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La loi sur les écoles passerelles est adoptée après une nuit de débat

La Presse canadienne   20 octobre 2010 08h40  Québec

À retenir

    61 députés ont voté en faveur du projet de loi, 54 l'ont rejeté
Le gouvernement de Jean Charest payera le prix politique de l’adoption de la loi 115 lors des prochaines élections générales, selon la chef péquiste Pauline Marois.

La défense de la langue française constituera d’ailleurs un des grands enjeux du prochain scrutin attendu d’ici deux ans, a prédit Mme Marois, en conférence de presse, ce matin, quelques heures après l’adoption du projet de loi 115.

«J’espère que nous aurons de la mémoire», a-t-elle dit, en considérant que la langue sera, assurément, «un enjeu important» de la prochaine élection.

Si elle prend le pouvoir aux prochains élections, Mme Marois s’est engagée à abroger cette loi, donc à étendre l’application de la Charte de la langue française aux écoles privées non subventionnées de langue anglaise. Et «mes engagements électoraux, je les tiendrai», a-t-elle ajouté, précisant qu’il fallait donner préséance aux droits collectifs sur les droits individuels dès qu’il est question de langue au Québec.

La loi 115, décriée par l’opposition péquiste, aura pour effet de légaliser l’accès à l’école anglaise pour les francophones et les allophones, à certaines conditions.

Au terme d’un marathon de 15 heures de débat autour du projet de loi, la procédure de bâillon s’est soldée par un vote favorable à 7h23, avec un résultat de 61 députés en faveur et 54 contre.

Dans une mesure d’exception, le gouvernement avait convoqué les élus lundi pour forcer l’adoption immédiate du projet de loi controversé. Les députés ont donc dû siéger pendant toute la nuit.

La loi 115 rendra légal l’accès aux écoles dites passerelles, qui servent de tremplin aux élèves francophones et allophones pour accéder au réseau public anglophone. Leurs parents devront cependant accepter de payer leur passage par l’école privée non subventionnée de langue anglaise pendant trois ans, avant d’avoir droit de fréquenter le secteur public anglophone public, donc gratuit.

De plus, en vertu de la loi 115, des fonctionnaires du ministère de l’Éducation devront d’abord confirmer que ces élèves ont effectué un «parcours scolaire authentique» avant de passer au secteur public.

L’avocat Brent Tyler, qui a représenté les parents francophones et allophones désireux d’obtenir un plus grand accès à l’école anglaise, est déçu. Il se dit sidéré par le fait qu’une infime minorité pourra réellement obtenir le droit à l’instruction en anglais. Selon lui, la loi 115 ne va pas assez loin et ne respecte certainement l’esprit de la Cour suprême lorsqu’elle a rejeté la loi 104. Me Tyler se dit convaincu que le dossier continuera de cheminer. L’avocat s’attend à ce que d’ici sept ans, un nouveau texte de loi soit débattu devant la Cour suprême.

 
 
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  • maxime belley - Inscrit
    19 octobre 2010 11 h 28
    bye bye québec
    et c'est comme ça que les francophones d'Amérique du nord devinrent folklore.
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  • Marcel Bernier - Inscrit
    19 octobre 2010 12 h 01
    C'est reparti...
    Alors que nous vivions une relative paix sociale quant à la question linguistique, le Liberal Party of Quebec en a remis une couche.
    Remarquez que c'est tout naturel pour ce parti de privilégier sa clientèle anglophone, c'est à elle qu'il doit le fait d'être au pouvoir.
    Il reste qu'il vient heurter de plein fouet tous ceux et toutes celles qui veulent préserver leur langue française et leur culture d'une assimilation.
    D'ailleurs, il me vient à l'esprit que ce premier minus, tout imcompétent qu'il soit, est un Anglais de bonne souche dans toute sa mentalité et qu'il peut faire des dégâts assez pénibles, merci, si on le laisse aller sans garde-fou.
    Que peut-on espérer maintenant alors que la porte est grande ouverte pour le bilingue?
    Il se peut qu'il y ait des juristes allumés qui portent cette loi devant les tribunaux pour cause de discrimination.
    Et que la leçon étant apprise, à savoir que la Cour suprême veut et cherche à invalider l'ensemble de la loi 101 pour cause de droits individuels, nous revotions un jour une loi 201 qui tienne compte de toutes les arguties anglopratines de ces valeureux avocats, de la trempe des Brent Tyler de ce monde, pour faire valoir notre désir de vivre en français dans cette province si distincte. Une nation, disent-ils!
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    19 octobre 2010 12 h 08
    Alternatives au Québec francophone
    Malgré la Cour suprême et le PLQ-Charest, nous possédons certains ingrédients pour améliorer le Québec francophone, à l’intérieur de nos pouvoirs, à condition de voter stratégiquement à la prochaine élection générale, pour notre actuel gouvernement, comme suit :

