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Gouvernement Charest - Les retours d'ascenseur

Bernard Descôteaux   23 septembre 2010  Québec
Les travaux de la commission Bastarache, s'ils se perdent souvent dans des détails inutiles, sont néanmoins instructifs. Le témoignage de Charles Rondeau ces deux derniers jours a ainsi mis en lumière le rôle que jouent certaines éminences grises non élues, les argentiers des partis en l'occurrence, dans le processus de nominations faites par le gouvernement. Si elle est courante, la chose ne doit pas pour autant être banalisée.

Personne ne s'étonnera que la partisanerie intervienne dans les nominations faites par les gouvernements. On ne le sait que trop! À une certaine époque, tous les postes, du portier du Parlement jusqu'aux sous-ministres, faisaient l'objet de décisions partisanes, souvent même de la part des premiers ministres. À la Révolution tranquille, des processus d'embauche équitables et transparents furent mis en place, mais le pouvoir politique s'est toujours gardé la main haute sur les nominations aux postes de direction: sous-ministres, dirigeants de sociétés d'État, membres de commissions, membres de conseils d'administration, juges. À Québec et à Ottawa, ce sont plusieurs milliers de nominations qui sont faites sous le regard attentif des premiers ministres pour soit récompenser des militants, soit mettre en place des gestionnaires de confiance qui partagent les vues du gouvernement.

Devant la commission, Charles Rondeau a expliqué avec candeur les raisons de ses nombreuses visites au bureau du premier ministre Jean Charest en 2003. Elles furent fréquentes, car le Parti libéral venait de prendre le pouvoir et il s'agissait de placer son monde, comme le veut l'expression populaire. D'ailleurs, les responsables de la transition entre le gouvernement Landry et le gouvernement Charest disaient volontiers à l'époque que ceux qui avaient pris l'ascenseur politique pour monter allaient le prendre pour redescendre. On parlait alors de personnes identifiées comme péquistes. Évidemment, des libéraux ont à leur tour pris l'ascenseur pour monter.

Ce comportement n'est pas propre au Parti libéral. Si on faisait le décompte, on verrait que Bernard Landry n'a pas nommé beaucoup de fédéralistes le temps qu'il fut premier ministre. Ne croyons pas toutefois que les gouvernements ne procèdent qu'à des nominations partisanes, surtout dans les postes de direction. Il y a une fonction publique qu'on ne peut contourner totalement. Un exemple est la confiance que le premier ministre Jean Charest a accordée en 2003 au délégué du Québec alors en poste à Paris, Clément Duhaime, dont les convictions souverainistes sont bien connues. Il défendra par la suite sa nomination au poste d'administrateur de l'Organisation internationale de la Francophonie.

Si des nuances s'imposent sur le jugement que nous pouvons porter sur le processus de nominations politiques, il reste que la place qui est celle des hauts fonctionnaires de carrière a diminué. Dans les années 1960 et 1970, s'était mise en place au Québec une fonction publique au sommet de laquelle se trouvaient de grands commis de l'État servant tous les régimes. À l'occasion d'une cérémonie célébrant la Révolution tranquille tenue plus tôt cette semaine, le premier ministre Charest a rendu hommage à plusieurs d'entre eux. Ces grands sous-ministres incarnaient la neutralité et la continuité de l'État. Leur devoir était de servir l'État avant d'être au service d'un parti.

La polarisation du débat politique à Québec entre souverainistes et fédéralistes est ce qui a provoqué la multiplication des nominations politiques à la tête de ministères et de sociétés d'État. On assiste d'ailleurs au même phénomène à Ottawa, où les conservateurs jugent que la fonction publique est au service du Parti libéral. Arrivés au pouvoir, les partis politiques font de l'État leur chose, comme s'ils en étaient devenus propriétaires. Il en résulte une perte du sens de l'État.

