Le directeur général des élections du Québec quitte ses fonctions
«Mission accomplie!» dit Marcel Blanchet - Le DGE s'en va après avoir présidé à une refonte controversée de la carte électorale
Le directeur général des élections du Québec, Me Marcel Blanchet, a annoncé hier son départ en lançant «mission accomplie!» en regard de la très controversée refonte de la carte électorale, qui éliminera trois circonscriptions peu densément peuplées dans l'est du Québec.
Me Blanchet quitte donc ses fonctions en laissant derrière lui quelques parlementaires amers. Avec le découpage du territoire électoral proposé, trois circonscriptions disparaîtront, l'une en Gaspésie, l'une dans le Bas-Saint-Laurent et l'autre dans Chaudière-Appalaches. En contrepartie, trois autres seront créées là où une croissance de la population se fait sentir, c'est-à-dire au nord et au sud de Montréal.
Mais là où Marcel Blanchet voit la nécessité de corriger certaines iniquités, des députés estiment qu'il s'agit d'une attaque aux régions. En commission parlementaire la semaine dernière, la vice-première ministre et responsable politique de la Gaspésie, Nathalie Normandeau, a dit que «c'est un cuisant échec pour l'institution». Son collègue ministre des Affaires municipales, Laurent Lessard, a soutenu avoir été «trahi du début à la fin». Des critiques ont également été formulées de la part du Parti québécois.
Propos dommageables
Hier, Me Blanchet, qui préside la Commission de la représentation électorale, a reconnu que de tels propos pouvaient être dommageables pour la crédibilité de l'institution qu'est la DGEQ. Il tente toutefois de rester au-dessus de la mêlée. «C'est un travail délicat, où l'on est toujours sur la corde raide. Je suis très malheureux de l'impact des changements. C'est déchirant, mais je dois respecter le cadre constitutionnel. Ce n'est pas seulement une opération mathématique», a-t-il dit sans cacher sa satisfaction d'avoir mené à bien le dossier.
Le dossier traîne depuis plus de deux ans. Le gouvernement libéral s'était opposé à la réduction du poids des régions, ce qui avait enclenché des consultations publiques. Puis, il a déposé un projet de loi pour préserver les trois circonscriptions visées par le DGEQ. Mais sans l'appui du Parti québécois, le gouvernement a finalement laissé tomber le projet de loi, qui aurait augmenté le nombre de circonscriptions.
La Commission de la représentation électorale doit maintenant déposer son rapport, à la suite de quoi la nouvelle carte électorale aura force de loi.
Me Blanchet est également fier d'autres mandats, dont l'amélioration de l'accès au vote et le financement des partis politiques. Un projet de loi qui resserre les règles de financement devrait d'ailleurs être adopté au cours des prochains mois.
Marcel Blanchet quitte ses fonctions après dix ans à la tête de la DGEQ. Dans sa lettre de démission déposée à l'Assemblée nationale hier matin, il a formulé le voeu que la promotion des valeurs démocratiques demeure afin d'accroître la confiance des électeurs envers les institutions. Il prendra officiellement sa retraite le 31 décembre prochain, à moins que le gouvernement ne décide de le remplacer avant.
Me Blanchet quitte donc ses fonctions en laissant derrière lui quelques parlementaires amers. Avec le découpage du territoire électoral proposé, trois circonscriptions disparaîtront, l'une en Gaspésie, l'une dans le Bas-Saint-Laurent et l'autre dans Chaudière-Appalaches. En contrepartie, trois autres seront créées là où une croissance de la population se fait sentir, c'est-à-dire au nord et au sud de Montréal.
Mais là où Marcel Blanchet voit la nécessité de corriger certaines iniquités, des députés estiment qu'il s'agit d'une attaque aux régions. En commission parlementaire la semaine dernière, la vice-première ministre et responsable politique de la Gaspésie, Nathalie Normandeau, a dit que «c'est un cuisant échec pour l'institution». Son collègue ministre des Affaires municipales, Laurent Lessard, a soutenu avoir été «trahi du début à la fin». Des critiques ont également été formulées de la part du Parti québécois.
Propos dommageables
Hier, Me Blanchet, qui préside la Commission de la représentation électorale, a reconnu que de tels propos pouvaient être dommageables pour la crédibilité de l'institution qu'est la DGEQ. Il tente toutefois de rester au-dessus de la mêlée. «C'est un travail délicat, où l'on est toujours sur la corde raide. Je suis très malheureux de l'impact des changements. C'est déchirant, mais je dois respecter le cadre constitutionnel. Ce n'est pas seulement une opération mathématique», a-t-il dit sans cacher sa satisfaction d'avoir mené à bien le dossier.
Le dossier traîne depuis plus de deux ans. Le gouvernement libéral s'était opposé à la réduction du poids des régions, ce qui avait enclenché des consultations publiques. Puis, il a déposé un projet de loi pour préserver les trois circonscriptions visées par le DGEQ. Mais sans l'appui du Parti québécois, le gouvernement a finalement laissé tomber le projet de loi, qui aurait augmenté le nombre de circonscriptions.
La Commission de la représentation électorale doit maintenant déposer son rapport, à la suite de quoi la nouvelle carte électorale aura force de loi.
Me Blanchet est également fier d'autres mandats, dont l'amélioration de l'accès au vote et le financement des partis politiques. Un projet de loi qui resserre les règles de financement devrait d'ailleurs être adopté au cours des prochains mois.
Marcel Blanchet quitte ses fonctions après dix ans à la tête de la DGEQ. Dans sa lettre de démission déposée à l'Assemblée nationale hier matin, il a formulé le voeu que la promotion des valeurs démocratiques demeure afin d'accroître la confiance des électeurs envers les institutions. Il prendra officiellement sa retraite le 31 décembre prochain, à moins que le gouvernement ne décide de le remplacer avant.
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