    -Étendre le français, langue de travail, aux entreprises du Québec, de 10 à 49 employés, pour lancer un fort message aux immigrants et à nos anglophones, que c’est en français que ça se passe au Québec et qu’ils devront parler français s’ils veulent y travailler et y prospérer.

    -Améliorer l’enseignement du français et de l’anglais, à partir de la maternelle, afin que nos jeunes sortent du secondaire avec une excellente connaissance du français et une bonne connaissance pratique de l’anglais, ce qui va moins attirer les francophones et les immigrants à vouloir fréquenter l’école anglaise. S’il faut allonger les heures d’enseignement pour le faire, allons-y ! L’Idée que l’apprentissage, trop jeune, d’une autre langue, peut nuire, ne se confirme pas chez nos connaissances…au contraire.

    -Adopter un hymne national québécois, qui accompagnerait mieux nos évènements « nationaux » pour remplacer le O Canada qui continuera bien à être chanté aux parties de hockey du CH. Nous sommes une nation avec un drapeau et toutes sortes d’autres symboles nationaux mais pas encore d’hymne national pour nous titiller le nationalisme. C’est un grand manquement qu’il serait pressant de corriger. Voici ma suggestion chantée par M. Richard Verreau :

    http://www.youtube.com/watch?v=uNnepxk-N04
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  • LeRévoltéTranquille - Abonné
    19 octobre 2010 12 h 18
    Dans un moment de grande détresse nationale, ...
    ... Franklin Delano Roosevelt, président des États-Unis en décembre 1941, a eu ces mots que je me permets de lui emprunter et que je ne tenterai pas de traduire, mais en leur conservant le génie de la langue anglaise (on lui doit bien cela) et pour décupler toute leur puissance odieusement indignée:

    'This Day Will Live In Infamy !'.
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  • Claude Levac - Inscrit
    19 octobre 2010 12 h 26
    Blessure
    Le titre aurait pu être plaie. Mais j'ai préféré être politico correct.

    La langue c'est plus qu'un code parlé, c'est aussi et surtout LE moyen de communication le plus puissant pour échanger des informations objectives, émotives, philosophiques, de transmettre avec précision ce que l'on veut que l'autre comprenne. C'est aussi un excellent moyen pour se détendre en ajoutant des jeux de mots qui nous font réfléchir d'une façon différente sur plusieurs sujets des aléas de la vie. C'est l'outil le plus performant que l'humain c'est doté.

    Le Québec est une nation qui malgré sa faible proportion en nombre en Amérique du Nord a réussi à s'épanouir à se faire entendre sur toute la planète par sa culture son ingénierie ces politiques sociales son système d'éducation. Aussi, il a également établi de formidables ponts avec les gens qui venu d'ailleurs on apprit à vivre chez-nous, et cela, en Français.

    Il fait tout cela beaucoup mieux et plus rapidement car il c'est doté d'une loi affirmant la langue française comme seule officiel au Québec.

    Le gouvernement du petit monsieur Charest me blesse dans son regrettable non-respect de ce que les Québécois et plusieurs immigrants souhaitent protéger avec amour. Leur langue française. Leurs outils de vie.

