Madame Courchesne.
    Je l'ai entendu hier soir aux nouvelles à Radio-Canada. Elle avait un ton de voix qui porte à avoir confiance en elle. Et je pense ne pas me tromper en disant cela.

    Par contre, ça ne m'empêche pas de penser que ce gouvernement laisse aller les choses qui frôle la désinvolture. Je dis cela en ayant en tête le préjugé de penser que le gouvernement de Jean Charest est honnête.

    Sinon, je devrais penser que ce n'est moins de la désinvolture que l'effet évident que les valves de l'argent sont ouvertes à qui ouvre ses goussets. Pourquoi on paie tant d'impôt? Les coffres n'ont pas de fond.
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  • luck5 - Inscrit
    9 décembre 2010 09 h 41
    La promiscuité
    Comme dans les autres domaines, l'univers de l'informatique n'échappe pas aux liens étroits entre les acteurs gouvernementementaux et les grandes firmes informatiques. Il y a combien de grands joueurs dans ce domaine au Québec.....

    Les sommes en jeux sont très importantes pour le privé et bien évidemment il est primordial pour eux de suivre la poule aux oeufs d'or. Ils ont leurs entrées dans la plupart des organisations gouvernementales qu'ils nomment (chargé de la clientèle). En fait ce sont beaucoup plus des personnes qui ont pour mandat de s'assurer que les intérêts des firmes ($$$$) sont maximisés. Quand les choses ne vont pas au goût de ces seigneurs, il n'est pas rare que le téléphone sonne .....

    Les résultats ne sont pas la priorité mais le cash .....Quand un projet ne donne pas les résultats escomptés ce n'est jamais leurs responsabiltés. Ils ont toujours une bonne raison et de bons avocats.
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  • d4bienmoi - Inscrit
    9 décembre 2010 10 h 12
    Sous-contractants qui dirigent des employées de l’état.
    Je suis un employé de la fonction publique depuis plus de 14 ans. Nouvellement arrivé au Centre de Services Partagés du Québec (CSPQ) depuis quelques mois, c’est la première fois que je vois des sous-contractants diriger et donner de l’ouvrage aux employés permanents de l’état. les sous-contractants ne sont plus là pour pallier à des surcharges de travaillent, ou bien pour monter des dossiers temporaires, ils sont bien implantés pour être là en permanences.

    Les sous-contractants font même des demandes pour engagées des nouveaux effectifs de leurs propres firmes, pour leur donner l’ouvrage que des fonctionnaires qui comme moi ou mes collègues pourrions effectuer cet ouvrage, car nous avons le temps et l’expertise pour le faire, mais les hauts dirigeants approuvent les demandes des sous-contractants. J’ai même vu des sous-contractants ne rien faire pendant des semaines, car ils n’avaient pas d’ouvrage. Voir des sous-contractants payés à gros prix pour ne rien faire, c’est encore mien bien vu.

    J’ai reçu une réprimande de mes supérieurs pour mon travail, là ce fût correct, car j’accepte la critique, dans les critiques l’on peut s’améliorer, mais la surprise ne fût pas de savoir qu’elle provenait des sous-contractants. J’ai même peur d’être rétrogradé. Les sous-contractants ont même du pouvoir sur les fonctionnaires qui ne peuvent que subir.

    Donc en conclusion, les hauts dirigeants de la fonction publique devraient apprendre à faire confiance à leurs ressources internes et leur donner des ouvrages plus intéressants pour être capable de conserver leurs ressources. Je suggère aussi aux hauts dirigeants de faire vite, car nous surveillons présentement ce qui se passe avec vos réactions. Je vois de plus en plus vos ressources fuir pour vos sous-contractants et revenir dans la fonction publique pour avoir de l’ouvrage et de l’ouvrage intéressants.

