dimanche 27 mai 2012 Dernière mise à jour 01h01
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Refonte de la carte électorale - L'ADQ et Québec solidaire se coalisent

La Presse canadienne   4 novembre 2010  Québec
Québec — Une improbable coalition regroupant l'Action démocratique et Québec solidaire a fait front hier contre le gouvernement Charest dans l'épineux dossier de la refonte de la carte électorale.

Furieux, le ministre responsable de la Réforme des institutions démocratiques, Jean-Marc Fournier, a accusé ses vis-à-vis de «trahir» les régions.

Devant le refus du gouvernement de s'engager à réformer le mode de scrutin, les députés de l'ADQ, Amir Khadir de Québec solidaire ainsi que les indépendants Éric Caire et Marc Picard ont uni leurs voix contre le projet de loi 132 du ministre Fournier.

Ce projet de loi vise à suspendre les pouvoirs du Directeur général des élections (DGE) jusqu'au 30 juin 2011, soit d'ici à ce que les élus de tous les partis représentés à l'Assemblée nationale présentent leur proposition de nouvelle carte électorale.

Or, à défaut d'adopter un tout nouveau mode de scrutin avec représentation proportionnelle, l'ADQ, Québec solidaire et les députés indépendants s'opposent à ce que le gouvernement Charest rouvre le processus.

«On ne peut pas accepter que le gouvernement se lance dans une opération partisane du redécoupage de la carte», a lancé le député de La Peltrie, Éric Caire, en conférence de presse aux côtés de la leader parlementaire adéquiste, Sylvie Roy, et du cochef de Québec solidaire, Amir Khadir.

De surcroît, selon Mme Roy, le gouvernement va trop loin en voulant dépouiller de ses pouvoirs le DGE, une institution indépendante relevant de l'Assemblée nationale. «On n'a pas besoin de suspendre les pouvoirs du DGE. C'est lui qui est le maître de son calendrier. On peut s'entendre avec lui pour lui dire: "On va trouver un consensus, on va évoluer". On n'a pas besoin de suspendre ses pouvoirs pour faire ça», a-t-elle dit.

M. Khadir a renchéri en reprochant au gouvernement de vouloir court-circuiter l'institution du DGE pour agir à sa guise. «Il faut que M. Charest cesse d'insulter le Directeur général des élections, d'insulter l'intelligence des parlementaires, d'insulter notre peuple [et] chaque fois de mettre les deux mains dans la carte électorale pour la dessiner en fonction de ses besoins», a-t-il argué.

Pour le ministre Fournier, les deux partis sont coupables de «trahison» envers la Coalition pour le maintien des comtés en région, le groupe de pression du Bas-Saint-Laurent à l'origine de la mise au rancart du projet de réforme de la carte électorale du DGE.

M. Fournier prétend que les partis avaient tous donné leur accord pour suspendre les travaux du DGE à la demande de la coalition régionale. «Quelques jours après, ils renient leur parole. On ne comprend pas cette trahison», a-t-il fulminé.