***

L'expression «ça r'foule aux portes» a été entendue plusieurs fois ces derniers jours devant la commission. La référence est évidente. Après l'élection, les militants attendent leurs récompenses. Ils les attendent d'autant plus vivement qu'ils ont été exclus pendant de longues années du pouvoir. Le système est ainsi fait que l'on entretient le militantisme avec l'espoir d'un retour d'ascenseur quelconque, une nomination à un poste de juge ou à une commission, ou encore l'obtention d'un permis de garderie, d'un contrat quelconque. Le rôle des argentiers des partis est de rappeler à ceux qui prennent les décisions qu'il faut, maintenant qu'ils sont au pouvoir, payer leurs dettes. Les pressions qu'ils feront ne seront pas jugées indues, car la chose apparaît normale à tous, sauf à un Marc Bellemarre qui, à entendre certains commentaires, serait un grand naïf. Un jugement que l'opinion publique ne semble pas partager.

Ces retours d'ascenseur engagent ceux qui en profitent à une certaine loyauté envers celui qui vous a fait monter d'un ou plusieurs étages. Être ainsi redevable pose un problème éthique dans le cas de certaines fonctions, particulièrement lorsqu'on est juge, où il faut être au-dessus de toute apparence de conflit d'intérêts. Or les travaux de la commission ont jusqu'ici montré que l'actuel processus de nomination des juges ne pouvait se mériter le qualificatif d'indépendant. L'ancienne juge en chef de la Cour du Québec, Huguette Saint-Louis, lors de son témoignage, l'a déploré.

Que penser en effet d'un juge qui a sollicité lui-même ou par un proche l'appui de l'appareil du parti pour obtenir sa nomination? Le cas du juge Michel Simard mérite que la commission s'y arrête, maintenant que l'on sait de la bouche de Charles Rondeau qu'il a demandé à celui-ci d'intervenir pour être nommé juge en chef de la Cour du Québec. Il n'a pas obtenu ce poste, mais celui de juge en chef adjoint. Posant ce geste alors qu'il était déjà juge, il faisait fi de la séparation devant exister entre les pouvoirs judiciaire et exécutif et se mettait en position d'être redevable. Il ne s'agit pas de mettre en cause la compétence de Michel Simard, mais de soulever que se pose, maintenant que tout cela est connu, un problème de crédibilité dans l'exercice de sa fonction. Il nous semble qu'il ne peut demeurer en poste.
 
 
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  • d robidoux - Abonné
    23 septembre 2010 01 h 10
    Bravo Mr Descôteaux
    Je ne peux que vous féliciter pour votre remarquable article.
    Vous avez réussi à vous élever au dessus de toute partisannerie avec un grand sens de l´objectivité.
    J´espère que beaucoup de gens ,peu importe le bord sur lequel il se trouve, liront votre article afin d´élever la compréhension de la commisssion Bastarache.
    Il est en effet malheureux de constater que le débat actuel se résume à un duel :qui va gagner Bellemare ou Charest ? ou encore pire à une mauvaise série télévisée.
    J´espère aussi que la commission fera des recommandations pour la nomination des juges dans le sens de votre article et pourra servir éventuellement pour la nomination à d´autres postes sensibles.
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  •  
  • Carole Dionne - Inscrite
    23 septembre 2010 01 h 17
    LE DEMANDE DU JUGE SIMARD; LA POINTE DE L'ICEBERG?
    Donc, en contrôlant les tribunaux, le parti libéral contrôle tout. Où est rendue notre sautadite démocratie? Et dire que le barreau du Québec et la clique des juges se vantent d'avoir un très bon système. MON OEIL


    Donc le judiciaire est intimement lié avec le politique. C'est ce qui arrive dans les républiques de bananes. Donc, nous au Québec, on ne doit pas en rire. Est-ce que le juge Simard est maintenant redevable à Rondeau? Je pense que OUI. Rondeau dit lui-même qu'il faut renvoyé l'ascenseur.


