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Bellemare contredit par son ancienne équipe

Deux collaborateurs de l'ex-ministre démolissent ses allégations

Antoine Robitaille   14 septembre 2010  Québec
Marc Bellemare<br />
Photo : Agence Reuters Mathieu Belanger
Marc Bellemare
Québec — Ce fut une journée dévastatrice pour la version de Marc Bellemare hier, à la commission Bastarache. Les deux seuls témoins directs qui auraient pu corroborer ses allégations — au dire même de l'ancien ministre — les ont fermement contredites.

Jacques Tétrault, ex-attaché de presse de Marc Bellemare dans l'année où il a été ministre, et Michel Gagnon, son ancien chef de cabinet, ont tous deux nié avoir été mis au courant par leur patron d'alors de pressions indues que les collecteurs libéraux Franco Fava et Charles Rondeau auraient exercées sur le ministre de la Justice libéral. C'est dans les médias, en avril 2010, qu'ils en auraient entendu parler pour la première fois: «J'étais renversé [...] je n'avais jamais eu vent de ça», a lancé M. Tétrault.

Michel Gagnon a soutenu qu'à l'époque, s'il avait été mis au courant, il aurait «pris des actions» rapidement, aurait «appelé les sous-ministres», aurait peut-être même contacté la Sûreté du Québec, pour «protéger» son ministre. Plus tôt, Jacques Tétrault avait pratiquement utilisé les mêmes termes, soutenant que, placé devant une telle situation, l'entourage de M. Bellemare l'aurait «protégé», comme cela était du reste arrivé à plusieurs reprises dans le passage éclair de l'avocat à la tête du ministère de la Justice.

MM. Tétrault et Gagnon ont insisté sur le caractère houleux — «rock and roll», a dit ce dernier — de l'année Bellemare au cabinet de la Justice: révélation sur sa fille Lysanne, procès de Robert Gillet, procès des Hell's Angels. Il fallait même «protéger le ministre contre lui-même», a cru bon d'ajouter M. Tétrault. Par exemple, les deux témoins ont rappelé le projet de lettre de démission de M. Bellemare en avril 2004. L'ancien attaché de presse a soutenu l'avoir expurgée de passages «fielleux» à l'endroit de Jean Charest; M. Gagnon, lui, s'est rappelé quant à lui qu'on avait dû mettre «un peu de minou autour de la lettre» pour la rendre plus acceptable.

Même à travers toutes ces péripéties, M. Tétrault a nié avoir pu oublier une confidence de M. Bellemare au sujet des pressions de MM. Fava et Rondeau. Il a toutefois noté que son patron était un homme «secret» qui pouvait «disparaître pendant une certaine période» sans que son entourage sache ce qu'il y avait à son agenda.

Les deux témoins ont tous deux nié être allés dîner avec leur patron en compagnie des collecteurs de fonds dans un des restaurants de Sainte-Foy évoqués par l'ancien ministre de la Justice: le Michelangelo, le Saint-Hubert, Le Rascal et Le Bistango. M. Tétrault a déridé la salle d'audience en révélant que les seules occasions où il a dîné au restaurant avec son patron, c'était dans un autre établissement, «chez Hector patates», près du bureau de comté dans la circonscription de Vanier. (En contre-interrogatoire, il a précisé qu'il s'agissait en fait du «Gros Hector», sis à l'angle Boulevard Pierre-Bertrand et Louis XIV.)

M. Tétrault a contredit son ancien patron sur un autre point: la prise de notes. Selon lui, Marc Bellemare en prenait «de façon prolifique». «Il avait son calepin de notes quadrillé avec son stylo bleu.» Quand il manquait de feuilles, «il écrivait sur le carton». L'ancien ministre avait plutôt soutenu ne pas prendre beaucoup de notes et se fier à sa «bonne mémoire», sauf pour un fameux carton, seul document déposé en preuve par M. Bellemare.