    C.L.
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  • ysengrimus - Inscrit
    19 octobre 2010 13 h 52
    Elle survivra, notre civilisation québécoise
    Oh, bon an mal an, elle survivra, notre civilisation québécoise

    http://ysengrimus.wordpress.com/2008/05/02/sur-not

    Elle poursuivra sa succession de syncrétismes. On n’efface pas une culture douloureuse par du battage légaliste ou parlementaire…
    Paul Laurendeau
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  • Lucia Carballo - Inscrit
    19 octobre 2010 14 h 31
    L'assimilation d'une culture par l'éducation
    Je ne suis pas contre l'apprentissage de l'anglais en tant que langue. Je suis contre l'assimilation de la culture québécoise, par l'éducation en anglais.
    Si je vous dit: "We are something like a big people" est-ce aussi pertinent que de vous dire: "Nous sommes quelque chose comme un grand peuple"?
    J'ai appris le français à l'école, j'ai appris l'histoire du Québec à l'école, j'ai appris et intégrée une culture québécoise à travers l'éducation. Je suis fière d'être QUÉBÉCOISE, même si je ne suis pas née au Québec. J'ai adopté votre mode de vie et votre langue avec passion et fierté. Cette langue me permet de m'exprimer et me définir en tant que citoyenne et je vais la défendre avec mes griffes, car ce n'est pas un rêve que de se réveiller un jour parlan une langue que plus personne ne comprend.
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    19 octobre 2010 15 h 24
    Complément d'information à l'hymne national québécois proposé
    Un peu d’histoire

    Les origines de « l’hymne au Québec » chanté par M. Richard Verreau, que j'ai présenté plus haut, paroles par M. Guy Dupuis et musique de M. Oscar O’Brien ont été : Le réveil rural, composée pour l’émission, Le Réveil rural a été À l'antenne radio de 1938 à 1968. Les paroles alors étaient de M. Alfred Des Rochers, le père de Clémence, je pense.

    Nous pouvons l’écouter à l’adresse Internet suivante :

    http://bibnum2.banq.qc.ca/bna/musique_78trs/ms14a1
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  • Philippe Hubert - Inscrit
    19 octobre 2010 16 h 02
    Est-ce que les allophones préfèrent l'anglais ou le français?
    Il y a les personnes qui prétendent aimer le français et être bilingue. Moi je voudrais une nouvelle donnée statistique. La langue de préférence entre l'anglais et le français chez les canadiens. Avec ça, je crois qu'on s'apercevrait assez facilement que même les minorités francophones du Canada ne préfère pas le français à cause qu'il sont déjà dans le processus d'assimilation. Au Québec, on verrait facilement que la majorité préfère parler français. Même à Montréal.

    C'est la manière dont on voit le monde qui transforme celui-ci, mais ça peu aussi nous permettre de réagir. Si on voit que l'assimilation de Montréal est près d'être totalement gagnée par les anglophones, alors il faut avoir une autre vision qui est qui nous convienne mieux.

    Les données sur le bilinguisme de statistique Canada ne veulent rien dire à mon avis. La langue de préférence serait un meilleur indicateur.
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  • Pierre Simard - Inscrit
    19 octobre 2010 16 h 29
    Radicalisation VS Ridiculisation
    Le baillon a été surutilisé par le gouvernement libéral. La véritable radicalisation c'est un gouvernement libéral qui, en cachette, depuis 2003, a:

    - Ment effrontément à la population en nous regardant dans les yeux
    - Retiré 6% du financement en recherche.
    - Coupé en éducation (si vous croyez que l'éducation coûte cher, essayez l'ignorance pour voir!!!)
    - Passe sous bâillon la possibilité de privatiser les systèmes d'aqueduc (souvenez-vous, juste avant Noël en même temps que le bâillon sur les CPE)
    - Approuve un ministre qui échange du financement pour des places en garderies
    - Approuve un ministre qui donne des contrats de construction à SA compagnie.
    - Appui à 100% un lobbyiste criminel (Jean D'Amour)
    - Change la manière de nominer les juges
    - Tente de voler les ressources naturelles du Québec au profit de compagnies où les libéraux se trouvent étrangement de très bons emploies payant.
    - REFUSE toute commission d'enquête sur le financement des partis politique..... Pourquoi????????? (Ça c'est vraiment, vraiment, vraiment grave)

    Et là, je cris haut et fort "Criminalisons l'outrage à la démocratie"!!!
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  • MJ - Inscrite
    19 octobre 2010 17 h 32
    Loi-bâillon 115: Un putsch linguistique prémédité contre la majorité francophone du Qc (1)
    Une chausse-trappe pour les francophones du Québec

    Certains francophones et allophones inscriront donc leurs enfants dès septembre 2011 dans des écoles privées non subventionnées de langue anglaise, sans compter le traficotage potentiel de cette grille d’analyse pour la confirmation du “parcours authentique” qui donnera accès à l’école publique anglaise.

