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Déclaration commune de l'Alliance sociale - Un autre Québec est possible

Collectif d'auteurs  5 novembre 2010  Québec
C’est pour faire contrepoids à la pensée dominante qui répète inlassablement des mantras prônant le désengagement de l’État que l’Alliance sociale s’est formée.<br />
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
C’est pour faire contrepoids à la pensée dominante qui répète inlassablement des mantras prônant le désengagement de l’État que l’Alliance sociale s’est formée.
Différents groupes progressistes ont décidé d'unir leurs voix et leurs actions afin de démontrer qu'en matière de finances publiques et de développement économique, un autre Québec est possible.

epuis plusieurs années, nous assistons au Québec à l'expression d'une pensée dominante qui répète inlassablement des mantras prônant le désengagement de l'État, la privatisation des services publics, le laisser-faire économique et le tout au marché. Et ce phénomène a pris de l'ampleur à la faveur de la pire crise financière et économique mondiale des soixante dernières années.

La préparation du dernier budget québécois a d'ailleurs donné lieu à une stratégie bien orchestrée de déformations factuelles, de contre-vérités et de propos alarmistes de tout genre.

Pour résumer, nous serions moins riches qu'ailleurs et plus endettés, tout en bénéficiant de services publics et de programmes sociaux plus étendus. En somme, selon ce point de vue, nous vivons au-dessus de nos moyens. Et la situation ne pourra qu'empirer avec le vieillissement de la population.

Le même diagnostic déprimant nous est servi quant à l'état de l'économie: productivité à la traîne, investissements anémiques, démographie stagnante, etc. Et nous pourrions continuer longuement la litanie de nos insuccès allégués.

Tout cela sert de toile de fond pour justifier un virage vers la privatisation et la tarification des services sur la base du principe d'utilisateur-payeur, et ce, dans le but de faire reposer directement sur les épaules des usagères et des usagers une part croissante du financement des services.

Or, ces orientations ne peuvent qu'engendrer plus d'inégalités et de privations pour les gens moins fortunés, alors même que des droits sociaux et économiques fondamentaux sont en cause.

Solutions progressistes

C'est pour faire contrepoids à ces séances publiques d'autoflagellation que l'Alliance sociale s'est formée. Pour ce faire, nous entendons mettre au jeu des solutions de rechange qui feront la démonstration qu'il est nécessaire d'avoir un État fort si l'on veut une économie dynamique et une meilleure redistribution de la richesse.

À partir des préoccupations des groupes formant l'Alliance, nous avons dégagé des objectifs en vue d'infléchir la trajectoire du prochain budget du Québec au printemps prochain.

Compressions et équilibre budgétaires

Le gouvernement doit mettre fin à son programme de compressions budgétaires tous azimuts, car, sous prétexte d'un retour hâtif à l'équilibre budgétaire, il sabre les services à la population déjà très fragilisés par des années de coupes et de réformes inappropriées en plus de se priver d'instruments pour faire face aux nouveaux besoins.

La hausse des droits de scolarité est une fausse solution aux problèmes de financement de l'enseignement supérieur qui frapperait de plein fouet les étudiants les plus démunis et leur famille. Cela ne fait que détourner l'attention de la nécessité et de l'urgence de procéder à des investissements publics majeurs en éducation. Les mêmes besoins pressants se font sentir en ce qui a trait aux services à la petite enfance, aux personnes âgées, ainsi qu'au regard du financement public adéquat de la santé et des programmes sociaux et d'une fonction publique performante.

Pour retrouver l'équilibre budgétaire, nous devons envisager un échéancier plus long, d'autant plus que le poids du déficit québécois par rapport à son économie est l'un des moins élevés des pays industrialisés.

Si l'ampleur de la dette que nous léguons aux générations futures doit être prise en compte, nous devons aussi nous préoccuper de l'état dans lequel nous leur laisserons les services publics et les programmes sociaux. Cela aussi fait partie de l'équité entre les générations.

L'équité des mesures fiscales

Alors que des études démontrent que nous payons nos médicaments trop cher, nous estimons que la contribution en santé d'un montant de 200 $ par adulte, sans égard au revenu, constitue une mesure régressive injustifiée et pernicieuse.