Contre interrogatoire musclé

Contre-interrogeant Jacques Tétrault, l'avocat de Marc Bellemare, Rénald Beaudry, a insisté sur le fait que ce dernier est devenu un proche de Jean Charest en 2004, après la démission de son premier patron. Il a fait admettre à M. Tétrault avoir reçu de l'aide de Chantal Landry pour obtenir des mandats; puis avoir été, grâce à elle, «relocalisé» au bureau du premier ministre, emploi qu'il a quitté en septembre 2008. Mme Landry est cette attachée politique que M. Bellemare avait décrite comme un filtre «d'allégeance» politique à travers lequel chaque personne proposée pour être nommée devait passer.

Insistant sur le fait que M. Tétrault semblait «stressé» pendant l'interrogatoire, M. Beaudry a mis en relief que l'actuelle patronne de M. Tétrault chez Optimum relations publiques (filiale de Cossette) était Isabelle Perras, ancienne conseillère en communication de Jean Charest et ex-chef de cabinet de Raymond Bachand lorsqu'il était ministre du Développement économique.

M. Beaudry a indigné le commissaire Bastarache et plusieurs avocats présents en suggérant que le témoin se parjurait. «Avez-vous reçu des commandes de quiconque de ne pas corroborer les dires de M. Bellemare?», a-t-il lancé à M. Tétrault, faisant sursauter l'avocate du gouvernement, Suzanne Côté, puis le commissaire Michel Bastarache, lequel a jugé la question «inadmissible». M. Beaudry a démontré que l'ancien attaché de presse, qui soutenait ne plus avoir de rapport avec M. Bellemare, avait omis de parler d'une rencontre récente avec lui, au printemps, lors d'un match de boxe à Montréal. Rappelant ses soupçons de manipulation des témoignages, il a fait admettre à M. Tétrault que ce dernier avait discuté de son témoignage à la commission Bastarache avec Mme Perras.

Le contre-interrogatoire de Michel Gagnon par Me Beaudry a semblé plus difficile pour ce dernier. L'ancien chef de cabinet a soutenu avoir aidé Marc Bellemare lorsque ce dernier a fait le saut en politique municipale. Il a décrit une rencontre au restaurant Le Rascal, en 2005, qui a porté sur le financement du parti Vision Québec, qu'avait fondé M. Bellemare. M. Gagnon s'est souvenu que MM. Fava et Rondeau étaient présents et qu'ils avaient alors émis de sérieux doutes sur le réalisme des objectifs de financement de M. Bellemare, après quoi ils avaient quitté la réunion.

La journée s'est terminée alors que s'amorçait le témoignage de Michel Bouchard, ancien sous-ministre de la Justice à Québec, qui a démissionné après six mois de travail sous les ordres de M. Bellemare. M. Bouchard n'a jamais accepté la mutation brutale de M. Pierre Legendre, qui était son directeur de cabinet. M. Bellemare estimait «inconfortable» d'avoir le frère d'un député péquiste, Richard Legendre, à proximité du cabinet. Une inquiétude que l'ancien directeur de cabinet de M. Bellemare, Michel Gagnon, n'a pas encore comprise: «C'était anodin.»
 