    Signer un fonctionnaire blasé, mais qui espère enc
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    9 décembre 2010 10 h 50
    À la personne qui signe: d4bienmoi
    Est-ce que c'est un canular? Ai-je la berlue de lire vos propos si candides? C'est à se demander quels genres de dirigeants il y a dans vos services? Si tout ce que vous dites est vrais, que ce n'est pas un canular, c'est à me renverser de ma chaise. Je pourrais comprendre que des politiciens fassent un peu la pluie et le beau temps par des moyens détournés, mais des fonctionnaires là je ne comprend pas du tout. Comment en serait-on arrivé là? En plus, on dirait que vous nous livrer votre confession en cachette de vos supérieurs. Je m'arrête ici! Le reste est très facile à extrapoler, si vous dites vrai.
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  • Philippe Hubert - Inscrit
    9 décembre 2010 10 h 53
    Le futur ou un rêve
    Je sais reconnaitre les gens qui sont plus intelligents que moi. Les informaticiens sont généralement plus intelligents que la moyenne et même s'ils gagnent deux fois le salaire d'un employé ordinaire, un informaticien équivaut à trois employés moyens et des fois plus par rapport au travail qu'il peut faire.
    L'État pourrait grandement réduire la taille de l'État (supprimer des postes) en engageant plus d'informaticiens. Les informaticiens coûtes plus cher. La conséquence prévisible est qu'il va avoir moins de personnes (la population applaudis) dans la fonction publique et les personnes qui prévoyaient devenir fonctionnaire devront trouver un autre domaine d'emploi (la population protestera).

    Si vous aviez le choix d'employer 3 personnes dont la formation est en sciences humaines ou 1 informaticien pour le même salaire et pour le même travail que feriez-vous?

    Moi, j'engagerais les trois personnes parce que si l'informaticien tombe malade, je vais avoir des problèmes, mais il en faut toujours quelques informaticiens.

    L'expertise étatique = augmentation de salaire pour les informaticiens de l'État.

    Le futur est vraiment pour les informaticiens, mais l'État aura aussi besoin d'avocats, notaires, mais des administrateurs en sciences politique, j'en doute.
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  • Carole Dionne - Inscrite
    9 décembre 2010 11 h 18
    VIVE LES PPP
    On pense que... le problème; on pense mal. Vous devriez voir les gestionnaires du gouvernement. L'important pour un gestionnaire, ce n'est d'être intelligent, innovateur, honnête, etc. NOn, il doit toujours dire comme son supérieur.


    C'est comme dans bien des sport: si le coach est bon, l'équipe va produire. Si le coach ne produit plus, on le CONGÉDIE. On ne le met pas toujours sur une tablette.
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  • Jean Desjardins - Abonné
    9 décembre 2010 12 h 09
    Gouvernance délabrée...
    Très facile de lancer la pierre aux ressources externes. Mais madame la ministre s'est-elle posé la question à savoir comment assurer efficacement la gouvernance des grands projets informatiques de l'État ?

    Un exemple éloquent ? Lorsque le projet GIRES a été lancé, plusieurs firmes informatiques (externes !!!) avaient prévu un échec de ce projet ...juste en voyant comment les ressources gouvernementales le découpaient en morceaux beaucoup trop gros et de manière incohérente. En prime, pour certains aspects, on y a mis ad nauseam la charrue devant les bœufs...

    À mon avis, en faisant réaliser les grands projets informatiques entièrement à l'interne, cela ne changera pas la donne en matière de gouvernance des grands projets. Tout au plus, cela permettra de mieux camoufler les échecs dans les méandres de l'administration publique. Bref, ce n'est pas d'informaticiens exécutants dont on a besoin au gouvernement pour réaliser les grands projets informatiques. C'est de 'gestionnaires de projet' chevronnés et de 'gestionnaires de contrats' bien articulés et éminemment futés !!!

