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Lettres - Du clic à l'isoloir

Mathilde Sauvé - Montréal, le 18 novembre 2010  20 novembre 2010  Québec
La popularité exponentielle de la pétition en ligne réclamant la démission du premier ministre Jean Charest apparaît pour le moins ironique dans un contexte marqué par une désaffection électorale sans précédent. Il y a deux ans à peine, le taux de participation aux élections générales du Québec a dramatiquement chuté à 57 %, atteignant un plancher inégalé depuis 1927.

Difficile à croire qu'autant de citoyens se soient empressés d'ajouter leur clic aux dizaines, bientôt aux centaines de milliers d'autres, alors qu'ils sont plus nombreux que jamais à bouder les isoloirs. Difficile à comprendre que des citoyens préfèrent signer une pétition plutôt que de contribuer au choix des élus en apposant leur X sur un bulletin de vote.

Certes, la pétition demeure un instrument démocratique essentiel, au même titre que les commissions parlementaires. Cependant, signer, ce n'est pas voter. Voter, c'est décider. Décider, c'est exercer un pouvoir. N'est-ce pas précisément ce que revendiquent les citoyens à l'heure actuelle, qui se sentent exclus des grandes décisions collectives? Combien de clics se traduiront-ils en votes lors des prochaines élections provinciales? Citoyens, aux urnes!

***

Mathilde Sauvé - Montréal, le 18 novembre 2010
 
 
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  • Guillaume L'altermontréaliste Blouin-Beaudoin Guillaume L'altermontréaliste Blouin-Beaudoin - Inscrit
    20 novembre 2010 02 h 07
    votons dans un scrutin "à la loft"
    Si au moins on pouvait se représenter soi même en votant directement les lois (comme en Suisse par exemple)...

    Changez Charest par un e autre dans la même structure, ce sera "buisness as usual". Ce n'est pas qu'un pantin ou un parrain qu'il faut changer mais un système.

    Tout comme les citoyens peuvent donner un mandat politique, tel un conducteur auquel on retire le permis de conduire après trop de points de démérite, les citoyens doivent pouvoir retirer un mandat (un scrutin "à la loft") puis pouvoir poursuivre par la suite.

    Guillaume Blouin-Beaudoin
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  • Marco - Inscrit
    20 novembre 2010 02 h 15
    Voter, bien sûr!...
    Tout à fait d'accord.

    Je dirais même plus: voter ajoute une dimension mature aux obligations qui incombent à chaque citoyen. Il s'agit d'un acte davantage démocratique en ce sens qu'il demande de réfléchir à la suite des choses et au genre de gouvernement qu'on se propose de mettre en place!...! Et cette responsabilité devrait se poursuivre bien au delà de la journée qui marque les résultats d'une élection, là où tout se met en place dans l'espace public, et que le véritable pouvoir se trouve ainsi partagé entre un parti élu (grâce à une majorité importante) et la volonté d'un peuple plus que jamais vigilent, engagé, et toujours souverain...

    Et pourtant la question la plus importante demeure malgré tout celle-ci: voter, bien sûr, mais voter pour qui?!...
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  • Marco - Inscrit
    20 novembre 2010 08 h 27
    Voter, bien sûr!...
    Tout à fait d'accord.

    Je dirais même plus: voter ajoute une dimension mature aux obligations qui incombent à chaque citoyen. Il s'agit d'un acte davantage démocratique en ce sens qu'il exige (en pré requis) de réfléchir à la suite des choses et au genre de gouvernement qu'on se propose de mettre en place!...! Et cette responsabilité devrait se poursuivre bien au delà de la journée qui marque les résultats d'une élection, là où tout se met en place dans l'espace public, alors que le véritable pouvoir se trouve ainsi partagé entre un parti élu (grâce à une majorité importante) et la volonté d'un peuple plus que jamais vigilent et toujours engagé...

    Et pourtant la question la plus importante demeure malgré tout celle-ci: voter, bien sûr, mais voter pour qui?!...
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  • Mario Jodoin - Inscrit
    20 novembre 2010 12 h 53
    Un n'empêche pas l'autre
    «Difficile à croire qu'autant de citoyens se soient empressés d'ajouter leur clic aux dizaines, bientôt aux centaines de milliers d'autres, alors qu'ils sont plus nombreux que jamais à bouder les isoloirs.»

    Qui vous dit que les signataires n'ont pas voté aux élections ? Je trouve moi aussi déplorable le faible taux de participation aux élections, quoique je respecte la décision des citoyens qui préfèrent s'abstenir. Or, la participation démocratique ne se limite pas à voter aux élections. Un régime vraiment démocratique permet et doit permettre aux citoyens de s'exprimer sur tous les sujets qui les intéressent, que ce soit par les mécanismes parlementaires, des lettres dans les journaux, des manifestations ou des ... pétitions ! Et ce, que ces citoyens aient exercé ou non leur droit de vote à l'élection précédente.
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  • Nestor TURCOTTE - Inscrit
    20 novembre 2010 20 h 48
    HOTMAIL
    JE ne crois pas à la validité de cette pétition.