 
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  • François Thivierge - Inscrit
    13 septembre 2010 23 h 53
    Faut le faire !
    Désolante, cette "commission Charest".
    Pensez-vous qu'un seul petit ami du giron libéral dira la vérité devant les trois avocats et le juge des libéraux ?
    M. Bellemarre a tout à fait raison : piège à cons incluant "jouirnalistes" qui font semblant de croire les parvenus du parti libéral.
    Faut le faire !
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  • Jean St-Jacques - Abonné
    14 septembre 2010 06 h 43
    Réputation de M. Bellemarre
    S'il faut croire les témoins d'hier, M. Bellemarre est un incompétent et un monstre. Pourquoi M. Charest l'a-t-il choisi comme candidat et lui a confié le Ministère de la Justice? L'un n'est pas mieux que l'autre.
    On ment comme on respire et les témoins sont-ils à la remorque du parti libéral et de son chef John James Charest?
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  • Jean-Pierre Lusignan - Abonné
    14 septembre 2010 07 h 02
    Et le régistre des entrées et venues au bureau du premier ministre...
    Moi, j'ai hâte de connaître le contenu du registre des entrées et venues au bureau du premier ministrre. Bien entendu, il se pourrait que tout n'y soit pas écrit et que certains n'aient pas besoin de s'enregistrer lorsqu'ils viennent voir le premier ministre ou l'un de ses conseillers politiques, mais je demeure quand même intéressé par son contenu.
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  • Jean-Guy Dagenais - Abonné
    14 septembre 2010 07 h 19
    Les deux seuls témoins ?
    Si vous croyez avoir vu deux exemples types de ce que sont un chef de cabinet et un attaché de presse, c'est de la petite bière. Ils sont tous les deux à l'opposé du spectre moyen. Ces deux chevilles que sont ces individus pour un ministre sont en quelque sorte les témoins les plus près de la vie d'un ministre, même souvent plus que le conjoint. Ce n'est pas ce qui ressort de leurs témoignages respectifs. Témoignages qui sentaient le réchauffé.
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  • Pierre-Alain Cotnoir - Abonné
    14 septembre 2010 07 h 52
    Faut pas nous prendre pour des valises
    Ben oui deux anciens apparatchiks issus du sérail libéral qui contredisent le renégat, le pestiféré, l'odieux... S'aginent-ils un seul instant qu'on les croient ces deux poteaux libéraux? Peut-être que Bastarache de maille avec Charest pour avoir accepter de diriger cette sinistre farce...

    Mais le vrai jugement sera celui des urnes, attendez de le voir!
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  • Bernard Gervais - Abonné
    14 septembre 2010 08 h 15
    Les dés étaient déjà pipés
    Je m'attendais un peu à des commentaires comme ceux tenus pas MM. Tétrault et Gagnon hier.

    N'oublions pas la raison véritable pour laquelle la présente commission a été créée !
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    14 septembre 2010 08 h 34
    Le piège à cons de la démolition
    Nous voyons ici très clairement que l'idée est de discréditer M. Bellemare qui est passé de témoin à accusé, à la place de tenter de comprendre réellement s'il y a des failles dans le processus de nomination des juges et autres nominations très partisanes avec une teinte de caisse électorale bien grasse.
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  • Mytch Andreino - Inscrit
    14 septembre 2010 09 h 10
    Complot contre Bellemare!
    Une chose est sûre il y a un complot contre Marc Bellemare, cela dit les deux anciens collaborateurs a l’intérèt à salir la réputation de leur ancien patron pour conserver leur lien avec le gouvernement et protéger M.Charest. Sa ce voit claire et net qu’ils cherche à détruire la crédibilité de Marc Bellemare. Le doute de la vérité est contre M.Charest!!
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  • Marcel Bourget - Abonné
    14 septembre 2010 09 h 31
    Les pions témoignent
    Des fonctionnaires de carrières qui participent à un règlement de compte en règle. Marc Bellemare a voulu, au moment de sa nomination comme Ministre de la justice, imposer son engenda comme il se doit. On lui avait cependant remis une description de tâches du parfait petit ministre libéral qu'il, selon un témoin, "aurait dû lire avant de se coucher". Mais voilà que Marc Bellemare ne s'est pas "coucher". Il est resté debout et a confronté "la machine" avec le résultat que l'on connait. Non seulement Marc Bellemare a dû subir "des influences indues" mais ses plus proches collaborateurs aux ministères de la justice l'on laisser tomber. Est ce que la grosse machine politico juridique aura la peau de celui qui ne respecte pas l'omerta imposé par John James et la machine?
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  • Rodrigue Guimont - Abonné
    14 septembre 2010 09 h 37
    Psychologie juridique

    Selon Siegfried Sporer and Barbara Schwandt (2006 et 2007)

    Les indicateurs non verbaux du mensonge sont :

    Le clignement des yeux, les contacts visuels (regards dans la région des yeux de l’intervieweur), le détournement du regard (éviter le regard de l’intervieweur), les mouvements de tête, les affirmations par un mouvement de tête, les sourires, les comportements de manipulation de soi (mouvements par lesquels la main touche l’autre main ou différentes parties du corps, sans que ces comportements soient en relation avec ce qui est formulé), les mouvements des mains sans mouvements des bras, les gestes d’illustration de la parole (mouvements de la main qui accompagnent et accentuent la parole ou qui illustrent visuellement ce qui est dit), les mouvements des pieds et des jambes, les changements de posture (changements de position assise).

