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    Lettres - Histoire d'une injustice

    28 octobre 2010 | Charles Gagné - Sainte-Anne-de-Beaupré, le 26 octobre 2010 | Québec
    L'histoire des écoles passerelles, c'est celle d'une «petite vite» («fast track»). La loi bâillon, c'est aussi celle d'une «petite vite». Mais c'est aussi l'histoire d'une injustice.

    Injustice parce que la loi 115 vient de dire à tout le monde qu'il est permis d'acheter le droit d'enfreindre une autre loi. Ça va à l'encontre de la justice selon laquelle tous les citoyens sont égaux devant la loi! Injustice parce que c'est la primauté du droit de l'individu sur celui de la collectivité. Injustice parce que seuls des privilégiés riches pourront acheter ce droit et obtenir le permis nécessaire. Injustice parce que la loi 115 attaque de front la loi 101, qui est sans contredit la plus importante pour la très grande majorité des Québécois.

    Injustice parce que c'est encore la collectivité qui aura l'odieux de payer de sa poche non seulement tous les frais administratifs encourus pour suivre à la trace «comme un épagneul» le labyrinthe du parcours authentique d'un petit privilégié, mais aussi tous les frais juridiques d'une loi bâclée que ne manqueront pas de contester, jusqu'en Cour suprême, tous les Brant Taylor de la terre et leurs petits privilégiés!

    ***

    Charles Gagné - Sainte-Anne-de-Beaupré, le 26 octobre 2010












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