Nous pensons aussi que le régime d'imposition pour les contribuables à très hauts revenus devrait être révisé. À titre d'exemple, un 4e palier de 28 % à la table d'imposition pour les revenus imposables supérieurs à 127 000 $ pourrait être introduit, comme cela existe au fédéral. La fiscalité des entreprises devrait aussi être resserrée dans le but de restreindre l'évitement fiscal et les échappatoires de toutes sortes.

Autres mesures

De même, nous voudrons nous assurer que l'exploitation de nos ressources naturelles dans une perspective de développement durable entraîne les retombées économiques pour la population et l'État québécois.

Il faut aussi faire en sorte que le gouvernement fédéral rehausse substantiellement sa contribution pour soutenir les provinces tout en respectant leur juridiction.

Le développement économique

Nous attendons des mesures fortes pour assurer la vitalité du secteur manufacturier et favoriser la création d'emplois dans une perspective de développement durable. Nous attendons des mesures qui valorisent le savoir-faire québécois, qui encouragent la modernisation des équipements et l'accès aux technologies. Des mesures qui reconnaissent la vitalité de nos entreprises de service, des mesures qui stimulent l'économie sociale.

Pour cela, nous comptons sur la mise en place d'un dialogue social qui privilégierait la véritable contribution des travailleurs au développement de l'organisation du travail et de l'innovation dans les entreprises.

Les directions d'entreprises et des institutions publiques doivent favoriser le maintien des emplois et s'engager résolument à investir dans la formation. En favorisant ainsi le développement des compétences des travailleuses et des travailleurs pour mieux faire face aux mutations du marché du travail et aux enjeux environnementaux de plus en plus présents, ce sont des emplois de qualité que nous assurons.

Voilà une façon concrète non seulement de créer de la richesse, mais également de mieux la répartir.

Nous sommes conscients des difficultés auxquelles la société québécoise est confrontée. Nous avons aussi conscience des défis qui se posent, en particulier en matière de conciliation entre l'économie et l'environnement. Nous désirons relever ces défis, comme nous l'avons fait collectivement par le passé avec un succès certain. Mais nous ne laisserons pas saccager nos services publics et nos programmes sociaux, tout comme nous favoriserons le renforcement des leviers d'intervention économique de l'État.

Nous croyons fermement que des solutions progressistes peuvent être apportées pour permettre à la société de continuer d'avancer.

Chacun des membres de l'Alliance sociale mènera, au cours des prochains mois, diverses actions de visibilité afin de sensibiliser la population du Québec à propos de l'alternative au discours dominant sur les finances publiques et d'ici le printemps, des actions convergentes de tous les groupes seront menées sur des bases régionales ou nationale.

***

Ont signé ce texte: Michel Arsenault (président de la FTQ), Claudette Carbonneau (présidente de la CSN), Réjean Parent (président de la CSQ), François Vaudreuil (président de la CSD), Lucie Martineau (présidente du SFPQ), Dominique Verreault (présidente de l'APTS), Gilles Dussault (président du SPGQ), Léo Bureau-Blouin (président de la FECQ), Louis-Philippe Savoie (président de la FEUQ)
 
 
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  • Segre Granger
    Inscrit
    vendredi 5 novembre 2010 06h29
    Rien sur l'évasion fiscale
    L'Alliance sociale oublie (comme les Lucides) l'évasion fiscale. Boring.

  • Georges Paquet
    Abonné
    vendredi 5 novembre 2010 06h53
    La signification d'un nom
    L'Alliance sociale devrait s'appeler, comme autrefois, et en toute gtransparence, "Le front syndical".

  • Phil Tremblay
    Inscrit
    vendredi 5 novembre 2010 07h57
    Un autre Québec est possible, soit le Québec statu quo
    Arsenault, Carbonneau, Parent... un autre Québec est possible ? Pas convaincu. Amenez du renouveau syndical, changez le mandat des syndicats dans un Québec moderne (et non pas celui d'il y a 40 ans) et remplacez les vieux de la vieille par des jeunes visionnaires. À ce moment, on parlera vraiment d'actions concrètes et d'un autre Québec possible.