    Les indicateurs para verbaux du mensonge sont:

    Le temps de parole, le nombre de mots, le débit de la parole (nombre de mots divisé par le temps de parole), les pauses non silencieuses (utilisation d’interjections comme ah, hum, euh...), les pauses silencieuses, la hauteur tonale de la voix, les erreurs de parole (erreurs grammaticales, bégaiement, faux départs, phrases fragmentées...), la latence des réponses (temps séparant la fin de la question de l’intervieweur du début de la réponse de l’interviewé), les répétitions de mots et de phrases (dans un énoncé non interrompu par une pause, une erreur de parole ou une question de l’intervieweur).
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  • Claude Archambault - Inscrit
    14 septembre 2010 11 h 20
    Bernard Gervais
    OUI pourquoi cette commission a été créée au juste? Si je me rappel bien c'est parce que Bellemare a fait des accusation et prétendu certain fait.

    Et si c'est accusation et c'est prétendu fait ne sont que des mensonges ou des demis vérité sans fondement. Ou pire encore avec le doute sur l'authenticité de certain document qui existe maintenant et qu'il y aurait complot contre le gouvernement dans lequel plusieurs sont piégés.

    Si Bellemare est une fraude et une personne sans crédibilité. alors l n'y a pas de fondement pour la commission d'enquête.

    C'est certain plusieurs prétendront que c'est Charest le fraudeur et le menteur, mais qu'il le prouve, pas une chasse au sorcière ou une partie de pêche juridique. Des fait et point absolument hors de tout doutes et documenté non seulement basé sur la parole d'une personne ou des ouïs dire.

    Une personne est innocente et blanche comme neige tant que sans l'ombre d'un doute elle est coupable. Et un vol de $1 est le même crime qu'un vol de 1 million.
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  • 93Licar - Abonnée
    14 septembre 2010 11 h 48
    La commission d'enquête sur l'industrie de la construction n'aura jamais lieu
    Les mensonges des uns et des autres fera en sorte que la commission d'enquête sur l'industrie de la construction - et ses liens étroits avec le Gouvernement Charest et ses collecteurs de fonds - n'aura jamais lieu! La raison en sera que les allégations de Marc Bellemarre sont fausses, qu'il n'y a donc pas de quoi fouetter un chat, encore moins, en tant que Premier ministre très responsable, de gaspiller l'argent des contribuables dans un tel exercice inutile.
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  • Marc Tremblay - Inscrit
    14 septembre 2010 15 h 41
    Part-pris de Bastarache
    Presque toutes les objections de l'avocate du gouvernement aux questions de l'avovcat de Me Bellemare étaient retenues par Me Bastarache.

    En revanche, presque toutes les objections de l'avocat de Me Bellemare étaient rejetées.

    Quelle farce !
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  • Fernande Trottier - Abonnée
    14 septembre 2010 16 h 50
    L'wx-ministre
    Longtemps j'ai cru être la seule au Québec à ne pas croire cet ex-ministre.. et
    v'là t'y pas que j'en ai trouvé une autre !
    Je n'arrive pas à comprendre que neuf québécois sur dix semblent croire ce monsieur comme s'il était Dieu le Père. Bien sûr je peux comprendre votre frus-
    tration à ne pas avoir de Commission sur la construction... mais ça c'est une autre affaire ! Je ne suis d'aucun parti soit dit en passant... et je vais attendre
    que la Comm. Bastarache se poursuivre encore un bout et je verrai si mon idée
    va changer. J'aurai besoin de savoir pourquoi attendre 7 ans avant de dénoncer les raisons de sa démission, pour moi ça ne passe pas...s'il avait eu une colonne vertébrale, il aurait convoqué une conférence de presse le lendemain de sa démission et dit la vraie vérité...
    et ce qui m'irrite le plus c'est son ton monotone, il tente de démontrer son innocence.. qu'il est au dessus de tout soupçon.. l'avenir nous le dira. En attendant, écoutons religieusement ce qui se passe chez M. Bastarache !
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  • Augustin Rehel - Inscrit
    14 septembre 2010 17 h 47
    La vérité
    Longtemps, j'ai pensé que Marc Bellemare disait laa vérité. Plus maintenant. Ses collègues nous le décrivent comme il est: brouillon, suffisant, mauvais leader, vindicatif...