    Le PM Jean Charest a menti effrontément à la population quand il a affirmé que cette “loi contenait des mesures ‘équilibrées’ (sic), ‘pragmatiques’ (sic) et qu’elle protégeait la langue française”(sic). Il faudrait plutôt traduire - en français - par exactement le contraire.

    C’est une autre forme de violence non pas physique mais politique, plus grave et insidieuse, car cette loi 115 diminuera l’importance du poids politique des francophones à long terme à l’Assemblée nationale, menaçant l’existence et la survie du peuple francophone québécois. Attention à la modification de la carte électorale...
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  • Furtif - Inscrit
    19 octobre 2010 17 h 35
    Notre culture québécoise est en déclin.
    Je suis à 200% avec la protection de la langue française, et vous appuie.

    Mais, si le gouvernement désire procéder avec la loi 103 ou 115 , c'est parce qu'il y a une demande RÉEL, de la part de familles francophones qui en ont marre du system scolaire présent, qui , selon mon opinion, devrais ce faire enterrer dans son cerceuil qui se creuse d'années après années.

    Lorsqu'on " chiâle " comme bon citoyens québécois , assurons-nous donc que l'ont se battent pour les bonnes causes qui seraient, à ce moment même " La réforme scolaire québécoise " et non pas, la peur que l'ont perdre notre bon français québécois.

    Ceci dit, à chaque cause il y a effet ! Si l'on veut que les parents, familles et enfants choisissent l'école française et non anglaise , alors, il faudra dabord faire bouger les institutions et le gouvernement pour pouvoir nous offrir un système scolaire judicieux français québécois, qui nous enchante et qui nous motive ( parents et enfants ), au lieu d'entendre nos enfants dire à chaque jour que l'école est ennuyante et qu'ils n'apprennent rien.

    Quand on dit que c'est normale d'avoir des École françaises au Québec qui ont des notes moyennes générale de 65-75% en cours de français, et qu'ont nous dise que c'est excellent ? Bravo! Je trouve ça aberrant qu'ont ne soient pas aussi fier qu'on le pense de notre belle langues française.
    Est-ce que , en tant que consommateur averti pour nos enfants, choisiriez-vous un article de qualité supérieur? Lorsque vient la question de savoir offrir ce qui est de mieux à nos enfant pour le futur, le débat politique sur la langue est loin d’être à la page #1 du journal.
    École = culture = peuple cultivé en bon québécois.

    Merci mais je crois sincèrement qu’ont se bat au mauvais endroit.
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  • MJ - Inscrite
    19 octobre 2010 17 h 44
    Une chausse-trappe pour les francophones du Québec (2)
    La présence du PM libéral Jean Charest à Rome dimanche dernier pour la béatification du frère André tient plus de la récupération d’une fierté nationale qu’il s’empresse d’avilir et de rabaisser par sa loi-bâillon 115. Et sa prétendue appartenance à ce peuple qu’il clame haut et fort comme étant un grand peuple et que, l’instant d’après, lui et son gouvernement trahissent allègrement et sans aucun remord, attire le doute et la suspicion quant à un discours contredit par les faits. Cette appropriation à leur avantage de la vie exemplaire, humble et au service des autres du frère André, ne vient que souligner par contraste leur manque de transparence, leur dédain et leur manque de considération pour le peuple québécois.