L'accusation a fait bondir la députée Roy, dont la circonscription de Lotbinière figure pourtant parmi celles que le DGE propose de rayer de la carte.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires  Chargement ...
  • François Ricard - Abonné
    4 novembre 2010 05 h 24
    Une personne = un vote
    Nous sommes en démocratie. Le vote de chacun des citoyens doit avoir une valeur égale.
    Certaines régions se dépeuplent: les jeunes doivent s'exiler à Québec ou à Montréal pour fins d'étude et de travail. Les personnes à la retraite se réfugient dans les villes pour être plus prêt des services. Le monde de l'agriculture non seulement est passé à l'ère mécanique mais entre maintenant dans l'ère numérique, ce qui diminue le nombre de travailleurs requis. C'est une situation hautement problématique. Mais ce n'est pas en faisant entorse à un principe de base de la démocratie que l'on résoudra le problème.
    En plus, nous nous sommes donné une institution impartiale pour revoir la carte électorale. Nous nous devons de respecter le travail de ce Directeur des élections.
    Bien sûr, ce n'est pas M. Charest qui va se gêner d'enfreindre les règles de la démocratie: on a pu le constater dans le financement de son parti; dans l'octroi de contrat sans appel d'offre; et maintenant dans la confection des circonscriptions électorales. Mais, en plus, comme pour l’affaire Michaud, il profite de la complicité du PQ.
    Bravo à ceux qui ont le courage et la conviction de s'opposer aux manipulations proposées.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • pierre savard - Inscrit
    4 novembre 2010 08 h 10
    Bravo à Khadir et à l'ADQ !
    Je suis un nationaliste de droite et pour une fois je tiens à féliciter QS ! En tant que membre du Parti conservateur du Canada et de l'ADQ, j'appuie sans réserve le mode de scrutin proportionnel. Les niaiseries de réformes électorales de Fournier-Charest on s'en contrefiche. L'affaire des comtés en région on s'en fout !!! C'est incroyable comment le gouvernement Charest s'acharne à aller contre la volonté du peuple. Le problème de notre démocratie ce n'est pas la carte électorale, c'est le mode de scrutin. Mais évidemment, le PLQ et ses amis ont tellement profité de l'actuel système qu'ils ne le changeront pas. Ni le PQ d'ailleurs qui s'attend à reprendre le pouvoir en dormant. Pour assainir notre démocratie, il nous faut la proportionnelle intégrale. Ingérable dira-t-on ! Mais est-ce que l'actuel gouvernement gère quoi que ce soit ?
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Sylvain Auclair - Abonné
    4 novembre 2010 08 h 18
    Vive la proportionnelle!
    Dire qu'on aurait pu avoir résolu ces problèmes depuis 30 ans!
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • François Ricard - Abonné
    4 novembre 2010 08 h 26
    Deux classes de citoyens
    Les nouveaux critères de redécoupage de la carte feront primer carrément le facteur géographique (grandeur du territoire) sur le principe démocratique de l’égalité du vote des électeurs.

    Ceci crée deux classes de citoyens; le vote des électeurs de première classe (les ruraux) ayant beaucoup plus de poids que ceux des citoyens de deuxième classe (les urbains).. Elle va ainsi à l’encontre du concept de la «représentation effective» édictée par la Cour suprême. Elle sera donc inévitablement contestée devant les tribunaux avec de bonnes chances de succès.

    Quand on magouille, on se crée des problèmes...
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Bernard Terreault - Abonné
    4 novembre 2010 10 h 40
    A l'ère de l'internet
    Le prétexte utilisé pour surreprésenter les électeurs des régions peu densément peuplées est fallacieux à l'ère du téléphone et de l'internet. Je parie que plus de gens des campagnes ont rencontré personnellement leur député que de gens des centres urbains anonymes. Vivre dans une grande agglomération ou dans une région plus bucolique, c'est un choix de vie. Les uns ont accès à la Place des Spectacles, aux bons p'tits restos de Québec, à la SAQ-Signature, aux embouteillages, aux graffitis dégeulasses et aux accomodements raisonnables, les autres ont la Nature, la chasse, pas d'attentes aux urgences des hôpitaux et le vin de dépanneur. Faudrait-il essayer d'égaliser toutça aussi?
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Lise Moga - Inscrite
    4 novembre 2010 10 h 52
    Le poids démographique
    Dernièrement, quand le gouvernement fédéral a voulu tenir compte du poids démographique des provinces pour accorder plus de représentativité à celles qui avait connu un accroissement de leur population, on a assisté à un «déchirage» de chemise «Québécois» tous azimuts, pour maintenir son pouvoir politique dans le Canada.

    Maintenant on voit se lever les ténors de la rectitude politique pour pratiquer leur sport favori: LA CRITIQUE, afin de contrer le projet de refonte de la carte géographique Québécoise pour maintenir le pouvoir politique des régions au Québec. Si J. Charest n'avait pas proposé ce projet, les mêmes seraient les premiers à l'accuser le PM d'inaction et de nier les demandes des populations concernées.