    Je n'ai pas tellement apprécié ses explications au sujet de la démotion de Pierre Legendre. À l'entendre, il y a deux semaines, c'est à la suite d'un appel téléphonique qu'il a décidé de «surveiller» le frère de Richard. Pas vrai! Michel Bouchard a bien expliqué ce qui s'est passé.

    Je suis bien d'accord avec Madame Trottier: son ton monotone de vierge offensée va le perdre ou avoir raison de luI!
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  • Micheline Gagnon - Abonnée
    14 septembre 2010 18 h 23
    Vous me décevez M. Robitaille de ne pas avoir parlé de ceci qui est, selon moi, très très important
    Vous ne faite aucune mention de l'intervention de maître Pierre Bourque (avocat de la magistrature je crois) qui demandant au commissaire avec un grand respect (alors que moi je rageais) de laisser l'avocat de Marc Bellemare contre-interroger les témoins et lui a rappeler que de dire que «cela ne concernait pas la nomination des juges» ne pouvait être considéré alors qu'il rappelait au commissaire que Marc Bellemare faisait aussi partie du mandat. En résumé, il a rappelé le but de la commission et le respect dût aux participants et témoins. Malheureusement cela n'a rien changé dans la suite des choses.
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  • André Loiseau - Abonné
    14 septembre 2010 18 h 49
    Des lâches

    Je considère que M. Bellemare est un avocat intelligent. Si il a suggéré le noms de deux de ses ex-collaborateurs, Ms Tétrault et Gagnon, comme des témoins des magouilles trafiquées par M. Fava, c'est qu'il était sûr qu'ils diraient la vérité, autrement, il ne les aurait pas cité aussi facilement, et contre lui-même. Pourquoi aurait-il demandé le témoignage de gens qui "n'avaient rien vu"?
    Personne n'en ayant encore parlé, suis-je dans les patates d'Hector?

    Combien de gens se soucient encore de la bible et des promesses faites en son nom? Bellemare était certain que ces gens (libéraux ayant tout à perdre) respecteraient la vérité. Ils étaient ses principaux atouts, de vrais témoins et il se fiait sur eux.

    Les lâches sont toujours du côté des plus forts.
    Méfiez-vous des carriéristes.
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  • Micheline Gagnon - Abonnée
    14 septembre 2010 18 h 50
    Pour ceux qui veulent entendre l'intervention de Maître Pierre Bourque avocat du barrequ
    Cet homme intervient très peu et toujours avec objectivité. Alors, qu'il se soit senti interpellé par ce quIl voiyait veut sûrement dire quelque chose. Quelquefois une personne qui parle avec calme parle très fort si on prend la peine de bien l'écouter.

    Je vous suggère d'écouter les 2 minutes précédant son interventtion à 1 heure 18 minutes pour mieux comprendre :

    http://www.cepnj.gouv.qc.ca/audiences/enregistreme
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  • Jean Desjardins - Abonné
    14 septembre 2010 19 h 48
    Mentir comme on respire...
    J'ai eu à comparaître deux fois comme témoin, récemment, devant un tribunal administratif pour une question de bruit excessif généré par un commerce. Édifiant !

    À cette occasion, j'ai d'abord pu constater 'de visu' qu'un des deux juges assignés à la cause a refusé de se récuser malgré le fait qu'il était celui-là même qui avait préalablement octroyé un permis d'exploitation au commerçant sans, d’ailleurs, que ce dernier ait obtenu de la ville un permis d'érection de l'édifice abritant son commerce. Donc, un juge administratif en défaut des règles les plus élémentaires en ce domaine et carrément en conflit d'intérêts pour la question soulevée dans cette cause!

