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    Les priorités de la droite en tête

    44 % des Québécois souhaitent une réduction de la taille de l'État

    13 novembre 2010 |Alec Castonguay | Québec
    Résultats du sondage Léger Marketing-Le Devoir en format PDF



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    Les priorités des Québécois penchent à droite lorsqu'il est question des grandes orientations que le gouvernement devrait prendre dans les prochaines années, selon un nouveau sondage Léger Marketing-Le Devoir.

    Dans la liste des priorités, trois des quatre premières places sont présentement occupées par des idées associées au courant de la droite. La réduction de la taille de l'État arrive largement en tête, suivie d'une augmentation des budgets en éducation et d'une plus grande place du privé en santé. Au quatrième rang, on retrouve «la réduction des impôts, quitte à réduire les services des programmes sociaux».

    Cette quatrième priorité est toutefois à égalité avec «la réduction de la latitude accordée aux entreprises privées pour l'exploitation des ressources naturelles», une préférence qui vient de surgir en raison du débat sur les gaz de schiste.

    Les 12 priorités suggérées aux 1001 répondants contenaient autant des idées associées à la gauche qu'à la droite. L'objectif était de sonder l'humeur des Québécois avec des propositions précises, alors que le débat entre les orientations de droite et de gauche a pris de l'ampleur dans les dernières semaines, notamment avec la création du Réseau Liberté-Québec et la possible naissance d'un parti de centre droit dirigé par François Legault.

    En même temps, le Parti québécois, davantage de centre gauche, continue de trôner au sommet des intentions de vote, avec 37 % (44 % chez les francophones), contre 33 % pour le PLQ, 11 % pour l'ADQ et 8 % pour Québec solidaire. Plus de détails sur les intentions de vote dans notre édition de lundi.

    À regarder la liste des priorités des Québécois, force est de constater que l'idée fort répandue voulant que la majorité des Québecois penche à gauche sur l'échiquier politique «est un mythe», affirme Christian Bourque, vice-président de Léger Marketing. Le portrait est plus nuancé. «Ce n'est pas tout à fait vrai que le Québec est à gauche. Il l'est plus que d'autres provinces, mais on constate un virage vers la droite depuis quelques années.»

    Le sondeur ajoute qu'il ne faut pas confondre Montréal, où l'idéologie est plutôt à gauche, avec le reste de la province, où la droite, notamment à Québec, Saguenay et dans le Bas-du-Fleuve, a des adhérents. «Au final, avec Montréal plus à gauche et des régions plus à droite, ça fait une province pas mal au centre de l'échiquier politique», dit Christian Bourque.

    D'ailleurs, quand on demande aux citoyens de s'identifier comme étant à droite ou à gauche, c'est presque un match nul. Près de 31 % des répondants se disent à gauche (dont 23 % de centre gauche), et 27 % à droite (dont 22 % de centre droit).

    Plus d'une personne sur trois (35 %) affirme ne pas savoir si elle est à gauche ou à droite, ce qui n'étonne pas le sondeur. «Au Québec, on se définit depuis très longtemps comme souverainiste ou fédéraliste, contrairement aux États-Unis ou à l'Europe, ou les notions de droite et de gauche sont importantes. Ici, le PQ et le PLQ sont des coalitions qui regroupent des gens de droite et de gauche. Plusieurs personnes ne se sont jamais [interrogées sur] leur idéologie politique», dit M. Bourque.

    C'est pour cette raison que les priorités des Québécois sont un meilleur indicateur de leur humeur, mais aussi de leur étiquette idéologique. Pour l'instant, la droite réussit à classer quatre de ses cinq priorités en haut de la liste. Même que 38 % des gens qui se déclarent à gauche affirment qu'on devrait réduire la taille de l'État, alors que celui-ci a généralement été utilisé pour combattre les inégalités sociales.

    «Les gens veulent assurer la pérennité des services, mais ils ne savent pas comment. Ils cherchent des solutions. En même temps, ils se sentent étouffés par le fardeau fiscal. Les Québécois disent qu'ils ont assez payé et qu'il faut de nouvelles avenues», dit Christian Bourque.

    Toutes les questions et les résultats du sondage sont disponibles sur notre site Internet. Celui-ci a été mené en ligne du 8 au 11 novembre, auprès de 1001 personnes représentatives de la population et selon une méthode fiable et éprouvée. Un échantillon probabiliste de la même taille présenterait une marge d'erreur de 3,1 %, 19 fois sur 20.

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