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    Marois craint que les maladresses du PLQ ne tuent l'exploitation des gaz de schiste

    Les consultations du BAPE sont lancées aujourd'hui à Saint-Hyacinthe

    4 octobre 2010 |Le Devoir | Québec
    CLÉMENT ALLARD Le devoir<br />
Selon la chef du PQ, Pauline Marois, la grogne manifestée par la population contre les gaz de schiste pourrait s’amplifier, si bien qu’il sera difficile d’établir des règles qui permettront aux citoyens de se sentir en sécurité.<br />
    Photo: Clément Allard - Le Devoir CLÉMENT ALLARD Le devoir
    Selon la chef du PQ, Pauline Marois, la grogne manifestée par la population contre les gaz de schiste pourrait s’amplifier, si bien qu’il sera difficile d’établir des règles qui permettront aux citoyens de se sentir en sécurité.
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    Si rien ne change dans la manière dont le gouvernement du Québec gère le dossier des gaz de schiste, la chef du Parti québécois, Pauline Marois, craint qu'il ne franchisse un point de non-retour qui tuera cette filière énergétique au Québec.

    Pauline Marois a indiqué, en entrevue à La Presse canadienne, qu'elle était en faveur du développement de l'industrie des gaz de schiste au Québec, mais qu'une loi et des règles précises permettant d'assurer la sécurité de la population et de l'environnement doivent être adoptées avant toute poursuite des activités d'exploration et d'exploitation.

    La grogne manifestée par la population pourrait s'amplifier, si bien qu'il sera difficile d'établir des règles qui permettront aux citoyens de se sentir en sécurité, a soutenu la chef péquiste.

    Mme Marois a dénoncé du même coup le mandat «trop restreint» confié au Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE). Elle craint que les faibles moyens et le peu de temps dont il dispose n'affectent la crédibilité du rapport qui sera remis le 4 février.

    Les audiences commencent ce soir

    Les consultations tant attendues du BAPE au sujet du gaz de schiste débuteront ce soir à Saint-Hyacinthe.

    Après les rencontres plutôt tumultueuses entre des citoyens et des représentants de l'industrie du gaz de schiste, ces dernières semaines, ce sera au tour du BAPE de prendre à bras-le-corps ce dossier controversé, qui a mobilisé non seulement les groupes écologistes, mais aussi des acteurs municipaux, des producteurs agricoles, des scientifiques et de nombreux citoyens.

    Donc, les consultations du BAPE commenceront ce soir à 19h, puis se poursuivront demain et mercredi à compter de 13h30. Si le registre des inscriptions le justifie, une autre rencontre se tiendra jeudi, a fait savoir la porte-parole du BAPE, Danielle Hawey.

    Pour s'assurer de la plus grande participation possible, la séance aura lieu en même temps à Saint-Hyacinthe, Bécancour et Saint-Édouard-de-Lotbinière, par visioconférence. Il s'agit bien d'une séance en simultanée, non pas d'une diffusion sur écran géant de la séance se tenant à Saint-Hyacinthe. «C'est vraiment interactif, les gens vont pouvoir poser des questions en direct, en temps réel, à la commission», a soutenu Mme Hawey. Les séances seront également diffusées sur le Web en direct sur le site du BAPE.

    Le BAPE doit «proposer un cadre de développement de l'exploration et de l'exploitation des gaz de schiste de manière à favoriser une cohabitation harmonieuse de ces activités avec les populations concernées, l'environnement et les autres secteurs d'activité». Il doit aussi proposer des orientations pour l'encadrement légal et réglementaire de l'exploration et de l'exploitation des gaz. Finalement, il devra s'adjoindre des experts scientifiques pour évaluer les enjeux reliés à l'exploitation et à l'exploration de ces gaz.

    Jusqu'ici, les rencontres entre des citoyens et l'industrie gazière ont été plutôt houleuses et, dans un cas, la Sûreté du Québec a même dû intervenir pour assurer le calme.

    Le président de l'Association pétrolière et gazière du Québec, André Caillé, a eu du mal à dissiper les craintes de la population qui dénonce tant les projets que les techniques utilisées et la précipitation de l'industrie.

    ***

    D'après La Presse canadienne












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