    Je suis tannée d'entendre continuellement critiquer une action et son contraire, de constater que ceux qui lèvent le plus le ton pour dénoncer la magouille des autres, ne voient jamais la leur, car cette attitude est orchestrée par une «puissance» quelconque. Quand j'observe ce genre de comportement, je me demande si certains ne travaillent pas sournoisement à instaurer une sorte de TOTALITARISME, une façon de remplacer la démocratie encore existante par un régime DESPOTIQUE. Y a-t-il moyen de divorcer des continuels bougonneux qui exercent allègrement leur «droit» au détriment de bien-être de tous ceux qui aspirent à une atmosphère paisible de coopération dans la sérénité?
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • François Ricard - Abonné
    4 novembre 2010 11 h 47
    Une personne= un vote
    C'est un principe démocratique qui vaut partout: au provincial, au fédéral,aux USA, en France, en fait dans toutes les démocraties.
    Lorsqu'on a voulu faire exception à Ottawa, j'ai fait connaître mon opposition à cette mesure d'exception.
    Si mon vote a moins de valeur que celui de mon voisin, qu'on diminue mes taxes d'autant.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Jean-François Trottier - Abonné
    4 novembre 2010 12 h 49
    @Lise Moga
    Je ne veux pas vous contredire mais c'est ça la politique. Chaque décision défend un certain intérêt et l'intérêt contraire va s'opposer. C'est vrai aussi bien pour les démocraties que pour les dictatures. Alors, des gens qui vont se plaindre, il y en aura pour chaque décision.
    Je dois aussi ajouter que notre système a ce défaut qu'il est basé sur une représentation géographique auquel on mélange un petit peu de proportionnalité. Garder un certain rapport de force pour protéger la spécificité d'une région est-il anti-démocratique dans ces conditions? Aux USA, corrigez-moi si je me trompe, mais la chambre des représentants est basée sur la proportionnelle alors que le Sénat est accordé par régions. Ça assure un certain équilibre même si ça complique l'adoption de lois (avec un veto présidentiel en plus!).
    Bref, dans ce domaine, il n'y en a pas de facile. Pour une façon plus sereine de débattre, je suggère de ne pas parler de dictature. Plusieurs ici ont ce réflexe en parlant des propos des autres, même s'ils ne le font que pour justifier leur propre intolérance aux propos d'autrui. Comprenez mon agacement...
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • MJ - Inscrite
    4 novembre 2010 20 h 33
    Pondération du critère "Une personne, un vote" par quels autres critères? Nous manquons d'informations
    Je reproduis ci-dessous le commentaire d’un abonné, J. Maurice Arbour, en réaction à l’article de Robert Dutrisac, “Une coalition veut faire échec à la nouvelle carte électorale”, de l’édition du 15 octobre dernier:

    "Égalité et équité
    Beaucoup de commentateurs et d'éditorialistes se limitent à souligner que le vote d'un Montréalais pèse moins lourd que celui d'un Gaspésien et concluent au joug des régions dont les électeurs sont scandaleusement surreprésentés. On en arrive ainsi à opposer villes et campagnes. Le principe une personne un vote est certes un principe de base incontestable mais ce n'est pas la fin de l'histoire.La loi électorale du Québec tient compte d'autres facteurs et admet que le nombre des électeurs d'une circonscription peut s'éloigner de 25% maximum du quotient électoral en plus ou en moins, ce qui autorise pour 2008 de s écarts pouvant varier entre 33,905 et 556 509 électeurs pour un quotient électoral de 45,207. J'espère que je n'apprendrai rien à personne en soulignant que la Cour suprême du Canada a rejeté l'application mécanique du principe une personne un vote telle qu'elle est connue aux USA.L'égalité absolue ne conduit pas nécessairement à l'équité qui nous conduit à reconnaître cet autre principe de la représentation effective des populations concernées. Est-il encore nécessaire de rappeler que l'égalité n'est que l'un des nombreux facteurs à considérer dans ce débat et que la région de Montréal a et aura toujours le contrôle absolu du pouvoir politique québécois?"

    Quels sont les facteurs autres à ocnsidérer que "une personne, un vote", tel que M. Arbour amène sans les spécifier. Quel est cet arrêt de la Cour Suprême auquel il fait référence?
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Pierre Marcotte Pierre Marcotte - Inscrit
    4 novembre 2010 21 h 26
    Le poids des régions
    Je suis bien d'accord avec le principe que chaque citoyen a droit à un (1) vote lors d'une élection. Nous ne sommes plus à l'époque des censitaires ni même en 1867, lorsque seuls les propriétaires terrestres avaient le droit de vote, tandis que les paysans (locataires) n'en avaient pas. Je vous apprend quelque chose ? La Constitution de 1867 a été votée par les riches propriétaires, non pas par la population en général. Comme je disais, cette époque est révolue.

