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La carte partisane

Gil Courtemanche   13 novembre 2010  Québec
Ce n'est pas parce qu'on est indépendant, objectif et politiquement neutre que l'on est aussi doté de sagesse et d'une vision globale de la société. La récente proposition du Directeur général des élections sur la refonte de la carte électorale l'illustre malheureusement trop bien. En proposant d'abolir trois circonscriptions rurales (Matane, Kamouraska-Témiscouata et Lotbinière) pour en ajouter trois dans la grande région métropolitaine, M. Blanchet invoque le principe de la représentation effective, un principe louable qui veut que le vote de chacun ait un poids égal. Appliqué à la lettre, ce principe accorderait les deux tiers des députés à la région de Montréal.

Soucieux de redorer son blason de plus en plus sombre, le premier ministre a décidé de suspendre les pouvoirs du DGE et de se transformer en héraut des régions. Grand bien lui fasse, mais personne n'est dupe. Ceci n'est qu'un autre triste épisode dans le grenouillage partisan qui depuis des années pourrit les discussions sur la carte électorale, le financement des partis et la réforme du mode de scrutin. On sait que, dans les trois cas précités, l'objectif poursuivi ressemble à s'y méprendre au statu quo.

Regardons de près ce qui constitue un comté urbain et un comté en région. Le comté urbain n'a dorénavant plus de signification démocratique autre que celle de la représentation politique de ses constituants. Il ne s'agit pas d'une entité économique ou sociologique précise et concrète. Ainsi, on retrouve dans la même circonscription des pauvres de Saint-Henri et des millionnaires de Westmount. Le député traite de peu de dossiers importants et sert finalement de guide pour ses commettants dans le labyrinthe bureaucratique. Une fermeture d'usine dans Hochelaga-Maisonneuve ne signifie plus comme avant une hausse du chômage dans le quartier. Les emplois perdus ou créés le sont à l'échelle de la ville ou de la région montréalaise et les conséquences ne sont pas localisées ni permanentes. Le bassin d'emploi est large, les offres diversifiées. Somme toute, une circonscription urbaine est une mise en carte géographique d'un nombre donné d'électeurs dont l'immense majorité ne rencontrera jamais son député et ne bénéficiera pas directement de son action.

***

En région éloignée ou rurale, le comté est un outil de pouvoir, une sorte de forteresse, et le député, un acteur beaucoup plus déterminant pour la vie collective que cela est le cas pour les comtés urbains. Quand le dépanneur de Sainte-Flavie ferme, quand une grande enseigne d'alimentation quitte un village, quand une station-service cesse d'être rentable, c'est toute la vie d'une communauté qui en est modifiée. Alors, pensons à la fermeture d'une scierie, à un conflit à propos des quotas de pêche, à un programme de développement ou de récolte de la forêt publique, à des perspectives de forage pétrolier, à la chute des prix pour le bois de coupe, à la baisse de la demande, pensons aux tentatives des petits producteurs agricoles de percer sur les marchés locaux, à la mise en valeur des produits du terroir. Voilà le menu quotidien et régulier de la vie d'une circonscription comme celle de Kamouraska-Témiscouata.

Quand une scierie ferme, c'est un village qui agonise, puis un dépanneur qui déclare faillite. Les travailleurs ne peuvent compter sur un large bassin industriel pour se trouver un autre emploi. Ils font face au déracinement. Voilà le poids humain, concret, tragique souvent, des situations vécues dans une circonscription rurale ou éloignée des grands centres. C'est cela, bien plus que la densité démographique ou la taille du territoire, qui devrait dicter et protéger l'existence d'une circonscription.

Le Parti libéral et le Parti québécois connaissent très bien la véritable solution à ce problème: c'est soit la création d'une Chambre des régions dotée de pouvoirs réels, une sorte de Sénat régional, soit un scrutin mixte où un nombre signifiant de députés seraient élus à la proportionnelle selon les régions. En théorie, les deux grands partis s'entendent sur une réforme qui s'inspirerait de ces principes. Mais les deux partis, dans une même hypocrisie de plus en plus scabreuse, s'entendent pour que cette réforme ne puisse jamais voir le jour. Des libéraux, cela ne surprend pas. Mais l'attitude du Parti québécois, qui réclame depuis 40 ans dans son programme l'adoption d'un scrutin proportionnel, choque et scandalise encore plus. On sait les raisons de cette paralysie des convictions: le PQ craint que des élections régies par un scrutin doté d'une forte dose de proportionnelle ne lui donne jamais la majorité absolue, l'empêchant ainsi de déclencher un autre référendum.