    Une pétition doit comporter UN seul élément. Celle qui est sur le site de l'Assemblée, en comporte trois.

    On peut avoir plus considérants mais non pas plusieurs finalités dans la pétition. C'est le cas de celle qui circule sur le NET.

    Je connais plusieurs personnes, juste pour rire, qui se sont fabriquées plusieurs adresses internet pour multiplier leur signature. Personnellement, j'ai quatre adresses. Je pourrais signer 4 fois cette pétititon (!) ...Un seul signataire, quatre fois une signature qui est la même personne.

    VIVE la pétition en papier. Au moins, celui qui la fait signer, a devant lui la personne qui la signe. On peut toujours déjouer. Mais ...c'est plus difficile
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  • Jeannot Duchesne - Abonné
    21 novembre 2010 09 h 05
    Le clic plus populaire que le vote mais plus cohérent
    Si je me souviens des deux dernières campagnes électorales il n'y avait pas tellement de grandes décisions collectives à décider et même parlées. Ce fut plutôt des campagnes de mensonges et de mépris du simple citoyen face à un grand enjeu, la caisse de dépôt. Tout au long des mandats libéraux ce fut des décisions partisanes que ce soit dans les garderies, la nomination des juges, les gaz de schiste et toujours la caisse de dépôt dont nous ne savons rien de ce qui s'est vraiment passé.
    À la connaissances des scandales qui s'abattent sur le Québec les clics sont plus cohérents que les X des urnes des dernières élections.

    Jean-Charest a les 2 mains sur le volant mais il y a plus de 200,000 clics qui disent que c'est assez.
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  • Julie1234 - Inscrit
    21 novembre 2010 10 h 33
    DÉMOCRATIE?
    Est-ce à dire que le «choix du chef Rôtisserie Québec inc» tous les 4 ans ne nous intéresse PAS comme forme de «dialogue» politique et forme d'organisation sociale? ON EXIGE DÉSORMAIS PLUS! Et on ne votera pas tant qu'on ne tiendra pas un débat sur la finalité et le sens de la démocratie représentative actuelle. Ce qui ne signifie pas! que nous refusons le «pouvoir politique». Ce qui ne témoigne PAS! de notre indifférence. Quel pourcentage d'abstention allons-nous devoir atteindre avant d'exiger un VRAI DÉBAT? Se pourrait-il qu'un(e) élu(e) nous semble brillant(e), mais que son parti l'aliène dans d'autres positions absurdes? Comment surmonter ce fait: en soi, voter pour un programme politique en BLOC, donc être contraint(e)s de donner notre aval à un ENSEMBLE de propositions (sur lesquelles d'ailleurs les politicien(ne)s peuvent revenir), n'est PAS! démocratique.

    Notre devoir, nous le réalisons tous les jours. Dans la rue. Dans des organismes communautaires. Dans des activités citoyennes. Dans des débats sur le web. À travers les pétitions! Les manifestations! Je vois, tout comme vous madame Sauvé, l'ampleur de la tâche à faire. Tout comme vous, j'aimerais vivre dans une société plus politisée. Par contre, je n'arrive pas aux mêmes conclusions et c'est un autre slogan que j'ai envie de scander: CITOYENS ET CITOYENNES, À LA CITÉ!!!!
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  • tonnerre - Inscrit
    21 novembre 2010 11 h 10
    Quel reproche aux citoyens!
    Comment peut-on oser faire des reproches aux citoyens qui boudent les isoloirs de votation? Quand on cherche à faire l'indépendance du Québec non par référendum mais en essayant de faire chuter tout autre pouvoir qui s'installe par la voie électorale et que notre intérêt en tant qu,élus est uniquement concentré sur celui de notre idéologie de parti. Le constat est observable: en déstabilisant la politique et l'économie et bien on essaie de s'emparer du Québec dans sa propre fragilité et sa propre déstabilisation. Une surnoiserie et une hypocrisie aïgues que la masse encourage sans se rendre compte que l'idéologie indépendantiste est entrain de forcer les québécois à une idéologie politique à laquelle ils ont dit NON par deux fois.

    J'ai été indépendantiste et comme c'est juste les fous qui ne changent pas d'idée et bien j'ai voté adéquiste et pas question de voter pour Québec solitaire qui récupère misérabilité et pauvreté pour se former une idéologie de parti. Vais-je aller voter aux prochaines élections? OUI. Je voterai parti libéral juste parce que je trouve les partis d'opposition irresponsables en prenant l'Assemblée nationale comme une arène de lutte et de pouvoir pour leurs idéologies de parti tout en essayant de faire chuter le gouvernement élu. On eu le même scénario au Parlement. La démocratie se perd parce qu'on veut obtenir l'indépendance sans le consentement éclairé des québécois. En provoquant des crises et bien les esprits sont dans la tourmente et rien mieux pour savoir les manipuler.

    Merci aux partis d'opposition qui se ressemblent tous et qui pratiquent tous la même stratégie. C'est pour cette raison que les gens se tournent vers un parti qui est libéré de l'option indépendantiste. Pourquoi certains intellectuels n'osent pas l'affirmer?
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