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Charest suspend les pouvoirs du DGE

Le gouvernement veut protéger les circonscriptions régionales menacées

Robert Dutrisac   29 octobre 2010  Québec
Jean Charest a appelé hier les partis d’opposition à faire part de leur solution pour protéger les circonscriptions régionales menacées d’ici le 15 mars.<br />
Photo : Agence Reuters Jacques Boissinot
Jean Charest a appelé hier les partis d’opposition à faire part de leur solution pour protéger les circonscriptions régionales menacées d’ici le 15 mars.
Entouré des membres de la Coalition pour le maintien des comtés en région, Jean Charest a annoncé la suspension des pouvoirs du Directeur général des élections (DGE) et le recours à une nouvelle «solution» pour protéger les circonscriptions menacées de disparition.

Québec — Le premier ministre Jean Charest entend suspendre les pouvoirs du Directeur général des élections (DGE), Marcel Blanchet, qui était sur le point de confirmer la nouvelle carte électorale et la disparition de trois circonscriptions en région. Un projet de loi spécial sera présenté sous peu en ce sens.

Du même souffle, Jean Charest a annoncé que son gouvernement abandonnait le projet de loi 92, présenté par Claude Béchard, qui protégeait trois circonscriptions dans le Bas-Saint-Laurent, en Gaspésie et en Beauce, mais qui en ajoutait trois autres dans la grande région de Montréal, projet de loi auquel s'opposait le Parti québécois. «J'étais prêt à payer le prix politique d'augmenter le nombre de circonscriptions», a signalé Jean Charest.

Le gouvernement libéral retourne donc à sa planche à dessin; l'augmentation du nombre de circonscriptions, qui était programmée dans le projet de loi 92, «n'est pas inévitable», a indiqué, hier, le premier ministre.

Les autres partis devront aussi faire connaître leur «solution» concrète avant le 15 mars prochain, a exigé le chef libéral, afin qu'un projet de loi modifiant la Loi électorale soit adopté à la session du printemps.

«On va suspendre le processus. Les partis politiques devront s'obliger à déposer une solution, pas juste des principes. Les principes, la Cour suprême en a parlé et les tribunaux en parlent beaucoup, des principes», a-t-il souligné.

Demande des régions

C'est accompagné des représentants de la Coalition pour le maintien des comtés en région (CMCR) que Jean Charest a fait cette annonce après les avoir reçus à son cabinet. Auparavant, la coalition avait également rencontré les chefs des partis d'opposition.

Les représentants de la CMCR avaient prévu de se présenter devant la presse après leur rencontre avec le premier ministre hier après-midi. Mais Jean Charest a préféré se présenter avec eux devant les médias. La CMCR est présidée par le préfet de la MRC de Témiscouata, Serge Fortin. Or, une élection partielle se tiendra dans Kamouraska-Témiscouata le 29 novembre prochain, une des trois circonscriptions appelées à disparaître. On comprend donc l'empressement de Jean Charest à changer de cap alors que le leader parlementaire du gouvernement, Jean-Marc Fournier, défendait encore en matinée le projet de loi 92, lors de la période de questions à l'Assemblée nationale.

En 2007, le Parti libéral, sous l'impulsion de Benoît Pelletier, s'était entendu avec le PQ pour renforcer le principe la «représentation effective» dans la Loi électorale de façon à permettre de créer davantage de circonscriptions d'exception. Mais l'Action démocratique du Québec avait refusé de souscrire à cette entente parce qu'elle n'excluait pas la possibilité de hausser le nombre de circonscriptions, établi à 125.

«Je veux que les circonscriptions en région puissent être protégées de manière à ce qu'on puisse avoir une représentation effective», a affirmé, hier, Jean Charest.

Pour le leader parlementaire du PQ, Stéphane Bédard, ce changement de cap, «c'est une bonne nouvelle en soi». Point besoin cependant d'attendre jusqu'à la prochaine session pour régler cette question, a-t-il avancé. La solution préconisée par la PQ est déjà connue, c'est celle qui a fait l'objet d'une entente avec Benoît Pelletier, a-t-il soutenu. La Loi électorale peut être modifiée dès cet automne, croit Stéphane Bédard.
 
 
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  • Carole Dionne - Inscrite
    29 octobre 2010 01 h 05
    IL FAIT CE QU'IL VEUT...
    Ce n'est pas croyable. Et dire qu'il y en a qui lui font encore confiance. je serais gêné d'être un libéral aujourd'hui. Et pourtant, je ne suis pas péquiste. Quand cela fait son affaires, il se dépêche et quand cela ne le sert plus, il change tout, comme un roi soleil.