En faisant tabula rasa sur la refonte proposée par le DGE, le gouvernement fait place, dit-il, à une période de réflexion dont le principal objectif serait de maintenir le poids des régions tout en assurant une représentation effective. Pourquoi ne pas en profiter pour s'atteler une fois pour toutes à tous ces sujets qui sont intrinsèquement reliés: la carte électorale, le mode de scrutin et le financement des partis? Un scrutin proportionnel mixte, une limite de 300 $ pour les dons individuels aux partis, un financement public des partis et l'abaissement à 5 % du vote pour le remboursement des dépenses électorales, tout cela permettrait une plus grande démocratie, une protection des régions et l'assurance d'une meilleure offre démocratique. Je me surprends encore d'être capable de rêver.
 
 
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  • Georges Paquet - Abonné
    13 novembre 2010 05 h 38
    Donc
    Donc, si je comprends l'analyse de Gil Courtemanche, Jean Charest a bien fait de ne pas confirmer le projet du DGE, d'abolir trois circonscriptions en Région. Imaginez ce qui se sserait passé sii le gouvernement n'avait rien fait pour empêcher l'application du plan du DGE, Comme la critique est tellement plus facile que l'analyse et la réflexion, je vois déjà les démonstrations en Région, appuyées par Pauline Marois, tous les leaders péquistes, Québec solidaire, et tous les amoureux du terroir, de la nature, de la ferme et des animaux, pour dénoncer l'abandon des Régions par le gouvernement libéral.
    Gil Courtemanche nous dit qu'il se prend à rêver à un système presqu'idéal: mais si l'Opposition faisait son travail, et proposait des solutions pratiques, on aurait peut-être quelquechose à discuter.
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  • Roger Sylvain - Inscrit
    13 novembre 2010 07 h 04
    Politiciens antidémocratiques
    Moi qui pensais vivre dans une province démocratique où nos élus se préoccupent réellement des gens qu'ils représentent?
    À voir toutes ces tricheries on voit bien que le peuple n'est utile qu'à tous les 4 ans et après ils sont des trouble-fête.
    Au Québec les principes démocratiques ont été mis de côté depuis belle lurette et cela semble faire l'affaire de nos partis politiques de nos syndicats et de nos médias.
    Il nous reste seulement certains journalistes qui ont à coeur les principes démocratiques et qui les défendent contre la corruption,la collusion et le favoritisme qui sont érigés en système.
    Je comprends le cynisme de la population mais il est temps aussi qu'il se lève debout et dise: C'EST ASSEZ !
    Roger Sylvain
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  • François Ricard - Abonné
    13 novembre 2010 07 h 11
    Une personne= un vote
    Une personne ... un vote
    Nous sommes en démocratie. Le vote de chacun des citoyens doit avoir une valeur égale.
    Certaines régions se dépeuplent: les jeunes doivent s'exiler à Québec ou à Montréal pour fins d'étude et de travail. Les personnes à la retraite se réfugient dans les villes pour être plus prêt des services. Le monde de l'agriculture non seulement est passé à l'ère mécanique mais entre maintenant dans l'ère numérique, ce qui diminue le nombre de travailleurs requis. C'est une situation hautement problématique. Mais ce n'est pas en faisant entorse à un principe de base de la démocratie que l'on résoudra le problème.
    En plus, nous nous sommes donné une institution impartiale pour revoir la carte électorale. Nous nous devons de respecter le travail de ce Directeur des élections.
    Bien sûr, ce n'est pas M. Charest qui va se gêner d'enfreindre les règles de la démocratie: on a pu le constater dans le financement de son parti; dans l'octroi de contrat sans appel d'offre; et maintenant dans la confection des circonscriptions électorales. Mais, en plus, comme pour l’affaire Michaud, il profite de la complicité du PQ.

    Les nouveaux critères de redécoupage de la carte feront primer carrément le facteur géographique (grandeur du territoire) sur le principe démocratique de l’égalité du vote des électeurs.

