Nouvelle carte électorale: Charest jette la proposition du DGE au panier
Insatisfait du travail du directeur général des élections, le premier ministre Jean Charest fait table rase du projet de refonte de la carte électorale et reporte au mois de mars 2011 la décision finale dans ce dossier. Après deux ans de débats politiques et partisans acrimonieux, le chef du gouvernement a finalement donné raison aujourd’hui à une coalition régionale du Bas-Saint-Laurent qui n’acceptait pas la perspective de perdre une circonscription.
«On va suspendre le processus», a laissé tomber M. Charest, en conférence de presse à Québec, flanqué du préfet de la MRC Témiscouata et président de la Coalition pour le maintien des comtés en région (CMCR), Serge Fortin, et de l’ancienne députée du Bloc québécois Suzanne Tremblay.
Le Parti québécois, qui était lui aussi mécontent des nouveaux contours de la carte dessinée par le directeur général des élections, Marcel Blanchet, a salué ce retour à la case départ.
Disparition de trois circonscriptions
Le projet de refonte de la carte électorale prévoyait la disparition de trois circonscriptions dans l’Est du Québec où la population est passée sous le seuil de la limite légale, soit Matane, Beauce-Nord et Kamouraska-Témiscouata.
En contrepartie, trois comtés étaient créés dans les régions en forte croissance démographique de la Montérégie, de Laval et de Laurentides-Lanaudière.
Ces changements étaient rendus nécessaires afin de respecter la loi électorale en prévision du prochain scrutin général.
En vertu de la proposition du DGE, le nombre total de sièges à l’Assemblée nationale demeurait le même qu’à l’heure actuelle, soit 125.
La disparition de comtés régionaux, même si elle est justifiée par des motifs démographiques dictés par la loi, ne plaît pas au premier ministre Charest.
La nouvelle carte «ne nous satisfait pas», a-t-il statué à la grande satisfaction des représentants régionaux venus lui demander d’intervenir en leur faveur.
«La coalition dit: ’faites donc un effort pour trouver une solution. Donnez un autre coup de roue.’ Chez nous, on est prêts à le faire. On croit aux régions», a justifié M. Charest.
Le premier ministre s’est défendu de désavouer Me Blanchet, même si son travail a fait l’objet de sévères critiques ces dernières semaines, notamment de la part de Nathalie Normandeau, vice-première ministre et députée de Bonaventure, en Gaspésie.
Me Blanchet a récemment annoncé sa démission et son départ est prévu à la fin de l’année.
«Ce n’est pas un désaveu, a insisté M. Charest. On demande au DGE de faire un travail de fond, mais c’est nous qui prenons les décisions. Le DGE ne peut pas remplacer les élus.»
Représentation adéquate
De l’avis du premier ministre, non seulement la nouvelle carte doit-elle tenir compte de la démographie, elle doit aussi assurer «la représentation effective» de chaque région.
Le gouvernement présentera une nouvelle proposition de refonte d’ici au 15 mars, a signifié M. Charest, invitant du même souffle les leaders des autres formations politiques représentées à l’Assemblée nationale à faire de même.
«Les efforts de tout le monde sont requis pour trouver une solution. Les partis politiques devront s’obliger à présenter une proposition de solution, pas des principes, une solution», a-t-il dit.
La carte renouvelée devra être adoptée d’ici l’interruption des travaux parlementaires en juin 2011, a ajouté le premier ministre.
Bien que satisfaite de la décision, l’opposition péquiste juge qu’il est possible de régler le dossier bien avant la date limite fixée par le gouvernement.
«C’est une bonne chose mais quant à moi, les délais sont très longs. On peut s’entendre beaucoup plus rapidement que ça», a mentionné le leader parlementaire de l’opposition, Stéphane Bédard, lors d’un court point de presse.
Le Parti québécois propose d’amender la loi électorale afin d’y inclure un critère protégeant «la représentation effective» des élus des régions à l’Assemblée nationale.
Il faut sortir de la simple logique mathématique et accorder une importance accrue à la représentation régionale et aux réalités territoriales, a fait comprendre M. Bédard.
«On va suspendre le processus», a laissé tomber M. Charest, en conférence de presse à Québec, flanqué du préfet de la MRC Témiscouata et président de la Coalition pour le maintien des comtés en région (CMCR), Serge Fortin, et de l’ancienne députée du Bloc québécois Suzanne Tremblay.
Le Parti québécois, qui était lui aussi mécontent des nouveaux contours de la carte dessinée par le directeur général des élections, Marcel Blanchet, a salué ce retour à la case départ.
Disparition de trois circonscriptions
Le projet de refonte de la carte électorale prévoyait la disparition de trois circonscriptions dans l’Est du Québec où la population est passée sous le seuil de la limite légale, soit Matane, Beauce-Nord et Kamouraska-Témiscouata.
En contrepartie, trois comtés étaient créés dans les régions en forte croissance démographique de la Montérégie, de Laval et de Laurentides-Lanaudière.
Ces changements étaient rendus nécessaires afin de respecter la loi électorale en prévision du prochain scrutin général.
En vertu de la proposition du DGE, le nombre total de sièges à l’Assemblée nationale demeurait le même qu’à l’heure actuelle, soit 125.
La disparition de comtés régionaux, même si elle est justifiée par des motifs démographiques dictés par la loi, ne plaît pas au premier ministre Charest.
La nouvelle carte «ne nous satisfait pas», a-t-il statué à la grande satisfaction des représentants régionaux venus lui demander d’intervenir en leur faveur.
«La coalition dit: ’faites donc un effort pour trouver une solution. Donnez un autre coup de roue.’ Chez nous, on est prêts à le faire. On croit aux régions», a justifié M. Charest.
Le premier ministre s’est défendu de désavouer Me Blanchet, même si son travail a fait l’objet de sévères critiques ces dernières semaines, notamment de la part de Nathalie Normandeau, vice-première ministre et députée de Bonaventure, en Gaspésie.
Me Blanchet a récemment annoncé sa démission et son départ est prévu à la fin de l’année.
«Ce n’est pas un désaveu, a insisté M. Charest. On demande au DGE de faire un travail de fond, mais c’est nous qui prenons les décisions. Le DGE ne peut pas remplacer les élus.»
Représentation adéquate
De l’avis du premier ministre, non seulement la nouvelle carte doit-elle tenir compte de la démographie, elle doit aussi assurer «la représentation effective» de chaque région.
Le gouvernement présentera une nouvelle proposition de refonte d’ici au 15 mars, a signifié M. Charest, invitant du même souffle les leaders des autres formations politiques représentées à l’Assemblée nationale à faire de même.
«Les efforts de tout le monde sont requis pour trouver une solution. Les partis politiques devront s’obliger à présenter une proposition de solution, pas des principes, une solution», a-t-il dit.
La carte renouvelée devra être adoptée d’ici l’interruption des travaux parlementaires en juin 2011, a ajouté le premier ministre.
Bien que satisfaite de la décision, l’opposition péquiste juge qu’il est possible de régler le dossier bien avant la date limite fixée par le gouvernement.
«C’est une bonne chose mais quant à moi, les délais sont très longs. On peut s’entendre beaucoup plus rapidement que ça», a mentionné le leader parlementaire de l’opposition, Stéphane Bédard, lors d’un court point de presse.
Le Parti québécois propose d’amender la loi électorale afin d’y inclure un critère protégeant «la représentation effective» des élus des régions à l’Assemblée nationale.
Il faut sortir de la simple logique mathématique et accorder une importance accrue à la représentation régionale et aux réalités territoriales, a fait comprendre M. Bédard.
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