    Une fois de plus, on s'attaque au problème en visant la mauvaise cible. Tellement facile de lancer la pierre aux autres...
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  • Gilles Lebel - Inscrit
    9 décembre 2010 12 h 16
    La pensée magique
    Pourquoi on se réveille et qu'on s'aparçoit maintenant qu'en octroyant des contrats de cette manière, l'expertise pour l'encadrement du travail accomplie (juger de la valeur du travail fait) vient à manquer. Ça coûte cher lorsqu'il faut apprendre de ses erreurs au lieu de gérer par le gros bon sens ! La pensée magique a un temps !

    Et dire qu'il faut un vérificateur pour soulever ce problème ! Je crois que la gestion est malade ! À quoi sert un gestionnaire de l'informatique ? Il devrait servir justement à encadrer les projets pour avoir des systèmes de qualité (allant jusqu'à la vérification du code employé par les développeurs !) au lieu de ne penser qu'à réduire les coût de réalisation. De plus, lors du développement, l'organisation de la maintenance des systèmes produits n'a pas été pensé, ce qui entraîne une diminution de la durée de vie des systèmes ou l'augmentation des coûts de maintenance. Pourquoi l'augmentation des coût de maintenance ? Parce que, par exemple, la qualité de la programmation n'a pas été vérifié lors du réveloppement, le personnel interne n'a pas été assez impliqué dans le développement pour le connaitre suffisamment.
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  • Pierre-E. Paradis - Inscrit
    9 décembre 2010 12 h 55
    Les solutions sont simples
    Les solutions sont simples et tiennent en quelques mots:

    * embauche de personnel interne
    * logiciel libre
    * formats ouverts

    Que la ministre les applique au plus sacrant.

    Sinon elle se rendra complice des mêmes collusions et magouilles qui minent aussi l'industrie de la construction.
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  • Geoffroi - Abonné
    9 décembre 2010 13 h 23
    Madame, regardez bien autour de vous...!/?*
    Le lobbyisme des entreprises auprès des "supers" et "géniaux" mandarins manipulateurs "au-dessus de tout" de la fonction publique. Oui Madame, ça existe. Et, si ça ne va pas, c'est la faute des consultants et...ces administrateurs "supérieurs" changent de poste à tous les deux ans !!! Et ça recommence et recommence..
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  • d4bienmoi - Inscrit
    9 décembre 2010 15 h 23
    Je ne suis pas un canular !!!
    Oui, mes propos sont faites en cachettes, car je veut toujours travailler avec de dossiers qui pourraient être intéressants.

    Tous comme à Revenu Québec et au Centre de Services Partagés du Québec (CSPQ) les sous-contractants ils sont très nombres et ils ont un énormément pouvoir dans ses 2 gros organismes et qu'ils ont de très grosses dépenses pour des systèmes informatiques. Les gestionnaires ont perdue les contrôles des sous-contractants, et je ne sais pas s'ils veulent vraiment le reprendre et mêmes leurs donner plus de pouvoir.

    Le projet GIRES est un bonne exemples de pertes de contrôles pour un gros projets d'envergures, mais tous les petits projets qui sont en problèmes ou montés inutilement, les chiffres sont de beaucoup supérieurs à GIRES ($$$). Beaucoup de systèmes en double en triple en quadruple ... l'on pourrait continuer longtemps comme çà.

    Faut y mettre un frein, reprendre les reines dans la fonction publique et bien gérer, mais pour çà faut le bon vouloir de nos haut dirigeants, il faut conserver nos ressources internes qui sont précieuses et ne pas dire à nos ressources de voir ailleurs s'il y a quelques choses qui les déplait. Travailler à conserver vos bonnes ressources internes.

    MERCI!
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    10 décembre 2010 04 h 55
    Faut-il conclure, cher d4bienmoi, qu'il y aurait dans le secteur public des gens qui sautent facilement sur certaines offres faites parle privé, au détriment des contribuables?
    Si c'est vrai ce que vous dites, ne nous demandons pas ensuite où va une grosse partie l'argent de nos impôts. Pour moi, ça peut vouloir dire que dans son département, il y a des hauts cadres qui prennent des décisions importantes et qui, peut-être, sont des sous-traitants d'une ou pliusieurs compagnies privées.

