Les crédits budgétaires - Déficit de 20 millions au collégial
Québec - L'éducation représentait la seconde priorité du gouvernement Charest, après la santé. Si le budget du ministère de l'Éducation augmente de 3,8 %, les coûts de système du réseau collégial ne sont pas couverts, ce qui représente des compressions de plus de 20 millions de dollars dans les cégeps du Québec. Aux niveaux primaire et secondaire, l'enveloppe destinée au transport scolaire est même réduite du tiers.
Le budget alloué au secteur de l'éducation en 2003-04 atteint près de 11,5 milliards de dollars, une croissance de l'ordre de 400 millions par rapport à 2002-03. «Ces ressources additionnelles permettront de financer la croissance du coût des services, ainsi que des initiatives en cours pour améliorer la réussite scolaire», a affirmé hier la présidente du Conseil du trésor, Monique Jérôme-Forget, à la suite du dépôt du budget des dépenses à l'Assemblée nationale. Dans les faits, son affirmation ne se vérifie que partiellement.
Le gouvernement Charest accorde en effet 106 millions de plus à l'enseignement supérieur, c'est-à-dire une augmentation de 3,2 % par rapport à l'année précédente. Si les universités bénéficient de 80 millions de plus, les cégeps n'ont que 20 millions supplémentaires alors que leurs coûts de système (frais fixes comme les salaires et le chauffage) sont évalués à 40 millions (3,2 % de leur budget). «Globalement, les universités s'en tirent un peu mieux. Mais l'augmentation de 1,7 % au collégial, c'est en deçà des coûts de système. C'est un mensonge, une grossièreté, que de dire que dans le réseau collégial les coûts de système sont couverts. C'est du désinvestissement clair. Ce sont des coupures», a lancé hier au Devoir la présidente de la CSN, Claudette Carbonneau.
Transport scolaire
Les niveaux préscolaire, primaire et secondaire disposent de 146,6 millions de plus, une augmentation de 2,2 %, ce qui est en deçà du taux d'inflation prévu dans le budget Séguin (2,7 %). Le programme scolaire Ça bouge après l'école est aboli tandis qu'Agir tôt a été épargné. Le transport scolaire écope largement: le tiers de son budget, c'est-à-dire 130 millions de dollars, est disparu. «C'est une hécatombe qui se dessine, alors que les conditions de travail dans ce secteur sont désolantes», a affirmé Claudette Carbonneau.
L'enveloppe destinée à l'aide financière aux études est abaissée de 1,1 million. Le gouvernement libéral estime qu'une diminution constante des provisions nécessaires au défaut de paiement des diplômés a notamment été enregistrée, ce qui justifie la baisse.
Le critique de l'opposition péquiste, Sylvain Simard, ex-ministre de l'Éducation, est outré. «Dans les cégeps et les universités, ce seront des années noires qui commencent à partir d'aujourd'hui», a-t-il jugé. Le budget Marois, présenté le 11 mars dernier, destinait 6 % de plus à l'éducation. M. Simard se demande où sont passés les 80 millions prévus dans le budget Marois pour les contrats de performance conclus avec les universités, l'argent destiné aux manuels scolaires pour la réforme au secondaire, les 70 millions attendus pour les bibliothèques scolaires et les 61 autres millions destinés à l'achat d'équipement informatique. «On est actuellement dans l'incertitude la plus totale quant à ces investissements jugés par tous essentiels», a-t-il lancé.
Le budget alloué au secteur de l'éducation en 2003-04 atteint près de 11,5 milliards de dollars, une croissance de l'ordre de 400 millions par rapport à 2002-03. «Ces ressources additionnelles permettront de financer la croissance du coût des services, ainsi que des initiatives en cours pour améliorer la réussite scolaire», a affirmé hier la présidente du Conseil du trésor, Monique Jérôme-Forget, à la suite du dépôt du budget des dépenses à l'Assemblée nationale. Dans les faits, son affirmation ne se vérifie que partiellement.
Le gouvernement Charest accorde en effet 106 millions de plus à l'enseignement supérieur, c'est-à-dire une augmentation de 3,2 % par rapport à l'année précédente. Si les universités bénéficient de 80 millions de plus, les cégeps n'ont que 20 millions supplémentaires alors que leurs coûts de système (frais fixes comme les salaires et le chauffage) sont évalués à 40 millions (3,2 % de leur budget). «Globalement, les universités s'en tirent un peu mieux. Mais l'augmentation de 1,7 % au collégial, c'est en deçà des coûts de système. C'est un mensonge, une grossièreté, que de dire que dans le réseau collégial les coûts de système sont couverts. C'est du désinvestissement clair. Ce sont des coupures», a lancé hier au Devoir la présidente de la CSN, Claudette Carbonneau.
Transport scolaire
Les niveaux préscolaire, primaire et secondaire disposent de 146,6 millions de plus, une augmentation de 2,2 %, ce qui est en deçà du taux d'inflation prévu dans le budget Séguin (2,7 %). Le programme scolaire Ça bouge après l'école est aboli tandis qu'Agir tôt a été épargné. Le transport scolaire écope largement: le tiers de son budget, c'est-à-dire 130 millions de dollars, est disparu. «C'est une hécatombe qui se dessine, alors que les conditions de travail dans ce secteur sont désolantes», a affirmé Claudette Carbonneau.
L'enveloppe destinée à l'aide financière aux études est abaissée de 1,1 million. Le gouvernement libéral estime qu'une diminution constante des provisions nécessaires au défaut de paiement des diplômés a notamment été enregistrée, ce qui justifie la baisse.
Le critique de l'opposition péquiste, Sylvain Simard, ex-ministre de l'Éducation, est outré. «Dans les cégeps et les universités, ce seront des années noires qui commencent à partir d'aujourd'hui», a-t-il jugé. Le budget Marois, présenté le 11 mars dernier, destinait 6 % de plus à l'éducation. M. Simard se demande où sont passés les 80 millions prévus dans le budget Marois pour les contrats de performance conclus avec les universités, l'argent destiné aux manuels scolaires pour la réforme au secondaire, les 70 millions attendus pour les bibliothèques scolaires et les 61 autres millions destinés à l'achat d'équipement informatique. «On est actuellement dans l'incertitude la plus totale quant à ces investissements jugés par tous essentiels», a-t-il lancé.
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