dimanche 27 mai 2012 Dernière mise à jour 01h01
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

La vraie histoire de la Crise d'octobre

Louis Fournier - Journaliste à la station de radio CKAC lors de la Crise d'octobre et auteur de FLQ Histoire d'un mouvement clandestin (éditions Québec Amérique, 1982 et réédité en 1998 chez Lanctôt éditeur)  30 septembre 2010  Québec
Les récits fantaisistes sur la Crise d’octobre sont légion depuis 40 ans, tellement les théories de conspiration ou les histoires de sombres complots ont du succès.<br />
Photo : Source Télé-Québec
Les récits fantaisistes sur la Crise d’octobre sont légion depuis 40 ans, tellement les théories de conspiration ou les histoires de sombres complots ont du succès.
Quarante ans plus tard, la Crise d'octobre fait toujours partie de nos grands traumatismes collectifs et de ces sombres événements qui, pour beaucoup de nos compatriotes, demandent encore à être éclaircis.

Voilà pourquoi je tiens à féliciter un des bons artisans de ce métier que j'ai longtemps exercé, le vétéran journaliste Guy Gendron de Radio-Canada, pour son patient travail de journalisme d'enquête sur la Crise d'octobre, dont nous avons pu voir le résultat percutant à la télévision d'État les 23 et 24 septembre derniers.

À l'aide notamment des précieuses archives de la société publique et d'entrevues en profondeur avec des acteurs de cette crise sans précédent, le journaliste a su retisser la trame des événements avec une force et une vérité exceptionnelles. Son travail professionnel bien fait nous a permis de revivre la véritable histoire de la Crise d'octobre. Après avoir vu ce reportage, on ne devrait plus s'interroger sans fin sur les circonstances exactes de la mort du ministre Pierre Laporte, ou sur les vrais motifs de la proclamation par Ottawa de la Loi sur les mesures de guerre.

Retour à la réalité

Ce document-choc a sûrement ramené beaucoup de monde à la réalité, la vraie. On était en effet bien loin des dérives de certains propagandistes des deux camps qui ont tenté, depuis 40 ans, de fabriquer une histoire biaisée, voire carrément inventée de la Crise d'octobre. Certains récits ne visaient qu'à occulter ou travestir les faits, que ce soit dans l'action du Front de libération du Québec (FLQ) ou dans celle des gouvernements et des corps policiers. Sans parler de tous ces esprits paranoïaques qui voyaient — et qui voient toujours — des agents secrets partout!

Ces fabulations et ces élucubrations, on a d'abord pu les lire dans l'essai, ou plutôt l'ouvrage de politique-fiction, publié en 1977 par l'ancien leader idéologique du FLQ Pierre Vallières, sous le titre L'Exécution de Pierre Laporte, un livre qui a servi de détonateur, si je puis dire, aux histoires les plus rocambolesques sur la Crise d'octobre. Encore tout récemment, on a pu lire des histoires aussi fantasques dans l'ouvrage parfois délirant de l'ancien ministre québécois William Tetley, qui justifie la Loi sur les mesures de guerre sur la foi d'une grandiose conspiration felquiste irréelle.

On trouve aussi de la fabulation dans les récentes «révélations» faites aux médias par le talentueux écrivain Louis Hamelin, notamment dans son texte publié en page Idées du Devoir du 29 septembre. Ses belles histoires de policiers bien cachés qui manipulaient les militants du FLQ sont malheureusement tirées par les cheveux et sans aucune crédibilité. De surcroît, M. Hamelin cite des médias qui brodaient beaucoup à l'époque pour titiller la curiosité de leur lectorat, surtout Le Petit Journal, mais aussi Montréal-Matin et The Montreal Star, ce qui est de commune renommée dans la profession.

Il est heureux que M. Hamelin ait décidé d'écrire un roman plutôt qu'un essai sur la Crise d'octobre, comme je le lui avais d'ailleurs gentiment suggéré dans une correspondance avec lui en 2003. J'ai hâte de lire ce roman qui vient de paraître, La Constellation du lynx. Je suis convaincu que c'est le grand roman d'un écrivain québécois créatif et bon conteur.