  • Alain Georges
    Inscrit
    vendredi 5 novembre 2010 08h16
    Sus au corporatisme Syndical
    Depuis plus d'un an, près de 120 organisations communautaires, étudiantes et syndicales ont créé la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation. Cette coalition propose des solutions audacieuses et courageuses face à la crise actuelle: Lutte contre l'évitement et l'évasion fiscale, redevances plus élevées sur les ressources naturelles, hausses d'impôts substantielles pour les très hauts revenus. Pendant ce temps, les centrales syndicales négociaient la convention avec le gouvernement la plus régressive de l'histoire, liant les conditions de travail des employés de la fonction publique avec la croissance économique. Or cette idéologie néolibérale de la croissance à tout crin est le principal problème qui est en train de tuer la solidarité sociale et détruire l'environnement. Ce que les syndicats proposent aujourd'hui est le maintien de toute la société dans ce cul-de-sac... Bien que les centrales partagent quelques unes des idées de la Coalition opposée à la tarification et la privatisation, le geste posé aujourd'hui est une démonstration patente d'un manque de solidarité avec les autres mouvements sociaux. Corporatisme? Aveuglement social? Difficile de comprendre pourquoi les syndicats prennent cette posture aujourd'hui. Il est temps de s'unir autour d'un nouveau modèle social et économique au Québec...Le statu quo a assez duré!

  • 54lili
    Inscrit
    vendredi 5 novembre 2010 08h24
    c'est à suivre..
    comme on dit, regardons-les aller comme disait Bachand à qui l'on reprochait dans son dernier budget de ne pas voir les mesures concernant la baisse de dépenses du gouvernement

    "regardez-moi aller" disait-il

    eh ben, jusqu'à maintenant c'est pas fort, des millions par-ci par-là(contrat Bombardier, 45% si collisée il y a, procréation assistée gratuite
    et plus et plus)

    bientôt je vais coudre les poches de mes vêtements, sont devenues inutiles y a plus rien dedans

  • Michele
    Inscrit
    vendredi 5 novembre 2010 08h26
    La social-démocratie en mutation
    Il fallait que les représentants des syndicats réagissent à cette montée de la droite. Le statu quo, ne semble plus possible toutefois cela ne veut pas dire qu'il faille détruire ce que nous avons construit dans les années 1970-1980.

  • Jacques Saint-Cyr
    Inscrit
    vendredi 5 novembre 2010 08h53
    Pensée magique
    Pensée magique. Il ne suffit pas de qualifier des faits économiques incontournables de semi-vérités pour fonder son argumentation.

    Bref, si je comprends bien comme disait René, nous devrions:

    1. Pelleter par en avant (mais plus lentement),
    2. Demander plus du gouvernement fédéral (la dette serait une chimère néo-libérale et la péréquation un droit fondamental),
    3. Puis, par une gestion participative hausser la productivité (la co-gestion yougoslave était très efficace, disent deux ou trois intellectuels de l'université d'Absurdistan).

    Wow ! comme on dit à l'hôtel Jarro. Et au secours!
    Il nous faudrait plutôt mettre fin aux corporatismes, des agriculteurs aux médecins en passant par les syndicats. La corporation syndicale est bien représentée ici.


  • Abonné
    vendredi 5 novembre 2010 08h58
    Enfin !
    Je suis parfaitement d'accord avec cette vision de la réalité québécoise.
    À ceux qui croient encore aux chimères des « lucides » autoproclamés et au délire du Réseau Liberté-Québec je suggère ardemment la lecture du livre de

    Philippe Auclair, Le royaume enchanté de Tony Blair.

    L'auteur nous décrit l'Angleterre « sauvée » par les solutions de Margaret Tatcher à Tony Blair. Démantèlement de l'État, PPP, magouilles, désinformations... tout y passe. Trente ans de néolibéralisme, trente ans de « Réseau Liberté-Royaume-Uni » pour aboutir en 2010 à l'une des pires situations financières de l'Europe : http://www.ledevoir.com/economie/actualites-econom

    Autour de la fiscalité québécoise : http://jyp.byethost22.com/fp.php?id=presentation

  • MJ
    Inscrite
    vendredi 5 novembre 2010 11h39
    Un Front commun plus large et inclusif (1)
    Les centrales syndicales qui ont été les chefs de file pour de meillleures conditions de vie et de travail, par leur discours mobilisateur et leurs actions, doivent aussi supporter les travailleurs non syndiqués afin que ce ne soit pas uniquement les intérêts corporatistes de leurs membres qui y soient valorisés.