    L’adoption de cette loi-bâillon 115 qui tronque et trahit l’esprit et la lettre de la loi 101, est une forme de violence sournoise et abjecte, pratiquée contre l’existence même de la nation québécoise en Amérique, une forme d’extermination comparable à celle de la culture amérindienne, l’équivalent du génocide linguistique d’un peuple, par le rejet implicite de ce peuple et la négation de l’importance de sa langue comme pilier identitaire. Dans ce contexte, les libéraux s’attendent-ils à ce que les Québécois ne réagissent pas, face à ces nouvelles règles du jeu qui détruisent l’équilibre linguistique précaire actuel, et favorisent une anglicisation massive, entraînant la disparition éventuelle de leur culture? Depuis la fondation de la Nouvelle-France, y a-t-il eu pires traîtres que ceux-là à la nation québécoise?
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  • MJ - Inscrite
    19 octobre 2010 17 h 51
    Mise au point
    Si j’ai bien compris la mise au point faite par le constitutionnaliste de l’UdeM, Stéphane Beaulac, interviewé par Anne-Marie Dussault au Téléjournal Midi de SRC, le droit à l’enseignement dans la langue de son choix n’existe dans aucun pays, pas plus qu’ici. Dans notre Constitution, la reconnaissance du droit à l’enseignement en anglais au Québec ne vaut que pour la minorité anglophone originaire et non pour les francophones et allophones. Le libre choix de la langue d’enseignement ne fait donc pas partie d’un droit, et à ce titre, ne peut être assimilé aux “libertés individuelles”, tel que l’avait allégué la ministre St-Pierre. La clause dérogatoire (limite raisonnable aux libertés individuelles) n’a donc pas lieu d’être appliquée. Avait-on besoin de nous servir, en réaction à l’invalidation de la loi 104 par la Cour Suprême, une loi 115 aussi rétrograde? Il aurait fallu réintroduire la loi 101, pleine et entière, dans son intégralité. Ne s’impose-t-elle pas dans le contexte nord-américain?
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  • MJ - Inscrite
    19 octobre 2010 18 h 10
    Nous assimiler tous?
    On pourrait penser que la minorité anglophone du Québec cherche par tous les moyens, via ses serviteurs à Québec, à renverser le poids démographique actuel des Québécois francophones et, en corrollaire, à diminuer leur représentativité à l’Assemblé nationale. Ce serait, entre autres, dans l’optique de contrer la ferveur souverainiste.

    Ces moyens utilisés sont, entre autres, la voie judiciaire (contestation judiciaire de législations québécoises devant la Cour suprême du Canada), le lobbying (achat et corruption des élites politiques libérales québécoises, traditionnellement acquises aux anglophones), politiques d’immigration massive, coupures dans les budgets de l’enseignement du français aux immigrants, législations comme la loi 115, utilisation de la démagogie dont l’argument principal est une ascension sociale pour les francophones anglicisés, modification de la carte électorale (découpage des circonscriptions, mode de représentation et poids de certaines régions dans Montréal à l’avantage des libéraux) et tout cela, dans le but d’obtenir l’accès à une éducation en langue anglaise pour tous. Ainsi, il n'y aurait plus de trouble-fête québécois ni de question nationale!
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  • NELL HALLE - Inscrit
    19 octobre 2010 19 h 14
    hymne national
    @M Gilles Bousquet

    Merci pour votre lien : a savoir hymne national de Richard Verreau quelle voix!!!
    Ce lien a déja du milleage de fait depuis quelques heures
    nell Halle
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  • D. Couture - Inscrit
    19 octobre 2010 21 h 13
    Le Déficit Démocratique Québécois ...
    Les bâillons imposés à la hâte et à la dernière minute des débats législatifs vont à l'encontre de la Règle de Droit. Charest use d'une tactique inconstitutionnelle que lui-même paufine depuis son bâillon omnibus de l'adoption du projet de loi 406 comportant les règles régissant l'administration d'un Institut de réforme du droit (L.Q. 1992, c. 43). Sachez que la loi 406 n'est toujours pas en vigueur, donc, aucun contrôle supervisoire sur les affaires législatives de l'état!

    Charest n'a aucun intérêt à utiliser la clause dérogatoire puisqu'il est signataire, avec les autres, d'un "vote" suggérant l'illégalité (selon eux) de la Loi Constitutionnelle 1982 (voir (Réunion du Conseil des Ministres, Décision no. 97-092 - 16 Avril, 1997; Résolution de l'Assemblée Nationale du Québec - 14 Juin, 2007). Appliquer la clause dérogatoire, pour JJ et ses hommes, serait donc de trahir leur position déjà inconstitutionnelle au départ!