De sombres complots

Depuis 40 ans, l'attention des Québécois a donc été sollicitée par toutes sortes de récits fantaisistes sur la Crise d'octobre, tellement les théories de conspiration ou les histoires de sombres complots ont du succès dans nos sociétés sceptiques, mais pourtant friandes de récits imaginaires.

Le reportage de Radio-Canada est d'ailleurs éclairant sur les opérations de manipulation des médias alors effectuées par le FLQ et les gouvernements.

Le document factuel et fouillé qui nous a été présenté, avec ces images si fortes au petit écran, est la preuve que le bon journalisme d'enquête réussit toujours à nous rapprocher de la vérité. Je sais tout le travail que Guy Gendron a dû abattre, ayant moi-même écrit un gros ouvrage sur l'histoire du FLQ et des événements d'octobre 1970. Je souhaite que toutes ces recherches puissent aider nos compatriotes à se faire enfin une idée plus juste et plus réaliste de ce qui s'est réellement passé.

Bien sûr, personne ne peut prétendre raconter de A à Z cette tragique histoire. D'une part, nous avons affaire à un mouvement clandestin et de l'autre, à des gouvernements et des corps policiers qui n'agissent évidemment pas toujours dans la plus grande transparence. Mais sur la foi des solides rapports de trois commissions d'enquête (Duchaîne, Keable et McDonald) qui ont pénétré dans les arcanes de cette crise, et aussi à la suite du travail d'investigation réalisé par plusieurs journalistes chevronnés, je ne crains pas de dire qu'on sait aujourd'hui l'essentiel de ce qui s'est passé.

Mais je suis également sûr qu'on n'arrivera jamais à convaincre des gens qui préfèrent croire mordicus aux théories du complot.

«Je me souviens»

Le FLQ fait désormais partie de notre histoire, mais on ne peut pas oublier qu'il a déjà fait partie de nos vies, de la mienne en tout cas.

Je ne pourrai jamais oublier l'arrestation et la perquisition sans mandat et arbitraire dont j'ai été victime le 8 octobre 1970, à mon domicile, où la police de Montréal a même saisi ma machine à écrire comme si j'avais pu rédiger des communiqués du FLQ! Et ce, uniquement parce que la veille, à CKAC, j'avais fait mon travail de journaliste en lisant en ondes le manifeste du FLQ, au nom du droit du public à l'information alors défendu par la direction de la station de radio. Le même manifeste sera lu le lendemain à la télévision de Radio-Canada par l'annonceur Gaétan Montreuil.

J'espère que le nouveau travail de mémoire réalisé à l'occasion des 40 ans de la Crise d'octobre nous permettra enfin de dire, avec lucidité et gravité: «Je me souviens». Je me souviens du terrorisme désespéré et sans issue du FLQ et de l'assassinat odieux — même s'il ne fut pas prémédité — du ministre Pierre Laporte. Je me souviens aussi de l'infâme Loi sur les mesures de guerre promulguée par le gouvernement du Canada dirigé par Pierre Elliott Trudeau, de l'intervention au Québec de l'armée canadienne, de la suspension des libertés civiles et de l'arrestation sans mandat de plus de 500 personnes. Tout cela sous le vil prétexte d'une «insurrection appréhendée» fictive et d'une menace de «coup d'État» et de «gouvernement provisoire» fabriquée de toutes pièces, comme des épouvantails.

On peut être en désaccord profond avec le terrorisme du FLQ, tout en sachant que ce fut un phénomène social et politique qui s'analyse et s'explique dans une nation comme la nôtre, le Québec, et dans le contexte canadien et international de l'époque.

Combat pas terminé

Comme le disait franchement l'ancien premier ministre du Québec et chef du Parti québécois René Lévesque, qui a toujours condamné fermement la violence, «le terrorisme est le symptôme vivant d'une maladie, il n'en est pas la cause». Il disait en outre: «Si nous conservons le même genre de société, nous aurons le même genre de choses. Nous devons faire des réformes profondes pour qu'il n'y ait plus de FLQ.»

Grâce à la montée rapide du Parti québécois et à son élection en 1976, grâce aussi aux réformes et aux changements de fond survenus dans la société depuis les années 1960, des progrès énormes ont été accomplis et des étapes majeures ont été franchies au Québec. Mais le combat n'est pas encore terminé. Le sera-t-il jamais un jour pour ce petit peuple francophone en quête d'un pays en Amérique du Nord?