    Plus cela avance, moins je crois au judiciaire. Je suis maintenant sûr que c'est vraiment arrangé d'avance. Dans un autre pays, il y aurait une révolution. On devrait aller marché dans la rue. Mais c'est plus important d'aller marcher pour les nordiques. Aie ça c'est important.
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  • alen - Inscrit
    23 septembre 2010 06 h 05
    Il a encore le choix...
    À noter que c'est pas Marc Bellemare qui l'a discrédité à ce point mais Charlie en voulant banaliser son affaire. - J'allais dire candidement mais je pense qu'il voulait plutôt paraître niaiseux. - Quoiqu'il en soit, le doute plane désormais sur l'impartialité du juge Simard, toujours à la merçi d'un appel fraternel.

    Au surplus, maintenant qu'on sait que le juge en chef adjoint siège quasi automatiquement sur les comité de sélection des candidats à la fonction, le juge Simard discrédite cette partie du processus, jusque là à l'abris des allégations de Marc Bellemare, puisqu'avec l'appuie du représentant du public nommé par le gouvernement sinon le parti, il lui est loisible de qualifier les amis du parti. Surtout quant on sait que des collecteurs de fonds peuvent représenter le public sur le comité.

    Alors, oui, le juge Simard doit démissionner, à moins que Monsieur Rondeau ait menti sur sa démarche et qu'il le dénonce immédiatement. Voilà bien le choix qui se présente à lui maintenant.
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  •  
  • Tony Bouchard - Inscrit
    23 septembre 2010 08 h 15
    Enfin un article sans partisannerie!

    Félicitation et Merci pour cette article très intéressant.

    C'est difficile de trouver un article sans partisanerie! Surtout ceux venant de lapresse/cyberpresse qui sont remplie de sous-entendu parfois très trompeur. C'Est a se demander qui signe leur chèque de paye!

    Bravo et Merci encore! Si seulement la moitié des journalistes faisait leur travail comme vous! Les gens pourrait peut-être se faire une vrai opinion en se basant sur les faits au lieu de se baser sur ce que les journalistes laissent sous entendre!

    Et oui selon moi le juge Simard devrait démissionné ou au moins être relevé de ses fonctions de juge en chef adjoint