    D’une part, une modification du Code du travail s’impose pour faire contrepoids à la grande entreprise qui s’internationalise, autant au niveau de la concentration verticale du capital (de la matière brute jusqu’au produit fini) qu’au niveau de la concentration horizontale de la propriété (différents secteurs de l’activité économique concentrés au sein d’un groupe). Comme contrepoids de ces géants du privé, il faut favoriser la syndicalisation des travailleurs, et viser des accréditations multisectorielles et multipatronales.

    D’autre part, au niveau local, de petites associations de travailleurs en autogestion pourraient voir le jour ainsi que d'autres modèles coopératifs ou autres. Il faut faire preuve d'innovation.

  • MJ
    Inscrite
    vendredi 5 novembre 2010 11h42
    Un Front commun plus large et inclusif (2)
    Pourquoi l’Etat a-t-il décidé de favoriser la grande entreprise qui veut s’internationaliser et trouver de nouveaux débouchés pour ses produits? Est-ce que les ressources communes (patrimoine financier des Québécois à la Caisse de dépôts et placements du Québec) doivent servir les intérêts de la grande entreprise en utilisant l’argent de la CDPQ pour s’associer à ces grandes entreprises? Est-ce rentable pour la population? Est-ce que la population dans son ensemble en bénéficiera? Ou est-ce que cette association avec la grande entreprise servira uniquement les actionnaires de la grande entreprise (privée-familiale ou celle cotée en bourse qui va chercher du financement par l’émission d’actions)? Il faut faire une réflexion sur où va l’argent de la CDPQ et à qui cela profite? Et qui privilégier par un financement commun avec la CDPQ.

    Les choix de société que le gouvernement veut faire - car il a déjà son idée là-dessus (il suit la tendance à la libéralisation des marchés, des biens-services et des personnes) -dans le cadre duquel les pays perdent peu à peu leur souveraineté et leurs pouvoirs de décisions au niveau local pour divers motifs dont, par exemple, la concurrence déloyale envers un autre Etat qui ne subventionnerait pas l’agriculture. Il faut être vigilant et ne pas se laisser endormir par le discours dominant qui occulte les véritables enjeux.

  • Naturelebo
    Inscrit
    vendredi 5 novembre 2010 11h55
    Idée contrepoids...
    Bien, bonne initiative pour faire contrepoids, mais chaque parti a son idée purifiée; l'un est pro-État, l'autre est pro-Capitaux.

    Et nous, nous avons le DISCERNEMENT

    La seule chose que je trouve drôle avec la nouvelle droite, c'est qu'elle plante l'État comme si la crise actuelle était de sa faute, et ben NON, la crise est due justement à une DÉRÈGLEMENTATION trop grande et sauvage des règles du jeu. En fait, sans l'aspect aidant d'un État présent, toutes les personnes qui se réclament soit du Tea Party aux USA ou du Réseau Liberté-Québec ont été sauvées par l'ÉTAT-PRÉSENT pour les citoyen-ne-s.

    Les banquiers ont été sauvés par le Socialisme, ce même socialisme qu'ils ont été des années à détruire, au moindre coup de vent, comme des pleurnichards enfantins qui crachent sur leurs parents en temps de grâce, ils courrent à leur secours en temps difficiles.

    Si les USA ne sont pas la nouvelle Russie, c'est parce que ce pays est devenu MIXTE (capitaliste et socialiste), libre dans les actions des gens, mais quand le monde en a besoin, il n'y a rien de mal que d'utiliser l'État comme outils commun. En VERITAS, si les USA n'avaient pas utilisé l'État pour SAUVER l'économie, ce serait la 2ième vraie crise économique mondiale, je vous assure que le Riz Blanc serait devenu chose commune aux USA sans l'État. Des millions d'américains ont pu se lever le matin avec encore de l'argent dans leurs comptes bancaires, mais sans ces MÉCHANTS socialistes, quelques millions d'américains se seraient trouvés à sèche totalement.