    De plus, je n'ai aucune diffuculté à extrapoler pour dire qu'il est possible que ce soit un peu de même ailleurs dans le réseau public. Autrement dit, ça se pourrait que le réseau public soit piraté par des sous-traitants du privé. Mais, bien entendu, ça resterait à prouver, j'en conviens.

    Pour faire une métaphore, c'est comme il y avait des chiens gardiens du trésor. Par malheur, ces chiens du public semblent enclins à sauter facilement sur les os que le privé leur donne. Alors, plusieurs choses peuvent se passer. Par exemple, pour continuer avec la même figure de style, il pourrait s'introduire des gens du secteur privé dans la public pour influencer les contrats qui se donnent au secteur public...
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  • Xerxes - Inscrit
    10 décembre 2010 22 h 07
    Vous avez raison luck5
    Vous avez raison luck5, vous décrivez très bien la promiscuité qui règne dans le domaine des TI au Québec:
    "Comme dans les autres domaines, l'univers de l'informatique n'échappe pas aux liens étroits entre les acteurs gouvernementaux et les grandes firmes informatiques. Il y a combien de grands joueurs dans ce domaine au Québec.....
    Les sommes en jeux sont très importantes pour le privé et bien évidemment il est primordial pour eux de suivre la poule aux oeufs d'or. Ils ont leurs entrées dans la plupart des organisations gouvernementales qu'ils nomment (chargé de la clientèle). En fait ce sont beaucoup plus des personnes qui ont pour mandat de s'assurer que les intérêts des firmes ($$$$) sont maximisés. Quand les choses ne vont pas au goût de ces seigneurs, il n'est pas rare que le téléphone sonne .....
    Les résultats ne sont pas la priorité mais le cash .....Quand un projet ne donne pas les résultats escomptés ce n'est jamais leurs responsabiltés. Ils ont toujours une bonne raison et de bons avocats."
    ***
    Xerxes.
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  • Xerxes - Inscrit
    10 décembre 2010 22 h 17
    L'imputabilité pour le gaspillage de fonds public
    Voici une liste non exhaustive des gros projets informatiques échoués et les noms des grandes compagnies TI qui ont géré ces projets:

    Industrielle Alliance Rentes Collectives : LGS et CGI ; Modernisation CSST : DMR, CGI, Oracle, des sous-traitants ; Justice MJ: DMR ou CGI ; CARRA : DMR et CGI ; RRQ : DMR et CGI ; Dossier médical RAMQ : DMR et CGI ; Charlemagne au MELS, RSIPA, Modernisation de l’informatique au Service de police de Montréal, GIRES ? (Fournisseur TI non identifié).

    Pourquoi a-t-on offert, année après année, des gros contrats aux trois grandes compagnies TI (selon un article de la presse CGI, DMR et LGS raflent 60% -70% des contrats TI) ?

    Ces trois compagnies ont raté la grande majorité des projets TI dans les derniers 20 ans.

    Comment peut-on choisir l'année suivante une compagnie qui dans l'année précédente n'a rien livré ? Ces trois compagnies et ceux qui les ont privilégiées devraient répondre en justice, ils sont imputables pour le gaspillage de fonds public.

    Incompétence est due au fait qu’on embauche par référence (trafic d’influence). Selon un directeur TI qui travaille depuis 35 ans dans ce domaine seulement 2 personnes sur 10 de ceux qui sont embauchés dans les TI sont compétentes. Alors, on sait que 70% - 80% sont incompétents (profs de dessin, de sport, d'arts, administrateurs, etc.).
    Les 20% de compétents sont étouffés par les autres 80% des novices, ils sont brûlés.