    Bonne journée!
    Tony Bouchard
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  •  
  • Nestor TURCOTTE - Inscrit
    23 septembre 2010 09 h 08
    Enfin
    Merci, cher Monsieur, pour votre objectivité.
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  •  
  • Marc Gendron - Abonné
    23 septembre 2010 09 h 10
    ET VLAN!
    Et vlan!
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  • Pierre-S Lefebvre - Inscrit
    23 septembre 2010 09 h 25
    Gouvernement parallèle
    John James Charest a organisé un gouvernement parallèle à même tous les ministères en augmentant les adjoints politiques se rapportant au Bureau du Premier-ministre. Les agences gouvernementales comme la SAAQ, SAQ, Hydro-Québec et Loto-Québec se sont accommodées des mêmes liens. Duplessis ne serait jamais allé aussi loin. De plus les abus de pouvoir ont endommagé La Caisse de dépôt de $40 milliards avec totale immunité assurée à Henri-Paul Rousseau. Sans oublier que de 2003 à 2013 Charest-Bachand auront augmenter la dette du Québec de $100 milliards. Il faut que ces catastrophes cessent et que le Québec retrouve sa souveraineté opérationelle sans délai.
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  •  
  • Jacques Saint-Cyr - Inscrit
    23 septembre 2010 09 h 42
    Bravo!
    Est-je bien entendu l'ex sous-ministre Lalande nous dire qu'en même temps qu'il servait dans la fonction publique, il siégeait sur des comités du PLQ? Quelle neutralité politique venant d'un administrateur d'État! J'en suis tout ébahi. La fonction publique du Québec est apparemment devenue fort poreuse, y abritant autant de péquistes que de libéraux "loyaux". PLQ ou PQ, même combat, y placer ses propres "serviteurs d'État". Au moins aux États-Unis on n'est pas hypochrites, lorsque le gouvernement change on met tout ce beau monde à la porte et on recommence, mais en contrepartie, tous les républicains et les démocrates ont un égal accès à la fonction publique. Le régime parlementaire britannique permet plutôt au parti au pouvoir de faire main basse sur la fonction publique. La Loi de l'accès à l'information est une véritable blague puisque la documentation importante demeure secrète (les tenants et les aboutissants). Dans ce cas il serait doublement important de respecter au moins la ligne de démarcation entre le politique et l'administratif. Or cette commission nous révèle que tel n'est plus le cas. Là est le véritable scandale.
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    23 septembre 2010 10 h 03
    La commission Batarache.
    C'est comme une téléréalité mais dont on aurait décidé de laisser les sacres tout à fait humain qui se disent en coulisse. L'hypocrisie serait de penser, d'insinuer qu'on ne doit pas sacrer. Cependant, sacrer trop devient de la vulgarité. Il n'y a pas loin entre vulgarité et profanation.
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  •  
  • Normand Carrier - Abonné
    23 septembre 2010 10 h 23
    La candeur exessive est un péché .....
    Tous les partis qui prennent le pouvoir placent des hommes de confiance aux postes stratégiques de la fonction publique car ils ne veulent pas se faire flouer .... Ceci tiens pour l'ADQ , QS. ou le PI. si un jour ils prenaient le pouvoir et ce serait de bonne guerre !
    Mais la différence se trouve aux niveau de l'octroi des contrats gouvernementaux , des contrats des sociétés d'état , des permis de garderies , des FIERS , des nominations de juges et des 6000 nominations chaques année a tous les postes qui s'ouvrent dans la fonction publique et para-publique qui s'ont octroyés minutieusement a des libéraux grace aux recommendations des bailleurs de fonds et a une permanente au bureau de Jean Charest qui s'appelle madame Chantal et que de mémoire d'homme c'est la première fois que qu'un poste de la sorte est mis sur pied pour filtrer les personne de bonne allégeance ...

    C'est pour cela que la grande majorité des Québécois exigent une enquête publique que seul les libéraux et Jean Charest refuse ..... Pourquopi , ce serait l'occasion de démontrer si c'est vrai que tous sont pareils ?
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  •  
  • Erick Gagnon - Inscrit
    23 septembre 2010 11 h 56
    Inutilité navrante et pathétique
    La parole de l'un contre la parole de l'autre. Ne me dites pas que vous êtes surpris: c'est comme ça depuis le début et je ne vois pas comment ça pourrait se terminer autrement.

    Et il est plus qu'évident que l'équipe de M. Fava avait trouvé hier la routine à adopter: des impressions et des discussions verbales ne laissent pas de preuves matérielles derrière elles. Dans cette optique posez-les donc vos questions hein...

    C'est évident que tout ça n'est qu'une guéguerre personnelle entre Bellemare et Charest ou c'est juste moi?
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  •  
  • l poisson - Inscrit
    23 septembre 2010 13 h 10
    Battre en retraite au lieu de démissionner ?
    Le juge-en chef-adjoint n'aurait même pas le temps de démissionner avant une très éventuelle destitution. L'auguste âge d'une retraite si bien préparée l'aura auparavant rejoint.

    À moins de lui offrir un parachute doré pour jouer le rôle de bouc-émissaire ''en chef'' au nom de raisons de santé. Sans oublier une médaille d'or remise par M. Charest.

    ''Il nous semble qu'il ne peut demeurer en poste.''
    Cette habile suggestion de M. Descôteaux a l'avantage d'être assez floue pour poser une question esquivée par les participants à la commission.

    Les policiers impliqués dans divers incidents sont souvent mis en congé avec ou sans solde. Ça donne le temps à la poussière de retomber.

    Les allégations de M. Bellemare partiellement confirmées par M. Rondeau (et niées par M. Fava) ne deviennent pas tout de go paroles d'Evangile. surtout que personne ne connaît la version du juge visé.