    Par la suite, j'ai vu défiler des témoins-bidons du commerçant en question qui mentaient comme ils respiraient et dont un a eu le front de jurer haut et fort qu'il n'avait jamais entendu de bruit en provenance de ce commerce dans les quatre dernières années alors qu'une pétition de plus de 75 noms de citoyens du secteur existait concernant ce problème récurrent, avait été déposée audit tribunal administratif et refusée comme preuve (comme par hasard et pour des raisons cousues de fil blanc...)par les deux juges administratifs en question. Il est vite devenu évident que les dés avaient été pipés d’avance et que la complaisance de ces deux juges envers le commerçant et ses témoins-bidons était assurée. On faisait manifestement face à une famille aux liens tissés serrés…

    Alors, selon mon expérience personnelle dans ce genre de pièce de théâtre, j'en ai le haut le cœur de cette Commission Bastarache qui n'a d'égal que tout ce système occulte qui protège le pouvoir et les amis du pouvoir de la vraie transparence …et de la vérité. Voyons donc ! Si les témoins entendus hier veulent sauver leur carrière et leurs petits intérêts personnels, qu'on me donne une seule raison qui ne les amèneraient pas à 'collaborer' au vaudeville conc
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  • Micheline Gagnon - Abonnée
    14 septembre 2010 20 h 02
    Un témoignage est-il valide si on n'entend pas le «Je le jure» dans la salle ou sur le vidéo?
    Moi je ne l'ai pas entendu. Peut-être mes haut parleurs ne sont pas assez bon. Je n'ai pu le lire sur les lèvres non plus.

    Assermentation de Michel Gagnon, 2 h 12 min 38 sec:

    http://www.cepnj.gouv.qc.ca/audiences/enregistreme
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  • Jean Desjardins - Abonné
    14 septembre 2010 22 h 53
    Mentir comme on respire... (ajout de la partie coupée)
    Mon commentaire de 19h48 a été accidentellement coupé, semble-t-il. Voici le dernier paragraphe qui apparaisait en partie ainsi que la conclusion que je dégage.


    .......

    Alors, selon mon expérience personnelle dans ce genre de pièce de théâtre, j'en ai le haut le cœur de cette Commission Bastarache qui n'a d'égal que tout ce système occulte qui protège le pouvoir et les amis du pouvoir de la vraie transparence …et de la vérité. Voyons donc ! Si les témoins entendus hier veulent sauver leur carrière et leurs petits intérêts personnels, qu'on me donne une seule raison qui ne les amèneraient pas à 'collaborer' au vaudeville concocté par John James en vue de se proclamer plus blanc que blanc et, ultimement pour ce dernier, de se soustraire à une enquête approfondie sur les liens incestueux existant entre le PLQ et ses pourvoyeurs de fonds...

    Conclusion : Vivement une réforme en profondeur de notre système de justice et, notamment, une révision en profondeur des règles qui régissent les Commissions d’enquête et les tribunaux administratifs. Vivement des règles du jeu qui empêcheraient les p’tits amis du pouvoir de noyauter ces tribunaux soi-disant orientés vers la recherche de la justice et de la vérité. Bref, refusons de se laisser traiter comme des caves par tous ces joyeux farceurs !!!
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  • Jean Desjardins - Abonné
    14 septembre 2010 23 h 46
    Je le jure...
    À madame Gagnon.

    De nos jours, la phrase 'je le jure' ne veut plus rien dire. Cette tactique fort efficace de pouvoir ‘mentir de façon légale’ devant une cour de justice, une commission d’enquête ou un tribunal administratif est d'autant plus applicable à des obsédés du pouvoir, à des gens qui se savent en conflits d'intérêts et à des carriéristes. Donc, retraçons la feuille de route de ces témoins-bidons de la Commission Bastarache ainsi que leurs petits intérêts immédiats et la conclusion est facile à déduire, vous en conviendrez avec moi...

    Bref, mentir comme ils respirent est d’abord et avant tout une question de survie pour ces cyniques personnages. La fin justifie les moyens et ce, sans aucune gêne ou peur d’aller ‘griller pour l’éternité en enfer’ pour ces fins finauds. Croyez-en mon expérience récente avec un tribunal administratif ; une expérience désolante que je décrit partiellement plus haut et qui me donne la nausée quand je vois le déroulement du Cirque Bastarache.