 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires  Chargement ...
  • Socrate - Inscrit
    30 septembre 2010 06 h 41
    Andromaque
    Je l'embrasse, mais c'est pour mieux pouvoir l'étrangler. Jean Racine.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Alexandre Dionne - Abonné
    30 septembre 2010 07 h 19
    Perspective haute et néanmoins non rétrograde, merci Louis Fournier !
    Que penser des réserves de Nathalie Petrovsky dans sa chronique sur Cyberpresse, « Octobre en Amnésie » ?

    Non qu'elle paraisse accréditer les fondements du conspirationnisme, mais elle s'y interroge sur le ressassement des faits décennie après décennie, les responsabilités partagées dans la science fiction (ou les fabrications réelles de complots), le pays de l'Amnésie que serait le Québec, sans probablement prendre suffisamment le contre-pied de sa critique en ne se méfiant pas, disais-je en commençant, du conspirationnisme si en vogue (ou indémodable, tant le relativisme radicalement sceptique qui le porte est aussi vieux que la philosophie grecque !).

    Saluons la lucidité et la franchise modernes et démocratiques de ce texte de Louis Fournier, mais aussi sa perspective souverainiste heureuse !
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Daniel Faucher - Inscrit
    30 septembre 2010 10 h 48
    Merci Monsieur Fournier
    Il y a quelques semaines, avant tout le battage médiatique sur le quarantième anniversaire de la Crise d’octobre, j’ai enfin lu d’une couverture à l’autre le livre de monsieur Fournier «FLQ – Histoire d’un mouvement clandestin». Dans mes lectures de récent retraité, j’en étais là, et ce, pour deux raisons : en octobre 1970, je travaillais sur un autre continent et je n’ai pas vécu de près les Événements d’Octobre. J'avais le goût de retracer de façon plus précise ces quelques années... Par ailleurs, le climat politique actuel du Québec (et du monde en général!) me rappelait celui de la critique sociale intense qui avait cours en Occident à la fin des années 1960, avec la guerre du Vietnam qui n’en finissait plus, la dénonciation du complexe militaro-industriel, le Printemps de Prague et les premiers souffles de liberté dans les pays de l'Est, Mai 1968 en Europe, la conquête des droits civiques par les Noirs américains, la récente décolonisation massive de l’Afrique, et autres métamorphoses d’un certain monde.

    N’en sommes-nous pas encore là, plus ou moins? Les niveaux de vie ont monté partout depuis 1970, mais les inégalités sont restées semblables – quoique plus cruelles parce que les moyens de communication ont levé le voile sur toutes les réalités de notre petite planète.

    L’espoir d’une société meilleure, dirigée par des gens intègres, où le mot démocratie aurait son plein sens dans la vie quotidienne, où le profit maximum, l’accumulation et le contrôle des richesses ne constitueraient pas l’essence de l’existence des individus et des peuples, n’est pas plus facile aujourd’hui qu’il y a 40 ans.

    Par-delà l’événement macabre de la mort de Pierre Laporte qu’on ne cesse de ressasser, par-delà la phrase de Jérôme Choquette (ministre québécois de la Justice à l’époque) «C’était des p’tits gars qui…», par-delà notre engluement dans la société de cons
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Pierre Schneider - Abonné
    30 septembre 2010 11 h 09
    Erreur stratégique
    Sans condamner et présumer des intentions des camarades felquistes responsables de la crise d'Octobre, je réalise et constate, avec 40 années de recul que la stratégie de revendiquer le décès de Pierre Laporte en le qualifiant "d'exécution" alors que ce n'en était pas une, a contribué à discréditer davantage le Flq que de l'envelopper d'une aura de guerriers intransigeants. Dommage.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Pierre Rousseau - Inscrit
    30 septembre 2010 11 h 10
    Archives
    M. Fournier, est-ce que vous ou quelqu'un d'autre à votre connaissance a examiné les archives de la CIA après qu'elles aient été « déclassifiées » à la fin des années 90? On disait la même chose dans l'affaire du coup d'état de Pinochet le 11 septembre 1973 au Chili et on riait de ceux qui prétendaient que la CIA ait joué un rôle dans la déstabilisation du pays. Or, lorsque les archives de la CIA ont été rendues accessibles au public, on a eu la confirmation de l'intervention directe de la CIA pour renverser le gouvernement légitimement élu du président Allende. Ça vaudrait la peine d'explorer les archives de la CIA qui sont maintenant accessibles pour voir si effectivement il y a eu intervention au Canada en 1970.