    Finalement, je crois en un Capitaliste-Socialiste, ça c'est encourager l'ENTREPRENARIAT des gens tout en finançant les premiers projets des gens par une garantie de l'État tout comme il en est fait avec mes prêts et bourses par exemple. Exemple de cette mesure, si en 2008, au lieu d'investire 40 milliards dans le monde boursier, ON aurait pu faire 400 000 prêts de 100 000$ ou 40 000 prêts de 1 000 000$ Imagi

  • Aline Valade
    Inscrit
    vendredi 5 novembre 2010 12h58
    BORING!
    @Segre Grange "Rien sur l'évasion fiscale
    L'Alliance sociale oublie (comme les Lucides) l'évasion fiscale. Boring."

    Merci Monsieur Grange de leur rappeler effectivement que la réalité de l'évasion fiscale existe!

  • tohi1938
    Inscrit
    vendredi 5 novembre 2010 13h44
    La main tendue des syndicats...
    La main tendue des syndicats n'est pas pour assurer le bonheur et l'équilibre des moins nantis!
    Cette main tendue des syndicaleux est une main tendue, certes, mais une main de quêteux qui se transforme en doigt d'honneur envers les payeurs de taxes lorsque les demandes ont été satisfaites et que les gouvernements ont plié.
    Peut-être que c'est leur fonction de protéger leurs membres, (et ne parlons pas de leurs dirigeants) mais lorsque cela se fait au détriment de la population en général, cela devient immédiatement une exploitation en règle tant de la crédulité du bon peuple anonyme que de ses revenus chèrement acquis.
    Quelle belle illusion que de propager la chimère que c'est pour notre bien collectif et en passant d'oblitérer les hauts faits des syndicats qui nous ont endettés, comme le saccage de la Baie James, le stade olympique, Tricofil, les gars de Lapalme, la Gaspésia, les décrets et j'en passe.
    Si au moins l'école était productive et efficace, si au moins la santé se vouait au bien-être des malades, si au moins les syndicats étudiants recherchaient l'excellence et les résultats au lieu d'exiger les diplômes gratuits sans effort, si au moins les constructions étaient fiables, si au moins les policiers étaient honnêtes et les médecins spécialistes réservés dans leurs exigences salariales!
    Ce n'est pas le cas.
    Par conséquent tout ce jargon à la mode, exprimé comme par hasard au conditionnel, l'échec en étant tant prévisible que prévu, n'est que de la poudre (de la mélasse serait plus juste) aux yeux.
    Le syndicalisme a un rôle social certes mais pas en autant que son action se limite à engraisser quelques privilégiés qui vivent à nos dépens, et son rôle doit se limiter à combattre les injustices sociales, et non à les créer comme le suggère cet article.

  • Charles F. Labrecque
    Abonné
    vendredi 5 novembre 2010 16h39
    Profiteurs
    Il est déplorable, de lire dans notre journal un article de cette nature. Cette article défaitiste ne souhaitant que le statu quo au Québec pour assurer à leurs commettants de profiter au maximum du système social au détriment des moins bien nantis. Je constate que le groupe de signataires est composé que de bonzes vivant au crochet de la société puisqu'il n'y apparaît aucun entrepreneur québécois dont la tâche est de fournir du travail au peuple et d'assurer le développement de la province.

  • MJ
    Inscrite
    vendredi 5 novembre 2010 17h45
    Il est faux de prétendre que l’individu grâce à ses efforts personnels va s’en sortir tout seul! (1)
    Les récessions et crises économiques du capitalisme sont récurrentes. Même en période de capitalisme sauvage, pour faire contrepoids à cet individualisme exacerbé, existaient des sociétés de bienfaisance pour nécessiteux qui devaient prendre la relève d’un Etat totalement déficient en programmes sociaux.