    Ceci crée deux classes de citoyens; le vote des électeurs de première classe (les ruraux) ayant beaucoup plus de poids que ceux des citoyens de deuxième classe (les urbains)..

    Une autre aberration: les Îles de la Madeleine. 13 000 habitants et pourtant elles ont un comté....
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  • Democrite101 - Inscrit
    13 novembre 2010 07 h 38
    Un citoyen = un vote, et parfaite égalité de chaque votant

    «Un scrutin proportionnel mixte, une limite de 300 $ pour les dons individuels aux partis, un financement public des partis et l'abaissement à 5 % du vote pour le remboursement des dépenses électorales»

    Très bonnes mesures suggérées par Gilles Courtemanche, sauf la proportionnelle mixte en faveur des régions.

    Un bémol cependant: même si j'habite un comté fédéral qui a fait député un démagogue de la trash radio dans la région de Québec, je maintiens le principe de la parfaite représentativité des régions selon la quantité de la population. Un citoyen = un vote.

    Si on fragilise ce principe, c'est la porte ouverte à toutes les magouilles.

    Quant aux régions, elles retrouveront force politique quand elles sauront conserver leur population ou y en attirer. Sinon, donner deux voix à chaque curé ou à chaque ph.d., dans le premier cas pour empêcher la tradition archaïque de mourir et dans le deuxième parce que les plus instruits ont moins de chance de se tromper, c'est de la méritocratie la plus mal inspirée qui soit. Je suis contre. Le bon sens, la bonne moralité sont les bases, plus que l'instruction, pour rendre viable une démocratie et valides ses organes et sa pratique.

    Être géographiquement isolé n'est pas un handicap pour qui refuse d'émigrer vers les grandes villes. La beauté de la nature est une compensation, on l'oublie, extraordinaire qui vaut plus que le privilège injustifié que constitue une déformation abusive de la carte électorale.

    Jacques Légaré, héritier et défenseur des Lumières
    Ph.d, en philosophie politique
    Voir «Page Web Jacques Légaré»
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  • Rodrigue Tremblay - Inscrit
    13 novembre 2010 08 h 17
    «Appliqué à la lettre, ce principe accorderait les deux tiers des députés à la région de Montréal.»
    Population de Montréal: 3,7 millions
    Population du Québec: 7,8 millions
    Montréal/Québec: 47%
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  • roger montreal - Abonné
    13 novembre 2010 09 h 47
    C est du CHAREST tout pur«pour sauvé une partieldans KAMOURASKA
    Mais le plus triste de cette loi, c est notre premier ministre qui enlève les pouvoirs du directeur des élections, pour sauvé l élection partiel en cour, car se conté devait pisparaitre.
    Dans la tourment qui secour les libéraux en ce moment il voudraient un gain dans KAMOURASKA POUR MONTRER QU ILS SONT ENCORE PUISSANT.
    Désolant mais c est du CHAREST tout pur.
    ROGER MONTREAL
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  • Jacques Godin - Abonné
    13 novembre 2010 10 h 22
    Montréal la négligée
    Il est vrai que les régions sont plus homogènes et que dans ce sens le député est plus représentatif des intérêts de ses commettants qu'il pourrait l'être en zone urbaine. Cependant, il ne faut pas oublier que lorsque l'on vote pour un député, on vote pour un gouvernement et non seulement pour un représentant et dans ce sens la sous représentation de Montréal fait que la métropole qui est le cœur économique du Québec est négligée et la structure politique municipal que le gouvernement Charest nous a laissée donne les résultats que l'on voit.

    Bref le Grand Montréal est sous représenté, ses intérêts sont souvent ignorés et le gouvernement actuel nous a laissé avec une structure ingouvernable.

    Pas sûr que ce serait la même chose si on avait le même poids politique que les régions.
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  • Rodrigue Tremblay - Inscrit
    13 novembre 2010 10 h 43
    Le mythe de la sous-représentation de Mouriale
    L'Ile de Montréal compte 28 comtés, soit 22,4% des 125 comtés de l'Assemblée Nationale. Ces 1,271,207 électeurs représentent 22,5% des 5 630 567 électeurs québécois? Alors c'est quoi le problème?

