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Pourquoi l’option autonomiste a-t-elle échoué?

Maxime Bernier, député de Beauce  25 octobre 2010 15h48  Québec
La vision autonomiste d’un Québec plus autonome dans un Canada uni n’a jamais réussi à s’imposer, même si elle est appuyée par une forte majorité de Québécois.

Nous avons pourtant une Constitution qui laisse beaucoup d’autonomie aux provinces. Si l’on respectait la division des pouvoirs définie dans notre Constitution, le Canada serait beaucoup moins centralisé qu’il ne l’est aujourd’hui. Et on pourrait régler la majeure partie des conflits entre les deux paliers de gouvernement.

J’ai suggéré, dans un discours récent à Toronto, qu’Ottawa mette fin à son pseudo-pouvoir de dépenser, se retire complètement des champs de compétence provinciale et transfère des points d’impôt aux provinces. Pour atteindre cet objectif, Il n’est pas nécessaire de changer la Constitution. Ce qu’il faut, c’est simplement la respecter. C’est une position très forte sur le plan moral.

Une Constitution n’est pas un arrangement flexible qui évolue d’une décennie à une autre selon les circonstances politiques du moment. Lorsque nous tolérons des violations à la Constitution, ce sont les fondements mêmes de notre système politique qui sont attaqués. Demander à nos partenaires à Ottawa et dans les autres provinces qu’on cesse de violer notre Constitution, ça devrait être la position la plus facile à défendre.

En fait, cette position autonomiste a toujours été très mal défendue. La raison est que, depuis 50 ans, les gouvernements québécois successifs l’ont affaiblie en demandant toujours davantage.

Parmi les revendications du Québec, il y a celles qui exigent des privilèges particuliers. Essentiellement, nous disons au reste du pays: il n’y a que nous qui sommes spéciaux et nous devrions avoir plus de pouvoirs et d’influence que vous tous.

On a exigé de nos partenaires canadiens, entre autres, qu’ils reconnaissent le Québec comme société distincte et que cette distinction serve à interpréter la Constitution; que le Québec puisse avoir plus de sièges au Parlement que son poids démographique le justifie; que seul le Québec ait un droit de veto sur les changements constitutionnels. Et on leur demandait tout ça avec le couteau sur la gorge: dites oui, sinon on se sépare. Mettez-vous à leur place: est-ce qu’ils n’ont pas eu un peu raison d’être réticents?

L’autre raison de l’échec de l’option autonomiste vient du mariage entre le nationalisme et une vision étatiste de la société. Ces revendications servaient d’abord à nourrir notre gros État québécois, à lui donner encore plus de «leviers» pour intervenir davantage dans notre vie de tous les jours et brimer notre liberté.

Tous les partis politiques ont participé à cette surenchère, y compris l’Action démocratique du Québec, en exigeant toute une série de nouveaux pouvoirs, en plus de ceux que la Constitution nous accorde. Ce serait comme essayer de rajouter un étage à un édifice alors que ses fondations sont instables.

De plus, les revendications constitutionnelles du Québec s’accompagnent toujours de demandes pour avoir plus d’argent, plus de transferts, plus de péréquation, encore une fois pour nourrir notre gros État. Les Québécois disent vouloir être plus autonomes et même indépendants, alors que tout ce que nous avons réussi à faire jusqu’à maintenant, c’est devenir de plus en plus dépendants financièrement du reste du Canada.

L’autorité morale que pourraient avoir des demandes fondées sur le respect de la Constitution a toujours été diluée par une série de revendications irréalistes pour grossir les pouvoirs et les finances de l’État québécois. Comment se surprendre si ça fait 50 ans qu’on tourne en rond?

Après deux référendums perdus, le Québec n’a plus aucun pouvoir de négociation. Une majorité de Québécois ne veulent pas de la séparation. Et personne dans le reste du pays, ni ici d’ailleurs, ne veut, pour le moment, rouvrir la Constitution. Si nous voulons avancer vers l’objectif d’un Québec plus autonome et plus prospère, il faut donc changer complètement d’approche.

Tout d’abord, le Québec doit abandonner ses revendications irréalistes. Si l’on essaie d’obtenir non seulement le respect de la Constitution, mais aussi des pouvoirs additionnels, un statut spécial, un droit de veto, plus d’argent du fédéral, plus de péréquation, on n’obtiendra rien, comme l’histoire nous l’a prouvé. Concentrons-nous sur l’essentiel, c’est-à-dire le respect de l’entente de 1867, et nous aurons de bien meilleures chances de réussir. On verra ensuite si d’autres changements sont nécessaires.