    D'autre part, vous parlez de « l'arrestation sans mandat de plus de 500 personnes » comme étant une situation inacceptable. Je suis entièrement d'accord et j'aimerais que l'on se souvienne aussi des plus de mille arrestations à Toronto lors du sommet du G20. Nous n'avons pas besoin de la loi sur les mesures de guerre dans ce pays pour abuser des droits des citoyens. La leçon d'octobre 70 ne semble pas avoir porté fruit.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Rodrigue Tremblay - Inscrit
    30 septembre 2010 11 h 10
    Continuons le combat
    et rappelons que le terrorisme mohawk a fait une victime, et que les assassins n'ont jamais fait une nuit de prison

    que le terrorisme sikh au Canada a fait 230 victimes, 40 fois plus que les bombes du FLQ. Et que les assassins n'ont pas fait une nuit de prison, en dépit d'une equête qui aura couté 300 millions de dollars

    Québec
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Daniel Faucher - Inscrit
    30 septembre 2010 11 h 28
    Oups! il en manque un bout...
    Voici la dernière partie de mon texte précédent qui se terminait accidentellement de façon abrupte et non voulue:

    Par-delà l’événement macabre de la mort de Pierre Laporte qu’on ne cesse de ressasser, par-delà la phrase de Jérôme Choquette (ministre québécois de la Justice à l’époque) «C’était des p’tits gars qui…», par-delà notre engluement dans la société de consommation, nos démissions, nos indifférences, la violence de ceux pour qui «la raison du plus fort est toujours la meilleure», la contreviolence reste souvent une réponse acceptable pour ceux qui n’ont pour seul détonateur que les cris du cœur devant l’injustice. De ce point de vue, le FLQ est toujours d’actualité – sinon dans son action, du moins dans son esprit.