    Le Conseil Constitutionnel EQUITAS analyse présentement le déficit démocratique au Québec. Il est clair que son rapport préliminaire expose la tendance criminelle (C.C.C. art. 126(1)) des actes et omissions inconstitutionnelles de l'état québécois. Ses analyses sont supportées par des documents légaux. Ce Conseil fera toute la lumière sur l'état de la Règle de Droit et la démocratie au Québec. À Suivre! http://www.eqrolc.ca/home/regle-de-droit/eqcrdd/qu
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    19 octobre 2010 21 h 54
    @ M. NELL HALLE
    M. NELL HALLE, merci de votre intérêt pour cet « hymne au Québec » qui pourrait bien devenir l'hymne national du Québec si nous poussions les bonnes personnes à le populariser aux divers rassemblements québécois.

    Nous avons déjà un hymne national canadien, le O Canada pour des évènements à caractère fédéral mais, pour la nation québécoise...rien.

    Rien de plus stimulant qu'un hymne national pour nous réveiller la nationalité québécoise, reconnue maintenant au fédéral et par nous autres aussi, du Québec.
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  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné
    19 octobre 2010 22 h 01
    bilinguisme 1
    Bilingue, oui ; bi-culturel, non.

    Aux États-Unis, les Latinos apprennent l’anglais qui est la langue officielle des USA, les Chinois aussi, et tous les autres allophones. Ils deviennent bilingues et bi-culturels. Ils s'intègrent bien à la majorité.

    De même, il est normal qu’au Québec les vrais anglophones sentent le besoin d’être bilingues, le français étant la langue officielle du Québec.

    Quand aux non-anglophones, une fois que leur connaissance du français est acquise, il est souhaitable que tous les Québécois non-anglophones qui le désirent puissent apprendre aussi l’anglais. Cependant, il faut le faire de la bonne façon, et une fois que ces personnes aient bien maîtrisé le français. Enseigner l’anglais au compte-goutte au primaire à nos élèves francophones et allophones m’apparaît non seulement une perte de temps, mais m’apparaît aussi comme nuisible au développement harmonieux de la structure de pensée de l’enfant.

    Le plus important au niveau de l’enseignement primaire est de bien maîtriser sa langue maternelle et d’avoir une structure de pensée bien formée.

    Au niveau primaire, il est essentiel d’enseigner correctement la langue maternelle (et au Québec le français pour les allophones ) et les mathématiques. À cela se greffent des cours de culture générale comme l'histoire, la géographie, l’éthique, l’initiation aux arts, la pratique de sports.

    L’enseignement de l’anglais n’a pas sa place au primaire pour les francophones et les non-anglophones. C’est vrai que les cerveaux des jeunes enfants sont des éponges qui peuvent absorber beaucoup de choses, mais en ce qui concerne le langage il est de loin préférable que l’enfant maîtrise très bien sa langue maternelle avant d’apprendre d’autres langues. Il est plus important à ce niveau de bien maîtriser sa langue maternelle et d’avoir une structure de pensée bien formée.
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  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné
    19 octobre 2010 22 h 01
    Bilinguisme 2
    C’est au secondaire que l’enseignement de l’anglais doit être fait, pas d’une façon homéopathique ou sur le même pied que le français, mais d’une façon sérieuse avec des cours d’anglais (et non pas avec des cours en anglais), et avec des périodes d’immersion en milieu anglophone. C’est de cette façon que moi-même, à un âge très respectable, j’ai appris l’espagnol de façon plus que satisfaisante, avec quatre cours universitaires de 45 heures (3 heures par semaine pendant 15 semaines), avec de l’étude et des devoirs tout au long, avec 3 stages d’immersion de 3 semaines chacun, avec de la lecture et l’écoute d’émissions hispanophones à la télé.

    Avec de telles conditions dans nos écoles relativement à l’anglais langue seconde, les écoles passerelles pour l’anglais n’attireraient personne
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  • Alejandro A. - Inscrit
    19 octobre 2010 23 h 34
    Langue maternelle à la maison...
    If faut juste s’intéresser à ce qui les experts en multilinguisme ont à dire: la langue maternelle nous l'apprenons chez nous. Le bilinguisme à l'école est très conseillé.