De toute façon, la société québécoise n’a pas besoin de nouveaux pouvoirs ni d’une reconnaissance spéciale pour se développer. Est-ce que c’est le manque de pouvoir de nos politiciens à Québec qui a fait de nous l’une des sociétés les plus endettées au monde? Est-ce que c’est une clause constitutionnelle qui va garantir l’épanouissement de notre culture et la survie du français?

Le dynamisme d’une société se mesure non pas par la quantité de lois et règlements, de sociétés d’État et de programmes, que crée son gouvernement; mais plutôt par l’esprit d’entreprise de ses membres, par leur créativité et leur capacité de se prendre en main.

Il y a beaucoup de Canadiens dans le reste du pays qui partagent cette vision d’une société moins étatisée, d’un fédéralisme moins centralisé. Il faut s’allier à eux.

Les partisans d’un gros gouvernement sont au pouvoir depuis 50 ans. Ils nous ont conduits dans un cul-de-sac économique et constitutionnel.

Il est plus que temps que les partisans de la liberté se mobilisent et proposent une nouvelle vision réaliste pour faire avancer le Québec. Nous avons besoin d’un État moins lourd, moins interventionniste et moins centralisé à Ottawa; mais aussi d’un État moins lourd, moins interventionniste et moins contrôlant à Québec.

***

Cet article est une version écourtée d’un discours prononcé samedi dernier lors du rassemblement du Réseau Liberté-Québec à Québec.

 
 
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  • Marcel Bernier - Inscrit
    26 octobre 2010 00 h 53
    En toute logique...
    C'est exactement ce que les indépendantistes revendiquent! Moins d'État dans nos vies serait qu'on se débarrasse d'un palier : le gouvernement d'Ottawa et, au lieu de lui envoyer TPS et impôt et taxes de toutes sortes, qu'on rapatrie tout ça, ce qui nous délesterait de toujours quémander ce qui nous est dû.
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  • Jean-Pierre Lusignan - Abonné
    26 octobre 2010 05 h 36
    La mesure à partir de laquelle il faut juger
    Vouc écrivez: «Le dynamisme d’une société se mesure non pas par la quantité de lois et règlements, de sociétés d’État et de programmes, que crée son gouvernement; mais plutôt par l’esprit d’entreprise de ses membres, par leur créativité et leur capacité de se prendre en main.». Certes, vous n'avez pas tout faut ou complètement tort et l'esprit d'entreprise, la créativité et la capacité d'une personne, d'un groupe, d'une communauté, d'une nation, d'un État et d'une planète de se prendre en main peuvent être bons. Ceci dit, ce ne sont pas des fins, mais des moyens et ils seront bons dans la mesure où la fin poursuivie le sera elle-même: la fin ne justifie jamais les moyens.

    Quelles devraient donc être les fins poursuivies ? À mon avis, ce devrait d'abord être la paix entre les nations et entre les individus. Or la paix ne peut s'établir et durer sans justice sociale, autrement dit sans que les richesses collectives et individuelles soient mieux partagées: il ne suffit même pas d'en créer de façon durable. Or l'expérience démontre l'insuffisance de la «main aveugle» d'Adam Smith. L'État doit intervenir rigoureusement pour établir plus de justice sociale et assurer la paix. Selon moi, les québécois veulent encore qu'il en soit ainsi. Tout est dans la juste mesure des moyens.
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  • meme moi ici - Inscrite
    26 octobre 2010 07 h 02
    pauvre maxime, un peu de lecture vous ferais du bien
    je vous suggère l'article suivant qui vous aidera, je l'espère à comprendre
    quelques concepts que vous ne semblez pas avoir piger encore....
    bonne lecture...

    "Merci, Liberté-Québec
    Christian Lamontagne - Journaliste, cofondateur du Temps Fou, fondateur du magazine Guide Ressources et du site PasseportSanté, l'auteur vient de publier Responsabilité, liberté et création du monde (éd. Liber). 26 octobre 2010 Québec"
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  • Segre Granger - Inscrit
    26 octobre 2010 08 h 05
    Les conservateurs dépensent autant que les libéraux
    Des prisons
    Des déficits records (sous Harper et Mulroney)
    Des avions de chasse
    Des G20, G8

