Financement des partis politiques - Un parcours authentique?
Paul, sur le chemin de Damas, fut frappé d'une illumination et se convertit au catholicisme, devenant un de ses plus ardents apôtres. Est-ce une illumination semblable qui convainquit cette semaine le leader du gouvernement, Jean-Marc Fournier, de réduire à 1000 $ le montant maximum des contributions aux partis politiques? Non! Survenant après des mois et des mois de débats à l'Assemblée nationale sur fond de scandales, cela ressemble plutôt à une retraite stratégique devant une opinion publique qui se fait pressante.
Le geste annoncé par le leader parlementaire est le bon et il doit être appuyé. De la même manière qu'il réduit des deux tiers les contributions aux partis politiques provinciaux, on s'attendra à ce qu'il fasse de même pour les partis municipaux et réduise à 330 $ le maximum des contributions autorisées. Ainsi amendé, le projet de loi antiprête-noms qui devrait être adopté sous peu devra pouvoir compliquer sérieusement la vie aux entreprises qui cherchent à acheter les faveurs des gouvernements et administrations publiques par des contributions autrement illégales aux caisses électorales. Les partis seront obligés de revenir à l'essence même de la loi sur le financement des partis votée par le gouvernement de René Lévesque, qui repose sur la mobilisation et la conviction de leurs militants et partisans.
Difficile pourtant de louanger le ministre pour ce geste qui est tout sauf sincère et spontané. Depuis un an, toutes les mesures susceptibles de contribuer au redressement de la morale et de l'éthique en matière de gouvernance publique ont été repoussées par le gouvernement Charest. Ainsi, ce n'est qu'au terme d'intenses pressions que fut acceptée la création d'un poste de commissaire à l'éthique relevant de l'autorité de l'Assemblée nationale. De même, ce n'est que parce qu'il n'avait plus le choix que le premier ministre a accepté de renoncer au salaire de 75 000 $ que lui verse le Parti libéral. Un renoncement qui est le fruit d'un marchandage avec l'opposition, qui en faisait la condition de son appui à l'adoption en deuxième lecture du projet de loi 48 sur le code d'éthique et de déontologie des députés.
Ce qui compte, faisait valoir le premier ministre Jean Charest en commentant depuis Paris cette réduction à 1000 $ des contributions aux partis politiques, est la main tendue à l'opposition qui doit l'accepter dans l'intérêt public. D'accord pour l'intérêt public! Mais pourquoi donc son gouvernement a-t-il si longtemps attendu encore une fois avant de tendre sa main, si ce n'est qu'il ne le fait que lorsque l'intérêt du parti coïncide avec l'intérêt public? Cela explique pourquoi les Québécois n'arrivent pas à se convaincre de l'authenticité du geste lorsque le gouvernement libéral tend ainsi la main. Dans un autre dossier, celui des écoles passerelles, on parlait de l'exigence d'un «parcours authentique». En matière d'éthique, c'est ce à quoi ce gouvernement doit se soumettre.
Le geste annoncé par le leader parlementaire est le bon et il doit être appuyé. De la même manière qu'il réduit des deux tiers les contributions aux partis politiques provinciaux, on s'attendra à ce qu'il fasse de même pour les partis municipaux et réduise à 330 $ le maximum des contributions autorisées. Ainsi amendé, le projet de loi antiprête-noms qui devrait être adopté sous peu devra pouvoir compliquer sérieusement la vie aux entreprises qui cherchent à acheter les faveurs des gouvernements et administrations publiques par des contributions autrement illégales aux caisses électorales. Les partis seront obligés de revenir à l'essence même de la loi sur le financement des partis votée par le gouvernement de René Lévesque, qui repose sur la mobilisation et la conviction de leurs militants et partisans.
Difficile pourtant de louanger le ministre pour ce geste qui est tout sauf sincère et spontané. Depuis un an, toutes les mesures susceptibles de contribuer au redressement de la morale et de l'éthique en matière de gouvernance publique ont été repoussées par le gouvernement Charest. Ainsi, ce n'est qu'au terme d'intenses pressions que fut acceptée la création d'un poste de commissaire à l'éthique relevant de l'autorité de l'Assemblée nationale. De même, ce n'est que parce qu'il n'avait plus le choix que le premier ministre a accepté de renoncer au salaire de 75 000 $ que lui verse le Parti libéral. Un renoncement qui est le fruit d'un marchandage avec l'opposition, qui en faisait la condition de son appui à l'adoption en deuxième lecture du projet de loi 48 sur le code d'éthique et de déontologie des députés.
Ce qui compte, faisait valoir le premier ministre Jean Charest en commentant depuis Paris cette réduction à 1000 $ des contributions aux partis politiques, est la main tendue à l'opposition qui doit l'accepter dans l'intérêt public. D'accord pour l'intérêt public! Mais pourquoi donc son gouvernement a-t-il si longtemps attendu encore une fois avant de tendre sa main, si ce n'est qu'il ne le fait que lorsque l'intérêt du parti coïncide avec l'intérêt public? Cela explique pourquoi les Québécois n'arrivent pas à se convaincre de l'authenticité du geste lorsque le gouvernement libéral tend ainsi la main. Dans un autre dossier, celui des écoles passerelles, on parlait de l'exigence d'un «parcours authentique». En matière d'éthique, c'est ce à quoi ce gouvernement doit se soumettre.
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