Charest suspend les pouvoirs du DGE
Le gouvernement veut protéger les circonscriptions régionales menacées
Photo : Agence Reuters Jacques Boissinot
Jean Charest a appelé hier les partis d’opposition à faire part de leur solution pour protéger les circonscriptions régionales menacées d’ici le 15 mars.
Entouré des membres de la Coalition pour le maintien des comtés en région, Jean Charest a annoncé la suspension des pouvoirs du Directeur général des élections (DGE) et le recours à une nouvelle «solution» pour protéger les circonscriptions menacées de disparition.
Québec — Le premier ministre Jean Charest entend suspendre les pouvoirs du Directeur général des élections (DGE), Marcel Blanchet, qui était sur le point de confirmer la nouvelle carte électorale et la disparition de trois circonscriptions en région. Un projet de loi spécial sera présenté sous peu en ce sens.
Du même souffle, Jean Charest a annoncé que son gouvernement abandonnait le projet de loi 92, présenté par Claude Béchard, qui protégeait trois circonscriptions dans le Bas-Saint-Laurent, en Gaspésie et en Beauce, mais qui en ajoutait trois autres dans la grande région de Montréal, projet de loi auquel s'opposait le Parti québécois. «J'étais prêt à payer le prix politique d'augmenter le nombre de circonscriptions», a signalé Jean Charest.
Le gouvernement libéral retourne donc à sa planche à dessin; l'augmentation du nombre de circonscriptions, qui était programmée dans le projet de loi 92, «n'est pas inévitable», a indiqué, hier, le premier ministre.
Les autres partis devront aussi faire connaître leur «solution» concrète avant le 15 mars prochain, a exigé le chef libéral, afin qu'un projet de loi modifiant la Loi électorale soit adopté à la session du printemps.
«On va suspendre le processus. Les partis politiques devront s'obliger à déposer une solution, pas juste des principes. Les principes, la Cour suprême en a parlé et les tribunaux en parlent beaucoup, des principes», a-t-il souligné.
Demande des régions
C'est accompagné des représentants de la Coalition pour le maintien des comtés en région (CMCR) que Jean Charest a fait cette annonce après les avoir reçus à son cabinet. Auparavant, la coalition avait également rencontré les chefs des partis d'opposition.
Les représentants de la CMCR avaient prévu de se présenter devant la presse après leur rencontre avec le premier ministre hier après-midi. Mais Jean Charest a préféré se présenter avec eux devant les médias. La CMCR est présidée par le préfet de la MRC de Témiscouata, Serge Fortin. Or, une élection partielle se tiendra dans Kamouraska-Témiscouata le 29 novembre prochain, une des trois circonscriptions appelées à disparaître. On comprend donc l'empressement de Jean Charest à changer de cap alors que le leader parlementaire du gouvernement, Jean-Marc Fournier, défendait encore en matinée le projet de loi 92, lors de la période de questions à l'Assemblée nationale.
En 2007, le Parti libéral, sous l'impulsion de Benoît Pelletier, s'était entendu avec le PQ pour renforcer le principe la «représentation effective» dans la Loi électorale de façon à permettre de créer davantage de circonscriptions d'exception. Mais l'Action démocratique du Québec avait refusé de souscrire à cette entente parce qu'elle n'excluait pas la possibilité de hausser le nombre de circonscriptions, établi à 125.
«Je veux que les circonscriptions en région puissent être protégées de manière à ce qu'on puisse avoir une représentation effective», a affirmé, hier, Jean Charest.
Pour le leader parlementaire du PQ, Stéphane Bédard, ce changement de cap, «c'est une bonne nouvelle en soi». Point besoin cependant d'attendre jusqu'à la prochaine session pour régler cette question, a-t-il avancé. La solution préconisée par la PQ est déjà connue, c'est celle qui a fait l'objet d'une entente avec Benoît Pelletier, a-t-il soutenu. La Loi électorale peut être modifiée dès cet automne, croit Stéphane Bédard.
Québec — Le premier ministre Jean Charest entend suspendre les pouvoirs du Directeur général des élections (DGE), Marcel Blanchet, qui était sur le point de confirmer la nouvelle carte électorale et la disparition de trois circonscriptions en région. Un projet de loi spécial sera présenté sous peu en ce sens.
Du même souffle, Jean Charest a annoncé que son gouvernement abandonnait le projet de loi 92, présenté par Claude Béchard, qui protégeait trois circonscriptions dans le Bas-Saint-Laurent, en Gaspésie et en Beauce, mais qui en ajoutait trois autres dans la grande région de Montréal, projet de loi auquel s'opposait le Parti québécois. «J'étais prêt à payer le prix politique d'augmenter le nombre de circonscriptions», a signalé Jean Charest.
Le gouvernement libéral retourne donc à sa planche à dessin; l'augmentation du nombre de circonscriptions, qui était programmée dans le projet de loi 92, «n'est pas inévitable», a indiqué, hier, le premier ministre.
Les autres partis devront aussi faire connaître leur «solution» concrète avant le 15 mars prochain, a exigé le chef libéral, afin qu'un projet de loi modifiant la Loi électorale soit adopté à la session du printemps.
«On va suspendre le processus. Les partis politiques devront s'obliger à déposer une solution, pas juste des principes. Les principes, la Cour suprême en a parlé et les tribunaux en parlent beaucoup, des principes», a-t-il souligné.
Demande des régions
C'est accompagné des représentants de la Coalition pour le maintien des comtés en région (CMCR) que Jean Charest a fait cette annonce après les avoir reçus à son cabinet. Auparavant, la coalition avait également rencontré les chefs des partis d'opposition.
Les représentants de la CMCR avaient prévu de se présenter devant la presse après leur rencontre avec le premier ministre hier après-midi. Mais Jean Charest a préféré se présenter avec eux devant les médias. La CMCR est présidée par le préfet de la MRC de Témiscouata, Serge Fortin. Or, une élection partielle se tiendra dans Kamouraska-Témiscouata le 29 novembre prochain, une des trois circonscriptions appelées à disparaître. On comprend donc l'empressement de Jean Charest à changer de cap alors que le leader parlementaire du gouvernement, Jean-Marc Fournier, défendait encore en matinée le projet de loi 92, lors de la période de questions à l'Assemblée nationale.
En 2007, le Parti libéral, sous l'impulsion de Benoît Pelletier, s'était entendu avec le PQ pour renforcer le principe la «représentation effective» dans la Loi électorale de façon à permettre de créer davantage de circonscriptions d'exception. Mais l'Action démocratique du Québec avait refusé de souscrire à cette entente parce qu'elle n'excluait pas la possibilité de hausser le nombre de circonscriptions, établi à 125.
«Je veux que les circonscriptions en région puissent être protégées de manière à ce qu'on puisse avoir une représentation effective», a affirmé, hier, Jean Charest.
Pour le leader parlementaire du PQ, Stéphane Bédard, ce changement de cap, «c'est une bonne nouvelle en soi». Point besoin cependant d'attendre jusqu'à la prochaine session pour régler cette question, a-t-il avancé. La solution préconisée par la PQ est déjà connue, c'est celle qui a fait l'objet d'une entente avec Benoît Pelletier, a-t-il soutenu. La Loi électorale peut être modifiée dès cet automne, croit Stéphane Bédard.
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