    Qui plus est, c’est quand déjà la fois qu’on a vu un politicien ou un haut fonctionnaire être condamné pour parjure devant une Commission d’enquête ? Y a rien là dirait n’importe quel petit copain de notre ineffable John James …plus blanc que blanc.
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  • Raymonde Chouinard - Inscrit
    15 septembre 2010 10 h 39
    La théorie du complot ...
    Bellemarre va bientôt être canonisé par nos valeureux nationalistes, qui militent sous l'étendard de mâme Blancheville, et s'inscrire parmi les Saints martyrs canadiens.

    Je comprends les gens de Québec de n'avoir pas élu ce faux jeton.
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  • Malartic - Inscrit
    15 septembre 2010 14 h 32
    Des témoins influencables
    J'ai tendence à croire M. Bellemare; mais ses allégations sur le processus de la nomination des juges n'aurait pas dû être une grande révélation. Si des politiciens ont le dernier mots sur le choix des juges, il va de soit qu'il y aura "influence politique". La surprise est qu'un ex-ministre de la justice aille en parler sur la tribune publique.
    Pour de qui est des témoins: ex attaché de presse et chef de cabinet j'ai tendence à croire qu'ils n'ont pas intérêt à dire, inutilement, des choses qui pourrait nuire à leur carrière, actuelle. Eux aussi sont sous influences politique.
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  • Micheline Gagnon - Abonnée
    15 septembre 2010 17 h 49
    Le seul témoignage qui compte parce que entièrement impartial et désintéressé
    C'est celui me Maître Pierre Bourque qui représente le Barreau à la commission. Tout ce que les autres peuvent dire n'a que peu de crédibilité à cause du comportement laxiste du commissaire.

    Voir mon commentaire d'hier à 18 h 50 pour le lien et l'indice Heure/minutes vers l'intervention d'un grand sage!
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  • Jean Desjardins - Abonné
    16 septembre 2010 00 h 12
    Objections, transparence et vérité...
    Merci madame Gagnon.

    J'ai écouté attentivement les propos de Me Bourque qui représente le Barreau du Québec et, effectivement, ce dernier se comporte à la hauteur de ce que devrait être une attitude digne en ce qui a trait à la recherche de la vérité, au soucis d'équité dans les procédures de la Commission ainsi qu’à l’assurance d’une transparence ou d’une spontanéité non équivoque pour les témoins de livrer leur témoignage.

    L'avocate du gouvernement du Québec, madame Suzanne Côté, s'affiche effrontément pour sa part comme chef de la meute chargée d'utiliser toutes les avocasseries possibles pour occulter la moindre parcelle de fait ou de geste qui pourrait discréditer la vraie nature de John James Charest et du PLQ dans sa version ‘règne Charest’. La complaisance du commissaire Bastarache envers la pétarade d'objections de cette avocate est à en pleurer. Pour l'avocat de John James et du PLQ, on pourrait comprendre; ...ils est payé grassement par son client pour défendre l’indéfendable. En ce qui a trait à l'avocate du gouvernement du Québec payée à même nos impôts, c'est plus difficile à expliquer à moins que l'on constate finalement qu'il y a collusion entre ces deux parties pour faire la peau (coûte que coûte) à ce Marc Bellemare. Ce témoin gênant qui a osé trahir l’omerta du PLQ et de ses p’tits amis concernant leurs accointances incestueuses en matière de financement et d’exercice du pouvoir.