    Je n'ai pas connu l'air de Duplessis mais je crois que c'était moins pire. Il passe outre à la démocratie. Et pourtant, il va dans les pays d'Afrique en disant qu'il ne faut pas abusé de son pouvoir et travailler pour le peuple. En tous les caS, IL DANS RIRE DANS SA BARBE QUAND UNE PARTIE DE LA POPULATION A CRU EN SON DICTON" les deux mains sur le volant" l;e pouvoir corrompt et laisse dégager des odeurs de putréfaction très avancée.
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  • Georges Paquet - Abonné
    29 octobre 2010 07 h 55
    À Carole Dionne
    Si Jean Charest avait aboli trois circonscriptions dans les régions éloignées, je suis prêt à parier que Carole Dionne aurait demandé que tout le monde manifeste son opposition dans toutes les rues du Québec.
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  • François Ricard - Abonné
    29 octobre 2010 08 h 27
    Circonscriptions électorales
    Une personne ... un vote
    Nous sommes en démocratie. Le vote de chacun des citoyens doit avoir une valeur égale.
    Certaines régions se dépeuplent: les jeunes doivent s'exiler à Québec ou à Montréal pour fins d'étude et de travail. Les personnes à la retraite se réfugient dans les villes pour être plus prêt des services. Le monde de l'agriculture non seulement est passé à l'ère mécanique mais entre maintenant dans l'ère numérique, ce qui diminue le nombre de travailleurs requis. C'est une situation hautement problématique. Mais ce n'est pas en faisant entorse à un principe de base de la démocratie que l'on résoudra le problème.
    En plus, nous nous sommes donné une institution impartiale pour revoir la carte électorale. Nous nous devons de respecter le travail de ce Directeur des élections.
    Bien sûr, ce n'est pas M. Charest qui va se gêner d'enfreindre les règles de la démocratie: on a pu le constater dans le financement de son parti; dans l'octroi de contrat sans appel d'offre; et maintenant dans la confection des circonscriptions électorales. Mais, en plus, comme pour l’affaire Michaud, il profite de la complicité du PQ.
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  • François Dugal - Abonné
    29 octobre 2010 08 h 48
    La loi
    «La loi, c'est la loi» - dixit Séraphin Poudrier
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  • Carole Dionne - Inscrite
    29 octobre 2010 09 h 21
    @ Georges Paquet
    Vous me connaissez très mal. Mon nom n'est pas Jean Charest: un jour , il implore Marc Belemare d'aller chez le DGE, comme la loi lui oblige. Plus tard, il fait tout pour que le DGE démissionne et change la loi. Non, je ne voudrais pas être libéral aujourd'hui, je serais gêné de me montrer dehors.

    Pour ce qui est des circonscriptions, je suis prête à vivre avec le changement du DGE. Même si cela ne semble pas faire mon affaire. J'ai le respect des institution. Le DGE a été accepté par tous les partis en chambre, je crois.

    Désolé mon cher George, il n'y a qu'un seul Jean James Charest et c'est le parti libéral du Québec qui l'a.

    Moi ,ce qui me désole le plus, c'est de voir le 25% de la population qui ose lui faire CONFIANCE. Pour moi, un premier ministre qui reçoit $75,000.00 de son parti et fait accroire à ses militants que c'est comme une salaire et que c'est pour leur bien. HUM!

    J'avais un ami: ODULE. Un partisan libéral carabiné. Il y avait deux sujets à ne pas discuter avec lui: la religion catholique et la politique. Un vrai bon militant libéral qui se faisait abuser. Un bénévole qui ne demandait rien en retour. Une journée, je lui ai dit que le candidat libéra-fédéral de sa circonscription n'était pas bon. Il me répondit qu'il votait pour le parti. Puis, au provincial, le canddiat était bon mais il y avait du grenouillage au provincial. Là il votait pour la femme. Rien ne lui faisait changer d'idée. Je lui ai donc dit, que même si le parti libéral aurait eu un singe comme candidat, il voterait pour lui. Il a marmonné quelque chose et à clissé son camp. Mais un sautadit bon gars, ce Odule mais borné comme cela ne se peut pas.
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  • B Landry - Inscrit
    29 octobre 2010 09 h 32
    Et les proportionnelles sont pour quand?
    On vit avec un mode de représentation qui date de 143 ans. Il a été moderniser en donnant le droit de vote aux femmes, aux autochtones et en baissant le droit de vote à 18 ans.. À part ça ?????