    Aujourd'hui la question n'est pas de savoir si un homme = un vote, mais bien de savoir si "région" = "grande ville". À la vitesse que l'on accueille les immigrants (55,000 par année), lors de la prochaine refonte électorale, ordinairement prévue en 2014, 3 autres circonscriptions rurales devront disparaître au profit de la couronne de Montréal. Est-ce cela, la démocratie ?

    L'île de Mourial exerce une force d'attraction extrêmement puissante sur tout le territoire du Québec. Cela n'est pas dire que Mourial EST le Québec. Le territoire de notre beau pays est immense et chaque circonscription doit être représentée à l'Assemblée nationale.

    Un calcul qui inclurait un facteur de grandeur de territoire équilibrerait quelque peu le désavantage démocratique des régions. Quiconque habitant Mourial qui prétend que la Côte-Nord est sur-avantagée peut aller se plaindre au bureau de son député, situé probablement à 5 minutes d'un métro. Un nord-côtier qui ferait de même doit se taper de 4 à 6 heures de route, en moyenne.

    Voir mon billet à ce sujet sur le blog du Parti indépendantiste ici:
    http://blogue.parti-independantiste.org/le-trou-no

    La représentation proportionnelle, oui, mais aussi la représentation adéquate de TOUTES les régions. Les scientifiques cherchent encore le centre de l'Univers, mais ils savent déjà qu'il n'est pas sur le Plateau Mont-Royal.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • claude dulac - Inscrit
    4 novembre 2010 21 h 55
    Une carte représentative des 94.6% des québécois et du 5.4% de la minorité canadian québécoise
    Une carte représentative des 94.6% des québécois et du 5.4% de la minorité canadian québécoise s'averrerait nécessaire .Ce qui n'est pas le cas actuel car il y a sur représentatiin de la minorité canadian québécoise qui peut infléchir un vote favorable au PLQ.
    De plus, une carte d'électeur avec identifiant devient nécessaire pour éviter les fraudes. Avec un mécanisme qui prévient le vote d'étudiants étrangers.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Malartic - Inscrit
    5 novembre 2010 09 h 45
    Pas chaud pour "la proportionnelle"
    On a, en grande partie oublié le fondement de notre système de représentation "démocratique" et il s'avère que notre système n'a pas été concu pour une demi-douzaine de partis. La bonne façon est le 2ième tour de scrutin, comme en France. Notre sytème est basé sur la représentation "de territoire", c.a.d. que je vote pour un représentant de ma région, (ma circonscription) pour "me" représenter au gouvernement de la ville, de la province, du pays. À deux partis, comme quand ça été mis en place, l'un des 2 aspirant avait une majorité de plus de 50% du vote "exprimé". À 3 partis ce chiffre tombe à 33%. Pire, même à 2 partis, il est possible qu'un "vote populaire" de 45% en faveur de l'un des partis lui confère 55% des élus et donc la gouverne. Les "politicailleux" ont découvert le "vote populaire" qui était pourtant là au départ. Pas besoin d'être mathématicien, la simple arithmétique suffit pour le démontrer. Faite vous un modèle avec 100 circonscriptions de 30,000 voteurs.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Malartic - Inscrit
    5 novembre 2010 10 h 10
    Évolution de la carte électorale
    Il est devenue clair que le concept de la carte électorale de 1867 ne fonctionne plus comme prévue. La population est de plus en plus concentrée dans les grandes villes. En 1867 ce n'était pas tellement évident, ni important. En fait 50 ans auparavent, le gouvernement était formé par la clique des "riches aristocrates" et le paysans devait compter sur leurs générosité et ouverture d'esprit. En 1867, on a donné aux "paysans" une chance de choisir un représentant issue de leur région. On n'a pas choisi d'avoir un gouvernement issue de la clique la plus "populaire" des grandes villes. Si l'on tiens à être gouverner par un groupe représentant un vote populaire de plus de 50%, le 2ième tour de scrutins est la manière, acceptable, la plus susceptible de s'y rapprocher, même si ce n'est pas une garantie absolue.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
13 réactions
3 votes Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Articles
Chroniques
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012