    Ah oui, un vote en Gaspésie vaut deux votes à Laval. Ok, mais là, si nos politiciens ont des couilles, on va enlever un comté en Gaspésie pour le donner à Laval. On va aussi enlever deux comtés de la côte-sud de Québec pour les donner à la couronne montréalaise. Affaire classée.

    Est-ce normal qu'un vote dans Viau (42 619 électeurs), Mont-Royal (42 323), D'Arcy McGee (41 445), Mercier (41 115), Pointe-aux-trembles (40 495), Outremont (40 498 électeurs), Westmount (40 455) Hochelaga-Maisonneuve (40 272), NDG (39 392) et Lafontaine (39 114) vale beaucoup plus qu'un vote dans Lévis (49 497), Charlesbourg (50 702), Louis-Hébert (51 615) ou Chauveau (51 689)?

    Est-ce normal qu'un vote dans Hochelaga-Maisonneuve vale 26% de plus qu'un vote dans Charlesbourg? Un vote dans NDG, 31% de plus qu'un vote dans Louis-Hébert? Un vote dans Lafontaine, 32% de plus qu'un vote dans Chauveau?

    Alors qui est le plus sous-représenté?
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  • Pierre Rousseau - Inscrit
    13 novembre 2010 11 h 26
    Simplisme
    Le concept d'une personne un vote est un peu simpliste et fonctionne bien dans une société homogène où règne le bipartisme et où le système électoral est uninominal à un tour. Mais dans une société plus complexe où il y a des majorités et des minorités, de très grosses villes et de très grandes régions avec une petite population, ça devient moins démocratique car une majorité urbaine peut facilement décider de l'avenir d'une région éloignée sans avoir à supporter les conséquences de ces décisions. Montréal est certes le moteur économique du Québec mais les richesses naturelles essentielles à notre avenir sont dans les régions, pas à Montréal. Une majorité peut facilement marginaliser une minorité, voire même lui enlever toute représentation parlementaire: exemple, le parti vert qui a recueilli près de 1 million de votes lors de la dernière élection fédérale et qui n'a aucune représentation au Parlement fédéral.

    M. Courtemanche a raison et il faut moderniser notre démocratie car elle est en train de cesser d'en être une. La proportionnelle est essentielle pour avoir un parlement qui représente TOUS les citoyens, pas seulement la majorité. Les gens des régions ont le droit d'avoir un droit de regard sur les décisions qui affectent directement leur région car ils sont ceux qui vont en subir les conséquences. Il est temps que l'Assemblée nationale soit vraiment représentative de tous les courants politiques de la nation et de toutes les régions en protégeant un équilibre entre les droits de tous.
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  • Mario Jodoin - Inscrit
    13 novembre 2010 11 h 37
    Bonne conclusion, raisonnement bancal...
    Même si j'appuie fortement la conclusion de cette chronique, je suis en désaccord avec le raisonnement de M. Courtemanche pour y arriver.

    «M. Blanchet invoque le principe de la représentation effective, un principe louable qui veut que le vote de chacun ait un poids égal. »

    M. Blanchet n'invoquait rien, il ne faisait qu'appliquer la loi adoptée par les mêmes qui contestent ses résultats !

    «Appliqué à la lettre, ce principe accorderait les deux tiers des députés à la région de Montréal. »

    Pardon ? La région administrative de Montréal ne regroupait que 24 % de la population du Québec en 2009, selon les donnée de l'Institut de la statistique ! La région métropolitaine de recensement, qui regroupe, en plus de l'Îles de Montréal et de Laval, une grande partie de la Montérégie, les Laurentides et de Lanaudière, atteint, elle, 48 % de la population (un petit peu plus que ce que dit M. Tremblay, qui a dû prendre des données moins récentes). Je trouve dommage que M. Courtemanche triche avec les données pour faire valoir son point. Cela discrédite le reste de sa chronique.

    En outre, il confond le rôle de représentation de ses commettants d'un député (qui devrait relever d'un ombudsman ou d'une Chambre des régions, comme il le mentionne plus loin) avec sa fonction première, soit d'adopter des lois et d'administrer l'État. Représente-t-il vraiment sa région quand on voit que toutes les lois, ou presque, font l'objet de votes en bloc des partis ?