    Il me semble qu'on serait dû pour que la démocratie prenne des moyens pour élire ses représentants qui soit adapté à l'année 2010. En 1867 la scolarité des citoyens étaient très très faible aujourd'hui me semble qu'on pourrait avoir une structure plus élaborée invitant les citoyens à être plus près du pouvoir
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  • Richard Parent - Inscrit
    29 octobre 2010 09 h 48
    protection des régions
    Depuis longtemps, on dit que les régions se vident. Si on n'a plus le povoir de voter au détriment des grands centres comme Montréal, Québec et autres, le poid politique est restreint. Ce qui est bon pour les grands centres n'est pas toujours bon pour les petits villages qui font le Québec tel qu'il est.
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  • François Ricard - Abonné
    29 octobre 2010 10 h 14
    @Bernard Landry
    Comme vous avez raison!
    Notre système actuel fait du premier ministre un véritable dictateur:
    il choisit ses ministres qu'il peut démettre quand ça lui plaît; ses députés doivent suivre la ligne de parti sinon , il les fout dehors; lui seul décide de la date d'une élection; il ne peut être démis de ses fonctions, même pour fautes graves.Voici quelques suggestions pour rendre notre gouvernance politique plus démlocratique:

    Une élection à la proportionnelle

    75 de nos députés seraient élus par suffrage comme maintenant dans 75 comtés.
    50 députés proviendraient d’une liste soumise par chacun des partis et les sièges seraient répartis selon le pourcentage de votes recueillis.
    Avantages :
    ----Une plus large représentation des opinions prévalant dans la population
    ----Une possibilité de placer sur la liste des candidats qui, pour une raison ou autre, ne
    veulent pas se soumettre à une élection traditionnelle mais qui sont prêts à mettre
    leurs talents au service de la communauté, d’où de meilleurs serviteurs.


    Des élus libres de voter selon les attentes de leurs commettants

    Excepté pour le budget et pour une question de confiance, les élus ne seraient pas obligés de suivre la ligne de partie, qui fait du premier ministre un véritable dictateur. Présentement, c’est véritablement le régime du « Toi, tais-toi! »


    Un sain financement des partis politiques

    Comme maintenant, pour s’assurer d’une saine démocratie, un financement étatique selon le nombre de votes obtenus.
    Puis des dons individuels ne dépassant pas 100$ et non-déductibles d’impôt comme actuellement. Cette mesure n’avantage que les grosses poches.
    Un parti politique doit avoir l’argent nécessaire pour faire connaître son programme et ses candidats à la population mais non pour payer un salaire à un premier ministr
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  • Michel Simard - Abonné
    29 octobre 2010 10 h 48
    Tactiques des ultra-fédéralistes
    George Paquette, agent du Quebec Libeural Party, use de la même stratégie que son cheuf, c'est-à-dire faire des insinuations et spéculations sur les personnes qui ne sont pas aplaventristes et corruptistes comme le QLP, la FTQ et la mafia. Le gang des ultra-fédéralistes libeurals-conservateurs est en train de détuire la démocratie québécoise et de consacrer le statut de répulbique de bananes. Cette nouvelle action anti-démocratique contre l'égalité des votes et le mpris affiché pour les électeurs des grandes régions métropolitaines le confirme encore.

    Le Devoir est un journal aucunement sérieux pour laisser passer des messages aussi peu édifiants que ceux qu'adresse Paquette à Madame Dionne. Je suis très déçu.
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  • Guillaume L'altermontréaliste Blouin-Beaudoin Guillaume L'altermontréaliste Blouin-Beaudoin - Inscrit
    29 octobre 2010 11 h 29
    une structure à changer : pour plus de circonscriptions plus petites
    Ça fait trop longtemps qu'on s'Est questionné sur notre structure politique ; idéalement, je crois qu'on devrait ratifier ou modifier la constitution à chaque 15 ans. La structure issue de la fusion forcée canadienne (1867-1982) n'est plus adaptée à la société du 21e siècle.

    Premièrement, il faudrait un un-citoyen-un-vote sur la nomination du PM. Charest a eu un mandat clair, à temps plein, de la circonscription de Sherbrooke : être député.
    Il ne faut pas qu'un prochain PM soit nommé par une course à la chefferie du PLQ, selon leur "propres règles" ; il faut donner le soin au DGE d'organiser l'élection du PM au suffrage universel comme on élit déjà nos maires.