    Il n’est pas vrai qu’en cette ère de libéralisation des échanges que nos gouvernements - depuis Brian Mulroney (Accords du libre-échange Canada-Etats-Unis) - ont mis de l’avant pour chercher des débouchés à la bourgeoisie marchande canadienne-anglaise (par la suite, québécoise) désireuse de s’internationaliser (multinationales), un individu seul pourra s’en sortir par son entrepreunariat. Les grandes fortunes ne sont pas toutes le fruit d’un travail “honnête” et ces fortunes sont transmises par héritage. Les nouveaux monarques sont les magnats de la grande entreprise, dirigeants de grands conglomérats, de sociétés multinationales et transnationales. A part quelques cas isolés de réussite sociale de la part d’un individu, le nouveau contexte requiert une réorganisation des forces des travailleurs dans l’entreprise. Autrement, la règle de la privatisation des profits et de la socialisation des risques s’appliquera encore et encore en faveur des grandes entreprises qui ne se gênent pas pour licencier lorsqu’elles se restructurent.

  • MJ
    Inscrite
    vendredi 5 novembre 2010 17h47
    Il est faux de prétendre que l’individu grâce à ses efforts personnels va s’en sortir tout seul!(2)
    Même le gouvernement libéral de Charest a parlé de restructuration de l’Etat ou de réingénierie comme s’il avait adopté le modèle de la libre-entreprise. En cette ère de néo-libéralisme économique, la droite qui parle de diminution de la taille de l’Etat, voire de son abolition (libertariens), contribuera davantage à l’atomisation de l’individu, à son isolement et à son appauvrissement. Qu’on se rappelle la toute récente campagne électorale américaine de mi-mandat, au cours de laquelle un certain candidat républicain mafieux prônait même l’abolition du ministère de l’Education! Son symbole de défense était son bâton de baseball contre ses adversaires! N’est-ce pas là une pure idiotie et la symbolique d’un retour au capitalisme sauvage! C’était un exemple extrême mais il démontre bien l’ineptie et la rudesse de certains candidats ultra-conservateurs et leur manque d’idées novatrices pour se sortir de la crise.

    Les centrales syndicales, si elles veulent garder leur crédibilité auprès de la population et ne pas être perçues comme défendant purement leurs intérêts corporatistes, doivent unir leurs efforts à ceux des autres moins favorisés. Grâce à cette force syndicale et à leur expérience, lutter en faveur de l’obtention de meilleures conditions de travail pour d’autres travailleurs non syndiqués, dont une majorité de femmes dans les secteurs des services et autres travailleurs et travailleuses au salaire minimum.

  • MJ
    Inscrite
    vendredi 5 novembre 2010 17h49
    Il est faux de prétendre que l’individu grâce à ses efforts personnels va s’en sortir tout seul! (3)
    Une négociation salariale individuelle dans une entreprise n’a pas le même poids qu’une négociation collective. Une assurance-privé pour un régime de santé ou de médicaments n’a pas la même portée qu’une assurance collective de moindre coût pour l’ensemble d’une population. C’est ainsi que grâce au poids du nombre, la société québécoise peut s’offrir des programmes et services qui autrement, seraient de nature privée et à la portée d’une minorité seulement. N’est-il pas mieux de vivre dans une société dans laquelle les écarts de richesses sont moins élevés? Cela favorise la paix et la stabilité sociale. La logique du capitalisme est de déshumaniser et de marchandiser l’humain, de le rendre interchangeable (libre circulation des personnes et des biens), d’en faire avant tout un producteur et surtout un consommateur toujours insatisfait et névrosé dans sa course en avant...


  • Abonné
    vendredi 5 novembre 2010 17h51
    Ce qu'en pense Krugman...
    Les syndicats font monter les salaires de leurs adhérents, qui se situent en général vers le milieu de l'échelle des revenus. Ils ont tendance aussi à égaliser les salaires entre leurs membres. Plus important, peut-être: ils constituent une force qui fait contrepoids aux directions d'entreprise, et ils font respecter des normes sociales qui posent des limites aux salaires très élevés ou très bas de personnes qui ne sont pas elles-mêmes syndiquées. Ils mobilisent également leurs membres afin qu'ils votent dans un sens progressiste. [...] et un objectif majeur d'une politique progressiste devrait être d'encourager une résurgence des syndicats.
    Citation de Krugman Paul (prix Nobel d'économie, chroniqueur au New York Times) dans son son livre intitulé L'Amérique que nous voulons.