    La droite conservatrice (liberté-Québec, le PCC, les libéraux et l'ADQ) dépense autant que les néo-démocrates et les péquistes mais de façon différente. Il faut se rappeler que ce sont des gouvernements néo-démocrates qui ont atteint l'équilibre budgétaire dans les années 1990, pas les conservateurs.
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  • citoyen - Inscrit
    26 octobre 2010 08 h 08
    Bernier en fume du bon !
    Voilà un rêveur qui pense qu'on peut revenir en arrière comme dans le bon vieux temps. Le Canada a évolué comme il l'a fait sous la pression des besoins nouveaux issus du développement de la technologie et, plus généralement de l'acquisition des connaissances. Le Canada ne voudra pas revenir à lA constitution de 1867 pas plus que le Québec d'ailleurs. Les protections accordées à la société québécoise répondaient au besoin de cette époque. L'ouverture du commerce et la multiplication des échanges requiert non seulement davantage de règles mais une gouvernance plus experte et plus efficace. Proposer moins de gouvernement relève de l'utopie.
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  • Pierre Cornellier - Abonné
    26 octobre 2010 08 h 16
    La mémoire courte
    L'ex-ministre des Affaires étrangères écrit:

    "Après deux référendums perdus, le Québec n’a plus aucun pouvoir de négociation. ..... Et personne dans le reste du pays, ni ici d’ailleurs, ne
    veut, pour le moment, rouvrir la Constitution."

    Et le référendum fédéral de Charlottetown en 1992? Et l'échec de Meech?

    "Trente ans d'imposture",écrivait le journaliste Bruno Bouchard(1999):
    Tel est le titre d'un essai paru sur le Parti libéral du Québec.
    Du journaliste Bruno Bouchard, l'essai s'intitule plus précisément : Le
    Parti libéral du Québec et le débat constitutionnel. Trente ans
    d'imposture (Montréal, VLB Éditeur, 1999, 166 pages). La quatrième de couverture donne l'idée du contenu :
    "Trente ans d'imposture! Trente années d'échecs! Tel est le bilan
    que dresse Bruno Bouchard des diverses tentatives
    menées à ce jour par le Parti libéral du Québec pour renouveler
    le
    fédéralisme canadien : de la mascarade du
    -statut particulier de Jean Lesage à la
    -valse-hésitation de Jean Charest sur la déclaration de Calgary,
    en
    passant par la
    -souveraineté culturelle de Robert Bourassa, la
    -nouvelle fédération canadienne de Claude Ryan, les
    -cinq conditions minimales de l'accord du lac Meech et le
    -rapport Allaire, sans compter les innombrables
    -tergiversations de Daniel Johnson fils."
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  • bourgeoisgentilhomme - Inscrit
    26 octobre 2010 09 h 14
    C'est pourquoi j'écoute
    Ce que M. Bernier dit essentiellement, c'est que nous cessions de larmoyer en cherchant toujours un coupable ailleurs. Il faut surtout cesser de rêver qu'un Québec indépendant, tout sera plus facile et que les péquistes règneront durant plusieurs décennies dans une grande paix sociale. On dit que de chasser le naturel. Il reviendra au galop. Nous sommes un peuple d'assistés socials techniquement. Nous voulons plus de services mais ne voulons pas en payer le prix. Oui, il faut faire du ménage dans tous les ministères, agences gouvernementales et c'est cela qui nous dégagera une plus grande marge de manoeuvre. M. Bourassa, durant les années 1990, lorsque nous avons rejeté Charlottetown disait que sa plus grande crainte était de ne pas avoir un moyen de revenir en arrière si l'aventure d'un Québec souverain s'avérait un fiasco. Moi, je pense que nous sommes mieux protégé par 2 gouvernements. Aucun parti nous a démontré à ce jour qu'il gérerait le tout efficacement. C'est pourquoi nous sommes une des sociétés la plus endettée au monde. Qu'un parti politique me prouve qu'il est capable d'une bonne gouvernance. D'ailleurs de mémoire, le PQ de 1976 a été élu sur la base d'un bon gouvernement et a été réélu en 1981 sur la continuité malgré l'échec référendaire. C'est pourquoi je reste ouvert, comme une grande proportion de québéçois, à toutes idées nouvelles soumises. Bravo M. Bernier
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  • Côté Marcel - Inscrit
    26 octobre 2010 11 h 13
    FÉDÉRATION DES TREIZE ÉTATS.
    Bonjour.
    M.Bernier dans votre texte opinion vous mentionnez que nous tolérons la violation de la constitution et qu'ils suffits de la respecter,voilà les revendications que le Québec fait depuis le traité de Paris est justement là le problème une confédération des provinces et des territoires doit changé pour une confédération des États voilà et les treize États avec chacun leur constitution pour respecter leurs spécificités à chacun et chaque constitution va servir d'entente constitutionnelle entre le gouvernement fédéral pour la constitution nationale du pays.