    J'espère juste que ce juge s'abstient volontairement de participer aux comités de sélection des futurs juges. Entre deux expertises d'encre, on s'interrogera peut-être sur les représentants du public à ce comité tripartite. L'autre membre est nommé par le Barreau (qui peut proposer ses propres candidatures à ce même comité). Bref juge et parti sont là.

    La vente d'épinglettes du Parti libéral à l'entrée des Palais de Justice devrait permettre de financer cette thérapie occupationnelle qu'est la Commission Bastarache.
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  •  
  • Nestor TURCOTTE - Inscrit
    23 septembre 2010 15 h 35
    @M.Carrier
    Et le PQ n'a jamais placé un des leurs dans la fonction publique?
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  •  
  • Marc Tremblay - Inscrit
    23 septembre 2010 15 h 58
    Jean Charest témoigne actuellement
    À l'instar de Franco Fava, il nit tout. Il affirme qu'aucun juge n'est nommé en raison de ses allégances politiques et que même des péquistes sont nommés.

    Ces propos contrdisent tout l'argumentaire de M. Descôteaux.

    J'ai haâte de voir le contre-interrogatoire.
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  •  
  • Pierre-S Lefebvre - Inscrit
    23 septembre 2010 16 h 35
    Retour d'ascenseur!
    Bien voyons-donc, l'ascenseur était bloqué entre deux étages.
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  •  
  • François Thivierge - Inscrit
    23 septembre 2010 18 h 36
    Des élections, c'est notre Devoir !
    Bon… c’est au tour de M. Charest de dire qu’il aurait « protégé » M. Bellemarre, s'il avait su. Ah ! Ces "bonnes zâmes"...
    M. Charest a menti aux Québécois en 2003, tellement que l’unanimité était presque que totale : « Je n’ai jamais voté pour ça », clamaient l’ensemble de la population.
    À la dernière élection, il s’est montré repentant et avec la faiblesse du P.Q., il a réussit une autre fois à tromper tout le monde (PPP, Caisse de dépôt, construction 25% plus chère, etc).
    Puis, aujourd’hui, il recommence devant une commission qu’il a lui-même mis sur pied et dont il nommé lui-même son commissaire.
    Le plus beau est que certains vont encore le croire. On appelle ça de « l’habilité politique ». Moi j’appelle ça de la fourberie.
    Vite une pétition ! Pour réclamer des élections avant qu’il ne mette tout le Québec entre les mains des ses amis tordeurs de bras.
    C'est notre Devoir !
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  •  
  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné
    23 septembre 2010 18 h 43
    Les véritables responsables
    JJ Charest niera tout. Comme dans Gomery, les véritables responsables des magouilles s'arrangent pour ne pas se mettre eux-mêmes les mains dans la m ... , en ne laissant aucune trace.
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  •  
  • roger montreal - Abonné
    23 septembre 2010 20 h 50
    POUVONS NOUS FAIRE INSPECTER L AGENDAT DE CHAREST PAR LE MEME CHIMISTRE
    J ai écouté la commission et le les réponses de CHAREST haujourd hui, tout ceux qui regarderons le premier ministre répondre aux questions demain, remarquez lorsqu il ment «CHAREST» son visage change de couleur de pale a «tres rougre» comme a l assemblé national,lorsqu il répond aux questions «après il sasoit et souri»
    Les avocats de BELLEMARE peuvent ils demander que les agendats sur laquelle la rencontre de BELLEMARE ET CHAREST n est pas inscrite soit inspecté par le meme chimiste pour voir si les noms n ont pas été changés dernièrement«tout se peut avec un menteur qui est pri au piège» car CHAREST a plus a perdre que BELLEMARE»
    Nous savons tous que le premier ministre n a pas toujour et meme jamais dit la vérité «aux élections sur la santé la caisse de dépot le chum etcé
    ROGER MONTREAL
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