  • MJ
    Inscrite
    vendredi 5 novembre 2010 17h53
    Il est faux de prétendre que l’individu grâce à ses efforts personnels va s’en sortir tout seul! (4)
    Ce qu’il manque, c’est une nouvelle idéologie pour faire contrepoids à cette idéologie de la consommation dans le champ publicitaire des medias, comme si elle allait nous apporter un bonheur ineffable. Le bonheur est plutôt dans l’entraide et la compassion. Il est prouvé scientifiquement d’après le moine bouddhiste Mathieu Ricard (interprète du Dalaï Lama), détenteur d’une formation scientifique et qui collabore à des recherches sur le fonctionnement du cerveau dans une université américaine, que l’altruisme rend meilleur et diminue la propension à la violence chez l’humain. Contribuer au mieux-être de sa collectivité permet de ressentir un sentiment de satisfaction et de plénitude, alors qu'une consommation de biens souvent inutiles n’assouvit jamais totalement les désirs qui demeurent toujours insatisfaits et cela nous laisse bien souvent avec un sentiment de vide. Notre société est basée sur l’image, l’apparence et de fausses valeurs de consommation. Plutôt que de travailler dans le sens de l’entraide, la société nous oblige à compétitionner les uns contre les autres dans un esprit guerrier qui va à l’encontre de la paix et de la sérénité.

  • richardle
    Abonné
    samedi 6 novembre 2010 11h12
    Alliance?
    Dans cette dite Alliance, je ne vois pas la FIQ et surtout, la Coalition contre les hausses des tarifs et la privatisation des services publics qui regroupe 125 organisations communautaires, syndicales, d'éducation populaire, de retraités etc.
    Je m'interroge aussi sur le fait que l'alliance, dans son texte, ne fait pas mention des tarifications (Hydro???, une ouverture au compromis avant de commencer???).
    L'Alliance parle aussi de développement économique mais encore une fois fait silence sur le type et au profit de qui. Quelle imposition?
    Je me méfie du flou artistique.

  • Edith
    Inscrit
    dimanche 14 novembre 2010 10h43
    Egalité
    Le mot "égalité" est pernicieux car pour rendre tous les gens égaux on met en place l'iniquité dans la société. En effet, pour donner un exemple, des familles aisées mettent leur enfant à la garderie à 7$, alors qu'ils auraient les moyens de payer plus cher un service de garde et laisseraient la place aux familles qui n'ont "vraiment" pas les moyens. Nous ne sommes pas égaux, en partant, à la naissance, et aucun Etat, quel qu'il soit, pourra rendre les gens égaux. Alors laissez aux gens plus d'initiative, plus de liberté et aidez les personnes qui en ont vraiment besoin, tout le monde sera heureux.

  • JM Bou
    Inscrit
    lundi 15 novembre 2010 22h16
    Cooperant
    Bonjour

    Ca parrait que se sont les syndicats qui sont derriere ca pas un mot au sujet du systeme coopératif les coopératives le plus démocratique et le plus équitable au monde pour la majorité.Dans un cooperative de travailleur pas besoins de syndicat donc ces derniers prefere favoriser le patronat pour ne pas disparaitte a la place de cooperative de travail.

  • rebel
    Inscrit
    mardi 11 janvier 2011 02h31
    conspiration mondiale des empereurs de la finance
    F.M.I. = Fabriquants .de Misères .International ,on jouent une game de MONOPOLY à l'échelle planetaire, partout dans le monde l'extrême droite saigne la classe moyenne et efface les bénéfices marginaux aquis depuis 50 ans après de dure batailles, exemple le thé party au état-unis qui lutte farouchement contre le médicare, ici le co;;ège des médecins est plus hypocrite depuis son entré en vigeur on fait tout pour saborder l'assurance maladie car la santé au canada c'est un entreprise de 72 milliards donc plus important que les revenu de la pétrolière EXXON les banques , et les compagnies d'assurances rêvent de mettre la main sur totre système de santé avec la complicité des médecins qui empêchi les médecins immigrants de pratiquer ou encore de limiter les inscriptions à l'université et en augmentent les frais scolaires on favorise les riches ÇÀ PREND UN NOUVEAU PARTI DU PEUPLE POUR LE PEUPLE PAR LE PEUPLE UN PARTI CENTRE/CENTRE POUR LES PME ET PETITS COMMERCES

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