    On pourrait facilement dresser la liste des gestionnaires qui sont responsables des ratés et leurs demander de répondre en justice pour le gaspillage ou la fraude des millions voir milliards de dollars.

    Il existe beaucoup de preuves: les dossiers concernant les contrats et l'exécution des projets.

    Il ne manque que les vérificateurs!

    Xerxes.
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  • Kaomax - Inscrit
    11 décembre 2010 21 h 44
    Refiler au privé, en bout de ligne ça appauvrit nos coffres.
    Un employé est plus facile à contrôler qu'une entreprise externe (privé).

    Les élus promettent de "couper" dans les dépenses, alors qu'ils ne font que relancer au privé, à prix "FORT" les services que l'état assume souvent en double, car ça demande aussi des administrateurs et gestionnaires pour superviser les contrats externes.

    Mais lorsque les grands "comptables" de l'état sortent les "chiffres" (auquel on peut faire dire à peu près n'importe quoi) en "baissent" ça parait mieux pour le parti "au pouvoir".

    Mais le cas échéant, les payeurs de taxes sont toujours davantages interpelés et nos coûts sociaux coutent bien plus souvent qu'autrement, beaucoup plus cher.

    Sans compter les "combines malhonnêtes" qui se produisent dans l'octroi des contrats, comme l'ensemble de la corruption qui font la UNE depuis des mois, des années.

    Et justement, les firmes de "communications" habituées de surtout savoir comment "manipuler les médias", pourraient vendre un troupeau de vache morte, à prix fort, même à un fermier sans problème de vision.

    C'est pourquoi des élus comme Charest, peuvent se permettre de "sourire" même avec un taux d'insatisfaction de 80% ... car ils embauchent des firmes de communications qui feront des miracles pour "aveugler" la société ... et personne ne se cache pour le dire, ce ne sont pas tous des personnes informées et avisées qui vont remplir les "bulletins de vote".

    En clair, ça s'appelle de la "manipulation" et rien de moins.

    Espérons que l'aire informatique et l'internet, sauront devenir des moyens pour éduquer les électeurs, des vrais enjeux qui se jouent lors des élections.

    Un vieil adage dit que "les politiciens viennent du peuple" ... alors lorsque l'on en vient à comprendre que nous sommes diriger par des idiots, on comprend comment ils ont réussi à se hisser aux portes du pouvoir.
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  • Chryst - Abonné
    13 février 2011 23 h 21
    Le pouvoir de nos dirigeants, c’est aussi de nous donner les meilleurs moyens (1/2)
    Ces derniers peuvent nous rendre plus efficaces dans une foule de domaines impliquant une localisation ou relation quelconque.

    Les paramètres de localisation des points d’échantillonnage, obtenus par satellites, peuvent être intégrés à la banque de données pour y être localisés par la suite. (la technologie existe pour les données satellitaires)

    Imaginons que 10 ou 15 variables, ayant chacune leurs données, et que celles-ci puissent être mises en relation avec les données de n’importe quelle variable de la banque de données.

    Les enregistrements peuvent être les patients avec une même maladie ou un même syndrome. Nous avons préféré ouvrir notre site (www.ataxie.ca) pour mettre à profit nos connaissances en base de données que de continuer à travailler pour notre employeur.

    La localisation des patients qui correspondent aux enregistrements est donc possible de par le monde grâce à Internet. Leur identification préalable est aussi possible par l’analyse des données des variables.

    Plusieurs critères sont applicables sur quantité de variables toutes visualisables en même temps. En fait, les résultats de différentes fonctions appliquées sur les données de ces variables.

    Les données numériques peuvent être pondérées pour des moyennes représentatives.

    Les données d’une variable peuvent être modifiées à souhait ou de nouvelles variables ou données créées.

    Les données peuvent aussi être sauvegardées dans un tableur pour d’autres analyses ou pour leur représentation graphique.

    Michel Thibault ing. f. m. sc., ex fonctionnaire à la retraite
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