    Je ne suis pas francophone ni anglophone. J'ai une petite Canadienne Québecoise et je veux qu'elle soit bilingue, pas juste francophone.

    Obliger aux non francophones à envoyer ses enfantas aux écoles francophones n'est pas une solution pour atténuer la perte de la langue française.
    La perte de popularité de la langue française c'est une phénomène social mondial pas juste Québecois. De même que la gaine de popularité de la langue espagnole.
    Si le Québec veut atténuer les effets de la tendance, ce que le gouvernement devrait faire (à mon avis) serait d'instaurer des écoles publiques 100% bilingues, où les enfants reçoivent 50% français et 50% anglais. Un tel modèle serait ne seulement pas embrassé pour les parents qui veulent la meilleur éducation pour leurs enfants, mais cela assurerait la permanence de la langue française au même niveau que l'anglais.

    Essayer d'obliger les gens à choisir entre le français et l'anglais ne fait que favoriser la tendance decadentiste de la langue française; parce que c'est indéniable que l'anglais ouvre plus de portes que le français dans le monde... bien qu'on l'aime ou pas.

    Je suis d'accord avec la protection de la langue française. Mais essayer de protéger un langue en bannant une autre n'est pas la bonne voie.

    Je pense que la position du PQ est nocive pour le français et pour le Québec; et son seule objectif c'est d'obtenir de votes des certaines Québecois.
    Pensons que sa politique linguistique pourrait avoir comme conséquence une mouvement de main d’oeuvre qualifié vers les provinces anglophones... plutôt les moins qualifiés plus intéressés aux bénéficies sociaux Québecois seraient ceux qui voudraient rester dans une province ou l'éducation est limité et il n'y a pas la liberté de choix.
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  • Mathieu Morasse - Inscrit
    20 octobre 2010 09 h 38
    Quoi !!
    OK, je vais faire l'avocat du Diable, mais ce n'est pas avec des lois que tu empêcheras les choses d'arriver. Si nous voulons garder notre langue, nous la garderons. Si elle disparait, ce sera parce que le peuple n'en voulait plus. Je crois aussi qu'il y a un effet pervers dans les lois. Nous donnons encore une fois à l'État le travail que nous devons faire. Nous pointons du doigt l'État quand au fond c'est à nous de garder notre langue vivante et en plus les lois, c'est comme de dire : fait ça, c'est lois, point ! Ce n'est pas vraiment attirant ou inspirant. Le français c'est l'une des plus belles langues et ce n’est pas des lois qui vont nous la faire perdre et si c'est le cas et bien nous ne la méritons pas !!!
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  • Micheline Gagnon - Abonnée
    20 octobre 2010 17 h 46
    Aux avocats du diable... vous laissez tomber Montréal?
    Vous voulez vraiment un retour aux années avant la loi 101? Où les gens étaient bilingues, soit: italien et anglais, polonais et anglais, espagnol et anglais, allemand et anglais, chinois et anglais... À cette époque où les francophones devaient converser en anglais à la journée longue au travail? Où on ne pouvait se faire servir en français dans les commerces?

    Ce n'est pas détester l'anglais que de vouloir protéger sa langue! Je suis bilingue mais je refuse de me laisser assimiler par l'immigration. Pourtant, je ne suis pas raciste, au contraire. Si je déménageais en Italie j'apprendrais l'italien, en Espagne l'espagnol, etc... Et, si je le voulais, j'apprendrais une autre langue en plus mais jamais à la place de la langue du pays!

    De vrais avocats du diable, misére!
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  • Alejandro A. - Inscrit
    20 octobre 2010 19 h 23
    @Micheline Gagnon
    C'est n'est pas "l'immigration"... je suis immigrant et je parle français et anglais de plus que ma langue maternelle. Il y a de canadiens natives anglophones qui ne veulent pas apprendre le français... ne mélangez pas les choses svp.

    Il y a quelques mois je travaillait pour un canadien anglophone qui devait compter sur moi, un immigrant hispanophone pour faire des affaires avec des canadiens francophones...
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