    @ M. Tremblay

    «Alors qui est le plus sous-représenté? »

    Ce n'est pas dans l'île de Montréal que des circonscriptions seraient ajoutées, mais dans la couronne de Montréal. Alors, votre exemple rate sa cible...
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  • Micheline Gagnon - Abonnée
    13 novembre 2010 12 h 44
    @Rodrique Tremblay: Pour être représenté il faut gagner ses élections, alors...
    Comme beaucoup, vous confondez l'île, sa couronne et la ville de Montréal. Mont-Royal et Westmount sont des villes cossues défusionnées (entièrement entourées par Montréal, peu de population beaucoup de $) qui, comme presque toutes les villes défusionnées de l'ouest de l'île seraient bien insultées qu'on les considère comme montréalaises. En effet, ils ne veulent rien savoir de ma ville et ne manquent aucune occasion, comme vous, de nous le laisser savoir. De même les couronnes, tout comme les villes défusionnées, ne sont intéressées à ma ville que dans la mesure où ils viennent y gagner leur vie, manger et s'amuser, sans participer à ses dépenses.

    Parce que je vis à Montréal, que vous semblez tant mépriser, comme beaucoup de montréalais je perds toujours mes élections à cause justement du grand nombre d'habitants. L'homogénéité des régions, vous ne la retrouverez pas ici.

    Je pense que dans les deux extrêmes Régions/Montréal les citoyens y perdent; la première parce que généralement les gens de toutes les villes (de toute taille) les ignorent et Montréal parce que leurs votes sont noyés dans la multitude d'opinions contraires à tel point que les gens se disent qu’il ne sert à rien d’aller voter (malheureusement), Saint-Laurent en est un bon exemple.

    Vous pourriez avoir raison si chaque vote comptait mais ce n'est malheureusement pas le cas car ils ont tendance à se faire annuler massivement à l'intérieur même du comté et ne sont pas comptabilités au niveau de la province.

    Comme toujours vous comparez les incomparables et jouez avec les chiffres comme un puzzle où vous enfoncez les pièces au marteau pour atteindre votre dessein. La situation démographique et la démocratie déficiente du Québec sont beaucoup plus complexes que cela!
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  • Jean-François Trottier - Abonné
    13 novembre 2010 15 h 12
    @georges
    Excusez-moi mais... euh... Que proposez-vous donc dans votre commentaire?
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  • Jean-François Trottier - Abonné
    13 novembre 2010 15 h 14
    @Georges prise 2
    Excusez-moi de revenir sur votre propos mais je pense que vous avez manqué le dernier paragraphe.
    "Un scrutin proportionnel mixte, une limite de 300 $ pour les dons individuels aux partis, un financement public des partis et l'abaissement à 5 % du vote pour le remboursement des dépenses électorales, tout cela permettrait une plus grande démocratie, une protection des régions et l'assurance d'une meilleure offre démocratique. Je me surprends encore d'être capable de rêver. "
    Ce n'est pas le manque de réflexion qui manque à l'opposition. C'est que vous ne retenez que la critique.
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  • Rodrigue Tremblay - Inscrit
    13 novembre 2010 16 h 55
    @micheline Gagnon
    Faites le tour des comtés de l'ile de Montréal et dites-moi où la carte est injuste? Où est-ce que Montréal est maltraité????

    Il y a une sous-représentation à Laval et dans la couronne. Une sous-représentation facilement corrigeable en y ajoutant 3 comtés pris en Gaspésie et au sud de québec. Mais voilà, on est pris avec des petits politiciens incapables de gouverner dans l'intérêt de la majorité.