    De plus, il semblerait que la famille des prédateurs libéraux a généré des petits rejetons dans les officines même du gouvernement. Un exemple éloquent: le témoin Tétrault répond qu'il n'a parlé de son éventuel témoignage à la Commission Bastarache qu'à sa femme et à ses enfants mais qui doit admettre quelques minutes plus tard qu'il en a aussi parlé ...à son patron. Autonome de pensée et crédible le gars ? Pas pour moi. Ce gars là a compris qu'il devait protéger ses
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  • Jean Desjardins - Abonné
    16 septembre 2010 00 h 19
    Objections, transparence et vérité... (prise #2)
    J'ai écouté les propos de Me Bourque qui représente le Barreau du Québec et, effectivement, ce dernier se comporte à la hauteur de ce que devrait être une attitude digne en ce qui a trait à la recherche de la vérité, au soucis d'équité dans les procédures de la Commission ainsi qu’à l’assurance d’une transparence ou d’une spontanéité non équivoque pour les témoins de livrer leur témoignage.

    L'avocate du gouvernement du Québec, madame Suzanne Côté, s'affiche effrontément pour sa part comme chef de la meute chargée d'utiliser toutes les avocasseries possibles pour occulter la moindre parcelle de fait ou de geste qui pourrait discréditer la vraie nature de John James Charest et du PLQ dans sa version ‘règne Charest’. La complaisance du commissaire Bastarache envers la pétarade d'objections de cette avocate est à en pleurer. Pour l'avocat de John James et du PLQ, on pourrait comprendre; ...ils est payé grassement par son client pour défendre l’indéfendable. En ce qui a trait à l'avocate du gouvernement du Québec payée à même nos impôts, c'est plus difficile à expliquer à moins que l'on constate finalement qu'il y a collusion entre ces deux parties pour faire la peau (coûte que coûte) à ce Marc Bellemare. Ce témoin gênant qui a osé trahir l’omerta du PLQ et de ses p’tits amis concernant leurs accointances incestueuses en matière de financement et d’exercice du pouvoir.

    De plus, il semblerait que la famille des prédateurs libéraux a généré des petits rejetons dans les officines même du gouvernement. Un exemple éloquent: le témoin Tétrault répond qu'il n'a parlé de son éventuel témoignage à la Commission Bastarache qu'à sa femme et à ses enfants mais qui doit admettre quelques minutes plus tard qu'il en a aussi parlé ...à son patron. Autonome de pensée et crédible le gars ? Pas pour moi. Ce gars là a compris qu'il devait protéger ses arrières... sinon, il aurait un gr
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  • Jean Desjardins - Abonné
    16 septembre 2010 09 h 16
    Objections, transparence et vérité... (prise #3)
    Décidément, le compteur de caractères du Devoir.com n'est pas synchronisé sur le même fuseau que mon comteur Word !!! Désolé.

    Voici donc le dernier paragraphe et les dernières lignes de mon envoi de 00h19.


    ..........


    De plus, il semblerait que la famille des prédateurs libéraux a généré des petits rejetons dans les officines même du gouvernement. Un exemple éloquent: le témoin Tétrault répond qu'il n'a parlé de son éventuel témoignage à la Commission Bastarache qu'à sa femme et à ses enfants mais qui doit admettre quelques minutes plus tard qu'il en a aussi parlé ...à son patron. Autonome de pensée et crédible le gars ? Pas pour moi. Ce gars là a compris qu'il devait protéger ses arrières... sinon, il aurait un gros prix à payer au plan de son avenir professionnel !

    CQFD !!!
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  • Jean Desjardins - Abonné
    16 septembre 2010 09 h 24
    Objections, transparence et vérité... (prise #4 ...et fin)
    Décidément, le compteur de mon logiciel Word n'est pas synchronisé avec le compteur de caractères du Devoir.com. Carton jaune pour moi !!! Désolé.

    Voici donc le dernier paragraphe et la dernière phrase de mon envoi de 0h19.


    .........................

    De plus, il semblerait que la famille des prédateurs libéraux a généré des petits rejetons dans les officines même de la fonction publique. Un exemple éloquent: le témoin Tétrault répond qu'il n'a parlé de son éventuel témoignage à la Commission Bastarache qu'à sa femme et à ses enfants mais qui doit admettre quelques minutes plus tard qu'il en a aussi parlé ...à son patron. Autonome de pensée et crédible le gars ? Pas pour moi. Ce gars là a compris qu'il devait protéger ses arrières... sinon, il aurait un gros prix à payer au plan de son avenir professionnel !

    CQFD !!!
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