    Plus qu’un simple livre de mémoire, le livre de monsieur Fournier «FLQ – Histoire d’un mouvement clandestin» est aussi un livre de réflexion toujours d’actualité. Qu’il en soit remercié!
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • France Marcotte - Abonnée
    30 septembre 2010 11 h 56
    Un balai et des fusils
    Si cette photo n'est pas un montage (le couple derrière est tellement parfait!), elle est extraordinaire. Elle montre bien le désarroi ressenti à cette époque. Moi-même, toute jeune fille en bicyclette, j'allais regarder les soldats qui patrouillaient dans les alentours d'un important pylône bordant le fleuve en banlieue de Trois-Rivières. On n'y comprenait rien mais on était très excités par cette présence insolite. Nos parents nous avaient fait comprendre qu'ils étaient les bons qui nous protégeaient des méchants qui avaient commis des crimes à Montréal. Aussi simple que ça! Sur la photo, les gens semblent toutefois un peu plus dubitatifs...
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Michel Bédard - Inscrit
    30 septembre 2010 13 h 25
    Que de récits fantaisistes...
    Crise d'octobre 70. Qui croire, que croire. Néanmoins, il y a "un fait authentique" que je sais, rapporté notamment par Le Devoir en ce temps, et qui n'a pas encore été souligné dans les revues historiques présentées récemment par les médias. Il y a des vérités qui ne sont pas bonnes à remémorer... L'agent Samson de la GRC, habillé en tenue civile, avait posé une bombe devant la porte de la demeure de Melvin Dobrin (v-p de Steinberg, chaîne de magasins d'alimentation). Incroyable mais vrai. Un acte qui voulait discréditer le FLQ aux yeux de l'opinion publique. Une bombe qui lui a sauté accidentellement en pleine face... devant la dite maison. Donc je sais, depuis près de 40 ans, que notre gouvernement est "prêt à tout" pour "protéger la sécurité nationale", même à risquer la vie des citoyens... humbles et moins humbles d'entre nous. Il est prêt à tuer... Michel Bédard, Fierté Montréal.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Louis Fournier - Abonné
    30 septembre 2010 23 h 00
    Merci d'avoir écrit, je l'apprécie
    Merci à tous les lecteurs et lectrices du Devoir qui ont pris la peine d'écrire, je l'apprécie beaucoup.
    @ M. Bédard : nous savons aujourd'hui que l'agent Samson a effectué cet attentat pour le compte de gens du milieu de la pègre. Mais l'intérêt de cette histoire, c'est que l'agent Samson a révélé, lors de son procès, qu'il avait fait «bien pire» à la GRC, comme l'Opération Bricole, c'est-à-dire le cambriolage du Mouvement pour la défense des prisonniers politiques (MDPPQ) et de l'Agence de presse libre du Québec (APLQ) en octobre 1972. La commission Keable, qui a enquêté sur cette affaire, nous a aussi appris que la GRC avait commis bien d'autres crimes, dont le vol de la liste des membres du Parti Québécois, en 1973. Toutes ces actions sont survenues après la Crise d'octobre 1970.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Michel Bourgault - Abonné
    1 octobre 2010 07 h 57
    A qui a profité la Crise?
    En octobre 1970, je faisais partie d'une communauté religieuse et j'habitais Pointe Saint-Charles. Le Jésuite Jacques Couture, solidaire des travailleurs exploités, faisait la lutte à Jean Drapeau aux élections municipales de Montréal avec le parti du FRAP. Militant pour ce parti, je faisais du porte-à-porte pour faire connaître les objectifs et le candidat du groupe. Du jour au lendemain, l'armée canadienne surveille les rues du quartier et nous empêche de passer nos tracts sous peine d'emprisonnement. J'ai eu peur et cessé de passer mes tracts, mais on voit bien que l'invasion des rues par l'armée a eu comme effet de freiner l'opposition au maire Drapeau qui a eu le front de déclarer au lendemain de l'élection que la majorité silencieuse avait parlé en votant pour lui. Chacun peut évidemment juger que l'armée avait aidé Drapeau.
    Oui, c'est bien le même homme qui a méprisé les architectes et ingénieurs québécois en confiant à un architecte français, Taillibert, la conception du stade olympique, un éléphant tellement coûteux qu'aujourd'hui encore il coûte plus cher de le démolir que de lui refaire le toit d'origine. On juge l'arbre à ses fruits. La folie de Drapeau me donne à penser que le maître à Ottawa, Pierre-E. Trudeau, était atteint de la même folie en imposant aux Québécois un carcan fédéraliste de plus en plus centralisé.
    Merci, Monsieur Fournier, pour votre courage à l'époque; merci pour le rappel des événements. Saurons-nous trouver une voie pour que la nation québécoise trouve une place parmi les nations?
    Michel Bourgault
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • BROMONTOIS - Inscrit
    2 octobre 2010 15 h 24
    Agent Samson .
    Aucune connection avec les membres du F.L.Q..
    Avait perdu des doigts dans l'explosion prématurée de la bombe qu'il plaçait à la propriété de M. Sam Steinberg ou demeurait temporairement M. Melvin Dobrin.
    Fut localisé alors qu'il était soigné dans un hôpital de la rive sud.
    Aucun moyen de transport ne fut identifié , ni de complice.
    Son corps de police a reconnu avoir volé de la dynamite afin de s'en servir pour infiltrer le F.L.Q. et d'avoir incendié une grange . La dynamite ne fut pas entièrement localisé . Fournir la dynamite c'est de la complicité dans la façon qu'elle est utilisée .
    Les bombes du F.L.Q. étaient constituées de dynamite .
    Seul fait non soutenu par un tiers : Un ex-GRC m'a confié qu'il vivait en Colombie Britannique sous fausse identité avec pension à vie. ???
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Jean Paré - Abonné
    5 octobre 2010 16 h 19
    EXÉCUTION
    Qu'était-ce si ce n'était pas une exécution, M. Schneider?

    Ecoeuré
    Montréal
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
13 réactions
13 votes Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012