    Ste-Marie St-Jacques: 42 530 électeurs

    Anjou: 44 703 électeurs

    Laurier-Dorion 47 097 électeurs

    Verdun: 47 089 électeurs


    http://www.electionsquebec.qc.ca/francais/provinci
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  • chat58 - Inscrit
    13 novembre 2010 18 h 51
    Nos chers députés.
    Je ne puis passer sous silence au nouvelles ce soir le triste spectacle de gang de moutons suiveux que sont les partisans Libéraux, j' en ai eu le haut le coeur. Un brave partisan Libéral a demandé a ses collegues de le soutenir pour demander une enquete sur l' industrie de la construction, le pauvre n' a eu personne pour seconder sa motion, ca faisait pitié a voir. Cet homme est un héros. Comme la dit M. Deltell de l' ADQ le parrain du parti Libéral du Québec copiant la mafia tient bien ses troupes en laisse , gare a celui qui s' égare, on lui montre la porte rapidement, Comme on dit au Québec , les autres menbres avait l' air fou, faut etre borgne et aveugle et niaiseux apres avoir vu ca, pour etre Libéral. Ma compagne était scandalisé.
    Gaston Dufour, Alma.
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  • Micheline Gagnon - Abonnée
    13 novembre 2010 21 h 10
    @Rodrique Tremblay... relisez-moi
    Je critique notre système électoral en général et je soulignais votre mépris pour ma ville que vous insultez en la nommant «Mourial», elle qui pourtant fournit du travail à de très nombreux habitants de la couronne et villes défusionnées, plus de 300 000, alors que ses taxes résidentielles très élevées subventionnent les entreprises qui les embauchent par le taux de taxe municipale le plus bas au Québec.

    Pour ceux qui ne me croient pas, voir page 5 du document suivant:
    ftp://ftp.competitivealternatives.com/2010_compalt_report_tax_en.pdf

    Si vous croyez vraiment que l'on doit gouverner dans l'intérêt de la majorité. le vote de chacun doit compter ce qui n'est pas le cas actuellement car on a vu des gouvernements élus avec moins de voix au total que l'opposition. Alors, 3 comtés de plus pour Laval au détriment des régions ne changerait riien à l'injustice en place depuis trop longtems. En conséquence vous pouvez fournir tous les chiffres que vous voudrez...

    Le gouvernement, dans une démocratie, doit gouverner dans l'intérêt de tous les citoyens et non pas récompenser ses électeurs, donateurs et amis. Or, le système électoral actuel permet des dérives antidémocratiques. Chaque citoyen devrait être égal aux autres et la loi du nombre par comté ne constitue pas un mérite en soi Un très grand nombre de citoyens ne vont plus voter, sachant à l'avance que la loi du nombre «par comté» qui vous est si chère l'emportera, que leurs votes ne compteront pour rien à moins de vivre dans un ghetto homogène ce qui n'est vraiment pas le cas de Montréal, ma ville.
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  • Oznog - Inscrit
    14 novembre 2010 09 h 42
    Région, mais surtout ressources, garde-manger et notre avenir !
    Il est vrai qu'une banlieue-dortoir n'a rien d'un territoire grand comme un pays, qui déborde de richesse laissée à la merci d'investisseurs étrangers. Ce pouvoir ne passe pas par notre député, quand des multinationales viennent piller nos régions, elles passent par Ottawa et Québec! Une fois le marché conclu, alors là seulement notre députée entre en jeu et fait-tout en son pouvoir pour en faire bénéficier la région. Mais les dés sont déjà jetés depuis longtemps.

    Gil Courtemanche voit juste quand il dit qu'il faut revoir l'ensemble du processus démocratique, du financement à la représentation électorale. Présentement la démocratie est au service des partis politiques. D'ailleurs, je suis bien d'accord, le PQ pense beaucoup trop à lui même et en oublie carrément le bon sens. En ce sens, il ressemble beaucoup au Parti libéral!

    Quoi qu’il en soit, n'oubliez pas qu'un électeur en région a sous sa responsabilité un tas de dossiers « publique » et l'avenir de nos richesses naturelles (même si Ottawa est très loin).

    Nous avons des territoires et ressources promises, léguées, des deal vieux de cent ans. Des zones grises, des terres publiques monopolisées par des minorités. Des sous-sols qui ne nous appartiennent pas... Personnellement mon vote donne le go ou non à des projets de Gaz méthanier et du coup à l'orientation de toute une génération de consommateur d'énergie. Je suis aussi responsable par mon vote du développement de l'agriculture, des forêts, du Fleuve Saint-Laurent, des parcs nationaux, des lignes de transports d'énergie voir de gazoduc, des paysages, s'il y a de l'épinette noire partout en région ce n'es pas à cause d'un électeur de Westmount ou de Saint-Henri.