    Sans faire de calcul précis, on peut aussi se questionner sur le ratio électeurs/élu entre le début du parle-ment et maintenant ; j'ai l'impression que plus ça va, plus le nombre de citoyens qu'un député représente diminue... "rep by pop" disaient certains. Si on conçoit le député comme garant de l'animation politique d'une circonscription et du processus de participation, plus de députés, des circonscription plus petites donc plus proches, c'Est souhaitable.

    Maintenant, pour avoir plus de proximité démocratique, il devrait y avoir 17 assemblées régionales ou les citoyens pourraient intervenir ; en quoi Montréal, comme région, devrait avoir un ministre des pêcheries ou de l'agriculture et décider pour les autres régions? En quoi les autres régions devrait avoir un mot à dire sur le processus d'appel d'offre de notre "ministère du transport en commun" (la STM)?

    Guillaume Blouin-Beaudoin
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  • Guillaume L'altermontréaliste Blouin-Beaudoin Guillaume L'altermontréaliste Blouin-Beaudoin - Inscrit
    29 octobre 2010 11 h 39
    propositions
    @frankric : merci pour la contribution par tes propositions

    Pour ce qui est du processus d’élection, je crois qu’on devrait financer le processus plutôt que les partis : je crois que le DGEQ devrait prendre en charge la publication d’un dépliant d’information aux électeurs dans lequel on donne gratuitement une page à chaque candidat pour publier ses idées. Bon pour tous les candidats, en réduisant les dépenses de campagne ; bon pour les citoyens qui s’en trouvent mieux informés.

    Quant au budget, pourquoi pas adopter et adapter un processus de budget participatif : on est en droit de savoir et décider d'ou est prélevé l'argent public et ou on le dépense.

    Pour aller plus loin, idéalement, on devrait concevoir que le discernement éclairé d’un plus grand nombre est toujours plus souhaitable que le discernement achetable d’un seul : c’est une des bases du modèle suisse qui implique que les lois passent par une ratification populaire par référendum. Et la Suisse est loin d’en être pauvre.
    Pourquoi ne pas laisser à tous les partis la possibilité d’exprimer leur appui ou non aux différents projets de loi durant ces référendums?

    Finalement, j’appuie aussi un processus de destitution, un mode de scrutin “à la loft” ; si on peut donner un mandat à quelqu’un (et encore, le nom du PM n’était pas sur mon bulletin de vote), on doit aussi pouvoir le retirer.

    Guillaume Blouin-Beaudoin
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  • B Landry - Inscrit
    29 octobre 2010 11 h 40
    @ francric
    Mon prénom n'est pas Bernard héhéhé

    Par contre votre suggestion va directement dans le sens de ce que je pense... il serait temps pour nous d'évoluer.
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  • François Dugal - Abonné
    29 octobre 2010 11 h 54
    Définition
    «Dictateur: Personne qui, après s'être emparé du pouvoir, l'exerce sans contrôle.»
    -Le petit Robert, page 732
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  • François Ricard - Abonné
    29 octobre 2010 13 h 02
    @ B. Landry
    Navré. J'ai commis un lapsus. Je vous sais gré de me le pardonner.
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  • B Landry - Inscrit
    29 octobre 2010 13 h 27
    Défintions.... suite
    M. Dugal, effectivement le petit Robert donne cette définition mais ce que Franric faisait allusion a été porté à ma connaissance par un constitutionnaliste et je crois même qu'il était sénateur, un certain Beaudoin. Il expliquait à l'entrevue où il était invité que notre constitution (canadienne) favorisait facilement des comportements dictatoriaux car le PM en exercice avait le contrôle sur tous les aspects du pouvoir: exécutif, législatif et il nomme les juges. Qu'est-ce qui nous protège alors qu'un individu se serve de tous ces pouvoirs pour se comporter "en toute légalité" de façon autoritaire. Regardons Harper et Charest, les élections ne sont que des exercices de marketing pour prendre le pouvoir et l'exercer...les deux contrôlent de plus en plus toute l'information sans que légalement nous puissions y faire quoi que se soit.