    Les treize États sont tous ensembles pour la défense et la protection de la souverainneté terre,mer,espaces aériens,télécomunication nationale militaire et gestion de crise mais il y a un mais selon nos moyens.Les treize États ont une autonomie administrative pour remplir leur responsabilité envers leur institution administrative et de service.

    Les treize États ont un conseil des États avec un président élu au suffrage universel.

    Le conseil des États est former des représentants de chacun des États.

    Les sénateurs,et les gouverneurs,et les représentants sont élus dans chacun des États.Les personnes sont choisis pour former le conseil des États, et le gouvernement dans chacun des États pour respecter les spécificités de chacun des États.

    M.Bernier il faut faire une différence entre les idées des partis,des idées partisannes , et les terres du Canada et le partage et lever la main mise du gouvernement fédéral dans les champs de compétences des nations pour vraiment donner une constitution équitable,et autonome l'évolution d'un pays doit passer par une autonomie et une évolution des nations et de changer de territoire à colonie à provinces à État car c'est le respect des nations fondatrices et qui ont défendus les terres du Canada.

    Il y a un grand ménage à faire et les recommandations que vous avez entendus en fin semaine n'est pas la solution.
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  • Gebe Tremblay - Inscrit
    26 octobre 2010 12 h 43
    Un retour à 1867 ?
    Tout ce blala pour nous dire que la solution est un retour à 1867 !

    Sans explication, sans précision aucune.

    Et les gens dans la salle n'ont pas demandé de précisions ? Ont simplement applaudit bêtement ? N'est-ce pas étonnant que les têtes de ce "réseau" qui nous répétent qu'il faut s'occuper de la dette, des gaspillages de l'État, plutôt que de constitution, lorsqu'enfin font une conférence ne trouvent rien d'autre que de parler de constitution !?

    Et pourquoi pas plutôt un retour à 1938 ?

    En 1938, la nouvelle Banque du Canada (créée en 1933) prête à l'État canadien toute l'argent qu'il a besoin pour se développer, créer des emplois, des projets, et financer les innitiatives des citoyens. Elle prête SANS INTÉRÊT. C'est le boom économique au Canada. C'est tellement efficace que la dette du Canada reste stable à quelques 18 milliards jusqu'en 1974 !!

    Pourquoi jusqu'en 1974 ? Parce que nos deux zigotos P.E. Trudeau et Jean Chrétiens se sont fait "convaincre" de faire alors affaire avec les banques privées internationales à haut intérêt plutôt qu'avec la Banque du Canada. De 1974 à 1990 la dette montat alors en flèche pour atteindre 600 milliards ! Et depuis, nous ne payons pratiquement que ces intérets à coup de centaines de milliards par an à ces filous de technocrates des banques internationales ! Des centaines de milliards pour produire RIEN !

    Mais Bernier, lui, veut retourner en 1867 , lorsqu'il n,y avait que deux banques privées qui nous ont menées à la crise de 1929 ! Et c'est l'État et les syndicats qu'il trouve gourmands !
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  • Côté Marcel - Inscrit
    26 octobre 2010 17 h 37
    DEVOIR,DES MINISTRES,SÉNATEURS,DÉPUTÉS,ET LA POPULATION.
    Bonjour.
    Il y des personnes qui essais de faire comprendre et qui fait des rapports années après années sur les paradis fiscaux,des contrats sans appel d'offres et des contrats avec appel d'offre mais il y a un mais avec des changements et des dépassements coûts.

    Il est du devoir d'un premier ministre, des ministres ou des députés et des sénateurs et la population d'appuyer la vérificatrices Mne.Fraser et tout le comité de la vérificatrice pour seconder protéger et à ne pas délapider les avoirs et surtout éviter les dépassements de coûts et voir à que les appels d'offres soit fait d'une manière claire ,limpide,et équitable entre les soumissions entre les entrepreneurs et à voir à l'économie des avoirs du trésors .

    Une raison de plus comme quoi la population envois trop d'argent au gouvernement fédéral et devrais faire des changchements pour la perception des taxes et des impôts et surtout une loi sévère sur les dédicits,pour bien déservir l'autonomie et les spécificités des provinces et des trois-territoires pour survenir à leur institutions administrative et de service et à quand une fédération des treize États ( au lieu de province et des trois-territoires).

    Marcel Côté.
    Région de Charlevoix.
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