    Je ne pense pas qu'ajouter des députées puisse changer grand-chose à ce phénomène. Tous au plus réglé le problème de distances. Le jour n'est pas loin ou tout le Bas-Saint-Laurent sera une seule circonscription! De L'Ilet à Petite-Rivi
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  • Oznog - Inscrit
    14 novembre 2010 10 h 17
    ...et la monarchie
    ...J’oubliais, malgré tout, je suis aussi dégoûté par la manière et l'ingérence politique. Jean 1er et sa cour, dirigent à sa guise, au gré de son jugement de monarque. Il a le premier et dernier mot. Je crois l'exercice plutôt pervers à long terme d’autant plus qu'il est question de démocratie après tout!
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  • Roger Sylvain - Inscrit
    14 novembre 2010 11 h 02
    @Micheline Gagnon
    Vous semblez dire que les villes défusionnées ne paient pas leur juste part. Mais où avez-vous pris ce mensonge?
    Les villes défusionnées paient 21% des taxes d'agglomération mais ne représentent que 13% de la population de l'île. Est-ce juste?
    En coûte-t-il plus cher d'éteindre un feu dans une ville défusionnée?
    En coûte-t-il plus cher d'avoir une surveillance policière dans une ville défusionnée?
    En coûte-t-il plus cher de transporter en autobus un citoyen d'une ville défusionnée?
    En coûte-t-il plus cher d'enfouir les déchets d'une ville défusionnée?
    Pourtant nous payons plus que vous pour ces services.

    Ma ville doit remettre 60% de ses taxes municipales à la Ville de Montréal et ce pourcentage augmente à chaque année. Et pourquoi?

    La ville de Montréal agit en parasite. Après avoir tout détruit sur son territoire,la voilà qui détruit les avoirs de ses voisins et laisse sous son passage que désolation et ruine.
    Montréal doit vivre selon ses moyens et non au dessus comme elle le fait allègrement. Voilà le message envoyé à Montréal par les villes défusionnées et les banlieues.

    Roger Sylvain
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  • Micheline Gagnon - Abonnée
    14 novembre 2010 15 h 34
    @Roger Sylvain
    Un petit cours d'histoire par un connaisseur:

    http://www.culturemontreal.ca/positions/031215op_b

    Un petit extrait:
    ...«…«L’aménagement de ces voisinages résidentiels prestigieux a été rendu possible par leur appartenance à une métropole économique dont la prospérité a reposé sur la formidable poussée industrielle du dernier quart du XIXe siècle. En d’autres termes, c’est en grande partie la richesse créée dans les municipalités et quartiers industriels de l’époque victorienne qui a permis de construire les massifs résidentiels cossus où résidaient les élites. Or, pendant que la faillite fiscale guettait la plupart des lieux de production de cette richesse, ces élites, réfugiées dans leurs bastions, laissaient Montréal se débrouiller avec les sauvetages.»...

    L'histoire se répète avec les défusions. Pourtant Laval est une ville issue de fusions forcée qui, il me semble, fonctionne assez bien. Le plus ironique est que le parti Libéral a fait cette fusion forcée cherchez l'erreur:

    http://www.radio-canada.ca/nouvelles/special/nouve
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  • Paul Verreault - Inscrit
    14 novembre 2010 16 h 37
    P.Q. et la proportionnelle
    Le Québec est entré dans la Fédération, alors que le ROC faisait croire à une Confédération, sans le demander au peuple québécois (Terre-Neuve, 3 référendums pour joindre le peuple *Canadian*). D'accord pour la proportionnelle une fois le Québec devenu un pays; pourquoi le P.Q. devrait-il être plus "catholique que le Pape" et s'empêcher d'obtenir la majorité qui lui permettra de demander au peuple de se voter un pays et de devenir ainsi égal aux autres peuples qui ont un pays?
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    14 novembre 2010 19 h 41
    Baisser la limite permises des dépenses électorales
    Avant de rembourser les candidats qui ont obtenu un minimum de 5 % à la place de 15 % des votes exprimés, la loi électorale devrait réduire la limite des dépenses électorales permises pendant les périodes électorales et aussi, entre elles. La limite de 50 000 % est trop élevée, ce qui ne donne accès qu'aux riches ou aux inconséquents ou aux gros collecteurs de fonds contre rémunérations futures, contrats ou permis de toutes sortes.

    Une limite de 30 à 35 000 dollars serait suffisante par candidat, pour présenter son programme correctement avec moins de pancartes et des locaux plus modestes dont les coûts viennent directement de nos impôts via les remboursements de dépenses électorales et les réductions d’impôts sur les dons aux partis politiques.
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