    En 1867, notre constitution était une avancée démocratique mais ce même genre de constitution a permis à des hommes comme Hitler de se saisir du pouvoir... de nos jours on le constate Charest comme Harper se foutent des électeurs. Est-on vraiment à l"abri de la centralisation des pouvoirs, ce que l'on vit ces temps -ci me rend perplexe. Deux exemples; au fédéral le gouvernement peut prendre la décision de commander les F35 sans appel d'offres et nous endetter et au Québec Charest peut empêcher la création d'une Commission d'enquête sur son propre comportement. La différence entre un comportement démocratique et autoritaire (dictatorial) est où exactement ?
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  • Loup33 - Inscrit
    29 octobre 2010 13 h 58
    Suffrage universel
    J'aime bien les suggestions de faire évoluer notre système démocratique pour donner un peu plus de poids aux citoyens. C'est bien vrai qu'aujourd'hui les gens sont beaucoup mieux informés et scolarisés. Avec les technologies d'aujourd'hui nous avons l'opportunité de nous en donner les moyens. Il faut seulement un parti qui a le courrage de s'y confronter ... au risque de perdre un peu de pouvoir ou quelques amis mécènes cherchant a placer leur proche ;-) quelque part dans l'appareil gouvernemental. En plus, cela permettrait de rendre tout le tout plus transparent.

    Je trouve ça triste que les décisions sont encore prises par une minorité qui trop souvent ne vive pas dans la même réalité que le citoyen normal. Peut-être est-ce parce que le citoyen est encore trop endormi et enivré par ces technologie appliqué trop principalement pour nous divertir. Petit blogue du devoir deviendra grand ... peut-être

    Pour un permier post à vie sur une nouvelle ... je suis bien heureux de moi

    PS : Si un parti ose vouloir entrer dans ce genre d'évolution, j'ai tout pleins d'idées ;-)
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  • Frédéric Chiasson - Abonné
    29 octobre 2010 16 h 53
    Question : est-ce légal ?
    S'il existe un Directeur général des élections, c'est bien pour éviter le redécoupage électoral à des fins politiques, typique du régime Duplessis. Je trouve cela hallucinant que le premier ministre peut suspendre le DGE comme ça.
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  • Georges Paquet - Abonné
    29 octobre 2010 19 h 02
    Si Michel Simard faisait preuve d'un peu de rigueur, on pourrait peut-être discuter...
    Mais Michel Simard mèle intentinnellement les questions et ne fait même pas attention à écrire mon nom correctement.

    Je comprends la règle qui voudrait que chaque député représente le même nombre de citoyens. Mais tout le monde sait que cette règle a été appliquée de diverse façon, au cours des années. À mon avis, il est possible et même souhaitable que cette règle soit mise en relation avec la dimension du territoire à représenter et avec la variété de questions que peut poser dimension du territoire lui-même, mais aussi la variété de problêmes qui peuvent surgir d'un coin de territoire à un autre. ains, si dans un territoire électorale de la grande Côte nord, un député doit s'intéresser aux questions soulevées par les pêcheurs, par les mineurs, par les autochtones et par la disponibilités des soins de santé, il a une variété d'obligations et de dosiers autrement plus grande que le député de l'Ile de Montréal dont l'ensemble des électeurs sont situés sur deux ou trois rues parallèles. Il me semble logique, juste et raisonnable de tenter de dessiner une carte électorale qui tienne compte de ces réalités.
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  • Jeannot Vachon - Inscrit
    30 octobre 2010 08 h 05
    Jean Charest est anti démocratique

    On ne réalise pas le coup de force anti démocratique de Jean Charest d’avoir bloqué la révision de la carte électorale. Avec les règles actuelles, le vote d’un électeur de région peut avoir au maximum 65% plus de valeur que celui d’un citadin donné. Lorsque le rapport dépasse cela, on redécoupe les circonscriptions.

    Le Directeur des Élections est la personne neutre qui gère cela. Mais voilà que Jean Charest bloque ce processus pour flatter les régions où les Libéraux espèrent ramasser plein de députés avec très peu d’électeurs chacun. M. Charest parle de changer le critère quantité d’électeurs par celui de l’étendue géographique. À ce titre les Inuits contrôleraient sans doute la majorité du gouvernement au Québec.

    On peut donner aux députés des régions vastes plus de budget pour du transport et pour des adjoints, mais leur donner des votes de trop au parlement, en fonction de considérations partisanes, c’est un pur mépris de la démocratie. Quand un électeur coute deux fois moins cher à acheter, ça brise l’équilibre démocratique.
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